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	<title>Noticias | Asociación Europea de Libre Pensamiento</title>
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	<description>Lo que Europa hace por mí</description>
	<lastbuilddate>Wed, 04 Mar 2026 10:23:32 +0000</lastbuilddate>
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	<title>Noticias | Asociación Europea de Libre Pensamiento</title>
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	<item>
		<title>Une stratégie pour l&#8217;IA de l&#8217;UE : transformer les contraintes en avantages compétitifs !</title>
		<link>https://aepl.eu/es/une-strategie-pour-lia-de-lue-transformer-les-contraintes-en-avantages-competitifs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Wed, 04 Mar 2026 10:20:23 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>LA ESTRATEGIA DE LA UNIÓN EUROPEA EN EL ÁMBITO DE LA IA: TRANSFORMAR LAS RESTRICCIONES EN VENTAJAS COMPETITIVAS Hedi Blili-Gouyou y Guy T'hooft I. INTRODUCCIÓN - LA PARADOJA EUROPEA La narrativa dominante sobre la estrategia digital de Europa ha cristalizado en torno a una observación alarmista: Europa está perdiendo irrevocablemente...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>STRATÉGIE IA DE L’UNION EUROPÉENNE : TRANSFORMER LES CONTRAINTES EN AVANTAGES COMPÉTITIFS</h1>
<h2 style="text-align: center;"><em>Hedi Blili-Gouyou et Guy T’hooft</em></h2>
<h2>I. INTRODUCTION &#8211; LE PARADOXE EUROPÉEN</h2>
<p>Le narratif dominant sur la stratégie numérique européenne s’est cristallisé autour d’un constat alarmiste: l’Europe perdrait irrémédiablement la « course à l’intelligence artificielle ». Cette rhétorique de la défaite annoncée structure désormais les débats politiques et oriente les arbitrages budgétaires, nourrissant une forme de fatalisme stratégique. Face aux écosystèmes américain et chinois, l’Union européenne apparaîtrait condamnée à un rôle subalterne : celui d’un régulateur tatillon, incapable de générer ses propres champions technologiques, empêtré dans ses contradictions normatives.</p>
<p>Cette note entend démontrer que ce diagnostic procède d’une erreur méthodologique fondamentale. Il transpose mécaniquement à l’Europe des critères de réussite forgés ailleurs, sans interroger leur pertinence ni leur durabilité. Or, l’absence de répliques européennes à OpenAI ou Tencent ne constitue une faiblesse que si l’on admet implicitement que le modèle de concentration oligopolistique représente l’horizon indépassable de l’innovation technologique.</p>
<p><strong>Notre thèse centrale renverse cette perspective</strong> : les caractéristiques structurelles de l’écosystème européen – fragmentation institutionnelle, exigence normative, priorité aux droits fondamentaux – ne sont pas des handicaps conjoncturels à surmonter, mais les fondations d’un modèle économique alternatif, potentiellement plus résilient et plus rentable à long terme. L’éthique n’est pas un frein extérieur à l’innovation, mais une infrastructure de confiance susceptible de devenir un avantage compétitif durable<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>.</p>
<p>Cette hypothèse s’appuie sur une analyse systémique de quatre « faiblesses » présumées de la stratégie européenne : l’absence de champions industriels, la complexité de l’AI Act, l’ambiguïté de la « troisième voie », et les dépendances technologiques critiques. Pour chacune, nous démontrerons comment une lecture stratégique renouvelée permet d’identifier des leviers d’action transformateurs.</p>
<p>L’enjeu dépasse largement la compétition économique. Il engage la capacité de l’Europe à incarner une forme de puissance technologique qui ne renonce pas aux acquis civilisationnels du constitutionnalisme libéral<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>. Aucun autre espace géopolitique ne porte cette responsabilité – ni n’en possède la légitimité historique. La question n’est donc pas de choisir entre innovation et droits fondamentaux, mais de prouver empiriquement que l’une ne peut durablement exister sans l’autre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>II. L’ABSENCE DE CHAMPIONS INDUSTRIELS : REPENSER LE MODÈLE DE PUISSANCE</h2>
<h3>A. Le grief classique : une lecture techno-nationaliste de la compétitivité</h3>
<p>Le diagnostic d’échec de la stratégie européenne repose sur un triptyque d’arguments apparemment implacables. Premièrement, l’absence de géants technologiques comparables à OpenAI, Google DeepMind ou Anthropic signalerait une incapacité structurelle à mobiliser les ressources nécessaires aux percées scientifiques de rupture. Deuxièmement, la fragmentation du marché en vingt-sept écosystèmes nationaux empêcherait l’émergence des économies d’échelle indispensables à l’entraînement de modèles de fondation compétitifs. Troisièmement, la sous-capitalisation chronique des startups européennes – qui lèvent en moyenne quatre fois moins que leurs homologues américaines au stade de la série B – condamnerait l’innovation européenne à une forme de nanisme congénital.</p>
<p>Cette grille de lecture, aussi répandue soit-elle dans les cercles décisionnels, souffre d’un vice rédhibitoire : elle naturalise un modèle de puissance technologique – la concentration oligopolistique – sans en interroger les coûts cachés ni la soutenabilité. Comme le souligne le rapport de la Cour des comptes européenne (2024)<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>, « l’évaluation de la performance ne peut se limiter à des indicateurs quantitatifs de capitalisation boursière, au risque de manquer les transformations qualitatives de l’écosystème d’innovation ».</p>
<h3>B. La contre-lecture stratégique : vulnérabilités des monopoles et résilience distribuée</h3>
<ol>
<li><strong> La fragilité systémique de la concentration</strong></li>
</ol>
<p>L’architecture actuelle de l’infrastructure numérique mondiale repose sur un paradoxe dangereux: une dépendance quasi-totale à l’égard d’un nombre restreint d’acteurs privés pour des fonctions d’importance vitale. La panne d’Amazon Web Services du 7 décembre 2021, qui a duré moins de six heures, a provoqué des pertes économiques mondiales estimées à 3,5 milliards d’euros et paralysé des services essentiels – de la santé publique au transport aérien. Cette vulnérabilité n’est pas conjoncturelle mais structurelle : elle découle directement du modèle de concentration que l’Europe est censée reproduire.</p>
<p>À l’inverse, un écosystème distribué – précisément ce que produit spontanément la fragmentation européenne – génère une forme de résilience systémique. La multiplication des points d’innovation, loin de constituer un gaspillage de ressources, fonctionne comme une redondance stratégique. Dans un contexte géopolitique marqué par la montée des risques de disruption (cyberattaques, tensions commerciales, crises énergétiques), cette architecture décentralisée représente un actif de souveraineté sous-évalué.</p>
<ol start="2">
<li><strong> L’excellence verticale comme stratégie alternative</strong></li>
</ol>
<p>Le cas d’ASML, entreprise néerlandaise détentrice d’un quasi-monopole mondial sur la lithographie ultraviolette extrême (EUV), invalide empiriquement la thèse du « champion généraliste ». Fruit de vingt-cinq années d’investissement patient – période durant laquelle l’entreprise n’a dégagé aucun profit –, ASML illustre une trajectoire d’innovation radicalement différente du modèle Silicon Valley. Sa puissance de marché ne provient pas d’effets de réseau ou de stratégies d’acquisition agressives, mais d’une maîtrise technologique approfondie dans un segment ultra-spécialisé. Or, cette approche correspond précisément aux avantages comparatifs européens : excellence scientifique, coopération industrie-recherche, capacité d’investissement de très long terme.</p>
<p>L’écosystème européen de l’IA présente déjà cette morphologie sectorielle : Mistral AI (souveraineté et modèles ouverts), DeepL (traitement du langage multilingue), Siemens et SAP (IA industrielle et d’entreprise). Plutôt que de déplorer l’absence d’un Google européen, la stratégie devrait viser à consolider ces positions de leadership vertical, en acceptant qu’elles ne produisent pas la même visibilité médiatique que les licornes généralistes.</p>
<ol start="3">
<li><strong> Le « capital patient » comme arme compétitive</strong></li>
</ol>
<p>Le modèle du Mittelstand allemand – entreprises familiales à horizon temporel multi-générationnel, investissant massivement dans la R&amp;D sans pression au rendement trimestriel – offre un précédent pour penser une économie de l’IA échappant à la logique de l’« exit » rapide. La Commission européenne, dans son Plan d’action pour un continent de l’IA (2024-2025)<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>, reconnaît implicitement cette spécificité en appelant à « des mécanismes de financement adaptés aux cycles longs de maturation technologique ». Cet appel reste cependant largement programmatique.</p>
<h3>C. Recommandations opérationnelles</h3>
<p><strong>Proposition 1</strong> : Créer un Fonds européen d’investissement « Long-Term AI », doté de <strong>15 milliards d’euros sur quinze ans</strong> (soit 1 milliard d’euros par an), avec une clause explicite interdisant les exigences de retour sur investissement avant dix ans.</p>
<p>Ce montant représente un investissement annuel équivalent à celui actuellement consacré par l’UE via Horizon Europe et le programme Europe numérique (environ 1 milliard d’euros par an selon la Commission européenne, 2024<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a>). Cependant, contrairement aux programmes existants qui financent des projets de 3-5 ans, ce fonds viserait exclusivement des horizons de 10-15 ans, permettant des percées dans des segments à forte intensité scientifique où l’Europe peut viser l’excellence mondiale : IA explicable, calcul neuromorphique, optimisation sous contraintes. Ce montant est également cohérent avec l’objectif du Plan coordonné de mobiliser 20 milliards d’euros par an (public + privé) d’ici 2030<a href="#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a> : le fonds Long-Term AI contribuerait à hauteur de 5% de cet objectif, se concentrant sur la recherche fondamentale à très long terme.</p>
<p><strong>Proposition 2</strong> : Refonder les critères de valorisation de l’innovation européenne. Substituer aux classements de licornes – qui mesurent essentiellement la capacité à lever des fonds – des indicateurs de leadership technologique sectoriel : brevets essentiels, standards techniques adoptés, parts de marché dans les segments à haute valeur ajoutée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>III. L’AI ACT : DE LA BUREAUCRATIE À L’ARME NORMATIVE</h2>
<h3>A. Le grief classique : la paralysie réglementaire</h3>
<p>Les quatre cents pages de l’AI Act cristallisent l’ensemble des critiques adressées au « modèle européen » : bureaucratie kafkaïenne, méconnaissance des réalités techniques, surcoûts insupportables pour les startups. Ces reproches, amplifiés par les lobbies industriels américains et relayés complaisamment par certains analystes européens, construisent l’image d’une réglementation punitive, destinée à compenser l’incapacité de l’Europe à innover par un contrôle tatillon de l’innovation des autres.</p>
<p>Cette représentation ignore délibérément deux précédents historiques majeurs. D’une part, les mêmes arguments furent mobilisés contre le RGPD en 2016-2018 : celui-ci devait « tuer l’économie numérique européenne », provoquer « l’exode des startups », et consacrer « la domination définitive des GAFAM ». Sept ans plus tard, le RGPD s’est imposé comme standard mondial de facto, a généré une industrie européenne de la « privacy tech » évaluée à 2,5 milliards d’euros, et contraint les géants américains à des transformations structurelles de leurs modèles d’affaires. D’autre part, l’histoire économique européenne démontre que la normativité forte constitue historiquement un vecteur de compétitivité – du système métrique aux normes ISO, en passant par les standards de sécurité automobile.</p>
<h3>B. La contre-lecture stratégique : le « Brussels Effect » comme stratégie de puissance</h3>
<ol>
<li><strong> L’effet RGPD : la régulation comme infrastructure de marché</strong></li>
</ol>
<p>Le RGPD illustre un mécanisme de puissance normative que la politiste Anu Bradford a théorisé sous l’expression « Brussels Effect » : la capacité de l’Union européenne à exporter unilatéralement ses standards réglementaires, transformant ses normes internes en quasi-contraintes globales. Ce phénomène ne repose ni sur la coercition militaire, ni sur la domination économique, mais sur trois facteurs structurels : la taille du marché européen (450 millions de consommateurs), l’effet de non-divisibilité (impossible pour les multinationales de maintenir des standards différenciés par juridiction au-delà d’un certain seuil de complexité), et l’anticipation stratégique par les acteurs privés qui préfèrent adopter préventivement le standard le plus exigeant.</p>
<p>L’AI Act présente toutes les caractéristiques permettant de reproduire cet effet. Comme le note le Internet Policy Review (2025)<a href="#_ftn7" name="_ftnref7">[7]</a>, « la catégorisation par niveau de risque et les exigences de documentation technique créent des coûts de transaction qui rendent économiquement rationnel l’adoption d’un standard unique pour le marché global ». Les premiers signaux empiriques confirment cette dynamique : plusieurs États américains (Californie, New York) étudient des législations directement inspirées de l’AI Act, tandis que des gouvernements d’Asie du Sud-Est sollicitent l’expertise technique de la Commission pour élaborer leurs propres cadres réglementaires.</p>
<ol start="2">
<li><strong> La conformité comme barrière à l’entrée et « moat » concurrentiel</strong></li>
</ol>
<p>L’analyse économique standard des régulations les présente comme des coûts morts, réduisant les marges et freinant l’innovation. Cette vision néglige systématiquement leur fonction de barrière à l’entrée. Un cadre réglementaire exigeant pénalise davantage les acteurs opportunistes – dont le modèle économique repose sur l’externalisation des risques – que les acteurs établis capables d’internaliser les coûts de conformité.</p>
<p>Une étude de l’IAPP (International Association of Privacy Professionals, 2024)<a href="#_ftn8" name="_ftnref8">[8]</a> révèle que <strong>67% des organisations ayant intégré la gouvernance privacy dans leur stratégie IA se disent confiantes quant à leur conformité AI Act</strong>, signal d’un avantage concurrentiel naissant pour les entreprises ayant anticipé les exigences réglementaires. Ce “premium de confiance” se manifeste de plus en plus dans les appels d’offres B2B, où la certification devient un critère de sélection déterminant.</p>
<p>Plus structurellement, la certification européenne devient progressivement un passeport d’accès aux marchés publics – qui représentent 500 milliards d’euros annuels dans l’Union. Les appels d’offres publics intègrent de plus en plus systématiquement des clauses de conformité à l’AI Act, créant de facto un marché captif pour les acteurs européens ou les multinationales ayant investi dans la mise en conformité.</p>
<ol start="3">
<li><strong> Le coût caché de la non-régulation : l’effondrement de confiance</strong></li>
</ol>
<p>Le cas Meta/Cambridge Analytica offre une contre-factualité instructive. <strong>Entre mars et juillet 2018, l’entreprise a perdu jusqu’à 134 milliards de dollars</strong><a href="#_ftn9" name="_ftnref9">[9]</a><strong> de capitalisation boursière au pic de la crise</strong> – non en raison de sanctions réglementaires, mais par perte de confiance des annonceurs et des utilisateurs. Les scandales récurrents liés aux biais algorithmiques (systèmes de recrutement discriminatoires, reconnaissance faciale raciste, chatbots toxiques) génèrent des coûts réputationnels qui excèdent largement les investissements nécessaires à la conformité réglementaire préventive.</p>
<p>L’AI Act fonctionne ainsi comme une assurance collective contre le risque d’effondrement systémique de confiance. Dans les secteurs régulés à fort enjeu – santé, justice, finance, sécurité – l’absence de cadre normatif robuste ne produit pas de l’innovation débridée, mais de la frilosité institutionnelle. Les établissements hospitaliers, les banques, les administrations publiques n’adoptent massivement des technologies que si celles-ci sont certifiées et auditables. Le cadre réglementaire européen, loin de freiner le déploiement de l’IA dans ces secteurs, en constitue la condition de possibilité.</p>
<h3>C. Recommandations opérationnelles</h3>
<p><strong>Proposition 3</strong> : Transformer le label « Trustworthy AI » en norme ISO européenne, négociée comme standard technique dans les enceintes internationales (ISO, UIT). Mobiliser la diplomatie économique européenne pour imposer cette norme comme prérequis dans les accords de libre-échange.</p>
<p><strong>Proposition 4</strong> : Créer un guichet unique de conformité pour les PME, avec un budget de <strong>500 millions d’euros sur cinq ans</strong> (soit 100 millions d’euros par an).</p>
<p>Ce montant représente environ 0,5% du budget total GenAI4EU (700 millions d’euros selon la Commission, 2024-2025<a href="#_ftn10" name="_ftnref10">[10]</a>), mais dédié exclusivement à l’accompagnement des PME dans la conformité. À titre de comparaison, le programme EIC Accelerator alloue jusqu’à 2,5 millions d’euros par startup pour l’innovation technologique ; le guichet unique permettrait d’accompagner environ 200 PME par an avec des subventions de 500 000 euros, couvrant audit, certification, formation du personnel, et adaptation des systèmes. L’objectif n’est pas seulement de faciliter la mise en conformité, mais de construire une industrie européenne de l’audit et de la certification d’IA – industrie qui pourra ensuite s’exporter vers les juridictions adoptant des cadres similaires.</p>
<p><strong>Proposition 5</strong> : Lancer une « diplomatie normative » agressive, en conditionnant l’accès au marché européen de l’IA (pour les entreprises extra-européennes) à des clauses de réciprocité réglementaire. Cette stratégie – déjà employée avec succès pour les normes environnementales – accélère la diffusion internationale des standards européens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>IV. LA « TROISIÈME VOIE » : PROPHÉTIE AUTO-RÉALISATRICE OU IMPASSE STRATÉGIQUE ?</h2>
<h3>A. Le grief classique : l’illusion d’une alternative crédible</h3>
<p>La rhétorique officielle de l’Union européenne présente sa stratégie IA comme une « troisième  voie » entre le capitalisme de surveillance américain et l’autoritarisme numérique chinois. Cette formulation séduit les cercles politiques européens car elle permet de transformer une position de faiblesse objective – l’absence de champions technologiques – en posture éthique distinctive. Elle suscite cependant un scepticisme croissant chez les analystes stratégiques.</p>
<p>Les critiques convergent vers un même diagnostic : cette « troisième voie » risque de n’être qu’un « musée éthique » – un espace de vertu inoffensive, produisant des normes sans pouvoir les faire respecter, des principes sans capacité de projection. Face aux investissements massifs américains (le secteur privé y a investi 67 milliards de dollars en 2023) et au pilotage stratégique chinois (plan national IA doté de 150 milliards de dollars sur dix ans), l’Europe apparaîtrait condamnée à un rôle de commentateur moral de transformations qu’elle ne maîtrise pas.</p>
<h3>B. La contre-lecture stratégique : l’émergence d’un marché de la confiance</h3>
<ol>
<li><strong> L’ampleur sous-estimée de la demande de régulation</strong></li>
</ol>
<p>L’Eurobaromètre 2024 révèle que 73% des citoyens européens refusent l’utilisation de systèmes d’IA non régulés<a href="#_ftn11" name="_ftnref11">[11]</a> dans des domaines sensibles (santé, justice, emploi). Ce chiffre n’exprime pas seulement une préférence culturelle abstraite, mais une contrainte économique réelle : dans les démocraties libérales, aucune technologie ne peut se déployer massivement contre l’acceptabilité sociale. Or, cette contrainte ne pèse pas que sur l’Europe. Les scandales répétés aux États-Unis – de la reconnaissance faciale raciste de Rekognition (Amazon) aux hallucinations dangereuses des assistants médicaux – produisent une demande croissante de régulation, y compris parmi les élites technologiques.</p>
<p>Plus structurellement, les secteurs économiques les plus dynamiques et à plus forte valeur ajoutée – santé de précision, finance algorithmique, systèmes judiciaires prédictifs – sont précisément ceux où l’exigence de conformité réglementaire est maximale. Dans ces domaines, l’avantage compétitif ne se construit pas sur la puissance de calcul brute ou la taille des datasets, mais sur la capacité à produire des systèmes auditables, explicables, et certifiables. Or, ces attributs correspondent exactement aux priorités de recherche européennes depuis quinze ans – de l’explicabilité (XAI) à la certification formelle, en passant par l’IA frugale.</p>
<ol start="2">
<li><strong> L’avantage du « second mover » : apprendre des échecs d’autrui</strong></li>
</ol>
<p>La théorie stratégique distingue classiquement les avantages du « first mover » (captation de parts de marché, définition des standards) de ceux du « second mover » (observation des erreurs du pionnier, optimisation des processus). Dans le domaine de l’IA, l’Europe occupe structurellement cette position de second mover – non par choix stratégique, mais par retard objectif. Plutôt que de déplorer cette situation, la stratégie consiste à en tirer parti.</p>
