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	<title>Info Lettres | Asociación Europea de Libre Pensamiento</title>
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	<description>Lo que Europa hace por mí</description>
	<lastbuilddate>Wed, 04 Mar 2026 10:23:32 +0000</lastbuilddate>
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	<title>Info Lettres | Asociación Europea de Libre Pensamiento</title>
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	<item>
		<title>Une stratégie pour l&#8217;IA de l&#8217;UE : transformer les contraintes en avantages compétitifs !</title>
		<link>https://aepl.eu/es/une-strategie-pour-lia-de-lue-transformer-les-contraintes-en-avantages-competitifs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Wed, 04 Mar 2026 10:20:23 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>LA ESTRATEGIA DE LA UNIÓN EUROPEA EN EL ÁMBITO DE LA IA: TRANSFORMAR LAS RESTRICCIONES EN VENTAJAS COMPETITIVAS Hedi Blili-Gouyou y Guy T'hooft I. INTRODUCCIÓN - LA PARADOJA EUROPEA La narrativa dominante sobre la estrategia digital de Europa ha cristalizado en torno a una observación alarmista: Europa está perdiendo irrevocablemente...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>STRATÉGIE IA DE L’UNION EUROPÉENNE : TRANSFORMER LES CONTRAINTES EN AVANTAGES COMPÉTITIFS</h1>
<h2 style="text-align: center;"><em>Hedi Blili-Gouyou et Guy T’hooft</em></h2>
<h2>I. INTRODUCTION &#8211; LE PARADOXE EUROPÉEN</h2>
<p>Le narratif dominant sur la stratégie numérique européenne s’est cristallisé autour d’un constat alarmiste: l’Europe perdrait irrémédiablement la « course à l’intelligence artificielle ». Cette rhétorique de la défaite annoncée structure désormais les débats politiques et oriente les arbitrages budgétaires, nourrissant une forme de fatalisme stratégique. Face aux écosystèmes américain et chinois, l’Union européenne apparaîtrait condamnée à un rôle subalterne : celui d’un régulateur tatillon, incapable de générer ses propres champions technologiques, empêtré dans ses contradictions normatives.</p>
<p>Cette note entend démontrer que ce diagnostic procède d’une erreur méthodologique fondamentale. Il transpose mécaniquement à l’Europe des critères de réussite forgés ailleurs, sans interroger leur pertinence ni leur durabilité. Or, l’absence de répliques européennes à OpenAI ou Tencent ne constitue une faiblesse que si l’on admet implicitement que le modèle de concentration oligopolistique représente l’horizon indépassable de l’innovation technologique.</p>
<p><strong>Notre thèse centrale renverse cette perspective</strong> : les caractéristiques structurelles de l’écosystème européen – fragmentation institutionnelle, exigence normative, priorité aux droits fondamentaux – ne sont pas des handicaps conjoncturels à surmonter, mais les fondations d’un modèle économique alternatif, potentiellement plus résilient et plus rentable à long terme. L’éthique n’est pas un frein extérieur à l’innovation, mais une infrastructure de confiance susceptible de devenir un avantage compétitif durable<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>.</p>
<p>Cette hypothèse s’appuie sur une analyse systémique de quatre « faiblesses » présumées de la stratégie européenne : l’absence de champions industriels, la complexité de l’AI Act, l’ambiguïté de la « troisième voie », et les dépendances technologiques critiques. Pour chacune, nous démontrerons comment une lecture stratégique renouvelée permet d’identifier des leviers d’action transformateurs.</p>
<p>L’enjeu dépasse largement la compétition économique. Il engage la capacité de l’Europe à incarner une forme de puissance technologique qui ne renonce pas aux acquis civilisationnels du constitutionnalisme libéral<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>. Aucun autre espace géopolitique ne porte cette responsabilité – ni n’en possède la légitimité historique. La question n’est donc pas de choisir entre innovation et droits fondamentaux, mais de prouver empiriquement que l’une ne peut durablement exister sans l’autre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>II. L’ABSENCE DE CHAMPIONS INDUSTRIELS : REPENSER LE MODÈLE DE PUISSANCE</h2>
<h3>A. Le grief classique : une lecture techno-nationaliste de la compétitivité</h3>