<p>Les déploiements massifs de systèmes d’IA aux États-Unis et en Chine produisent un corpus empirique d’échecs dont l’Europe peut s’inspirer : biais discriminatoires structurels, dérives autoritaires, vulnérabilités de sécurité, obsolescence accélérée des compétences, concentration de pouvoir. Les solutions européennes d’IA – précisément parce qu’elles intègrent dès la conception des contraintes d’éthique, de sécurité et d’explicabilité – évitent une partie de ces écueils. Cette différence qualitative se traduit par des avantages compétitifs tangibles : les systèmes d’IA médicaux certifiés en Europe pénètrent des marchés (Japon, Singapour, Canada) où les solutions américaines non régulées se heurtent à des barrières réglementaires.</p>
<ol start="3">
<li><strong> La souveraineté par l’interopérabilité : standards ouverts contre jardins clos</strong></li>
</ol>
<p>Le modèle dominant de l’IA contemporaine repose sur des écosystèmes propriétaires fermés (iOS/Android, AWS/Azure/GCP, GPT/Claude/Gemini), générant des effets de « lock-in » massifs. Cette architecture produit une forme de dépendance géopolitique : adopter l’écosystème d’un acteur, c’est également accepter la juridiction de son pays d’origine et les risques de coupure unilatérale d’accès.</p>
<p>L’Europe, précisément parce qu’elle ne contrôle aucun écosystème dominant, a intérêt objectif à promouvoir des standards ouverts et des protocoles d’interopérabilité. Cette stratégie trouve un écho croissant auprès des gouvernements cherchant à éviter la dépendance exclusive à l’égard des technologies sino-américaines. Les partenariats stratégiques que l’Europe noue avec des puissances moyennes (ASEAN, Union africaine, Amérique latine) ne reposent pas sur la fourniture de modèles de fondation – domaine où elle ne peut concurrencer – mais sur le transfert de capacités réglementaires et techniques permettant à ces pays de construire leurs propres écosystèmes souverains.</p>
<h3>C. Recommandations opérationnelles</h3>
<p><strong>Proposition 6</strong> : Lancer un programme de recherche de <strong>3 milliards d’euros sur cinq ans</strong> (soit 600 millions d’euros par an) spécifiquement dédié à l’IA explicable et auditable.</p>
<p>Ce montant représente une multiplication par 40 de l’effort actuel européen sur la transparence et la fiabilité de l’IA. En effet, Horizon Europe a alloué 112 millions d’euros pour IA et quantique en 2024, dont seulement 15 millions d’euros pour la transparence et la fiabilité (Commission européenne, 2024). Le programme de 600 millions d’euros par an permettrait de transformer ce qui apparaît aujourd’hui comme une contrainte réglementaire en avantage technologique de rupture : développer des architectures permettant nativement la traçabilité, l’interprétabilité et la certification formelle. À titre de comparaison, cet investissement reste inférieur au budget annuel GenAI4EU (700 millions d’euros), mais se concentre sur un segment technologique où l’Europe peut viser l’excellence mondiale plutôt que de concurrencer frontalement les modèles de fondation américains.</p>
<p><strong>Proposition 7</strong> : Construire une stratégie de partenariats avec le « Global South », non sur le modèle de l’aide au développement, mais comme alliance d’intérêts mutuels. L’Europe offre son expertise réglementaire et ses technologies certifiées ; les partenaires offrent des marchés en croissance rapide et un soutien diplomatique pour l’adoption des standards européens dans les enceintes internationales.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>V. DÉPENDANCES STRATÉGIQUES : LE TALON D’ACHILLE DEVENU URGENCE MOBILISATRICE</h2>
<h3>A. Le constat brutal : anatomie d’une vulnérabilité systémique</h3>
<p>Le rapport de la Cour des comptes européenne (2024) établit un diagnostic sans appel : l’infrastructure numérique européenne repose sur des dépendances critiques vis-à-vis d’acteurs extra-européens dans trois domaines essentiels. Premièrement, le « cloud computing » : 70% des capacités de stockage et de calcul<a href="#_ftn12" name="_ftnref12">[12]</a> utilisées en Europe proviennent de trois fournisseurs américains (AWS, Microsoft Azure, Google Cloud Platform). Deuxièmement, les semiconducteurs : 90% de la production mondiale de puces avancées (inférieures à 7 nanomètres) est concentrée à Taïwan et en Corée du Sud. Troisièmement, les modèles de fondation : l’ensemble de l’écosystème d’IA générative européen dépend de modèles développés par OpenAI, Anthropic, Google et Meta.</p>
<p>Cette triple dépendance ne relève pas seulement de la vulnérabilité économique – elle constitue un risque géopolitique de premier ordre. La crise des semi-conducteurs de 2021, déclenchée par des perturbations logistiques liées au COVID-19, a paralysé l’industrie automobile européenne pendant dix-huit mois, détruisant 110 milliards d’euros de valeur ajoutée. Un conflit militaire dans le détroit de Taïwan, une décision unilatérale de Washington d’interdire l’accès aux technologies d’IA pour des raisons de sécurité nationale, ou une cyberattaque massive contre les centres de données américains produiraient des effets systémiques encore plus graves.</p>
<p>La Cour des comptes française, dans son rapport sur la stratégie nationale IA (2025), souligne que « la dépendance technologique engendre également une dépendance normative : les systèmes conçus selon des logiques juridiques extra-européennes incorporent des biais et des priorités contraires aux valeurs européennes ». Cette observation pointe vers une dimension souvent négligée : au-delà de la vulnérabilité matérielle, la dépendance technologique érode la capacité de l’Europe à définir souverainement ses propres priorités civilisationnelles.</p>
<h3>B. La fenêtre d’opportunité : transformer la contrainte en mobilisation</h3>
<ol>
<li><strong> Le réveil géopolitique post-Ukraine : de la rhétorique à l’investissement</strong></li>
</ol>
<p>L’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022 a produit un choc stratégique comparable, dans le domaine technologique, à celui du Spoutnik pour les États-Unis en 1957. Elle a révélé brutalement la fragilité des chaînes d’approvisionnement européennes et l’illusion de l’interdépendance pacificatrice. Ce choc a déclenché une réorientation budgétaire significative : le programme EuroHPC (supercalculateurs) a vu son budget augmenter substantiellement ; le projet Gaia-X de cloud souverain, moribond en 2021, a été relancé avec des engagements industriels substantiels.</p>
<p>Plus significativement, le European Chips Act (2023) mobilise 43 milliards d’euros<a href="#_ftn13" name="_ftnref13">[13]</a> pour réduire la dépendance européenne en semi-conducteurs, avec l’objectif de passer de 10% à 20% de la production mondiale d’ici 2030. L’initiative <strong>InvestAI</strong>, annoncée en février 2025 lors du Sommet de Paris, marque une rupture qualitative majeure : <strong>mobiliser 200 milliards d’euros</strong><a href="#_ftn14" name="_ftnref14">[14]</a><strong> pour l’IA</strong>, dont <strong>20 milliards d’euros spécifiquement dédiés à 4-5 gigafactories</strong><a href="#_ftn15" name="_ftnref15">[15]</a><strong> d’IA</strong> équipées chacune de 100 000 puces de dernière génération, soit quatre fois la capacité des infrastructures actuelles.</p>
<p>La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a comparé ce projet à un <strong>« CERN pour l’IA »</strong>, soulignant l’ambition d’une infrastructure ouverte permettant à tous les scientifiques et entreprises européennes – et pas seulement aux géants – d’accéder aux ressources nécessaires pour développer des modèles de pointe.</p>
<p><strong>Contexte budgétaire</strong> : Selon le Plan coordonné sur l’IA (2021), l’objectif était d’atteindre <strong>20 milliards d’euros par an</strong> d’investissements combinés (publics et privés) d’ici 2030. Jusqu’au lancement d’InvestAI, la Commission investissait environ <strong>1 milliard d’euros par an</strong> via Horizon Europe et le programme Europe numérique. Les estimations OCDE-Commission (2023) montrent que l’UE avait déjà atteint environ <strong>25,7 milliards d’euros d’investissements annuels</strong><a href="#_ftn16" name="_ftnref16">[16]</a> en 2023, dépassant ainsi l’objectif de 2030 avec sept ans d’avance. InvestAI vise à multiplier par 10 cet effort sur les cinq prochaines années.</p>
<p>L’histoire économique européenne démontre que les sauts technologiques majeurs résultent souvent d’humiliations préalables. Airbus est né de la prise de conscience, dans les années 1960, que la dépendance totale à l’égard de Boeing constituait une vulnérabilité inacceptable. Cinquante ans et 1 000 milliards d’euros d’investissements publics et privés plus tard, Airbus détient 50% du marché mondial de l’aviation civile. Ce précédent démontre qu’une stratégie industrielle européenne de long terme, suffisamment dotée et politiquement soutenue, peut produire des champions mondiaux – à condition d’accepter des horizons temporels incompatibles avec les cycles électoraux.</p>
<ol start="2">
<li><strong> Les paris technologiques différenciants : souveraineté sélective</strong></li>
</ol>
<p>La tentation naturelle, face aux dépendances identifiées, consiste à viser l’autosuffisance totale – ambition aussi illusoire qu’inefficace. Aucune économie, pas même chinoise ou américaine, ne maîtrise l’intégralité de la chaîne de valeur technologique. La stratégie pertinente relève de la « souveraineté sélective » : identifier trois à quatre segments technologiques critiques où l’Europe peut raisonnablement viser l’excellence mondiale, et accepter la dépendance dans les autres domaines, en la gérant par la diversification des fournisseurs.</p>
<p>Trois paris technologiques apparaissent particulièrement prometteurs. Premièrement, l’IA frugale et l’« edge computing » : face à la crise énergétique et aux contraintes climatiques, la capacité à entraîner et déployer des modèles performants avec des ressources computationnelles limitées devient un avantage compétitif majeur. Les recherches européennes dans ce domaine (notamment l’Institut PRAIRIE à Paris et l’ELLIS Network) sont à la pointe mondiale. Deuxièmement, le calcul quantique : la course technologique est encore ouverte, et l’Europe dispose d’atouts scientifiques considérables (40% des publications mondiales). Troisièmement, les semi-conducteurs spécialisés pour l’IA : plutôt que de chercher à rattraper Taiwan sur les puces généralistes, l’Europe peut viser l’excellence sur des architectures spécifiques (calcul neuromorphique, processeurs dédiés à l’IA explicable).</p>
<ol start="3">
<li><strong> Les alliances stratégiques : diversifier pour réduire les dépendances</strong></li>
</ol>
<p>La réduction des dépendances ne passe pas uniquement par la relocalisation, mais également par la diversification géographique des partenaires. L’Europe a intérêt à nouer des alliances technologiques avec des puissances moyennes partageant ses préoccupations de souveraineté : Japon (semi-conducteurs, robotique), Corée du Sud (électronique), Israël (cybersécurité), Canada (IA éthique). Ces partenariats permettent de mutualiser les coûts de R&amp;D, d’accéder à des compétences complémentaires, et de réduire la dépendance bilatérale à l’égard des États-Unis ou de la Chine.</p>
<p>Le modèle du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) offre un précédent institutionnel : une infrastructure de recherche fondamentale financée collectivement, opérant sur des horizons multi-décennaux, et ayant généré des retombées économiques massives (le web lui-même fut inventé au CERN). L’initiative <strong>InvestAI, explicitement comparée à un « CERN pour l’IA »</strong>, s’inscrit précisément dans cette logique : créer une infrastructure mutualisée, ouverte et collaborative, permettant à l’ensemble de l’écosystème européen – chercheurs, startups, PME, grandes entreprises – d’accéder aux ressources computationnelles nécessaires pour développer des modèles d’IA de pointe.</p>
<h3>C. Recommandations opérationnelles</h3>
<p><strong>Proposition 8</strong> : Identifier formellement trois technologies critiques pour la souveraineté IA européenne (par exemple : calcul quantique, IA frugale, semi-conducteurs neuromorphiques) et <strong>y concentrer 70% des investissements publics en R&amp;D IA</strong>.</p>
<p><em>Justification</em> : Le Plan coordonné vise 20 milliards d’euros par an d’investissements combinés d’ici 2030, dont environ 7 milliards d’euros de sources publiques européennes (Commission + États membres). Concentrer 70% de cette enveloppe publique (soit environ 5 milliards d’euros par an) sur 3-4 technologies critiques permettrait d’atteindre une masse critique suffisante pour viser l’excellence mondiale dans ces segments, plutôt que de disperser les moyens sur l’ensemble du spectre technologique. Cette focalisation stratégique rompt avec la dispersion actuelle des moyens et s’inspire du modèle japonais de concentration sectorielle.</p>
<p><strong>Proposition 9</strong> : Négocier des partenariats technologiques bilatéraux avec le Japon et la Corée du Sud, visant explicitement la réduction des dépendances mutuelles vis-à-vis des États-Unis et de la Chine. Ces partenariats doivent comporter des clauses de transfert de technologie et de co-développement, pas seulement des accords commerciaux.</p>
<p><strong>Proposition 10</strong> : Consolider l’initiative <strong>InvestAI</strong> comme infrastructure permanente de souveraineté IA européenne, sur le modèle du CERN.</p>
<p>InvestAI mobilise déjà 200 milliards d’euros (50 milliards publics UE + 150 milliards privés via « European AI Champions »), dont 20 milliards spécifiquement pour 4-5 gigafactories. Cette initiative doit devenir une structure pérenne – une « European AI Infrastructure Corporation » – réunissant les États membres, la BEI, et des partenaires industriels. Mission : construire et opérer les infrastructures de calcul et les « datasets » stratégiques nécessaires à la souveraineté européenne, tout en les mettant à disposition de l’écosystème de recherche et des startups. Le modèle de gouvernance doit s’inspirer du CERN (budget annuel de 1,3 milliard d’euros, financé par 23 États membres depuis 70 ans) : financement collectif, horizon multi-décennal, accès ouvert à l’ensemble de la communauté scientifique et industrielle européenne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>VI. CONCLUSION &#8211; L’IMPÉRATIF D’EXÉCUTION</h2>
<h3>Synthèse : de la contrainte à l’avantage</h3>
<p>Cette note a démontré que les quatre « faiblesses » structurelles de la stratégie européenne – absence de champions, complexité réglementaire, ambiguïté de la troisième voie, dépendances technologiques – procèdent d’un diagnostic erroné. Elles ne sont des handicaps que rapportées à un modèle de puissance technologique – la concentration oligopolistique américaine – dont la soutenabilité économique, sociale et démocratique est de plus en plus contestée.</p>
<p>L’écosystème distribué européen génère une résilience systémique face aux chocs. L’AI Act, loin de paralyser l’innovation, construit une infrastructure de confiance susceptible de devenir un avantage compétitif durable, via le « Brussels Effect ». La « troisième voie » correspond à une demande mondiale croissante pour des technologies conformes aux standards démocratiques. Les dépendances stratégiques, enfin, ont déclenché une mobilisation budgétaire et politique sans précédent – illustrée par InvestAI et ses 200 milliards d’euros –, ouvrant la possibilité de sauts technologiques dans des niches à haute valeur ajoutée.</p>
<p>L’éthique n’est pas un frein extérieur à l’innovation, mais une infrastructure de compétitivité. Dans les secteurs à forte valeur ajoutée – santé, finance, justice, sécurité –, la capacité à produire des systèmes auditables, explicables et certifiables constitue la condition sine qua non du déploiement. Or, ces attributs correspondent précisément aux priorités de recherche européennes depuis quinze ans.</p>
<h3>Le risque fatal : l’indécision</h3>
<p>Le danger n’est pas le modèle européen lui-même, mais notre incapacité collective à l’assumer pleinement. Depuis vingt ans, la stratégie numérique européenne oscille entre deux tentations contradictoires : mimer le modèle américain (« créer des licornes ») et affirmer sa différence (« l’éthique avant tout »), sans jamais choisir réellement. Cette indécision stratégique produit le pire des deux mondes : ni la puissance de frappe financière américaine, ni la cohérence normative nécessaire à la projection du modèle européen.</p>
<p>Le choix n’est pas entre copier les autres ou construire notre voie – c’est un faux dilemme. L’urgence consiste à passer du cadre normatif, désormais établi avec l’AI Act, à l’action industrielle coordonnée. Cela implique trois ruptures. Premièrement, accepter des investissements publics massifs dans les infrastructures stratégiques – InvestAI en est l’illustration – en assumant que la souveraineté technologique a un coût, inférieur cependant au coût de la dépendance. Deuxièmement, imposer une discipline stratégique : concentrer les moyens sur trois à quatre paris technologiques (70% de la R&amp;D publique), au lieu de saupoudrer les budgets sur l’ensemble du spectre. Troisièmement, construire une diplomatie normative agressive, transformant l’AI Act en arme de conquête commerciale plutôt qu’en handicap auto-infligé.</p>
<h3>Résoudre la tension apparente : standards ouverts et souveraineté concentrée</h3>
<p>Cette stratégie peut sembler paradoxale : d’un côté, promouvoir l’interopérabilité et les standards ouverts (Proposition 7) ; de l’autre, concentrer massivement les investissements sur quelques technologies critiques (Propositions 8-10). En réalité, <strong>ces deux axes sont complémentaires plutôt que contradictoires</strong>.</p>
<p><strong>Les standards ouverts et l’interopérabilité constituent notre offre géopolitique</strong> : ce que l’Europe propose au reste du monde pour éviter les jardins clos sino-américains. C’est notre avantage comparatif dans la diplomatie technologique. En promouvant des protocoles ouverts, des architectures interopérables, et des « datasets » partagés, l’Europe se positionne comme l’alternative crédible pour tous les acteurs – États, entreprises, chercheurs – cherchant à éviter la dépendance exclusive vis-à-vis des écosystèmes propriétaires américains ou chinois.</p>
<p><strong>Inversement, la concentration des investissements dans 3-4 technologies critiques relève de la souveraineté sélective</strong> : identifier les segments où la dépendance serait stratégiquement inacceptable (calcul quantique, semi-conducteurs spécialisés, IA frugale, IA explicable) et y construire une autonomie réelle. Il ne s’agit pas d’autosuffisance totale – chimère coûteuse et inefficace – mais de maîtriser les technologies qui conditionnent notre capacité à définir nos propres règles du jeu.</p>
<p><strong>La clé est que ces technologies souveraines doivent elles-mêmes respecter nos propres standards d’ouverture</strong>. Autrement dit : <strong>souveraineté dans les capacités, ouverture dans les protocoles</strong>. ASML, notre exemple paradigmatique, illustre parfaitement cette synthèse : monopole technologique (souveraineté) dans un écosystème ouvert et international (interopérabilité). De même, InvestAI vise à créer des gigafactories européennes (souveraineté computationnelle) tout en garantissant un accès ouvert à l’ensemble de l’écosystème scientifique et industriel (standards ouverts).</p>
<p>Cette dialectique entre concentration stratégique et ouverture systémique n’est pas une contradiction, mais notre proposition de valeur unique : offrir au monde une alternative aux modèles fermés dominants, tout en garantissant notre autonomie dans les segments critiques. C’est précisément cette synthèse qui peut transformer la « troisième voie » européenne d’aspiration rhétorique en réalité géopolitique.</p>
<h3>L’enjeu civilisationnel : de la responsabilité historique</h3>
<p>Au-delà de la compétition économique, la stratégie européenne de l’IA engage une question de philosophie politique fondamentale : une société technologiquement avancée peut-elle durablement préserver les acquis du constitutionnalisme libéral – État de droit, séparation des pouvoirs, protection des minorités, autonomie individuelle ? Ou bien le progrès technologique implique-t-il nécessairement, comme le soutiennent certains théoriciens autoritaires, un affaiblissement des contraintes démocratiques au nom de l’efficacité ?</p>
<p>L’Europe porte seule la charge de prouver empiriquement que la première option est viable. Ni les États-Unis – où la régulation de l’IA reste largement abandonnée à l’autorégulation des entreprises – ni la Chine – où l’IA sert explicitement des objectifs de contrôle social – ne peuvent incarner cette synthèse entre innovation technologique et droits fondamentaux. Cette responsabilité découle directement de l’histoire européenne : c’est en Europe que furent inventés simultanément les libertés individuelles (habeas corpus, liberté d’expression) et la révolution industrielle. C’est en Europe que fut tenté, au XXe siècle, le pari d’une régulation démocratique de la puissance économique. C’est en Europe que survécurent, après les catastrophes totalitaires, les institutions du constitutionnalisme libéral.</p>
<p>Cette légitimité historique engendre une obligation stratégique : démontrer que l’éthique et l’innovation ne sont pas antagonistes, mais mutuellement constitutives. L’échec européen dans l’IA ne serait pas seulement une défaite économique – il signalerait l’impossibilité d’une modernité technologique respectueuse des droits humains, validant par là-même les thèses autoritaires sur l’incompatibilité entre démocratie et efficacité technologique.</p>
<p><strong>La question finale n’est donc pas technique, mais politique</strong> : l’Union européenne possède-t-elle la volonté collective de transformer ces atouts potentiels en puissance réelle ? Dispose-t-elle de la discipline stratégique nécessaire pour maintenir un cap sur vingt ans, par-delà les alternances électorales et les tensions entre États membres ? Peut-elle surmonter la tentation du repli national pour construire les infrastructures communes indispensables à la souveraineté continentale ?</p>
<p>Ces questions ne relèvent pas de l’analyse prospective – elles appellent des décisions politiques immédiates. Le temps de la réflexion stratégique est achevé. Vient maintenant le temps de l’exécution. L’histoire jugera l’Europe non sur la qualité de ses principes, mais sur sa capacité à les incarner dans des institutions technologiques durables. Notre génération porte la responsabilité de ce verdict.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>BIBLIOGRAPHIE</h2>
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<p><a href="#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a> Internet Policy Review (2025), « Brussels Effect or Experimentalism? », <em>Journal of European Public Policy</em>, vol. 14, no 2. https://doaj.org/article/c45f5940910c487dab59787b2a907062</p>
<p><a href="#_ftnref8" name="_ftn8">[8]</a> IAPP (2024), <em>AI Governance and Regulatory Confidence Survey</em>.</p>
<p><a href="#_ftnref9" name="_ftn9">[9]</a> Données financières publiques Meta/Facebook, mars-juillet 2018.</p>
<p><a href="#_ftnref10" name="_ftn10">[10]</a> Commission européenne (2025), <em>GenAI4EU: Funding opportunities</em>. https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/policies/genai4eu</p>
<p><a href="#_ftnref11" name="_ftn11">[11]</a> Eurobaromètre 2024, données Commission européenne.</p>
<p><a href="#_ftnref12" name="_ftn12">[12]</a> IT for Business, « Souveraineté numérique : cloud, agents IA et dépendances ». https://www.itforbusiness.fr/souverainete-numerique-cloud-agents-ia-et-dependances-99757</p>
<p><a href="#_ftnref13" name="_ftn13">[13]</a> European Chips Act (2023), Commission européenne.</p>
<p><a href="#_ftnref14" name="_ftn14">[14]</a> Commission européenne (2025), <em>EU launches InvestAI initiative</em>. https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/news/eu-launches-investai-initiative-mobilise-eu200-billion-investment-artificial-intelligence</p>
<p><a href="#_ftnref15" name="_ftn15">[15]</a> Commission européenne (2025), InvestAI announcement, Sommet de Paris.</p>
<p><a href="#_ftnref16" name="_ftn16">[16]</a> OECD (2025), <em>Progress in Implementing the European Union Coordinated Plan on Artificial Intelligence</em>. https://www.oecd.org/en/publications/progress-in-implementing-the-european-union-coordinated-plan-on-artificial-intelligence-volume-1_533c355d-en.html</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/es/une-strategie-pour-lia-de-lue-transformer-les-contraintes-en-avantages-competitifs/">Une stratégie pour l&rsquo;IA de l&rsquo;UE : transformer les contraintes en avantages compétitifs !</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Plaidoyer pour la liberté fondamentale d’avorter (Contre les idées liberticides de l&#8217;ECLJ)</title>
		<link>https://aepl.eu/es/un-alegato-a-favor-de-la-libertad-fundamental-de-importar-contra-las-ideas-liberticidas-delclj/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Fri, 14 Nov 2025 07:53:30 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=992</guid>

					<description><![CDATA[<p>Resumen ejecutivo Mensaje clave: el aborto no es una opinión, es un derecho. El ECLJ y sus aliados quieren restringir las libertades de las mujeres en nombre de la moral religiosa. Sin embargo, la ciencia, la legislación europea y la mayoría de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center"><strong><u>Résumé exécutif</u></strong></h3>
<p><strong><em>Message clé : l’avortement n’est pas une opinion, c’est un droit. L’ECLJ et ses alliés veulent restreindre les libertés des femmes au nom d’une morale religieuse. Pourtant, la science, le droit européen, et la majorité des citoyennes et citoyens soutiennent l’IVG comme un droit fondamental. La vraie question n’est pas « pro-vie » ou « pro-choix », mais : veut-on une Europe où les femmes sont libres de décider de leur corps ? ou une Europe où des lobbies religieux imposent leurs dogmes à tous ? Agissons pour que l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) « My Voice, My Choice » devienne une réalité !</em></strong></p>
<h3 style="text-align: center"><strong><u>Argumentaire de l&rsquo;AEPL</u></strong></h3>
<p><strong><u>a) L’Initiative Citoyenne Européenne « My Voice, My Choice » : un mouvement pour l’autonomie des femmes</u></strong></p>
<p>L'<strong>Initiative Citoyenne Européenne (ICE) « My Voice, My Choice »</strong>, enregistrée en avril 2024, est un mouvement historique porté par plus de 300 organisations féministes et de défense des droits humains à travers l’Europe. Son objectif : <strong>garantir l’accès à un avortement sûr, légal et accessible dans tous les États membres de l’Union européenne</strong>. L’ICE a recueilli plus d’un million de signatures valides, dépassant largement le seuil requis pour être examinée par la Commission européenne.</p>
<p>Cette initiative est une réponse aux inégalités criantes en matière d’accès à l’IVG en Europe. Dans certains pays, comme la Pologne ou Malte, les restrictions légales poussent des milliers de femmes à recourir à des avortements clandestins ou à voyager à l’étranger, souvent dans des conditions précaires et coûteuses. « My Voice, My Choice » demande à l’UE de <strong>mettre en place un mécanisme de soutien financier</strong> pour permettre aux femmes d’accéder à des IVG sûres, conformément aux législations nationales, et de <strong>faire de l’avortement un droit fondamental</strong>, protégé par les institutions européennes.</p>
<p>Les organisateurs, dont l’<strong>Institut slovène du 8 mars</strong>, insistent sur l’importance d’une <strong>approche globale</strong> : éducation sexuelle, accès gratuit à la contraception, et politiques sociales fortes pour réduire le recours à l’IVG. Leur message est clair : <strong>l’autonomie corporelle des femmes n’est pas négociable</strong>. La réponse de la Commission européenne est attendue pour le <strong>2 mars 2026</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>b) Les activités liberticides de l’ECLJ : qui sont ces ultra-conservateurs ?</u></strong></p>
<p>Le <strong>European Center for Law and Justice (ECLJ)</strong> est une organisation non gouvernementale fondée en 1998, affiliée à l’<strong>American Center for Law and Justice (ACLJ)</strong>, un lobby juridique évangélique conservateur américain. Dirigé par <strong>Grégor Puppinck</strong> et <strong>Jay Alan Sekulow</strong> (ancien avocat de Donald Trump), l’ECLJ se présente comme un défenseur des « droits de l’homme » et de la « dignité  humaine », mais son agenda est clairement <strong>anti-avortement, anti-mariage homosexuel, et anti-euthanasie</strong>.</p>
<p><strong>A savoir</strong></p>
<ul>
<li><strong>Grégor Puppinck</strong> : Juriste français, directeur général de l’ECLJ, connu<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> pour ses prises de position contre l’IVG, la PMA pour les couples homosexuels, et la « théorie du genre ». Il défend une vision <strong>naturaliste et chrétienne</strong> du droit, opposée au relativisme moral.</li>
<li><strong>Jay Alan Sekulow</strong> : Avocat américain, fondateur de l’ACLJ, proche<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a> des milieux évangéliques conservateurs. Il a plaidé devant la Cour suprême des États-Unis pour défendre des causes religieuses.</li>
<li><strong>Financement</strong> : L’ECLJ est financé principalement par l’ACLJ, qui lève des millions de dollars auprès de donateurs évangéliques américains. En 2019, l’ACLJ a versé plus d’un million de dollars à l’ECLJ.</li>
</ul>
<p><strong>Leur lobbying anti-avortement</strong></p>
<p>L’ECLJ mène une <strong>campagne agressive</strong> contre l’IVG en Europe, en organisant des conférences, en publiant des rapports, et en intervenant devant la <strong>Cour européenne des droits de l’homme (CEDH)</strong>. Leur stratégie repose sur :</p>
<ul>
<li><strong>La manipulation des témoignages</strong> : Lors d’une conférence au Parlement européen en octobre 2025, l’ECLJ a invité des femmes à raconter leur « souffrance post-avortement », en citant une étude IFOP de 2020 selon laquelle <strong>92 % des femmes déclareraient que l’avortement laisse des traces difficiles à vivre</strong>. Pourtant, cette étude est <strong>contestée par la communauté scientifique</strong> pour son manque de rigueur méthodologique.</li>
<li><strong>La promotion de politiques natalistes</strong> : L’ECLJ vante les politiques de la Hongrie ou de l’Italie, où des aides financières sont accordées aux familles, mais <strong>sans garantir l’autonomie des femmes</strong>. Leur objectif : <strong>supprimer le financement européen des programmes pro-IVG</strong> et rediriger ces fonds vers des « alternatives à l’avortement ».</li>
<li><strong>L’influence sur les députés européens</strong> : Lors de leur conférence, huit députés européens (dont des membres du PPE et de l’ECR) ont soutenu leurs positions, montrant leur <strong>capacité à influencer les institutions</strong>.</li>
</ul>
<p><strong>Un discours trompeur et dangereux</strong></p>
<p>L’ECLJ présente l’avortement comme un « piège idéologique » et un « acte toujours traumatisant ». Pourtant, <strong>les données de l’OMS et de l’Académie américaine de pédiatrie</strong> montrent que la majorité des femmes ressentent un <strong>soulagement</strong> après un avortement, surtout lorsque la décision est libre et accompagnée. Leur rhétorique vise à <strong>culpabiliser les femmes</strong> et à <strong>restreindre leurs droits</strong>, sous couvert de « protection de la vie ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>c) L’IVG, un droit fondamental reconnu par l’Union européenne</u></strong></p>
<p>L'<strong>Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) est un droit fondamental</strong>, protégé par la <strong>Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne</strong> et par la jurisprudence européenne.</p>
<p><strong>Les bases juridiques</strong></p>
<ol>
<li><strong>Dignité humaine (Article 1)</strong> : Le droit à l’autonomie corporelle est un pilier de la dignité. De même que forcer une femme à avorter alors qu’elle ne le souhaite pas, forcer une femme à poursuivre une grossesse non désirée est une <strong>violation de son intégrité physique et mentale</strong>.</li>
<li><strong>Droit à l’intégrité physique et mentale (Article 3)</strong> : L’IVG protège les femmes des risques liés aux grossesses non désirées ou aux avortements clandestins.</li>
<li><strong>Respect de la vie privée (Article 7)</strong> : La décision d’avorter relève de la sphère intime. La <strong>Cour européenne des droits de l’homme (CEDH)</strong> a confirmé à plusieurs reprises que l’accès à l’IVG est un <strong>droit protégé</strong> (arrêt <em>Tysiącz v. Pologne</em>, 2007).</li>
<li><strong>Égalité entre les sexes (Article 23)</strong> : Refuser l’IVG aggrave les inégalités, en limitant l’autonomie des femmes.</li>
<li><strong>Non-discrimination (Article 21)</strong> : Les restrictions à l’IVG discriminent les femmes précaires, qui n’ont pas les moyens de se rendre à l’étranger.</li>
<li><strong>Droit à la santé (Article 35)</strong> : L’OMS considère l’IVG comme un <strong>service de santé essentiel</strong>. Les pays où l’avortement est légal ont des <strong>taux de mortalité maternelle plus bas</strong>.</li>
</ol>
<p><strong>Une reconnaissance internationale</strong></p>
<ul>
<li>La <strong>CEDAW (Convention sur l’élimination des discriminations à l’égard des femmes)</strong> encourage les États à garantir l’accès à l’IVG.</li>
<li>L'<strong>OMS</strong> souligne que la légalisation de l’IVG réduit la mortalité maternelle de <strong>70 %</strong>.</li>
</ul>
<p><strong>Conclusión</strong> : L’IVG n’est pas un « privilège », mais un <strong>droit humain fondamental</strong>, protégé par le droit européen et international.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>d) Contre-arguments aux idées de l’ECLJ : la réalité scientifique et juridique</u></strong></p>
<p>L’ECLJ utilise des <strong>arguments émotionnels et biaisés</strong> pour discréditer l’IVG. Voici pourquoi leurs thèses sont <strong>infondées</strong> :</p>
<ol>
<li><strong> « L’avortement est toujours traumatisant »</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Réalité</strong> : Les études sérieuses (OMS, <em>Social Science &amp; Medicine</em>, 2018) montrent que <strong>le soulagement est plus fréquent que le regret</strong>. La souffrance post-avortement est souvent liée à la <strong>stigmatisation sociale</strong>, pas à l’acte en soi.</li>
<li><strong>Biais méthodologique</strong> : Les études citées par l’ECLJ (comme celle de l’IFOP) sont <strong>non représentatives</strong> et <strong>orientées</strong>. Une méta-analyse de 2018 conclut que les femmes qui avortent n’ont <strong>pas plus de risques de problèmes de santé mentale</strong> que celles qui mènent une grossesse non désirée à terme.</li>
</ul>
<ol start="2">
<li><strong> « L’avortement nie les droits de l’enfant à naître »</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Réalité juridique</strong> : Le droit international (CEDH, Convention de New York) <strong>ne reconnaît pas de personnalité juridique au fœtus avant la naissance</strong>. La Cour européenne a rappelé que <strong>l’autonomie de la femme prime</strong> (<em>A, B et C c. Irlande</em>, 2010).</li>
<li><strong>Approche graduelle</strong> : Les législations européennes (France, Belgique, Allemagne) reconnaissent des droits croissants au fœtus <strong>sans nier ceux de la femme</strong>.</li>
</ul>
<ol start="3">
<li><strong> « Les mouvements pro-choix minimisent la souffrance des femmes »</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Réalité</strong> : Les mouvements pro-choix <strong>ne nient pas la complexité</strong> de l’avortement, mais défendent le droit des femmes à <strong>décider sans stigmatisation</strong>. Les pays où l’IVG est légale et accompagnée (Pays-Bas, Suède) ont <strong>moins de complications et de regrets</strong> que ceux où elle est restreinte.</li>
</ul>
<ol start="4">
<li><strong> « Il faut financer des alternatives à l’IVG »</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Réalité</strong> : Les politiques de soutien à la famille (allocations, congés parentaux) sont <strong>nécessaires, mais insuffisantes</strong>. En Pologne, où l’IVG est très restreinte, le nombre d’avortements clandestins reste élevé.</li>
<li><strong>Biais méthodologique </strong>: Réduire le recours à l’IVG passe par trois piliers différents : a) <strong>l’éducation sexuelle, b) l’accès à la contraception, et c) des politiques sociales fortes</strong> (logement, emploi, garde d’enfants).</li>
</ul>
<ol start="5">
<li><strong> « L’argent public ne doit pas financer l’avortement »</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Réalité</strong> : L’UE ne peut imposer une politique unique, mais elle doit garantir <strong>l’accès aux soins</strong>. Les fonds européens financent des programmes de <strong>santé reproductive globale</strong>, qui réduisent le nombre d’IVG.</li>
</ul>
<p><strong>Conclusión</strong> : Les arguments de l’ECLJ reposent sur des <strong>données sélectives, des interprétations juridiques biaisées, et une vision moralisatrice</strong> de la sexualité. Leur objectif : <strong>restreindre les droits des femmes</strong> sous couvert de « protection de la vie ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>e) La décision d’avorter appartient aux femmes, pas aux clergés ou aux partenaires</u></strong></p>
<p>L’autonomie corporelle est un <strong>droit inaliénable</strong>. Voici pourquoi la décision d’avorter doit revenir <strong>uniquement à la femme enceinte</strong> :</p>
<ol>
<li><strong> Autonomie corporelle : un principe fondamental</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Droit international</strong> : La Déclaration universelle des droits de l’homme (Article 3) protège <strong>l’intégrité physique et la liberté individuelle</strong>. Une grossesse impose des <strong>changements physiques, psychologiques et sociaux majeurs</strong> à la femme.</li>
<li><strong>Responsabilité exclusive</strong> : Les risques (complications, mortalité maternelle) et les conséquences (charge mentale, responsabilité parentale) pèsent <strong>uniquement sur la femme</strong>.</li>
</ul>
<ol start="2">
<li><strong> Le rôle des hommes : soutien, pas décision</strong></li>
</ol>
<ul>
<li>Les hommes peuvent <strong>exprimer leur opinion</strong>, mais <strong>ne peuvent pas décider</strong> à la place des femmes.</li>
<li><strong>Exemple</strong> : En France, la loi Veil (1975) a reconnu que « aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement », mais que <strong>l’interdire aggrave les souffrances</strong>.</li>
</ul>
<ol start="3">
<li><strong> Critique de l’ingérence religieuse</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Biais bibliques</strong> : Les textes sacrés (Bible, Coran) ont été écrits dans des <strong>contextes patriarcaux</strong>. Par exemple, l’Ancien Testament ne traite pas de l’avortement sous l’angle du consentement ou du droit de la femme, mais plutôt comme un dommage patrimonial au mari.</li>
<li><strong>Contrôle historique</strong> : Les institutions religieuses ont souvent servi à <strong>contrôler la sexualité des femmes</strong>, limitant leur liberté au nom d’une morale imposée.</li>
</ul>
<ol start="4">
<li><strong> Égalité et justice sociale</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Inégalités aggravées</strong> : Interdire l’avortement pénalise les femmes pauvres, qui n’ont pas les moyens de voyager à l’étranger.</li>
<li><strong>Exemple</strong> : Aux États-Unis, après l’annulation de <em>Roe v. Wade</em>, les avortements clandestins ont augmenté dans les États restrictifs.</li>
</ul>
<p><strong>Conclusión</strong> : La décision d’avorter est une <strong>question de dignité, de liberté et de justice</strong>. Les femmes doivent pouvoir choisir <strong>sans ingérence religieuse ou masculine</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>f) Les dogmes religieux : des hypothèses invérifiables, pas des vérités universelles</u></strong></p>
<p>Les arguments de l’ECLJ reposent sur des <strong>dogmes religieux</strong>, qui sont des <strong>hypothèses non prouvées</strong>, pas des faits scientifiques.</p>
<ol>
<li><strong> Les dogmes : des affirmations non falsifiables</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Absence de preuve empirique</strong> : Aucune preuve ne confirme l’existence d’un dieu ou d’une révélation divine. Les croyants invoquent la « foi », ce qui place ces croyances <strong>hors du champ de la raison</strong>.</li>
<li><strong>Charge de la preuve</strong> : En logique, c’est à celui qui affirme l’existence de Dieu d’en apporter la preuve (<em>rasoir d’Ockham</em>).</li>
</ul>
<ol start="2">
<li><strong> Les textes sacrés : des œuvres humaines, pas des paroles divines</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Contexte historique</strong> : La Bible et le Coran ont été écrits par des hommes, dans des <strong>sociétés patriarcales et esclavagistes</strong>. Leurs lois reflètent les <strong>normes de leur époque</strong>, pas une morale universelle.</li>
<li><strong>Erreurs factuelles</strong> : Ces textes contiennent des descriptions du monde <strong>aujourd’hui réfutées par la science</strong> (Terre plate, créationnisme).</li>
</ul>
<ol start="3">
<li><strong> La séparation de l’État et des églises : une nécessité pour la coexistence pacifique</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Neutralité de l’État</strong> : Dans une société pluraliste, <strong>imposer des dogmes religieux</strong> à tous est injuste. La séparation de l’État et des églises garantit que les lois soient fondées sur <strong>la raison et le débat démocratique</strong>, pas sur des révélations contestables.</li>
<li><strong>Principe</strong> : La séparation de l’État et des églises permet à chacun de vivre selon ses convictions <strong>sans les imposer aux autres</strong>.</li>
</ul>
<p><strong>Conclusión</strong> : Les dogmes religieux sont des <strong>constructions culturelles</strong>, pas des vérités universelles. Ils ne doivent pas dicter les lois d’une société laïque.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>g) La tolérance à double sens : les laïcs ne censurent pas l’ECLJ</u></strong></p>
<p>Contrairement à l’ECLJ, qui cherche à <strong>imposer ses valeurs religieuses</strong> à tous, les défenseurs de la laïcité <strong>ne demandent pas l’interdiction des dogmes chrétiens</strong>. Ils demandent simplement que :</p>
<ul>
<li>Les croyances religieuses restent dans la sphère privée.</li>
<li>Les lois soient fondées sur des principes universels (droits humains, égalité, science), pas sur des dogmes.</li>
</ul>
<p><strong>Exemple</strong> : Personne n’empêche l’ECLJ d’enseigner ses croyances, mais personne ne peut <strong>imposer</strong> ces croyances à ceux qui ne les partagent pas.</p>