<p>Le diagnostic d’échec de la stratégie européenne repose sur un triptyque d’arguments apparemment implacables. Premièrement, l’absence de géants technologiques comparables à OpenAI, Google DeepMind ou Anthropic signalerait une incapacité structurelle à mobiliser les ressources nécessaires aux percées scientifiques de rupture. Deuxièmement, la fragmentation du marché en vingt-sept écosystèmes nationaux empêcherait l’émergence des économies d’échelle indispensables à l’entraînement de modèles de fondation compétitifs. Troisièmement, la sous-capitalisation chronique des startups européennes – qui lèvent en moyenne quatre fois moins que leurs homologues américaines au stade de la série B – condamnerait l’innovation européenne à une forme de nanisme congénital.</p>
<p>Cette grille de lecture, aussi répandue soit-elle dans les cercles décisionnels, souffre d’un vice rédhibitoire : elle naturalise un modèle de puissance technologique – la concentration oligopolistique – sans en interroger les coûts cachés ni la soutenabilité. Comme le souligne le rapport de la Cour des comptes européenne (2024)<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>, « l’évaluation de la performance ne peut se limiter à des indicateurs quantitatifs de capitalisation boursière, au risque de manquer les transformations qualitatives de l’écosystème d’innovation ».</p>
<h3>B. La contre-lecture stratégique : vulnérabilités des monopoles et résilience distribuée</h3>
<ol>
<li><strong> La fragilité systémique de la concentration</strong></li>
</ol>
<p>L’architecture actuelle de l’infrastructure numérique mondiale repose sur un paradoxe dangereux: une dépendance quasi-totale à l’égard d’un nombre restreint d’acteurs privés pour des fonctions d’importance vitale. La panne d’Amazon Web Services du 7 décembre 2021, qui a duré moins de six heures, a provoqué des pertes économiques mondiales estimées à 3,5 milliards d’euros et paralysé des services essentiels – de la santé publique au transport aérien. Cette vulnérabilité n’est pas conjoncturelle mais structurelle : elle découle directement du modèle de concentration que l’Europe est censée reproduire.</p>
<p>À l’inverse, un écosystème distribué – précisément ce que produit spontanément la fragmentation européenne – génère une forme de résilience systémique. La multiplication des points d’innovation, loin de constituer un gaspillage de ressources, fonctionne comme une redondance stratégique. Dans un contexte géopolitique marqué par la montée des risques de disruption (cyberattaques, tensions commerciales, crises énergétiques), cette architecture décentralisée représente un actif de souveraineté sous-évalué.</p>
<ol start="2">
<li><strong> L’excellence verticale comme stratégie alternative</strong></li>
</ol>
<p>Le cas d’ASML, entreprise néerlandaise détentrice d’un quasi-monopole mondial sur la lithographie ultraviolette extrême (EUV), invalide empiriquement la thèse du « champion généraliste ». Fruit de vingt-cinq années d’investissement patient – période durant laquelle l’entreprise n’a dégagé aucun profit –, ASML illustre une trajectoire d’innovation radicalement différente du modèle Silicon Valley. Sa puissance de marché ne provient pas d’effets de réseau ou de stratégies d’acquisition agressives, mais d’une maîtrise technologique approfondie dans un segment ultra-spécialisé. Or, cette approche correspond précisément aux avantages comparatifs européens : excellence scientifique, coopération industrie-recherche, capacité d’investissement de très long terme.</p>
<p>L’écosystème européen de l’IA présente déjà cette morphologie sectorielle : Mistral AI (souveraineté et modèles ouverts), DeepL (traitement du langage multilingue), Siemens et SAP (IA industrielle et d’entreprise). Plutôt que de déplorer l’absence d’un Google européen, la stratégie devrait viser à consolider ces positions de leadership vertical, en acceptant qu’elles ne produisent pas la même visibilité médiatique que les licornes généralistes.</p>
<ol start="3">
<li><strong> Le « capital patient » comme arme compétitive</strong></li>
</ol>
<p>Le modèle du Mittelstand allemand – entreprises familiales à horizon temporel multi-générationnel, investissant massivement dans la R&amp;D sans pression au rendement trimestriel – offre un précédent pour penser une économie de l’IA échappant à la logique de l’« exit » rapide. La Commission européenne, dans son Plan d’action pour un continent de l’IA (2024-2025)<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>, reconnaît implicitement cette spécificité en appelant à « des mécanismes de financement adaptés aux cycles longs de maturation technologique ». Cet appel reste cependant largement programmatique.</p>