<p><strong>Conclusión</strong> : La vraie tolérance, c’est <strong>accepter que chacun vive selon ses convictions, sans les imposer aux autres</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: center"><strong><u>Résumé des arguments de l’AEPL</u></strong></h3>
<p>Voici pourquoi l’IVG doit rester un droit fondamental en Union Européenne :</p>
<ol>
<li><strong>« My Voice, My Choice »</strong> : Une Initiative Citoyenne Européenne historique, portée par 300 organisations, pour garantir l’accès à un avortement <strong>sûr, légal et financé</strong> dans toute l’UE. <strong>Plus d’un million de signatures</strong> ont forcé la Commission européenne à se prononcer d’ici mars 2026.</li>
<li><strong>L’ECLJ, un lobby anti-avortement dangereux</strong> : Financé par des donateurs évangéliques américains, ce groupe utilise des <strong>témoignages biaisés</strong>, des <strong>études non scientifiques</strong>, et une <strong>stratégie d’influence</strong> auprès des députés européens pour restreindre l’IVG. Leur objectif : <strong>supprimer le financement public de l’avortement</strong> et imposer des politiques natalistes coercitives.</li>
<li><strong>L’IVG, un droit protégé par l’UE</strong> : La Charte des droits fondamentaux de l’UE reconnaît l’IVG comme un droit lié à la <strong>dignité</strong>, l’<strong>autonomie corporelle</strong>, la <strong>vie privée</strong>, et la <strong>santé</strong>. La CEDH et l’OMS confirment que <strong>légaliser l’IVG sauve des vies</strong>.</li>
<li><strong>Les arguments de l’ECLJ sont infondés</strong> :</li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Faux</strong> : L’avortement serait « toujours traumatisant ». <strong>Réalité</strong> : La majorité des femmes ressentent un soulagement (OMS, 2021).</li>
<li><strong>Faux</strong> : L’IVG « nie les droits du fœtus ». <strong>Réalité</strong> : Le droit international protège d’abord l’autonomie de la femme (CEDH, 2010).</li>
<li><strong>Faux</strong> : Les seules « politiques de soutien aux familles » suffiraient. <strong>Réalité</strong> : Sans éducation sexuelle et accès à la contraception, ces politiques échouent (ex. : Pologne).</li>
</ul>
<ol start="5">
<li><strong>La décision appartient aux femmes, pas aux clergés</strong> : L’autonomie corporelle est un <strong>droit humain</strong>. Les textes religieux, écrits dans des sociétés patriarcales, <strong>ne peuvent pas dicter les lois</strong> d’une Europe laïque.</li>
<li><strong>Les dogmes religieux ne sont pas des vérités scientifiques</strong> : Ils reposent sur des <strong>hypothèses invérifiables</strong>. Une société démocratique doit fonder ses lois sur <strong>la raison, pas sur la foi</strong>.</li>
<li><strong>La tolérance, ça marche dans les deux sens</strong> : Les laïcs ne demandent pas l’interdiction des croyances de l’ECLJ, mais refusent que celles-ci <strong>s’imposent à tous</strong>.</li>
</ol>
<p style="text-align: left">Guy T&rsquo;hooft, Past Président de l&rsquo;AEPL</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> <a href="https://genethique.org/author/gregor-puppinck">https://genethique.org/author/gregor-puppinck</a><br />
<a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Le monde diplomatique, « Évangéliques en France, chronique d’un essor politique », décembre 2024.</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/es/un-alegato-a-favor-de-la-libertad-fundamental-de-importar-contra-las-ideas-liberticidas-delclj/">Plaidoyer pour la liberté fondamentale d’avorter (Contre les idées liberticides de l&rsquo;ECLJ)</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Logement dans l&#8217;UE : Stratégies pour les personnes, les familles et les jeunes générations</title>
		<link>https://aepl.eu/es/estrategias-de-vivienda-en-lue-para-personas-familias-y-generaciones-jovenes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Fri, 20 Jun 2025 10:03:51 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=968</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comunicación de 4 de junio de 2025 al Parlamento Europeo Estoy aquí a petición de la Asociación Europea de Libre Pensamiento [AEPL] como experto en ayudas a la vivienda y como Presidente de la asociación Solidarité Logement. Solidarité Logement...</p>
<p>The post <a href="https://aepl.eu/es/estrategias-de-vivienda-en-lue-para-personas-familias-y-generaciones-jovenes/">Logement dans l&rsquo;UE : Stratégies pour les personnes, les familles et les jeunes générations</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comunicación de 4 de junio de 2025 al Parlamento Europeo</p>
<p>Estoy aquí a petición del<strong>Asociación Europea de Libre Pensamiento</strong> [AEPL] como<strong>experto en ayuda a la vivienda</strong>y como Presidente de la asociación <strong>Solidarité Logement</strong>.</p>
<p>Solidarité Logement es una asociación sin ánimo de lucro constituida con arreglo a la legislación belga en 2009. Su objetivo es proporcionar vivienda a <strong>dos destinatarios muy acordes con los problemas actuales</strong> :</p>
<ul>
<li>el <strong>jóvenes de 16 a 25 años</strong> que experimentan transiciones difíciles hacia la independencia, a menudo con lazos familiares rotos, vulnerables y sin recursos; y</li>
<li>el<strong> mujeres aisladas</strong>Estas mujeres, con o sin hijos, son aún más precarias y vulnerables cuando han sido objeto de violencia física y psicológica.</li>
</ul>
<p>La verdadera especificidad de nuestra asociación es <strong>crear literalmente viviendas</strong> para estos beneficiarios. A este respecto, permítanme una digresión para decir hasta qué punto estoy de acuerdo con el Sr. Gonçalvez, que intervino sin el primer panel y que insistió en la renovación del parque de viviendas existente, insalubre y/o desocupado, frente a la construcción de nuevos edificios.  En nuestros 15 años de existencia, hemos creado más de 50 viviendas para unos 200 beneficiarios al año. Una vez que las viviendas están disponibles, trabajamos con asociaciones especializadas para ayudar a nuestros beneficiarios. Los beneficiarios se seleccionan en función de <strong>criterios éticos y neutralidad total</strong>.</p>
<p>Dado que nuestra asociación sólo opera en Bélgica, he recabado información de varias fuentes para situar la intervención de hoy en el ámbito de la Unión Europea. Una de estas fuentes es un documento publicado por la Comisión Europea el año pasado.</p>
<p>Estos son :</p>
<p><strong>Vivienda social y más allá.</strong></p>
<p><em>Un conjunto de herramientas operativas sobre el uso de los fondos de la UE para inversiones en vivienda social y servicios asociados".</em></p>
<p>Este documento, publicado bajo los auspicios de Nicolas Schmit, entonces Comisario Europeo de Empleo y Derechos Sociales, es muy completo y hace hincapié en los siguientes puntos <strong>la importancia de los servicios asociados a la dinámica de la vivienda social</strong>. Hace una observación muy útil para el debate de hoy. Puede resumirse como sigue:</p>
<ul>
<li>Los precios de la vivienda en la Unión Europea aumentaron 48% entre 2010 y 2023,</li>
<li>Los ingresos por alquiler ascendieron a 23%,</li>
<li>En 2022, 8,7% de la población de la Unión gastaron 40% (o más) de sus ingresos en vivienda,</li>
<li>Al mismo tiempo, la inflación y la subida de los tipos de interés han repercutido considerablemente en los alquileres y las hipotecas,</li>
<li>A su vez, una vivienda inasequible repercute en la inclusión social y la participación en la educación y el mercado laboral.</li>
</ul>
<p>Aunque la responsabilidad principal de las políticas de inversión en vivienda social asequible recae en los Estados miembros, no es menos cierto que la política y los instrumentos de financiación de la UE tienen un impacto significativo en el ecosistema de la vivienda en general y de la vivienda social en particular.</p>
<p>El documento establece una serie de medidas de fomento de la vivienda social y asequible para el periodo 2021-2027. Para ello, pasa revista a todos los fondos de la UE disponibles para apoyar la inversión en vivienda social y servicios conexos durante ese periodo. <strong>No podemos decir que la Unión se tome el tema a la ligera.</strong> Entre el Fondo Europeo de Desarrollo Regional y el Fondo de Asilo, Migración e Integración, no menos de 9 planes y programas guardan relación directa o indirecta con los temas que nos ocupan. Todos estos fondos y programas están financiados por el presupuesto de la UE, pero difieren en la forma en que se gestionan. Hay tres tipos de gestión:</p>
<ul>
<li>Gestión directa: la financiación de la UE la gestiona directamente la Comisión Europea,</li>
<li>gestión compartida: la Comisión y las autoridades nacionales gestionan conjuntamente la financiación; y por último</li>
<li>Gestión indirecta: la financiación la gestionan organizaciones asociadas u otras autoridades de dentro o fuera de la UE.</li>
</ul>
<p>En segundo lugar, este documento analiza en detalle nada menos que 19 proyectos y acciones que se han llevado a cabo en el marco del programa 2014-2020, algunos de los cuales aún se están ejecutando o ampliando. Lo que nos ha llamado la atención es que estos proyectos se han categorizado en torno a dos ejes:</p>
<ul>
<li>enfoque basado en <strong>situación geográfica</strong>La atención se centra más en el aspecto territorial;</li>
<li>el enfoque basado en la persona: la atención se centra en un único <strong>grupo destinatario</strong> muy específico.</li>
</ul>
<p>Nuestra experiencia sobre el terreno demuestra que los dos factores principales del éxito de nuestra acción - aparte, por supuesto, de la creación de viviendas - son :</p>
<ul>
<li>centrarse deliberadamente en <strong>a</strong> <strong>un público objetivo bien definido</strong>. Con inseguridad en todas partes y de todo tipo, es imperativo que nos mantengamos dentro del ámbito de nuestro objeto social.</li>
<li><strong>apoyo a los beneficiarios hasta su plena independencia, a cargo de asociaciones especializadas</strong> en el mismo público de beneficiarios (jóvenes con dificultades, mujeres, solteros, inmigrantes, MENA, etc.). La Comisaria Brunner ya lo ha dicho antes, pero es importante repetir una y otra vez que la vivienda social no consiste solo en ladrillos.</li>
</ul>
<p>Para ilustrarlo, tomaré uno de los 19 proyectos mencionados. Se trata de un proyecto en <strong>Amberes en 2017-2019</strong>. Se trata del realojamiento de jóvenes refugiados no acompañados, en particular de aquellos que alcanzan la mayoría de edad (17-22 años) y pierden el alojamiento que se les había asignado cuando eran menores. Esta operación fue un gran éxito (75 unidades de coalojamiento a un alquiler medio de 250 euros por un periodo de 1 a 3 años) porque - entre otras cosas - :</p>
<ul>
<li>El proyecto iba más allá del mero alojamiento: cohabitación con jóvenes flamencos de Amberes, cursos de educación e idiomas, creación de redes sociales, asesoramiento psicológico y acceso al empleo;</li>
<li>contó con el apoyo de una serie de reconocidas asociaciones locales activas en los sectores de capacitación antes mencionados.</li>
</ul>
<p>En nuestra opinión, este proyecto podría tomarse como modelo para el futuro porque combina todos los factores de éxito.</p>
<p>Quiero dejar claro que nuestra asociación no ha participado en este proyecto.</p>
<p>A modo de conclusión, y quizás debería haber empezado mi intervención por ahí, si todos somos iguales ante la ley (les recuerdo el Convenio Europeo de Derechos Humanos), está claro que no ocurre lo mismo con la vivienda. <strong>Trabajemos todos juntos para reducir esta desigualdad.</strong></p>
<p>Gracias por su atención,</p>
<p>Didier Giblet</p>
<p>Presidente de Solidarité Logement</p>
<p>Experto en vivienda para la AEPL</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/es/estrategias-de-vivienda-en-lue-para-personas-familias-y-generaciones-jovenes/">Logement dans l&rsquo;UE : Stratégies pour les personnes, les familles et les jeunes générations</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lo que la Comisión Europea propone para 2025 (CWP 2025)</title>
		<link>https://aepl.eu/es/que-propone-la-comision-europea-para-2025-cwp-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Thu, 10 Apr 2025 09:44:58 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=965</guid>

					<description><![CDATA[<p>"Avanzar juntos: una Unión más audaz, más simple, más rápida" Cada año, la Comisión adopta su programa de trabajo, en el que enumera las nuevas políticas e iniciativas legislativas que propondrá a la Autoridad Legislativa y Presupuestaria,...</p>
<p>The post <a href="https://aepl.eu/es/que-propone-la-comision-europea-para-2025-cwp-2025/">Ce que propose la Commission européenne en 2025 (CWP 2025)</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;">« Avancer ensemble : une Union plus audacieuse, plus simple, plus rapide »</p>
<p style="font-weight: 400;">Chaque année la Commission adopte son programme de travail, qui liste les nouvelles politiques ainsi que les initiatives législatives qu’elle va proposer à l’autorité législative et budgétaire , Parlement européen  et Conseil , durant l’année. Ce programme de travail montre comment les orientations politiques et les lettres de mission envoyées par la présidente von der Leyen  à chaque membre du collège de la Commission vont être mises en œuvre pendant la première année.</p>
<p style="font-weight: 400;">Adopté le 11 février 2025 ce programme est ensuite présenté au Parlement Européen en session plénière puis au Conseil des affaires générales. Sur la base de ce programme de travail et des priorités des autres institutions le Parlement Européen, le Conseil et la Commission  établissent une déclaration commune sur les priorités législatives de l’Union européenne (UE) pour 2025 ainsi que des conclusions communes sur ses priorités.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cette année la Commission s’attachera essentiellement à :</p>
<ol>
<li><strong>Une prospérité et une compétitivité durables ;</strong></li>
<li><strong>Renforcer la défense et la sécurité ;</strong></li>
<li><strong>Soutenir les personnes et renforcer nos sociétés et notre modèle social ;</strong></li>
<li><strong>Préserver notre qualité de vie ;</strong></li>
<li><strong>Protéger la démocratie et défendre nos valeurs ;</strong></li>
<li><strong>User de son pouvoir et de ses partenariats dans le monde entier ;</strong></li>
<li><strong>Préparer notre union pour l’avenir.</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Le programme de travail est le fruit d’une coopération étroite entre le Parlement Européen, les États membres et le Conseil et les organes consultatif de l’UE (Comités des régions et Comité économique et social). Il examine les domaines dans lesquels la Commission présentera de nouvelles initiatives, retirera des propositions en suspens et réexaminera la législation européenne en vigueur.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cette année, le programme est fortement axé sur la <strong>simplification</strong>. La Commission entend simplifier les règles de l’UE et faciliter leur mise en œuvre et réduire les charges administratives. Le programme de travail est d’ailleurs accompagné d’une communication contenant des objectifs et des outils visant à alléger cette charge réglementaire et apporter des améliorations rapides et significatives aux citoyens et aux entreprises, notamment pour les petites et moyennes entreprises (PME).</p>
<p style="font-weight: 400;">La Commission présente trois séries de propositions omnibus qui simplifient divers actes législatifs, ainsi qu’un nombre record d’initiatives présentant une forte dimension de simplification. Les premières  contribueront à la réalisation de l’objectif de réduction des charges administratives d’au moins 25 % et d’au moins 35 % pour les PME. Elles incluent également un plan annuel d’évaluations et de bilans de qualité visant à assurer la continuité de l’exercice de simplification et de réduction des charges.</p>
<p style="font-weight: 400;">Les deux propositions omnibus suivantes  porteront  pour la seconde sur la simplification des investissements ; pour la troisième sur la simplification pour les petites entreprises  à moyenne capitalisation des exigences réglementaires de déclarations ainsi que la suppression du format papier .</p>
<p style="font-weight: 400;">Un paquet de mesures de simplification sera proposé pour la PAC, la politique agricole commune.</p>
<p style="font-weight: 400;">Le programme de travail de la Commission propose 51 nouvelles initiatives politiques et 18 propositions législatives dont 11 présentent une dimension de simplification significative. Un stock de 123 propositions antérieures restent à l’examen du Parlement et du Conseil , mais 41 sont retirées étant  devenues obsolètes ou sans perspectives d’adoption.</p>
<p style="font-weight: 400;">Les principales priorités du programme de travail sont les suivantes :</p>
<ol>
<li><strong>Garantir une prospérité et une compétitivité durable</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Cet objectif comporte de nombreuses initiatives et propositions législatives, mentionnées ci-après.</p>
<p style="font-weight: 400;"><em><u>La boussole  de compétitivité</u></em> déjà proposée vise à faire face aux problèmes structurels qui entravent la compétitivité européenne : environnement mondial instable, caractérisé par une concurrence déloyale, des chaînes d’approvisionnement fragiles, une hausse des coûts de l’énergie, des pénuries de main-d’œuvre et de compétences et un accès limité aux capitaux.</p>
<p style="font-weight: 400;"><em><u>Une stratégie pour moderniser le marché unique</u></em> sera proposée pour faciliter la fourniture transfrontières de biens et de service et  une mobilité équitable et effective de la main-d’œuvre.</p>
<p style="font-weight: 400;"><em><u>Le pacte pour une industrie pro</u></em>pre, également déjà proposé est au cœur du projet de décarbonation, de durabilité et  de compétitivité. Il aidera à atteindre les objectifs du pacte vert pour l’Europe. Parallèlement <em><u>un plan d’action visant à rendre l’énergie plus abord</u></em>able pour l’Europe sera également proposé.  Cela inclura un nouvel encadrement des <em><u>aides d’État</u> </em>et renforcera les investissements dans les énergies propres. Une feuille de route visera à <em><u>mettre un terme aux importations d’énergie russe</u></em>. La Commission présentera aussi <em><u>un programme indicatif nucléaire 2025</u></em> et un plan stratégique pour les petits réacteur modulaire (PRM) afin de soutenir l’accélération de leur déploiement.</p>
<p style="font-weight: 400;">Un plan d’action est prévu pour <em><u>l’industrie chimique avec une révision ciblée des règles applicables ( règlement REACH) en vue de les simplifier. </u></em></p>
<p style="font-weight: 400;">Un schéma directeur sera proposé pour avancer vers une <em><u>Union de l’épargne et des investissements </u></em>et créer un marché intérieur des capitaux.</p>
<p style="font-weight: 400;">La Commission cherchera aussi à exploiter le potentiel des données et de <em><u>l’Intelligence artificielle (IA)</u></em> et proposera une stratégie pour stimuler <em><u>les biotechnologies. </u></em>Elle présentera aussi un plan d’investissement pour <em><u>des transports durables </u></em>y compris un cadre stratégique pour soutenir la production de la distribution de carburant durable .</p>
<p style="font-weight: 400;">La législation sur <em><u>les réseaux numériques</u></em> et sur le développement de <em><u>l’informatique en nuage</u></em> sera également présentée.</p>
<p style="font-weight: 400;">Avec <em><u>la stratégie quantique</u></em> de l’UE, qui sera suivie d’un règlement quantique, la position mondiale de premier plan dans ce secteur critique devrait être maintenue, notamment avec la stratégie visant à renforcer capacités européennes de <em><u>recherche et de développement de technologie quantique</u></em>, ainsi qu’ produire des dispositifs et des systèmes fondés sur celle-ci.</p>
<p style="font-weight: 400;">Avec le <em><u>portefeuille d’entreprises européennes (European Business Wallet)</u></em> les échanges inter-entreprises et avec les administrations publiques devraient libérer de nouvelles opportunités commerciales.</p>
<p style="font-weight: 400;">Enfin, la Commission présentera <em><u>une législation sur l’espace</u></em> afin de tirer le meilleur parti des avantages de l’économie spatiale.</p>
<ol start="2">
<li><strong>Renforcer la sécurité et la défense</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Quant à l’Europe de la défense, elle devient urgente face à la menace russe d’étendre ses prétentions au-delà de l’Ukraine pour recoller les morceaux perdus lors de l’éclatement de l’ancienne Union soviétique.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cette  aire nouvelle pour la défense, objet du <em><u>livre blanc sur le futur de l’Europe de la défense,</u></em> récemment présenté par la Commission afin de lancer une vaste consultation sur l’établissement d’un cadre européen pour les besoins d’investissement en matière de défense, s’accompagne de plusieurs autres propositions relevant du domaine de la sécurité : une stratégie pour la <em><u>préparation de l’UE aux crises</u></em> ; une stratégie pour préparer des mesures pour faire face aux  <em>menaces contre la santé publique</em> ; pour réduire notre dépendance à la fourniture extérieure <em><u>des médicaments critiques</u></em> ; pour la <em><u>constitution de stocks</u></em> de ces médicaments ; pour <em><u>lutter contre le trafic d’armes et des drogues,</u></em> ; pour améliorer la <em><u>cybersécurité</u></em> des hôpitaux  ; <em><u>protéger les câbles sous-marins</u></em> de télécommunications ; …</p>
<p style="font-weight: 400;">La Commission poursuivra  en outre ses efforts pour <em><u>exécuter le Pacte sur la Migration et l’Asile</u></em>, y compris pour les retours des immigrants illégaux.</p>
<ol start="3">
<li><strong>Soutenir les personnes, et renforcer nos sociétés et notre modèle social</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">La Commission continuera de renforcer l’équité sociale, avec <em><u>un nouveau plan d’action</u></em> pour la mise en œuvre <em><u>du socle européen des droits sociaux</u></em> ;  <em><u>l’Union des compétences</u></em> s’attaquera aux pénuries de compétences et de main-d’œuvre, en garantissant que les entreprises auront accès à la main-d’œuvre qualifiée nécessaire pour stimuler leur productivité et leur compétitivité. Elle s’attachera également à ce que les systèmes d’éducation et de formation disposent des outils adéquats pour préparer les Européens de toutes générations à un avenir changeant rapidement, grâce à une éducation, à une formation et à un apprentissage tout au long de la vie inclusifs et de haute qualité, ainsi qu’ à <em><u>garantir des emplois de qualité</u></em> assortis de conditions de travail décentes, de normes élevées en matière de santé et de sécurité et de négociations collectives.</p>
<p style="font-weight: 400;">Le prochain agenda du <em><u>consommateur 2025-2030</u></em> comprendra un nouveau plan d’action pour les consommateurs dans le marché unique garantissant une approche équilibrée qui protège les consommateurs sans imposer de charges administratives excessives aux entreprises.</p>
<ol start="4">
<li><strong>Préserver notre qualité de vie : agriculture, sécurité alimentaire, eau et nature</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">L’Europe a besoin d’un approvisionnement sûr et abordable en denrées alimentaires locales de qualité, produites de manière durable sur le plan social et environnemental, offrant aux agriculteurs un revenu équitable et suffisant, garantissant la compétitivité à long terme de l’agriculture européenne et respectant et protégeant l’environnement naturel.</p>
<p style="font-weight: 400;">Reposant sur les résultats du dialogue stratégique sur l’avenir de l’agriculture de l’UE, la Commission présentera <em><u>une</u></em><em><u> </u></em><em><u>vision pour l’agriculture et l’alimentation </u></em>afin de  garantir un cadre stable pour les agriculteurs et une perspective à long terme aux opérateurs économiques, y compris aux agriculteurs, aux pêcheurs, aux PME et aux autres acteurs de la chaîne alimentaire.</p>
<p style="font-weight: 400;">Les océans et les mers jouent un rôle important dans la prospérité et la sécurité de l’Europe, notamment par leur capacité unique à réguler le climat en tant que premier puits de carbone de la planète. Il est essentiel d’agir pour préserver les océans, tant aujourd’hui que pour les générations futures. <em><u>Le</u></em><em><u> </u></em><em><u>pacte pour les océans</u></em> créera un cadre de référence unique pour toutes les politiques relatives aux océans et définira une approche globale de l’océan dans toutes ses dimensions.</p>
<p style="font-weight: 400;">La gestion durable de l’eau est l’un des plus grands défis auxquels est confrontée l’Europe eu égard aux effets du changement climatique. Les inondations et les sécheresses deviennent la norme, comme en témoignent les événements tragiques qui ont touché l’Europe ces dernières années. En ce qui concerne <em><u>el</u></em><em><u> </u></em><em><u>résilience dans le domaine de l’eau</u></em>, la Commission propose une approche de la source à la mer et la prise  en considération les défis très différents qui se posent dans les régions et dans les différents secteurs afin de veiller à ce que les sources d’eau soient gérées correctement, de remédier à la pénurie d’eau et à la pollution de l’eau et d’accroître la compétitivité de l’industrie européenne de l’eau</p>
<ol start="5">
<li><strong>La protection de notre démocratie et la défense de nos valeurs seront une priorité.</strong></li>
</ol>
<p>Un <em><u>« bouclier démocratique</u></em>» sera élaboré pour faire face à l’évolution des menaces qui pèsent sur la démocratie et les processus électoraux européens. La Commission continuera d’intégrer l’égalité dans toutes ses politiques, en présentant de <em><u>nouvelles stratégies</u></em> concernant<em><u> les personnes LGBTIQ</u></em> et la lutte contre le <em><u>racisme</u></em>. Une feuille de route pour <em><u>les droits des femmes</u></em> définira, en termes de droits et de principes, l’ engagement continu des institutions européennes.</p>
<ol start="6">
<li><strong>Utiliser son pouvoir et ses partenariats dans le monde</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Sur le plan extérieur, la priorité restera d&rsquo;œuvrer pour un avenir stable et sûr pour l<em><u>&lsquo;Ukraine </u></em>au sein d&rsquo;une Union élargie, d&rsquo;élaborer <em><u>une stratégie pour la Mer Noire et un nouveau pacte pour la Méditerranée</u></em> afin de renforcer la coopération régionale et d&rsquo;élaborer un nouvel <em><u>agenda stratégique UE-Inde</u></em>.</p>
<ol start="7">
<li><strong>Atteindre les objectifs ensemble et préparer notre Union pour l’avenir</strong><strong> </strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Au cours des cinq dernières années, l’Union s’est engagée dans une transformation ambitieuse tout en surmontant des crises générationnelles, comme la pandémie de COVID-19 et la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine et les conséquences économiques qui en ont découlé. L’UE a adopté une législation novatrice pour avancer dans la double transition et renforcer notre résilience. Il est désormais essentiel de donner la <em><u>priorité à la mise en œuvre</u></em> et de veiller à ce que l’Union soit <em><u>prête pour l’avenir, tant sur le plan financier qu’institutionnel,</u></em> en s’appuyant sur une relation renforcée avec les institutions de l’UE.</p>
<p style="font-weight: 400;">La Commission présentera un nouveau budget à long terme de l’UE (<em><u>cadre financier pluriannuel couvrant 2028 à 2034</u></em>). Celui-ci sera mieux aligné sur les priorités et les objectifs adoptés, et orienté de manière flexible vers les domaines où l’action de l’UE est la plus nécessaire. Il sera d’un fonctionnement plus simple et plus percutant et fera un meilleur usage du budget européen pour mobiliser davantage de financements nationaux, privés et institutionnels.</p>
<p style="font-weight: 400;">Près de 21 ans après la plus grande vague d’élargissement et animés par l’ambition de renforcer l’ Union par un processus d’adhésion fondé sur le mérite, il faudra faire en sorte d’être <em><u>prêts pour une Union élargie</u></em>. Grâce aux enseignements tirés des élargissements précédents, l’UE est désormais mieux préparée à être un catalyseur de progrès et à s’approfondir à mesure qu’elle s’élargit. Les réexamens des politiques préalables à l’élargissement permettront d’évaluer plus en détail les conséquences et les incidences de l’élargissement sur toutes les politiques de l’UE, de recenser les lacunes, de préciser les mesures à prendre pour transformer les défis en opportunités et d’étudier les possibilités d’améliorer la gouvernance de l’UE et sa capacité à agir rapidement, en garantissant que les politiques peuvent continuer à produire des résultats efficaces dans une Union élargie.</p>
<p style="font-weight: 400;">La <em><u>Comisión</u></em><em><u> </u></em><em><u>renforcera ses relations avec le Parlement et le Conseil</u></em>, en assurant la transparence, la responsabilité et une amélioration de la communication et des flux d’information. Tous les <em><u>commissaires devront être présents au Parlement européen, dialogueront avec les États membres et participeront aux formations du Conseil</u></em> correspondant à leurs compétences. La Commission proposera  rapidement un nouvel  accord-cadre avec le Parlement européen, tout en renforçant la coopération sur les résolutions du Parlement demandant la présentation de propositions législatives fondées sur l’article 225 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et justifiera dûment le recours à l’article 122 dans des circonstances exceptionnelles et urgentes.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>L’avis de l’AEPL lors du dialogue avec le Parlement du 18 mars dernier.</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Il faut noter que l’AEPL a pu s’exprimer sur les priorités de la Commission dans le cadre du dialogue prévu par l’Art.17  du TFUE. Dans une lettre adressée à la VP du PE chargée de ce dialogue , Mme Antonella Sberna (groupe Conservateurs et réformistes, membre des  Fratelli d’Italia le parti de G.Meloni au pouvoir en Italie),  nos  principales préoccupations actuelles sont la préservation de la démocratie et de l’État de droit, remis en cause par les régimes autocratiques ou d’extrême droite  qui ont le vent en poupe, la mise en place une véritable Europe de la défense et un déploiement maîtrisé de l’Intelligence Artificielle  et des outils d’information.  .</p>
<p style="font-weight: 400;">En effet les premiers font  l’objet d’attaques en règle même par les démocraties : les États-Unis d’Amérique en sont un exemple, où le Président semble fasciné par les régimes forts (Victor Orban en HU) voire dictatoriaux, comme la Russie, dont il n’hésite pas à vouloir copier les visées expansionnistes voire impérialistes telles que l’annexion du Groenland, du Canada et du canal de Panama.</p>
<p style="font-weight: 400;">Aux E-U d’Amérique, le démantèlement d’une série d’administrations,  soit pour combattre les valeurs de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI) que le nouveau Président rejette, ou qu’elles sont budgétivores, ou qu’elles s’opposent aux idées complotistes visant à déconseiller les vaccins,  ou nier le changement climatique, p.ex.  ; l’attaque en règle de certaines universités (Columbia à New York) qui font que les chercheurs américains dans les disciplines concernées par ces valeurs se tournent vers l’Europe ; les insultes et les menaces envers les juges non-nommés par Trump qui se permettent de le juger selon les lois et le condamner, le cas échéant; les tentatives sans cesse répétées de discréditer et d’exclure  les journalistes qui osent rechercher la vérité et vérifier les fausses nouvelles, l’arrosage des électeurs ( même ceux des partis d’extrême droite en Europe, cf. AfD )  avec des montagnes de dollars (Elon Musk)   …. sont hélas ! des pratiques qui ont un écho de plus en plus puissant dans nos États membres.</p>
<p style="font-weight: 400;">Il est donc important et urgent que le Parlement européen et la Commission européenne continuent à défendre notre société et nos valeurs européennes en impliquant et en convaincant le plus possible nos concitoyens.</p>
<p style="font-weight: 400;">La deuxième priorité exprimée dans cette lettre est de mettre sur pied à marche forcée une véritable défense européenne dotée de tous les moyens nécessaires  (autonomie stratégique, soutien massif à l’Ukraine, renforcer notre base technologique et industrielle, doter l’Europe d’un commandement politique intégré, et d’une coopération permanente structurée) fait enfin l’objet d’avancées concrètes face aux menaces russes qui s’intensifient et au  au mépris de l’administration mercantiliste de Trump, dont le soutien à la défense de l’Europe devient tous les jours plus improbable.</p>
<p style="font-weight: 400;">La troisième priorité veut  se donner les moyens de combattre la désinformation et la propagande en défendant notre législation et en forçant son respect dans les domaines de l’Intelligence Artificielle et de l’information. Le réseau Twitter , maintenant X, est un exemple emblématique de ce que voudraient nous imposer la plupart des grands opérateurs américains dans ces domaines se convertissant, toute honte bue, aux dogmes trumpistes du « Make America Great Again », renonçant à tout contrôle des contenus  dangereux des réseaux, en invoquant la liberté d’expression, mais en oubliant la censure de milliers de pages WEB des administrations attaquées par la nouvelle idéologie de Trump.</p>
<p style="font-weight: 400;">Bref, l’AEPL appelle le Parlement européen, le Conseil et la Commission à défendre  nos valeurs et notre mode vie européen, avant qu’il ne soit trop tard.</p>
<p>En tenant compte des compétences attribuées au niveau européen européen, considérez-vous que ce programme de travail pourrait être amélioré ? N&rsquo;hésitez pas à nous en faire part.</p>
<p style="font-weight: 400;">Eric Paradis</p>
<p style="font-weight: 400;">(paradispauleric@gmail.com)</p>
<p style="font-weight: 400;">Administrateur, m<span style="font-weight: 400;">embre du comité de rédaction</span></p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/es/que-propone-la-comision-europea-para-2025-cwp-2025/">Ce que propose la Commission européenne en 2025 (CWP 2025)</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La défense européenne &#8211; Les États Unis d&#8217;Europe &#8211; Appel au Premier Ministre Luxembourgeois</title>
		<link>https://aepl.eu/es/defensa-europea-los-estados-unidos-de-europa-hacen-un-llamamiento-al-primer-ministro-de-luxemburgo/</link>
					<comments>https://aepl.eu/es/defensa-europea-los-estados-unidos-de-europa-hacen-un-llamamiento-al-primer-ministro-de-luxemburgo/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Sat, 01 Feb 2025 09:35:34 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Correspondance officielle]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=960</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#8211; PRISE DE POSITION DE L’ASSOCIATION EUROPEENNE DE LA PENSEE LIBRE &#8211; Monsieur le Premier Ministre, Le contexte actuel nécessite de réfléchir à une nouvelle stratégie en matière de Défense et de Souveraineté de l&#8217;UE, qui passerait par la constitution...</p>
<p>The post <a href="https://aepl.eu/es/defensa-europea-los-estados-unidos-de-europa-hacen-un-llamamiento-al-primer-ministro-de-luxemburgo/">La défense européenne &#8211; Les États Unis d&rsquo;Europe &#8211; Appel au Premier Ministre Luxembourgeois</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>- DOCUMENTO DE POSICIÓN DE LA ASOCIACIÓN EUROPEA DE LIBREPENSADORES - ASOCIACIÓN EUROPEA DE LIBREPENSADORES</h3>
<p>Estimado Primer Ministro,</p>
<p>El contexto actual nos obliga a reflexionar sobre una nueva estrategia en términos de <strong><em>Defensa</em></strong> y Soberanía de la UE, que implicaría <strong><em>crear unos Estados Unidos de Europa</em></strong>.</p>
<p>El Presidente finlandés, Stubb, no dudó en afirmar que "se acabaron las vacaciones de la Historia", y el Primer Ministro polaco, Tusk, advirtió de que "si Europa quiere sobrevivir, debe armarse".</p>
<p>Europa debe dotarse ahora de los medios para disuadir al Presidente ruso de atacarnos (Brújula Estratégica 2030). "Aunque no estemos en guerra, tampoco estamos en paz", advirtió el Primer Ministro sueco Kristersson. Estamos asistiendo a un número creciente de actos de "guerra híbrida" (daños a cables submarinos de telecomunicaciones y electricidad en el mar Báltico).</p>
<p>Desde el 24 de febrero de 2022, la UE parece no haber comprendido del todo la magnitud de las crecientes amenazas, sobre todo del Este. Dado que la UE es una asociación de Estados "insuficientemente unidos", carece de capacidades militares reales y, por tanto, de peso geopolítico.</p>
<p>El ex Presidente de Finlandia, Sr. Niinistö, señala que en términos de <strong><em>Defensa</em></strong> juntos estamos más seguros". Sin embargo, el Sr. Letta y el Sr. Draghi han puesto de relieve la condenable degradación industrial, económica y financiera de nuestros recursos militares. No son capaces ni de disuadir a Rusia, ni de oponerse al deseo, expresado en varias ocasiones por el nuevo presidente estadounidense, de apropiarse de Groenlandia por la fuerza.<a href="#_ftn1" name="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a> asociada a la UE.</p>
<p>Es urgente asegurar Europa para liberarnos de Estados Unidos, crear nuestra propia arquitectura de defensa manteniendo al mismo tiempo vínculos privilegiados con la OTAN.</p>
<p>En cualquier caso, sería aconsejable disponer de :</p>
<ol>
<li>una industria militar europea (60% del arsenal europeo procede de EE.UU.) rezagada en ámbitos como los drones, de innegable interés</li>
<li>un ejército profesional europeo apoyado por una política de reclutamiento en los Estados miembros, destinado a la formación militar de corta duración de jóvenes de ambos sexos</li>
<li>recursos financieros aumentando los presupuestos de defensa de los Estados miembros, siguiendo el ejemplo de Polonia, Finlandia y Estonia, que ya han superado los 3%.</li>
</ol>
<p>Según el Sr. Tusk, no hay que restar importancia al llamamiento en favor de un objetivo 5%. Según la Sra. von der Leyen, Europa necesitará 500.000 millones de euros en la próxima década para poner en común los recursos de defensa y hacer pedidos agrupados, como ya ha hecho la UE en el caso de Covid y la deuda.</p>
<p>La perspectiva de <strong><em>formación de</em></strong><strong><em>Informes</em></strong><strong><em> Unidos en Europa</em></strong> sería una garantía mucho mejor para la seguridad y la defensa de Europa que seguir apoyándose en la OTAN, que depende de la buena voluntad de las autoridades americanas, o en la PCSD, que carece del mando político-militar único indispensable para un despliegue eficaz y eficiente de las capacidades militares. La creación de un Estado federal europeo, anunciada el 9 de mayo de 1950 por el Sr. Schumann pero nunca realizada, es la condición para<em> condición sine qua non</em> Defensa europea.</p>
<p>Nos parece que usted entiende este requisito. Usted pronunció la conferencia inaugural del Colegio de Europa en Natolin el 4 de noviembre de 2024.<a href="#_ftn2" name="_ftnref2"><strong>[2]</strong></a> en la que abordó en particular la cuestión de la defensa europea, considerando que hay que empezar a pensar en un ejército europeo y que es posible avanzar paso a paso hacia una "Unión Europea". <strong><em>coalición de voluntarios</em></strong> ".</p>
<p>Las coaliciones de Estados, las asociaciones de Estados y las confederaciones sólo reúnen voluntades dispares y fluctuantes. No permiten que el interés general prevalezca sobre los intereses individuales. Desde el principio, un Estado consigue la unidad de mando político-militar, que le confiere la capacidad de evaluar la situación, tomar decisiones y actuar en consecuencia, durante el tiempo que sea necesario, en el más amplio espectro.</p>
<p>Idealmente <strong><em>Luxemburgo</em></strong> <strong><em>para liderar esta coalición </em></strong>que previó en Natolin y, como primer paso, animar a unos cuantos "pequeños" Estados miembros de la OTAN y la UE a federarse. Dos bastarían para iniciar el proceso. Luxemburgo no puede ser sospechoso de imperialismo; es el único de los "pequeños" Estados que dispone de importantes recursos presupuestarios e incluso de capacidades militares como el A400M y los satélites de telecomunicaciones.</p>
<p>Al igual que con las zonas Schengen y Euro, el núcleo atraería a otros Estados. De este modo, Europa volvería a ser ambiciosa, orgullosa, soberana y respetada.</p>
<p>Le agradecemos la atención prestada a nuestra propuesta y le reiteramos el testimonio de nuestra más alta consideración.</p>
<p>En nombre del Consejo de Administración de la AEPL,</p>
<p>Claude Rivière, Director</p>
<p>Guy T'hooft, Presidente</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a>Véase <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2025/01/17/groenland-la-crise-diplomatique-s-intensifie-entre-le-danemark-et-la-future-administration-trump_6503143_3210.html">https://www.lemonde.fr/international/article/2025/01/17/groenland-la-crise-diplomatique-s-intensifie-entre-le-danemark-et-la-future-administration-trump_6503143_3210.html</a>.</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a>Véase <a href="https://gouvernement.lu/en/actualites/toutes_actualites/communiques/2024/11-novembre/04-frieden-discours-college-europe.html">https://gouvernement.lu/en/actualites/toutes_actualites/communiques/2024/11-novembre/04-frieden-discours-college-europe.html</a>.</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/es/defensa-europea-los-estados-unidos-de-europa-hacen-un-llamamiento-al-primer-ministro-de-luxemburgo/">La défense européenne &#8211; Les États Unis d&rsquo;Europe &#8211; Appel au Premier Ministre Luxembourgeois</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>¿Un nuevo puesto de coordinador "contra el odio cristiano" en la Comisión Europea?</title>
		<link>https://aepl.eu/es/nuevo-puesto-de-coordinador-contra-el-odio-cristiano-en-la-comision-europea/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Thu, 02 Jan 2025 09:18:10 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#8211; PRISE DE POSITION DE L’ASSOCIATION EUROPEENNE DE LA PENSEE LIBRE &#8211; L’AEPL a pris connaissance, avec intérêt, de la récente déclaration de la COMECE appelant à la création d’une fonction de coordinateur pour la prévention de la haine antichrétienne...</p>
<p>The post <a href="https://aepl.eu/es/nuevo-puesto-de-coordinador-contra-el-odio-cristiano-en-la-comision-europea/">Un nouveau poste de coordinateur « haine antichrétienne » à la Commission Européenne ?</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>- DOCUMENTO DE POSICIÓN DE LA ASOCIACIÓN EUROPEA DE LIBREPENSADORES - ASOCIACIÓN EUROPEA DE LIBREPENSADORES</h3>