<h3>C. Recommandations opérationnelles</h3>
<p><strong>Proposition 1</strong> : Créer un Fonds européen d’investissement « Long-Term AI », doté de <strong>15 milliards d’euros sur quinze ans</strong> (soit 1 milliard d’euros par an), avec une clause explicite interdisant les exigences de retour sur investissement avant dix ans.</p>
<p>Ce montant représente un investissement annuel équivalent à celui actuellement consacré par l’UE via Horizon Europe et le programme Europe numérique (environ 1 milliard d’euros par an selon la Commission européenne, 2024<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a>). Cependant, contrairement aux programmes existants qui financent des projets de 3-5 ans, ce fonds viserait exclusivement des horizons de 10-15 ans, permettant des percées dans des segments à forte intensité scientifique où l’Europe peut viser l’excellence mondiale : IA explicable, calcul neuromorphique, optimisation sous contraintes. Ce montant est également cohérent avec l’objectif du Plan coordonné de mobiliser 20 milliards d’euros par an (public + privé) d’ici 2030<a href="#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a> : le fonds Long-Term AI contribuerait à hauteur de 5% de cet objectif, se concentrant sur la recherche fondamentale à très long terme.</p>
<p><strong>Proposition 2</strong> : Refonder les critères de valorisation de l’innovation européenne. Substituer aux classements de licornes – qui mesurent essentiellement la capacité à lever des fonds – des indicateurs de leadership technologique sectoriel : brevets essentiels, standards techniques adoptés, parts de marché dans les segments à haute valeur ajoutée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>III. L’AI ACT : DE LA BUREAUCRATIE À L’ARME NORMATIVE</h2>
<h3>A. Le grief classique : la paralysie réglementaire</h3>
<p>Les quatre cents pages de l’AI Act cristallisent l’ensemble des critiques adressées au « modèle européen » : bureaucratie kafkaïenne, méconnaissance des réalités techniques, surcoûts insupportables pour les startups. Ces reproches, amplifiés par les lobbies industriels américains et relayés complaisamment par certains analystes européens, construisent l’image d’une réglementation punitive, destinée à compenser l’incapacité de l’Europe à innover par un contrôle tatillon de l’innovation des autres.</p>
<p>Cette représentation ignore délibérément deux précédents historiques majeurs. D’une part, les mêmes arguments furent mobilisés contre le RGPD en 2016-2018 : celui-ci devait « tuer l’économie numérique européenne », provoquer « l’exode des startups », et consacrer « la domination définitive des GAFAM ». Sept ans plus tard, le RGPD s’est imposé comme standard mondial de facto, a généré une industrie européenne de la « privacy tech » évaluée à 2,5 milliards d’euros, et contraint les géants américains à des transformations structurelles de leurs modèles d’affaires. D’autre part, l’histoire économique européenne démontre que la normativité forte constitue historiquement un vecteur de compétitivité – du système métrique aux normes ISO, en passant par les standards de sécurité automobile.</p>
<h3>B. La contre-lecture stratégique : le « Brussels Effect » comme stratégie de puissance</h3>
<ol>
<li><strong> L’effet RGPD : la régulation comme infrastructure de marché</strong></li>
</ol>
<p>Le RGPD illustre un mécanisme de puissance normative que la politiste Anu Bradford a théorisé sous l’expression « Brussels Effect » : la capacité de l’Union européenne à exporter unilatéralement ses standards réglementaires, transformant ses normes internes en quasi-contraintes globales. Ce phénomène ne repose ni sur la coercition militaire, ni sur la domination économique, mais sur trois facteurs structurels : la taille du marché européen (450 millions de consommateurs), l’effet de non-divisibilité (impossible pour les multinationales de maintenir des standards différenciés par juridiction au-delà d’un certain seuil de complexité), et l’anticipation stratégique par les acteurs privés qui préfèrent adopter préventivement le standard le plus exigeant.</p>