<p>L’AEPL a pris connaissance, avec intérêt, de la récente déclaration de la COMECE appelant à la création d’une fonction de coordinateur pour la prévention de la haine antichrétienne en Europe<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>.</p>
<p>Cette demande, telle qu’elle est rapportée par les communiqués de presse de la COMECE et de l’OIDAC, suscite plusieurs interrogations au sein de notre association non confessionnelle que nous nous permettons de vous communiquer.</p>
<p>a) La <strong><em>première interrogation</em></strong> concerne la pertinence de l’existence même de ces fonctions au sein des institutions européennes et du lien qu’elles ont avec les libertés garanties par l’article 9 de la CEDH. L’intitulé du poste occupé par Mme von Schnurbein<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>, vise bien à combattre l’antisémitisme au sens large et <strong>non à défendre la religion juive sensu stricto</strong>. Ceci nous semble parfaitement normal puisque cet antisémitisme ne fait guère de différences entre croyants et incroyants lorsqu’il s’exprime.</p>
<p>Quant à la haine des musulmans, l’usage abusif du concept d’islamophobie, entretient une confusion malheureuse <strong>entre racisme et droit à la critique des convictions</strong>. Comme le faisait si justement remarquer CHARB, peu avant son assassinat dans les locaux Charlie Hebdo, Pierre ou Marie, convertis à l’Islam, risquent moins la discrimination à l’emploi ou au logement que Fatima ou Karim devenus athées.</p>
<p>b) Une <strong><em>deuxième interrogation</em></strong> vient de certains arguments employés lors de l’European Prayer Breakfast du 4 décembre 2024.</p>
<p>Le <u>premier argument</u> concerne les actes de vandalisme et les déprédations qui ciblent des cimetières ou des édifices religieux. Ces actes sont incontestablement répréhensibles. Il n’est pas certain toutefois qu’ils soient tous motivés par une haine antichrétienne. Nombre d’entre eux s’expliquent plutôt par des motivations plus banales. L’appât du gain ou le malsain plaisir de détruire sont aussi des ressorts puissants. Si nous les condamnons sans réserve, <strong>ils ne nous semblent pas justifier la création de cette nouvelle fonction</strong>.</p>
<p>Le <u>second argument</u> nous pose encore davantage problème. Mme Kruger semble vouloir contester le contenu de certains enseignements et invoque un droit à l’objection de conscience pour de futurs médecins lors de leur formation. <strong>Ceci est tout simplement inacceptable</strong>. Certaines interruptions de grossesse sont motivées, non par le libre choix de la femme, mais par des <strong>raisons médicales impératives</strong>. Peut-on imaginer que des patientes soient confrontées à des médecins incapables de les aider parce qu’ils auraient eu des scrupules de conscience pendant leurs études ? Si on suit Mme KRUGER, rien ne s’opposerait davantage à ce que des étudiants rejettent la théorie de l’évolution ou l’égalité entre les hommes et les femmes.</p>
<p>c) Enfin, <strong>l’AEPL s’interroge</strong> sur l’impact concret que ce nouveau coordinateur pourra avoir. Chacun sait qu’il y a un équilibre à trouver entre préservation de la liberté d’expression et la lutte contre les discours de haine. En segmentant, à force de créer des fonctions affectées à des communautés différentes, la notion de liberté de pensée, de religion et de conscience, il n’est pas certain que les institutions européennes choisissent la meilleure stratégie. S’il convient d’ajouter, aux coordinateurs existants, un nouveau fonctionnaire pour protéger les chrétiens, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Les Hindous, les bouddhistes et même les non-croyants – très souvent victimes d’intolérance eux aussi – ne mériteraient-ils pas, à leur tour, une protection adéquate ? Nous ne saurions non plus accepter que <strong>la lutte contre les discours de haine remplace progressivement la répression du blasphème</strong> que la sécularisation a fait peu à peu disparaître.</p>
<p>L’AEPL est, comme partenaire du Dialogue dans le cadre de l’article 17, totalement favorable à la lutte contre l’intolérance et la haine motivée par les animosités raciales, religieuses ou idéologiques. Nous ne pensons pas, en revanche, que cet objectif puisse être atteint par un fonctionnement en silos. Le rôle de l’UE est de garantir, conformément aux traités, les libertés fondamentales partout et pour tous. Parmi celles-ci, la liberté d’avoir une religion et de la pratiquer, mais aussi celle de ne pas en avoir et de ne pas être discriminé pour ce motif, occupe une place importante.</p>
<p>Convaincus que le dialogue instauré par l’article 17 doit être inclusif et refléter la diversité religieuse et philosophique qui existe en Europe, <strong>nous ne pensons pas que la proposition de la COMECE soit la meilleure voie pour y arriver</strong>.</p>
<p>Par contre, nous recommandons vivement d’appliquer les lignes directrices<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a> adoptées le 24 juin 2013 par le Conseil des Affaires Etrangères, qui attribuaient il y a plus de dix ans déjà, cette responsabilité aux <strong>Ambassades</strong><a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a><strong> des 27 pays membres de l’UE</strong>, dans un texte détaillé relatif à la promotion et la protection de la liberté de religion ou de conviction.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour le Conseil d’Administration,</p>
<p>Claude Wachtelear                                   Guy T’hooft</p>
<p>Past Président de l’AEPL                        Président de l’AEPL</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> <a href="https://www.comece.eu/comece-at-the-european-parliament-calls-for-the-establishment-of-an-eu-coordinator-on-combating-anti-christian-hatred/">La COMECE au Parlement européen : « Le temps est venu de nommer un coordinateur de l’UE pour la lutte contre la haine antichrétienne » &#8211; L&rsquo;Église catholique dans l&rsquo;Union européenne</a></p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> <a href="https://commission.europa.eu/katharina-von-schnurbein_en"><em>EU Coordinator on combating antisemitism and fostering Jewish life</em></a>,</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> <a href="https://www.eeas.europa.eu/sites/default/files/137585.pdf">https://www.eeas.europa.eu/sites/default/files/137585.pdf</a></p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Voir entre autres, page 11, paragraphe 47</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/es/nuevo-puesto-de-coordinador-contra-el-odio-cristiano-en-la-comision-europea/">Un nouveau poste de coordinateur « haine antichrétienne » à la Commission Européenne ?</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Emancipación del diálogo intergeneracional</title>
		<link>https://aepl.eu/es/carta-de-los-ginecologos-belgas-al-primado-de-belgica-2/</link>
					<comments>https://aepl.eu/es/carta-de-los-ginecologos-belgas-al-primado-de-belgica-2/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Fri, 20 Dec 2024 09:00:04 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Correspondance officielle]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=953</guid>

					<description><![CDATA[<p>Communication le 10 décembre 2024 de notre Past President au Parlement Européen, qui avait invité 8 conférenciers d&#8217;organisations participant au dialogue article 17 du TFUE. On peut regretter, une fois de plus, que seulement 2 organisations étaient philosophiques et non...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Communication le 10 décembre 2024 de notre Past President au Parlement Européen, qui avait invité 8 conférenciers d&rsquo;organisations participant au dialogue article 17 du TFUE. On peut regretter, une fois de plus, que seulement 2 organisations étaient philosophiques et non confessionnelles et que, par contre, 6 représentaient les religieux de toutes sortes.</h2>
<p>La contribution de l&rsquo;AEPL, présentée par Claude WACHTELAER est à lire ci-après ou à voir en <a href="https://multimedia.europarl.europa.eu/fr/webstreaming/Article-17-TFEU-Dialogue----The-importance-of-intergenerational-dialogue-in-addressing-Europe's-future-challenges_20241210-1500-SPECIAL-OTHER?lang=fr&amp;audio=fr&amp;analytics=true&amp;start=241210170949&amp;end=241210171830" target="_blank" rel="noopener">streaming</a>.</p>
<p>Mesdames et Messieurs, permettez-moi tout d&rsquo;abord d&rsquo;exprimer mes remerciements à Mme la Vice-présidente, pour son invitation qui nous donne l&rsquo;occasion de participer à ce séminaire.</p>
<p>Ayant passé toute ma carrière professionnelle dans le domaine de l&rsquo;éducation, j&rsquo;ai, à de nombreuses occasions pu constater l&rsquo;importance des contacts entre les jeunes et leurs aînés</p>
<p>Je sais que l&rsquo;évocation du passé suscite souvent un grand intérêt lorsque des enfants ou des adolescents rencontrent des personnes qui ont vécu des expériences intéressantes et parfois dramatiques.</p>
<p>Nous approuvons donc le principe de cette initiative et soutenons l&rsquo;idée générale.</p>
<p>Néanmoins, nous estimons nécessaire d’exprimer quelques mises en garde quant à sa mise en œuvre et aux objectifs qu&rsquo;elle entend servir.</p>
<p>Si nous voulons apprendre du passé pour éviter les erreurs futures, nous devons prendre quelques précautions.</p>
<p>L’illusion du <em>« c’était mieux avant »</em> pousse parfois les gens à se référer à un passé mythique. Le présent est critiqué sans toujours disposer d&rsquo;informations fiables sur le passé auquel on le compare. On pense que les informations sur lesquelles on s’appuie sont correctes, mais on ne s’efforce pas de vérifier si ce que l’on croit est vrai. Il serait donc souhaitable que le dialogue intergénérationnel se mette au service d’une lecture la plus objective possible du passé.</p>
<p>Apprendre du passé est souvent lié à la tradition, aux racines et à l&rsquo;identité. Autant de choses qui relient, mais qui parfois aveuglent. La race humaine s’est développée à partir de communautés qui se sont progressivement agrandies. Cette caractéristique évolutive était et est encore, d&rsquo;une certaine manière, nécessaire à notre survie car elle crée une solidarité propre au groupe. Mais cette cohésion de groupe peut nous aveugler. Ce phénomène tend à se renforcer à mesure que les grandes traditions religieuses ainsi que les grandes idéologies séculières s’affaiblissent et qu’elles sont souvent remplacées par des petits groupes plus radicaux. Les valeurs et les identités d’un groupe s&rsquo;opposent alors à celle d’un autre et cela crée des conflits. Avec Amin Maalouf, souvenons-nous toujours que nos identités peuvent devenir meurtrières.</p>
<p>En Europe, un nombre croissant de citoyens semble vouloir trouver du réconfort dans le passé glorieux de leur pays ou dans leurs croyances et modes de vie traditionnels. Une réaction à des menaces — réelles ou supposées — qui viendraient d’évolutions comme l’immigration ou la sécularisation de la société. Nous devons être conscients de l’erreur que représente une relecture populiste de l&rsquo;histoire politique ou culturelle. Nous ne nions pas la réalité des défis que représentent certaines de ces évolutions, mais la réponse ne se trouve pas dans un repli sur des identités frileuses. Si un  danger existe, nous devons le prévenir par la promotion d&rsquo;un dialogue transversal entre les différentes traditions afin de créer du consensus. Le dialogue intergénérationnel devrait servir cet objectif.</p>
<p>Dans une période de changement rapide et d&rsquo;incertitude croissante, on voit émerger des comportements parfois contradictoires qui font craindre l’élargissement d’un fossé entre les générations. Certains chercheurs vont même jusqu’à évoquer un clash des générations. Mettre les jeunes et les anciens en dialogue pourrait donc ; paradoxalement, figer ces catégories et renforcer les stéréotypes. À partir de quand est on vieux, jusqu’à quel âge est on un adolescent ? On évoque le jeunisme, on critique les vieux qui s’accrochent à leur positions professionnelles ou sociales. . On pourrait plutôt envisager une approche plus souple qui n’enferme pas les gens dans des cases et qui tient davantage compte des compétences individuelles. Est-il, par exemple,  raisonnable d’allonger de plus en plus la durée de scolarisation des jeunes, mais de ne pas faciliter le retour des quinquas aux études ? On pourrait ouvrir ainsi la voie à une société post générationnelle dans laquelle jeunes et vieux ne seraient pas face à face, mais côte à côte.</p>
<p>La tradition à laquelle nous nous référons à l&rsquo;AEPL a ses propres caractéristiques. Tout d&rsquo;abord, la conviction que nos identités, aussi importantes soient-elles, doivent passer après notre humanité commune. La seconde est la méthode que nous utilisons, le libre examen.  Comme l&rsquo;a défini Maxime GLANSDORFF, professeur de l&rsquo;Université de Bruxelles, <em>« le libre examen ne prétend pas à des vérités définitives ; il se préoccupe du renouvellement méthodique des idées et répugne à leur conservation obligatoire ».</em> Il s’agit donc de soumettre chaque question importante à une évaluation critique et lucide qui tienne aussi bien compte des enseignements du passé  de ce que le futur attend de nous.</p>
<p>Tels sont les fondements sur lesquels nous entendons bâtir notre contribution à cette initiative, avec la ferme volonté de la rendre émancipatrice et progressiste. Nous ne pouvons pas affronter l&rsquo;avenir — aussi incertain soit-il — en regardant uniquement dans le rétroviseur.</p>
<p>Claude Wachtelear, Past President</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/es/carta-de-los-ginecologos-belgas-al-primado-de-belgica-2/">Un dialogue intergénérationnel émancipateur</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
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		<title>Carta de ginecólogos belgas al Primado de Bélgica</title>
		<link>https://aepl.eu/es/lettre-des-gynecologues-belges-au-primat-de-belgique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Wed, 30 Oct 2024 16:04:49 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Correspondance officielle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous relayons une lettre ouverte des gynécologues à la hiérarchie catholique en Belgique. &#160; Jette, le 24 octobre 2024,                             Lettre Ouverte à l’intention de Monseigneur Luc...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>Transmitimos una carta abierta de ginecólogos a la jerarquía católica belga.</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Jette, 24 de octubre de 2024,</p>
<p style="text-align: left;">                            Carta abierta a Monseñor Luc TERLINDEN.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: left;">                             Arzobispo de Malinas - Bruselas</p>
<p style="font-weight: 400;">El 8 de octubre, indignados por los inaceptables comentarios de sus superiores, un grupo de 150 ginecólogos belgas se reunió en menos de cuatro días para escribirme una carta, que había sido aprobada por los Consejos de Administración de los dos grupos profesionales de obstetras-ginecólogos de Bélgica. Le pedimos que reaccionara y se posicionara en contra de estas palabras ofensivas. Recibió usted la carta, como demuestra nuestro acuse de recibo... pero ¿la leyó siquiera?</p>
<p style="font-weight: 400;">Entretanto, afortunadamente se han alzado otras voces: numerosas peticiones de católicos decepcionados para que se cambien los nombres, artículos en la prensa que recogen la conmoción causada por estas observaciones en nuestra noble profesión y entre el público en general, una reacción de la Orden de Médicos, una interpelación al Gobierno por parte del Primer Ministro, un comunicado oficial de las obediencias masónicas y una reacción ilustrada del Sr. Ringlet (sacerdote y antiguo vicerrector de la Universidad Católica de Lovaina), entre otras.</p>
<p style="font-weight: 400;">Callarse ante acciones inaceptables es a veces tan censurable como cometerlas uno mismo.</p>
<p style="font-weight: 400;">No, Monseñor, usted no tiene derecho a permitir que se difundan comentarios hirientes, desfasados, científica y moralmente erróneos, y que avergüenzan a quien los hace y no a quien van dirigidos. Comentarios que, le recuerdo, incluso insultan nuestra legislación.</p>
<p style="font-weight: 400;">Lo que era una carta dirigida a usted personalmente se ha convertido ahora en una carta abierta, difundida en las redes sociales y en la prensa. Le dejo a usted que juzgue su silencio.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong><em>Errare humanum est, perseverare diabolicum</em></strong> !</p>
<p style="font-weight: 400;">Atentamente</p>
<p style="font-weight: 400;">Prof. Dr. Gilles Faron</p>
<p style="font-weight: 400;">Ginecólogo y obstetra.</p>
<p style="font-weight: 400;">Adjunta al final de la carta: la carta original fechada del 8 al 10, firmada conjuntamente.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: right;">Jette, 8 de octubre de 2024,</p>
<p style="font-weight: 400;">                                                            A la atención de Monseñor Luc TERLINDEN</p>
<p style="font-weight: 400;">                                                            Arzobispo de Malinas - Bruselas</p>
<p style="font-weight: 400;">                                                            Archidiócesis de Malinas-Bruselas</p>
<p style="font-weight: 400;">                                                            Wollemarkt, 15</p>
<p style="font-weight: 400;">                                                            2800 Machelen</p>
<p style="font-weight: 400;">Milord,</p>
<p style="font-weight: 400;">Nos dirigimos a usted para comentar las declaraciones realizadas por el Sr. Jorge Mario Bergoglio, comúnmente conocido como "Papa Francisco", durante su visita a Bélgica entre el 26 y el 29 de septiembre.</p>
<p style="font-weight: 400;">Varias de sus posiciones nos han escandalizado y herido profundamente.</p>
<p style="font-weight: 400;">Repitiendo declaraciones que ya había hecho en 2018, describió a los médicos que practican abortos como, y cito, "asesinos" e incluso "sicarios". También calificó de "ley asesina" la ley belga que autoriza el aborto médico en determinadas condiciones.</p>
<p style="font-weight: 400;">Respetamos plenamente el derecho de toda persona a tener convicciones morales contrarias al aborto. Sin embargo, cuando los legisladores han decidido democráticamente regular esta práctica por ley, es porque es aceptable para el conjunto de la sociedad que la ha votado. Por tanto, tales comentarios insultantes, procedentes de un jefe de Estado extranjero, no sólo carecen de fundamento, sino que constituyen un error político.</p>
<p style="font-weight: 400;">Estas palabras llenas de odio son inapropiadas, inaceptables e indignas de un jefe de Estado invitado y honrado como él.</p>
<p style="font-weight: 400;">Este señor finge no saber que la práctica del aborto es legal en Bélgica, que está supervisada y que, cuando se realiza en excelentes condiciones médicas, ayuda a las mujeres, a las familias y a la sociedad. Contribuye a reducir la morbilidad y la mortalidad maternas, como atestiguan todos los estudios científicos sobre el tema.</p>
<p style="font-weight: 400;">En Bélgica vivimos en una sociedad regida por el Estado de Derecho, la democracia y el pluralismo de ideas. La religión, al contrario que en el Estado del Vaticano, no es la ley. Aquí se autoriza libremente la práctica de la religión y se pueden debatir y defender las ideas, pero un derecho que no concedemos a nadie es insultar nuestra legislación y a un grupo de profesionales conscientes que se preocupan por sus semejantes y ejercen su profesión de forma valiente y empática. Y esto se aplica a todos los pacientes, de todas las clases sociales, incluidos y sobre todo los miembros más vulnerables de nuestra sociedad.</p>
<p style="font-weight: 400;">Estas graves acusaciones de una persona que se precia de tener una autoridad moral divina son especialmente chocantes. Es probable que animen a personas malintencionadas a tomarle la palabra y les lleven a cometer actos delictivos contra el personal sanitario.</p>
<p style="font-weight: 400;">¿Es así como la moral católica predica la benevolencia y el respeto?</p>
<p style="font-weight: 400;">El Sr. Bergoglio también aprovechó la atención mediática para menospreciar a las mujeres repitiendo comentarios misóginos sobre su lugar en la sociedad. También en este punto, creemos que se equivoca de objetivo y que, por el contrario, las mujeres son pilares indestructibles de nuestra sociedad, a las que debemos rendir homenaje en todo momento por su resistencia. Como responsables de la Iglesia católica belga, les rogamos por tanto que emitan un comunicado de prensa denunciando sin ambigüedad estas palabras papales y afirmando que la Iglesia belga se disocia de estas convicciones extremistas y anacrónicas.</p>
<p style="font-weight: 400;">Si no responde favorablemente a nuestra petición, lo consideraremos una aprobación tácita de estos insultos. Tal postura podría ser percibida como difamación, dañando nuestro honor y reputación, con posibles consecuencias legales.</p>
<p style="font-weight: 400;">Por tanto, esperamos que escuche y comprenda la profundidad de nuestro mensaje y nuestra consternación, y que opte por un enfoque constructivo para paliar el daño causado. Esta carta ha sido validada libremente y firmada conjuntamente por un grupo de ginecólogos belgas de todas las partes del país y de todas las confesiones.</p>
<p style="font-weight: 400;">El Profesor Dr. Maxime FASTREZ lo ha firmado también en su calidad de Presidente del Collège Royal des Gynécologues de Langue Française de Belgique (CRGOLFB) y en nombre del Consejo de Administración de su asociación.</p>
<p style="font-weight: 400;">Atentamente</p>
<p style="font-weight: 400;">Prof. Dr. Gilles Faron</p>
<p style="font-weight: 400;">Ginecólogo y obstetra.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong><u>Lista de ginecólogos belgas cofirmantes de la carta de 8-10 (por orden alfabético)</u></strong><strong>:  </strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Ámbar STAS</strong>, ginecólogo (ASO), UZ Brussel, VUB, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Un VERCOUTERE</strong>ginecólogo, HUB Erasme, 1070 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Anastasia SLAUS</strong>, ginecólogo (ASO), UZ Brussel en Petrus Ascanusstraat 47, 1730 Asse.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Andrew CARLIN</strong>Ginecólogo, Jefe de Clínica, CHU Brugmann, 1020 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Anne CARTON</strong>Ginecólogo, 21 rue des Martinets, 1160 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Anne DELBAERE</strong>Ginecólogo, Profesor, Director del Departamento de Ginecología y Obstetricia, HUB Erasme, 1070 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Anne HOLOYE</strong>Ginecólogo, Director de la Clínica de Ecografía y Medicina Fetal, HUB Erasme, 1070 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Ana LOCCUFIER</strong>Ginecólogo, Noorweegse Kaai 36, 8000 Brujas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Anne VEROUGSTRAETE</strong>ginecólogo, VUB-Dilema, Constant Bauneweg</p>
<p style="font-weight: 400;">13, 1650 Beersel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Anne-Charlotte VERDUYN</strong>, ginecólogo, CHIREC Delta, boulevard du triomphe 201, 1160 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Anniek VORSSELMANS</strong>, ginecólogo, UZ Brussel (ecografía prenatal), Pastinakenstraat 36, 1730 Asse.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Aude COUPÉ</strong>ginecólogo, CHR Namur (sitio Mosa) y rue de Jausse 209, 5100 Wierde.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Aurélie JACQUET</strong>Ginecólogo, Jefe de Servicio, Klinik St Josef, 4780 Sankt Vith.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Babette JAIME MOENS</strong>, ginecólogo, UZ Brussel, Laarbeeklaan 101, 1090</p>
<p style="font-weight: 400;">Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Camille OLIVIER</strong>Ginecólogo, Jefe de la Clínica de Medicina Materna y Fetal, CHU Brugmann, 1020 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Carine CORBISIER</strong>Ginecólogo, CHU Brugmann y Blv Edmond Machtens 174/66, 1080 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Caroline DE CONINCK</strong>Ginecólogo, Departamento de Ginecología y Obstetricia, HUB Erasme, 1070 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Catherine DATH</strong>Ginecólogo, CHIREC Ste-Anne-St-Rémi, 1070 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Catherine RIERA</strong>ginecólogo, CHU Humani Charleroi y 46 rue Scrawelle, 7180 Seneffe.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Catherine VAN PACHTERBEKE</strong>Ginecólogo, MD, PhD, Jefe de la Clínica de Ginecología y Obstetricia, Hospital Universitario Brugmann, 1020 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Charles GÉRARD</strong>ginecólogo, avenue du vieux frêne 49, 6280 Loverval.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Charlotte VERMOESEN</strong>, ginecólogo, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Charlotte MAGGEN</strong>ginecóloga, PhD, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Christian MOULART</strong>ginecólogo, Departamento de Ginecología y Obstetricia, Cliniques de l'Europe, sede de Uccle, miembro del Comité Consultivo Belga de Bioética; Avenue de Fré 206, 1180 Bxl.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Christian NØRGAARD</strong>ginecólogo, CHIREC; 111 rue des Combattants, 1310 La Hulpe.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Christophe BLOCKEEL</strong>, ginecólogo, Profesor, UZ Brussel, Laarbeeklaan 101, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Clotilde LAMY</strong>Ginecólogo, Director de la Clínica Obstétrica, HUB Erasme, 1070 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Confort ACHUO</strong>, ginecólogo (ASO VUB), UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Constance CARELS</strong>ginecólogo (ASO VUB), 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Danah VAN OSSEL</strong>gynaecoloog, nieuwelaan 39/2, 1853 Strombeek-Bever.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Danièle NOTERMAN</strong>ginecólogo, CHIREC Delta y rue Tenbroeck 25a, 1640 Rhode.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Delphine HIROUX</strong>ginecólogo, CHIREC Braine l'Alleud, 1420 Braine l'Alleud.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Didier OBERWEIS</strong>ginecólogo, jefe de servicio de ginecología-obstetricia, firma privada:19 avenue buisseret, 6530 Thuin.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Dina HERTENS</strong>ginecólogo, CHU Saint-Pierre 1000 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Dorin ONOFREI</strong>ginecólogo, CHIREC Delta, boulevard du triomphe 201, 1160 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Eddy VAN EECKHOUT</strong>Ginecólogo, Algoetstraat 64, 1750 Lennik.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Edouard DHOOGE</strong>, ginecólogo (ASO VUB), UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Elisa DONÉ</strong>, gynaecoloog, Prenatale Geneeskunde UZ Brussel en H.</p>
<p style="font-weight: 400;">Rosseelslaan 5, 1731 Zellik.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Ellen ORINX</strong>ginecólogo (ASO VUB), Engels plein 29, 3000 Lovaina.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Elodie ELSEN</strong>ginecólogo, Zijp 25 1780 Wemmel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Emilia FRANÇOIS</strong>, ginecólogo (ASO VUB), UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Erika RUSSO</strong>Ginecólogo, Clínica de la Ciudad, 1050 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Eve VAN DEN MOOTER</strong>, ginecólogo, Dienst Obstetrie, UZ Brussel, 1090</p>
<p style="font-weight: 400;">Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Eveline MARKOWICZ</strong>ginecólogo, CHIREC Delta y Rue Dodonée 83, 1180 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Evy GILLET</strong>, gynaecoloog, Staflid Gynaecologie UVC Brugmann, 1020</p>
<p style="font-weight: 400;">Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Fabienne DEVREKER</strong>Profesor, Doctor, Clínica de Fertilidad, HUB Erasme ULB, 1070 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Fabienne MICHEL</strong>, <em>matrona</em>CHIREC Delta, 1160 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Fleur GEERAERD</strong>ginecólogo (PG ULB), 2 ancien dieweg, 1180 Uccle.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Florence ABRAMOWICZ</strong>ginecólogo, 29 chemin du moulin, 1380 Lasne.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Françoise EXSTEYL</strong>ginecólogo, 101 rue de Nivelles, 1440 Braine Le Château.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Françoise KRUYEN</strong>Ginecóloga, fundadora del "Collectif Contraception" en La Louvière, CHU Tivoli y 2, Place G. Warocqué, 7140 Morlanwelz.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Frauke VANDEN MEERSCHAUT</strong>, ginecólogo, Staflid Reproductieve Geneeskunde, Vrouwenkliniek, UZ Gent, C. Heymanslaan 10, 9000 Gent.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Frédéric BLAVIER</strong>ginecólogo, 9 rue des Serpolets, 34790 Grabels, Francia</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Frédéric GOFFIN</strong>Ginecólogo, CHU de Lieja y Hôpital de la Citadelle, Profesor de Ginecología, Universidad de Lieja, 4000 Lieja.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Frédéric RODESCH</strong>Dr. P. B., ginecólogo, MD, PhD, Jefe Honorario de Servicio (Hospital ERASME), Presidente Honorario de la Real Sociedad Belga de Ginecología y Obstetricia, <em>Miembro honorario de la Sociedad Belga de Medicina Reproductiva</em>1070 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Géraldine DEBRUYNE</strong>ginecólogo, CHIREC Delta, boulevard du triomphe 201, 1160 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Gilles CEYSENS</strong>ginecólogo, CHU Helora Site Kennedy Mons y avenue des sapins 21, 7020 Nimy.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Hannah BUSSELEN</strong>ginecólogo (ASO, VUB), Lutselusstraat 78, 3590 Diepenbeek.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Helena KOLB</strong>ginecólogo (ASO VUB), Kapelstraat 23, 300 Genk.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Hélène BALASSE</strong>ginecólogo, CHIREC Delta y rue Darwin 56, 1050</p>
<p style="font-weight: 400;">Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Herman TOURNAYE</strong>ginecólogo, profesor, <em>Director Clínico y Científico de FIV en Bruselas, Centro de Medicina Reproductiva de la Universidad de Bruselas, Jefe del Departamento de Ginecología y Fertilidad, Catedrático.</em> Vrije Universiteit Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Isabelle DEHAENE</strong>, ginecólogo, Vrouwenkliniek UZ Gent, 9000 Gent.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Isabelle DELANDE</strong>ginecólogo, CHIREC Delta et chaussée de Louvain 151, 1410 Waterloo.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Isabelle DUPOND</strong>ginecólogo, ULB, CHIREC Delta, 1160 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Isabelle JEANJOT</strong>ginecólogo, CHIREC Braine l'Alleud, 1420 Braine l'Alleud.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Isabelle GOVAERTS</strong>ginecólogo, CHIREC Delta, boulevard du triomphe 201, 1160 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Jan DEPRESIÓN</strong>Ginecólogo, MD, PhD, FRCOG, Profesor de Obstetricia y Ginecología, KUL, Dienst Gynaecologie en Verloskunde, UZ Leuven, campus Gasthuisberg, Herestraat 49, 3000 Leuven.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Jean-François LIMBOSCH</strong>ginecólogo, CHIREC Delta y Rue François Ruylinx 9, 1170 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Jean-Jacques AMY</strong>, ginecólogo, emérito hoogleraar Vrije Universiteit Brussel. Prijs Vrijzinnig Humanisme 2021; Florencestraat 62, 1052 Elsene.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Johan DESCHACHT</strong>ginecólogo, abortusarts Luna, 8400 Oostende.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Johan GOIRIS</strong>, ginecología, UZA, abortusarts Luna, Diksmuidelei 25B, 2930 Brasschaat.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Johan VANWIEMEERSCH</strong>ginecólogo, ginecólogo, ginecólogo de guardia, ginecólogo de guardia, ginecólogo de guardia, ginecólogo de guardia, ginecólogo de guardia <em>Consejo Europeo y Colegio de Ginecología</em>listdreef 34, 2900 Schoten.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Johanna VAN ACHTER</strong>ginecólogo, CHIREC Braine l'Alleud, 1420 Braine l'Alleud.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Johannie SIFFAIN</strong>gynaecoloog, plaasstraat 120, 1860 Meise.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Justine JEHOTTE</strong>Ginecólogo, Clínica St-Jean, 1000 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Katrien GLORIEUS</strong>, ginecólogo, Halle-Beersel en UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Kawakeb EL MOURABI</strong>Ginecólogo, CHU Brugmann, 1020 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Kim VAN BERKEL</strong>, ginecólogo, Dienst Genetica, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Koen TRAEN</strong>, ginecólogo, portavoz de la VVOG (y también del equipo de voluntarios de nuestra organización).</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Kristien ROELENS</strong>, ginecólogo, Profesor, Kliniekhoofd Vrouwenkliniek, UZ Gent, 9000 Gent.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Laura CATTANI</strong>, ginecólogo, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Laura TECCO</strong>ginecólogo, rue Veydt 61, 1050 Ixelles.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Laetitia VAN KEYMEULEN</strong>ginecólogo, rue de la brique 3, 1400 Nivelles.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Laurence MENTROP</strong>ginecólogo, dries 23, 1170 Watermael-Boisfort.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Laurence MOONS</strong>, <em>psicólogo</em> (entrevistas pre-IVG), Hospital Marie-Curie, 6042 Charleroi.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Leonardo GUCCIARDO</strong>, ginecólogo, Profesor, Diensthoofd Obstetrie en Prenatale Geneeskunde, UZ Brussel, 101 Laarbeeklaan 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Linda AMERYCKX</strong>, ginecólogo, UZA Antwerpen, 2650 Edegem.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Lisa BALEPA</strong>ginecólogo, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Luc BAEYENS</strong>, gynaecoloog, Gewezen Departementshoofd GynaecologieObstetrie, UVC Brugmann, 1020 Brussel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Luc DE CATTE</strong>Ginecóloga, Profesora, Doctora, <em>Medicina Feto-Maternal Dprt Obstetricia y Ginecología</em> UZ Leuven Gasthuisberg, 3000 Lovaina.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Ludovica IMPERIALE</strong>Ginecólogo, Departamento de Ginecología y Obstetricia, HUB Erasme y rue des fabriques 73, 1000 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Marc L'HERMITE</strong>Ginecólogo, PhD, DSc, Profesor Emérito de Ginecología y Obstetricia (ULB), Jefe Honorario del Departamento de Ginecología y Obstetricia del CHU Brugmann; square Edmond Machtens 19/2, 1080 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>María BREUGELMANS</strong>, gynaecoloog, staflid dienst obstetrie UZ Brussel, Notelaaarstraat, 11, 1730 Asse.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>María CIURCIUMEL</strong>ginecólogo, CHIREC Braine l'Alleud, 1420 Braine l'Alleud.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Marie BAEYENS</strong>Ginecólogo, CHIREC Braine l'Alleud y rue Félicien Tubiemont 27, 1472 Vieux Genappe.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Marie KROLL</strong>ginecóloga, profesora de escuela de matronas, avenue du cor de chasse 125, 1170 Watermael-Boisfort.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Marie-Dominique DELEUSE</strong>ginecólogo, CHIREC Delta, 1160 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Marit ILIAENS</strong>ginecólogo (ASO VUB), Dieperstraat 55, 2230 Herselt.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Marja HIDÉN</strong>ginecólogo, CHIREC (centro hospitalario de Braine l'Alleud y Delta), boulevard du triomphe 201, 1160 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Mark VANDERVORST</strong>, ginecólogo, F. Campionlei 22, 1800 Vilvoorde.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Maxime FASTREZ</strong>ginecólogo, Profesor HUB Erasme, Presidente del CRGOLFB, 1070 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michael DE BRUCKER</strong>, ginecólogo, doctorado, CHU Tivoli, Halle en UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michel BOSSENS</strong>ginecóloga, doctora, antigua Jefa del Servicio de Ginecología y Obstetricia de los Hospitales Iris Sud, Avenue du Maréchal 21, 1180 Uccle.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michel BOULVAIN</strong>ginecólogo, Profesor, UZ-VUB, ULB; 4, avenue des verchères, 1226 Thonex, Suiza (CH).</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michel DEGUELDRE</strong>gynaecoloog, 21 Avenue de la Floride, 1180 Uccle.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michel DEVOS</strong>ginecólogo, doctor, <em>Director Médico Senior Bruselas FIV</em>, <em>Profesor clínico</em> Vrije Universiteit Brussel, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michele LEUNEN</strong>, ginecólogo, UZ Brussel Dienst Gynaecologie, laarbeeklaan 101, 1090 Brussel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michèle NOSBUSCH</strong>ginecólogo, CHIREC, Delta, boulevard du triomphe 201, 1160 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michèle ZUCKER</strong>ginecólogo, CHIREC Delta, boulevard du triomphe 201, 1160 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michelle SOARES</strong>Ginecólogo, UZ Brussel y UCL Saint-Luc, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Mina LEYDER</strong>ginecólogo, 1730 Asse.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Monika LAUBACH</strong>, ginecólogo, Kliniekhoofd Verloskunde UZ Brussel; Prins Van Luiklaan 19, 1070 Brussel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Muriel ROZENBERG</strong>, <em>psicólogo</em> en atención perinatal, planificación familiar y CHIREC Delta, 1160 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Nadia VONECHE</strong>Ginecólogo, Grand Hôpital de Charleroi, 6000 Charleroi.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Nathalie PETIT</strong>, ginecólogo, AZ Sint-Maria Halle en Arthur Puesstraat 446, 1502 Lembeek.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Nelson RABBACHIN</strong>, gynaecoloog, staflid obstetrie en prenatale geneeskunde, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Nico BOLLEN</strong>gynaecoloog, blauwenberg 23, 1860 Meise.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Oranita GOLDRAT</strong>ginecólogo, HUB Erasme, 1070 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Pamela GIRONI</strong>ginecólogo, CHIREC Braine l'Alleud y rue du dragon 38, 1640 Rhode-Saint-Genèse.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Pascale GRANDJEAN</strong>Ginecólogo, Jefe de Servicio, CHU Helora (sitio de Constantinopla), 7000 Mons.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Patricia BARLOW</strong>Dr. Poulin, ginecólogo, antiguo Jefe de la Clínica Obstétrica del CHU Saint-Pierre, 1000 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Patrick DE BRUCKER</strong>gynaecoloog, Bergensesteenweg 70, 1500 Halle.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Patrick DEVOS</strong>Dr. Gianluca P. B., ginecólogo, Presidente de la ASBL des gynécologues du CHIREC y Presidente del Consejo de Administración del CHIREC, 1160 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Patrick EMONTS</strong>Ginecólogo, Profesor ULG, 4000 Lieja.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Paul ADRIAENSEN</strong>, gynaecoloog, Dienst Gynaecologie, UZ Brussel, 101 Laarbeeklaan, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Paul NEIRYNCK</strong>Vrouwenarts, Jande Trochstraat 41, 1703 Schepdaal.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Pierre LEBLICQ</strong>ginecólogo, jefe de servicio honorario del CHU Ambroise Paré; chaussée Saint-Job 144, 1180 Uccle.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Philippe SIMON</strong>Ginecólogo, Profesor ULB, Moeremanslaan 48, 1700 Dilbeek.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Régine VAN SNICK</strong>ginecólogo, rue Bâtonnier Braffort 58, 1200 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Rudi GEVERS</strong>, ginecólogo, VUB, CHIREC Delta en Zwaluwenlaan, 33, 1650 Beersel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Sara ENGELS</strong>, ginecólogo, Pelvi-Perinéologie - Gynécologie du sport Clinic, CHU Brugmann, 1020 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Sarah SWIMBERGHE</strong>ginecólogo, avenue Alfred Solvay 13, 1170</p>
<p style="font-weight: 400;">Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Serge ROZENBERG</strong>ginecólogo, Profesor VUB-ULB, Sint-Pieter</p>
<p style="font-weight: 400;">Ziekenhuis, 1000 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Séverine DONEUX</strong>ginecólogo, CHRSM Namur y rue Arthur Patiny 14C, 5150 Floreffe.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Shari MACKENS</strong>ginecólogo, profesor, <em>Director Médico Senior Bruselas FIV</em>UZ Brussel; Varent 65, 1730 Asse.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Siham ZAYTOUNI</strong>Ginecóloga, Presidenta del Consejo de "Aimer à l'ULB" Planificación y Departamento de Ginecología-Obstetricia, HUB Erasme, 1070 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Silke VASSEUR</strong>, ginecólogo, UMC Sint-Pieter, 1000 Brussel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Sophie ALEXANDER-KARLIN</strong>ginecólogo, PhD, MPH, PERU, CR2, ESP ULB, route de Lennik 808, 1070 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Sophie BEN YOUSSEF</strong>ginecólogo, rue du vieux pavé d'asquempont 22, 1460</p>
<p style="font-weight: 400;">Ittre.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Sophie TSEPELIDIS</strong>ginecólogo, CHIREC Braine l'Alleud, 1420 Braine l'Alleud.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Stefan COSYNS</strong>ginecólogo, 1730 Asse.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Stéphane SCHURMANS</strong>Ginecólogo, Universidad de Lieja, rue Jan Baptist Dekeyzer 145, 1970 Wezembeek Oppem.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Stéphanie ROMNÉE</strong>ginecólogo, PHU Senior en Medicina Fetal y Obstetricia, HUB ERasme y Bergstraat 30, 3078 Meerbeek.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Sylvie HOUBEN</strong>Ginecólogo, Jefe del Servicio de Maternidad CHIREC Delta, 1160 Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Valerie UVIN</strong>, ginecólogo, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Vinciane BIERNAUX</strong>ginecólogo, UCL y ULB, CHIREC, 1420 Braine l'Alleud.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Véronique FONTAINE</strong>ginecólogo, avenue des coccinnelles 16, 1170</p>