<p>L’AI Act présente toutes les caractéristiques permettant de reproduire cet effet. Comme le note le Internet Policy Review (2025)<a href="#_ftn7" name="_ftnref7">[7]</a>, « la catégorisation par niveau de risque et les exigences de documentation technique créent des coûts de transaction qui rendent économiquement rationnel l’adoption d’un standard unique pour le marché global ». Les premiers signaux empiriques confirment cette dynamique : plusieurs États américains (Californie, New York) étudient des législations directement inspirées de l’AI Act, tandis que des gouvernements d’Asie du Sud-Est sollicitent l’expertise technique de la Commission pour élaborer leurs propres cadres réglementaires.</p>
<ol start="2">
<li><strong> La conformité comme barrière à l’entrée et « moat » concurrentiel</strong></li>
</ol>
<p>L’analyse économique standard des régulations les présente comme des coûts morts, réduisant les marges et freinant l’innovation. Cette vision néglige systématiquement leur fonction de barrière à l’entrée. Un cadre réglementaire exigeant pénalise davantage les acteurs opportunistes – dont le modèle économique repose sur l’externalisation des risques – que les acteurs établis capables d’internaliser les coûts de conformité.</p>
<p>Une étude de l’IAPP (International Association of Privacy Professionals, 2024)<a href="#_ftn8" name="_ftnref8">[8]</a> révèle que <strong>67% des organisations ayant intégré la gouvernance privacy dans leur stratégie IA se disent confiantes quant à leur conformité AI Act</strong>, signal d’un avantage concurrentiel naissant pour les entreprises ayant anticipé les exigences réglementaires. Ce “premium de confiance” se manifeste de plus en plus dans les appels d’offres B2B, où la certification devient un critère de sélection déterminant.</p>
<p>Plus structurellement, la certification européenne devient progressivement un passeport d’accès aux marchés publics – qui représentent 500 milliards d’euros annuels dans l’Union. Les appels d’offres publics intègrent de plus en plus systématiquement des clauses de conformité à l’AI Act, créant de facto un marché captif pour les acteurs européens ou les multinationales ayant investi dans la mise en conformité.</p>
<ol start="3">
<li><strong> Le coût caché de la non-régulation : l’effondrement de confiance</strong></li>
</ol>
<p>Le cas Meta/Cambridge Analytica offre une contre-factualité instructive. <strong>Entre mars et juillet 2018, l’entreprise a perdu jusqu’à 134 milliards de dollars</strong><a href="#_ftn9" name="_ftnref9">[9]</a><strong> de capitalisation boursière au pic de la crise</strong> – non en raison de sanctions réglementaires, mais par perte de confiance des annonceurs et des utilisateurs. Les scandales récurrents liés aux biais algorithmiques (systèmes de recrutement discriminatoires, reconnaissance faciale raciste, chatbots toxiques) génèrent des coûts réputationnels qui excèdent largement les investissements nécessaires à la conformité réglementaire préventive.</p>
<p>L’AI Act fonctionne ainsi comme une assurance collective contre le risque d’effondrement systémique de confiance. Dans les secteurs régulés à fort enjeu – santé, justice, finance, sécurité – l’absence de cadre normatif robuste ne produit pas de l’innovation débridée, mais de la frilosité institutionnelle. Les établissements hospitaliers, les banques, les administrations publiques n’adoptent massivement des technologies que si celles-ci sont certifiées et auditables. Le cadre réglementaire européen, loin de freiner le déploiement de l’IA dans ces secteurs, en constitue la condition de possibilité.</p>
<h3>C. Recommandations opérationnelles</h3>
<p><strong>Proposition 3</strong> : Transformer le label « Trustworthy AI » en norme ISO européenne, négociée comme standard technique dans les enceintes internationales (ISO, UIT). Mobiliser la diplomatie économique européenne pour imposer cette norme comme prérequis dans les accords de libre-échange.</p>
<p><strong>Proposition 4</strong> : Créer un guichet unique de conformité pour les PME, avec un budget de <strong>500 millions d’euros sur cinq ans</strong> (soit 100 millions d’euros par an).</p>
<p>Ce montant représente environ 0,5% du budget total GenAI4EU (700 millions d’euros selon la Commission, 2024-2025<a href="#_ftn10" name="_ftnref10">[10]</a>), mais dédié exclusivement à l’accompagnement des PME dans la conformité. À titre de comparaison, le programme EIC Accelerator alloue jusqu’à 2,5 millions d’euros par startup pour l’innovation technologique ; le guichet unique permettrait d’accompagner environ 200 PME par an avec des subventions de 500 000 euros, couvrant audit, certification, formation du personnel, et adaptation des systèmes. L’objectif n’est pas seulement de faciliter la mise en conformité, mais de construire une industrie européenne de l’audit et de la certification d’IA – industrie qui pourra ensuite s’exporter vers les juridictions adoptant des cadres similaires.</p>