<p style="font-weight: 400;">Bruselas.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Véronique ZIEREISEN</strong>Ginecólogo, 51 avenue Théo Vanpé, 1160 Auderghem.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Virginie CONTI</strong>ginecólogo, CHR Namur (sitio del Mosa) y rue du coquelet 135, 5004 Bouge.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Walter FOULON</strong>, ginecólogo, Profesor UZ Brussel, Tulpenlaan 28, 1702 Groot Bijgaarden.</p>
<p style="font-weight: 400;"><p>The post <a href="https://aepl.eu/es/lettre-des-gynecologues-belges-au-primat-de-belgique/">Lettre des gynécologues belges au primat de Belgique</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Nouveau paysage européen &#8211; Partie II</title>
		<link>https://aepl.eu/es/nouveau-paysage-europeen-partie-ii/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Fri, 25 Oct 2024 07:12:03 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelle Europe pour le prochain quinquennat 2024-2029 ? Partie II La Commission européenne. C’est naturellement dans le cadre de ce programme stratégique, que se sont inscrites les orientations politiques pour la prochaine Commission européenne 2024–2029,  dans le discours intitulé «...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quelle Europe pour le prochain quinquennat 2024-2029 ? Partie II</strong></p>
<p><strong>La Commission européenne.</strong></p>
<p>C’est naturellement dans le cadre de ce programme stratégique, que se sont inscrites les orientations politiques pour la prochaine Commission européenne 2024–2029,  dans le discours intitulé « le choix de l’Europe » avec lequel Ursula von der Leyen s’est présentée au suffrage des députés européens à Strasbourg le 18 juillet dernier. Avec 401 voix pour sur 720, soit 40 de plus que la majorité absolue, elle a été élue plus confortablement qu’en 2019, où elle n’avait eu qu’une marge de 9 petites voix. Bien que le vote fut secret, on peut supputer qu’ont voté contre elle : les Patriotes de Jordan Bardella, l’Europe des nations souveraines (Orban),les 33 non- inscrits (l’extrême extrême droite) et la droite radicale des conservateurs et réformateurs (ECR de Mme Meloni) auxquels s’ajoutent l’extrême gauche The Left de Manon Aubry. On en déduit, que quelques députés de la majorité actuelle n’ont pas voté pour elle donc parmi les groupes :sociaux- démocrates (S&amp;D), centristes de Renaissance, et PPE, son groupe politique, rejoints par la plupart des députés Verts.</p>
<p>Les concurrents d’Ursula von der Leyen, qui étaient nettement plus à droite (premiers ministres croate ou grec), elle apparait comme la plus centriste dans un contexte où le PE s’est nettement droitisé, voire plus.</p>
<p>Elle s’est engagée à appliquer le paquet « Asile et migration » récemment adopté (mais déjà remis en cause par plusieurs pays) , et n’a pas renoncé au « Green deal »,  et a fait un geste en faveur de l’industrie automobile allemande (carburant synthétique non polluant après 2035 pour les moteurs thermiques).</p>
<p>Les députés ont ainsi voulu éviter que par le rejet de la présidente sortante un élément d’instabilité supplémentaire ne s’ajoute au contexte géopolitique international et économique actuel qui risque encore de s’aggraver avec les élections américaines et les guerres en cours.</p>
<p>Les grands chapitres de ses orientations sont les suivants :</p>
<ol>
<li>Un nouveau plan pour une prospérité et une compétitivité durable pour l’Europe (faciliter l’activité des entreprises ; impact pour une industrie propre ; améliorer la particularité et la résilience de notre économie ; stimuler la productivité par la diffusion des technologies numériques ; placer la recherche et l’innovation au cœur de notre économie ; décupler les investissements ; remédier aux pénuries de compétences et main-d’œuvre)</li>
<li>Une nouvelle ère pour la défense et la sécurité européenne (faire de l’union européenne de la défense réalité ; une stratégie de l’union pour la préparation aux crises ; une Europe plus sûre et mieux sécurisée ; des frontières communes renforcée ; agir de manière équitable et ferme en matière de migration</li>
<li>Soutenir les personnes et renforcer nos sociétés et notre modèle social (l’équité sociale dans une économie moderne ; restaurer l’unité de notre société, soutenir nos jeunes ; une union de l’égalité</li>
<li>Préserver notre qualité de vie  (sécurité alimentaire, eau et nature, adaptation et préparation au changement climatique et solidarité dans ce domaine)</li>
<li>Protéger notre démocratie, défendre nos valeurs (renforcer l’État de droit ; placer les citoyens au cœur de notre démocratie</li>
<li>L’Europe dans le monde : user de notre puissance et de nos partenariats ; l’élargissement comme impératif géopolitique ; une approche plus stratégique à l’égard de nos pays voisins ; une nouvelle politique économique étrangère ; refaçonner le multilatéralisme pour le monde d’aujourd’hui)</li>
<li>Atteindre les objectifs ensemble et préparer notre Union pour l’avenir (un nouveau budget à la hauteur de nos ambitions ; un programme ambitieux de réforme pour l’Europe ; agir en coopération avec le Parlement européen).</li>
</ol>
<p>La composition de son collège de commissaires a été plus laborieuse que la dernière fois : en effet Mme von der Leyen avait à nouveau recherché l’équilibre entre les hommes et les femmes et avait donc demandé aux États membres de présenter deux candidatures – lorsque le commissaire actuel n’était pas reconduit. Hélas, peu d’États membres se sont plié à cette demande pourtant insistante. Le collège qui en est ressorti, qui reste évidemment à approuver candidat par candidat et ensuite le collège tout entier, par les Commissions pertinentes du Parlement européen, se compose donc de 11 femmes dont la présidente et quatre vice-présidentes, et 16 hommes dont deux vice-présidents, soit 40 % de femmes, contre les 22 % proposés par les États membres. Seuls 6 étaient déjà membres de la commission , 21 sont donc nouveaux candidats.</p>
<p>Il faut pointer  aussi un déséquilibre politique entre le poids des groupes politiques issus des élections et le nombre candidats commissaires appartenant à chacun: 12  candidats commissaires sont chrétiens-démocrates, comme la Présidente. Certes le PPE arrive en tête des élections, mais il n’y a que 4 S&amp;D qui arrive pourtant en second, 5 libéraux de Renew, pourtant désormais cinquième dans l’hémicycle, 4 indépendants et même le candidat italien du groupe CRE  de Mme Meloni, extrême-droite « modérée » qui hériterait du portefeuille cohésion et réformes , c’est-à-dire des fonds structurels européens. Le cordon sanitaire a sauté ! Comme au PE pour ce groupe.</p>
<p><strong>Au total, on assiste à une forte droitisation de la Commission</strong>.</p>
<p>Mais ce sont évidemment le contenu des portefeuilles qui leur sont attribués qui sont les plus significatifs.</p>
<p>Concernant les vice-présidences :</p>
<p>En première vice-présidente , l’estonienne  Kaja Kallas proposée par le Conseil européen pour occuper le poste de Haute représentante de l’U.E  pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.</p>
<p>Le deuxième VP Stéphane Séjourné, éphémère ministre de l’Europe et des affaires étrangères français dans le gouvernement Attal, est le remplaçant in extremis de Thierry Breton dont Mme von der Leyen ne voulait plus.  La France, qui a obtempéré,  a obtenu une VP contre l’abandon de son commissaire sortant Thierry Breton. Il est désigné pour le portefeuille de la Prospérité et la Stratégie industrielle.</p>
<p>L’Espagne obtient une VP attribuée à Mme Teresa Ribera, jusqu’à présent n°2  dans le gouvernement espagnol, qui sera chargé de la transition propre juste et compétitive.</p>
<p>La Finlande aura une vice-présidente s’occupant de la souveraineté technologique, la sécurité et la démocratie.</p>
<p>La Roumaine s’occupera des personnes, des compétences et de l’État de préparation</p>
<p>Le 6<sup>th</sup> VP est l’italien R. Fitto (qui faisait partie du gouvernement italien) sera chargé du très riche portefeuille de la cohésion  et des réformes, deuxième plus grosse dotation du budget européen.</p>
<p>Concernant les commissaires, il convient de noter en premier lieu  le commissaire <strong>lithuanien A. Kubilius</strong> qui sera chargé du très important dossier de la <strong>défense et de l’espace.</strong> Il devra se coordonner avec la VP estonienne  Kaja Kallas.</p>
<p>Quant à l’Autriche, son candidat Magnus Brunner devra se concentrer sur la mise en œuvre du <strong>pacte sur  <u>l’asile et la migration</u></strong>, ce qui sera compliqué vu le résultat des dernières élections autrichiennes fortement marquée par l’extrême droite hostile à ce pacte.</p>
<p>La commissaire croate sera la première à se charger du <u>nouveau portefeuille pour la <strong>Méditerranée</strong></u>. Le danois sera le premier commissaire au <strong><u>logement, nouveau portefeuille</u></strong><u> et de l’énergie</u>. Le commissaire hongrois s’occupera de la <u>santé et du bien-être animal</u>. Proche d’Orban il n’est pas membre de son parti.</p>
<p>L’irlandais s’occupera de la démocratie de la justice et de l’État de droit portefeuille qui revenait avant au commissaire belge Reynders. La représentante belge est  Mme <u>Hadja Lahbib chargée de l’aide humanitaire et des crises</u>. Le Letton, V.Dombrowski obtient pour son troisième mandat <strong>l’économie et à la productivité</strong>.</p>
<p>Le luxembourgeois C.Hansen sera chargé de <strong>l’agriculture et de l’alimentation </strong>; le maltais s’occupera de la culture de la jeunesse et du sport ainsi que de l’équité intergénérationnelles ; le néerlandais sera changé du climat, de la neutralité carbone et de la croissance propre ; le très important portefeuille <strong>del <u>budget, </u>de la lutte anti fraude et l’administration</strong> revient au <u>polonais, Piotr Serafin</u> : il devra notamment préparer <strong>le budget à long terme</strong>, le cadre financier pluriannuel de 7 ans ; la portugaise Mme Albuquerque s’occupera du très important portefeuille des <strong>services financiers de l’épargne et de l’investissement</strong> ; le Tchèque des partenariats internationaux ; le Slovaque Marco Sefkovic, à son quatrième mandat, s’occupera cette fois-ci du <strong>commerce et de la sécurité économique</strong> ;  le slovène de l’élargissement et du voisinage oriental et enfin la suédoise de <strong>l’environnement</strong> ,de la résilience en matière d’eau et d‘une économie circulaire compétitive.</p>
<p>On le voit les  « petits » pays notamment baltes reçoivent des portefeuilles extrêmement importants pour faire face à la Russie par le soutien à l’Ukraine. Les grands pays, France, Espagne et Pologne sont bien servis aussi. Il y a une sorte de rééquilibrage nord-sud et surtout ouest-est.</p>
<p>Les auditions des commissaires auront lieu durant le mois novembre. Il est prévu que lors de la session parlementaire du 16 au 19 décembre l’ensemble du collège sera soumis aux votes du Parlement européen, et la nouvelle Commission pourrait entrer en fonction le 1<sup>er</sup> janvier de l’année prochaine. Les expériences précédentes montrent que le Parlement n’hésite pas à rejeter l’une ou l’autre candidature. Cela peut être le cas également cette année avec la candidature italienne de M. Fitto provenant de l’extrême droite de Mme Meloni.</p>
<p>Conclusions provisoires</p>
<p>Il faut hélas ! constater la montée de l’extrême droite dans toutes les institutions. Cela est  certes conforme à l’évolution des opinions publiques de la plupart des États membres mais Il faut continuer à lutter contre ces extrêmes avant qu’il ne soit trop tard. Car le but de ces extrêmes  est de remplacer la recherche d’une souveraineté européenne par le rétablissement de  multiples souverainetés nationales, en fermant nos frontières et désignant les migrants, et parfois tout simplement « l’autre » comme boucs émissaires. Notre maison commune risque alors de s’effondrer et il sera trop tard pour constater, comme le fait douloureusement le Royaume Uni, que séparément les États européens ne pèsent plus grand-chose sur la scène mondiale, et que ce n’est qu’unis que nous pourrons préserver notre mode de vie européen et les valeurs de la démocratie et de l’état de droit.</p>
<p><strong>Eric PARADIS</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lettre de l&#8217;AEPL « Mussolini toujours Docteur Honoris Causa aujourd&#8217;hui »</title>
		<link>https://aepl.eu/es/carta-de-laepl-mussolini-siempre-doctor-honoris-causa-ahora/</link>
					<comments>https://aepl.eu/es/carta-de-laepl-mussolini-siempre-doctor-honoris-causa-ahora/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Thu, 10 Oct 2024 09:59:43 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Correspondance officielle]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=899</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bruxelles, le 8 octobre 2024 Lettre ouverte de l’AEPL au Recteur de l’Université de Lausanne Cher Monsieur Frédéric Herman, Cher Recteur de l’UNIL, 1) Introduction L’Association Européenne de la Pensée Libre, l’AEPL (https://aepl.eu), a été créée en 2007 dans le but...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: right;">Bruselas, 8 de octubre de 2024</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Carta abierta de la AEPL al Rector de la Universidad de Lausana</strong></h2>
<p style="font-weight: 400;">Estimado Sr. Frédéric Herman, Estimado Rector del UNIL,</p>
<h3><strong><u>1) Introducción</u></strong></h3>
<p style="font-weight: 400;">La Asociación Europea de Libre Pensamiento, AEPL (<a href="https://aepl.eu/es/">https://aepl.eu</a>), se creó en 2007 con el objetivo de apoyar el proyecto europeo y promover y defender los principios nacidos del Siglo de las Luces, en particular la libertadḿ de pensamiento, conciencia y opinión. Con ello, la AEPL se ajusta a la Carta Europea de los Derechos Fundamentales, que todo Estado miembro tiene el deber de respetar.</p>
<p style="font-weight: 400;">La AEPL, presente en 23 países de la UE, reúne a ciudadanos que, de todo tipo y nacionalidad, origen, creencia o no creencia, desean concretamente prestar su apoyo a la construcción europea y a la "convivencia" en el seno de la Unión. En definitiva, ver la creación de un sentimiento de pertenencia y de citizenshiṕ que permita a sus nacionales compartir un futuro en paz.</p>
<p style="font-weight: 400;">En este sentido, la AEPL, como organización aconfesional, aboga por la secularisḿ, es decir, por la no mezcla de las Religiones en la Política. Secularisḿ no implica en modo alguno el rechazo de las Religiones, sino el de su instrumentalización con fines políticos. Teniendo esto en cuenta, la AEPL, consciente de las realidades del siglo XXI, también se opone al auge de todas las formas de fundamentalismo y extremismo.</p>
<h3><strong><u>2) Objeto de la solicitud</u></strong></h3>
<p style="font-weight: 400;">En 1937, l&rsquo;Université de Lausanne (UNIL) a décerné un doctorat honoris causa à Benito Mussolini, une décision qui a suscité des controverses dès le début et continue de le faire aujourd&rsquo;hui. Compte tenu des actions et des idéologies fascistes de Mussolini, il est impératif que l&rsquo;UNIL retire ce titre pour des raisons éthiques, historiques et morales. Cette lettre ouverte argumente en faveur de cette action en examinant les implications de l&rsquo;honneur accordé, les valeurs universitaires, et les précédents historiques.</p>
<h3><u>Argumento 1: Acciones e ideologías de Mussolini</u></h3>
<p style="font-weight: 400;">Benito Mussolini, como líder del régimen fascista italiano, fue responsable de numerosas atrocidades y violaciones de los derechos humanos. Su régimen introdujo políticas racistas, en particular contra los judíos, y llevó a cabo brutales campañas militares en África, causando considerables sufrimientos y pérdidas de vidas humanas.<a href="applewebdata://4572137F-1523-43F0-9FCB-795DA596A73E#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. En honorant Mussolini, l&rsquo;UNIL semble ignorer ou minimiser ces actions, ce qui est inacceptable pour une institution académique qui doit promouvoir les valeurs de justice et de respect des droits humains.</p>
<h3><u>Argumento 2: Valores universitarios</u></h3>
<p style="font-weight: 400;">Les universités sont des bastions de la connaissance, de l&rsquo;éthique et de la vérité. Elles ont la responsabilité de défendre des valeurs morales élevées et de servir de modèles pour la société. En maintenant le titre honorifique de Mussolini, l&rsquo;UNIL envoie un message contradictoire sur ses valeurs et son engagement envers les droits humains et la justice sociale<a href="applewebdata://4572137F-1523-43F0-9FCB-795DA596A73E#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>. Retirer ce titre serait un acte symbolique fort, réaffirmant l&rsquo;engagement de l&rsquo;université envers ces principes fondamentaux.</p>
<h3><u>Argumento 3: El deber de memoria</u></h3>
<p style="font-weight: 400;">Le devoir de mémoire est crucial pour éviter la répétition des erreurs du passé. En retirant le titre de doctorat honoris causa à Mussolini, l&rsquo;UNIL reconnaîtrait officiellement les erreurs commises par le passé et montrerait son engagement à ne pas les répéter<a href="applewebdata://4572137F-1523-43F0-9FCB-795DA596A73E#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>. Cela servirait également d&rsquo;avertissement aux générations futures sur les dangers des idéologies totalitaires et des violations des droits humains.</p>
<h3><u>Argumento 4: Precedentes históricos</u></h3>
<p style="font-weight: 400;">Il existe des précédents où des institutions ont retiré des honneurs accordés à des figures controversées. Par exemple, plusieurs universités ont retiré le titre de DHC décerné à Rudy Giuliani, Harvey Weinstein, Robert Mugabe, dont les actions ou les idéologies étaient en contradiction avec les valeurs de l&rsquo;institution<a href="applewebdata://4572137F-1523-43F0-9FCB-795DA596A73E#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>. Ces actions montrent qu&rsquo;il est possible et nécessaire de corriger les erreurs du passé pour maintenir l&rsquo;intégrité et la crédibilité des institutions académiques.</p>
<h3><strong>3)    </strong><strong><u>Conclusión</u></strong></h3>
<p style="font-weight: 400;">En conclusion, l’AEPL demande à l&rsquo;Université de Lausanne de retirer le titre de Docteur Honoris Causa décerné à Benito Mussolini en 1937. Cette action est nécessaire pour aligner l&rsquo;université avec ses valeurs éthiques, pour honorer le devoir de mémoire, et pour suivre les précédents historiques de correction des erreurs passées. En prenant cette décision, l&rsquo;UNIL enverrait un message clair sur son engagement envers la justice, les droits humains et l&rsquo;intégrité académique.</p>
<p style="font-weight: 400;">Atentamente</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="font-weight: 400;">                                                         En nombre del Consejo de Administración de la AEPL,</p>
<p style="font-weight: 400;">                                                         (firmado)</p>
<p style="font-weight: 400;">                                                         Guy T'hooft, Presidente de la AEPL</p>
<p style="font-weight: 400;"><u>Lista de distribución</u></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong><em>Destinatario :</em></strong></p>
<p>Frédéric Herman, Rector del UNIL</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong><em>Copias a </em></strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Sra. Annemie Schaus, Rectora de la ULB, Dhr. Jan Danckaert, Rector van VUB, Ms Anne-Sophie Nyssen, Rector of ULg, Dhr. Rik Van de Walle, Rector de Ugent, Françoise Smet, Rectora de UCL</p>
<p><u>Referencias</u></p>
<p><a href="applewebdata://4572137F-1523-43F0-9FCB-795DA596A73E#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> <a href="https://www.unil.ch/central/fr/home/menuinst/unil-en-bref/hier-et-aujourdhui/lunil-au-20e-siecle/dhc-b-mussolini.html" class="broken_link">UNIL - Doctorado Honoris Causa Benito Mussolini</a></p>
<p><a href="applewebdata://4572137F-1523-43F0-9FCB-795DA596A73E#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> <a href="https://www.unil.ch/cire/fr/home/menuinst/mandats/dhc-benito-mussolini/doctorat-hc-a-b-mussolini.html">CIRE UNIL - Informe sobre el Doctorado Honoris Causa Benito Mussolini</a></p>
<p><a href="applewebdata://4572137F-1523-43F0-9FCB-795DA596A73E#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> <a href="https://www.rts.ch/info/regions/vaud/12870198-doctorat-honoris-causa-a-mussolini-luniversite-de-lausanne-a-failli.html">RTS &#8211; Doctorat honoris causa à Mussolini: l&rsquo;Université de Lausanne « a failli »</a></p>
<p><a href="applewebdata://4572137F-1523-43F0-9FCB-795DA596A73E#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> <a href="https://www.rts.ch/info/regions/vaud/13197746-lunil-reconnait-une-faute-grave-mais-ne-retire-pas-le-doctorat-honorifique-a-mussolini.html">RTS &#8211; L&rsquo;UNIL reconnaît une faute grave mais ne retire pas le doctorat</a></p><p>The post <a href="https://aepl.eu/es/carta-de-laepl-mussolini-siempre-doctor-honoris-causa-ahora/">Lettre de l&rsquo;AEPL « Mussolini toujours Docteur Honoris Causa aujourd&rsquo;hui »</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
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