<p><strong>Proposition 5</strong> : Lancer une « diplomatie normative » agressive, en conditionnant l’accès au marché européen de l’IA (pour les entreprises extra-européennes) à des clauses de réciprocité réglementaire. Cette stratégie – déjà employée avec succès pour les normes environnementales – accélère la diffusion internationale des standards européens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>IV. LA « TROISIÈME VOIE » : PROPHÉTIE AUTO-RÉALISATRICE OU IMPASSE STRATÉGIQUE ?</h2>
<h3>A. Le grief classique : l’illusion d’une alternative crédible</h3>
<p>La rhétorique officielle de l’Union européenne présente sa stratégie IA comme une « troisième  voie » entre le capitalisme de surveillance américain et l’autoritarisme numérique chinois. Cette formulation séduit les cercles politiques européens car elle permet de transformer une position de faiblesse objective – l’absence de champions technologiques – en posture éthique distinctive. Elle suscite cependant un scepticisme croissant chez les analystes stratégiques.</p>
<p>Les critiques convergent vers un même diagnostic : cette « troisième voie » risque de n’être qu’un « musée éthique » – un espace de vertu inoffensive, produisant des normes sans pouvoir les faire respecter, des principes sans capacité de projection. Face aux investissements massifs américains (le secteur privé y a investi 67 milliards de dollars en 2023) et au pilotage stratégique chinois (plan national IA doté de 150 milliards de dollars sur dix ans), l’Europe apparaîtrait condamnée à un rôle de commentateur moral de transformations qu’elle ne maîtrise pas.</p>
<h3>B. La contre-lecture stratégique : l’émergence d’un marché de la confiance</h3>
<ol>
<li><strong> L’ampleur sous-estimée de la demande de régulation</strong></li>
</ol>
<p>L’Eurobaromètre 2024 révèle que 73% des citoyens européens refusent l’utilisation de systèmes d’IA non régulés<a href="#_ftn11" name="_ftnref11">[11]</a> dans des domaines sensibles (santé, justice, emploi). Ce chiffre n’exprime pas seulement une préférence culturelle abstraite, mais une contrainte économique réelle : dans les démocraties libérales, aucune technologie ne peut se déployer massivement contre l’acceptabilité sociale. Or, cette contrainte ne pèse pas que sur l’Europe. Les scandales répétés aux États-Unis – de la reconnaissance faciale raciste de Rekognition (Amazon) aux hallucinations dangereuses des assistants médicaux – produisent une demande croissante de régulation, y compris parmi les élites technologiques.</p>
<p>Plus structurellement, les secteurs économiques les plus dynamiques et à plus forte valeur ajoutée – santé de précision, finance algorithmique, systèmes judiciaires prédictifs – sont précisément ceux où l’exigence de conformité réglementaire est maximale. Dans ces domaines, l’avantage compétitif ne se construit pas sur la puissance de calcul brute ou la taille des datasets, mais sur la capacité à produire des systèmes auditables, explicables, et certifiables. Or, ces attributs correspondent exactement aux priorités de recherche européennes depuis quinze ans – de l’explicabilité (XAI) à la certification formelle, en passant par l’IA frugale.</p>
<ol start="2">
<li><strong> L’avantage du « second mover » : apprendre des échecs d’autrui</strong></li>
</ol>
<p>La théorie stratégique distingue classiquement les avantages du « first mover » (captation de parts de marché, définition des standards) de ceux du « second mover » (observation des erreurs du pionnier, optimisation des processus). Dans le domaine de l’IA, l’Europe occupe structurellement cette position de second mover – non par choix stratégique, mais par retard objectif. Plutôt que de déplorer cette situation, la stratégie consiste à en tirer parti.</p>
<p>Les déploiements massifs de systèmes d’IA aux États-Unis et en Chine produisent un corpus empirique d’échecs dont l’Europe peut s’inspirer : biais discriminatoires structurels, dérives autoritaires, vulnérabilités de sécurité, obsolescence accélérée des compétences, concentration de pouvoir. Les solutions européennes d’IA – précisément parce qu’elles intègrent dès la conception des contraintes d’éthique, de sécurité et d’explicabilité – évitent une partie de ces écueils. Cette différence qualitative se traduit par des avantages compétitifs tangibles : les systèmes d’IA médicaux certifiés en Europe pénètrent des marchés (Japon, Singapour, Canada) où les solutions américaines non régulées se heurtent à des barrières réglementaires.</p>
<ol start="3">
<li><strong> La souveraineté par l’interopérabilité : standards ouverts contre jardins clos</strong></li>
</ol>
<p>Le modèle dominant de l’IA contemporaine repose sur des écosystèmes propriétaires fermés (iOS/Android, AWS/Azure/GCP, GPT/Claude/Gemini), générant des effets de « lock-in » massifs. Cette architecture produit une forme de dépendance géopolitique : adopter l’écosystème d’un acteur, c’est également accepter la juridiction de son pays d’origine et les risques de coupure unilatérale d’accès.</p>
<p>L’Europe, précisément parce qu’elle ne contrôle aucun écosystème dominant, a intérêt objectif à promouvoir des standards ouverts et des protocoles d’interopérabilité. Cette stratégie trouve un écho croissant auprès des gouvernements cherchant à éviter la dépendance exclusive à l’égard des technologies sino-américaines. Les partenariats stratégiques que l’Europe noue avec des puissances moyennes (ASEAN, Union africaine, Amérique latine) ne reposent pas sur la fourniture de modèles de fondation – domaine où elle ne peut concurrencer – mais sur le transfert de capacités réglementaires et techniques permettant à ces pays de construire leurs propres écosystèmes souverains.</p>
<h3>C. Recommandations opérationnelles</h3>
<p><strong>Proposition 6</strong> : Lancer un programme de recherche de <strong>3 milliards d’euros sur cinq ans</strong> (soit 600 millions d’euros par an) spécifiquement dédié à l’IA explicable et auditable.</p>
<p>Ce montant représente une multiplication par 40 de l’effort actuel européen sur la transparence et la fiabilité de l’IA. En effet, Horizon Europe a alloué 112 millions d’euros pour IA et quantique en 2024, dont seulement 15 millions d’euros pour la transparence et la fiabilité (Commission européenne, 2024). Le programme de 600 millions d’euros par an permettrait de transformer ce qui apparaît aujourd’hui comme une contrainte réglementaire en avantage technologique de rupture : développer des architectures permettant nativement la traçabilité, l’interprétabilité et la certification formelle. À titre de comparaison, cet investissement reste inférieur au budget annuel GenAI4EU (700 millions d’euros), mais se concentre sur un segment technologique où l’Europe peut viser l’excellence mondiale plutôt que de concurrencer frontalement les modèles de fondation américains.</p>
<p><strong>Proposition 7</strong> : Construire une stratégie de partenariats avec le « Global South », non sur le modèle de l’aide au développement, mais comme alliance d’intérêts mutuels. L’Europe offre son expertise réglementaire et ses technologies certifiées ; les partenaires offrent des marchés en croissance rapide et un soutien diplomatique pour l’adoption des standards européens dans les enceintes internationales.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>V. DÉPENDANCES STRATÉGIQUES : LE TALON D’ACHILLE DEVENU URGENCE MOBILISATRICE</h2>
<h3>A. Le constat brutal : anatomie d’une vulnérabilité systémique</h3>
<p>Le rapport de la Cour des comptes européenne (2024) établit un diagnostic sans appel : l’infrastructure numérique européenne repose sur des dépendances critiques vis-à-vis d’acteurs extra-européens dans trois domaines essentiels. Premièrement, le « cloud computing » : 70% des capacités de stockage et de calcul<a href="#_ftn12" name="_ftnref12">[12]</a> utilisées en Europe proviennent de trois fournisseurs américains (AWS, Microsoft Azure, Google Cloud Platform). Deuxièmement, les semiconducteurs : 90% de la production mondiale de puces avancées (inférieures à 7 nanomètres) est concentrée à Taïwan et en Corée du Sud. Troisièmement, les modèles de fondation : l’ensemble de l’écosystème d’IA générative européen dépend de modèles développés par OpenAI, Anthropic, Google et Meta.</p>
<p>Cette triple dépendance ne relève pas seulement de la vulnérabilité économique – elle constitue un risque géopolitique de premier ordre. La crise des semi-conducteurs de 2021, déclenchée par des perturbations logistiques liées au COVID-19, a paralysé l’industrie automobile européenne pendant dix-huit mois, détruisant 110 milliards d’euros de valeur ajoutée. Un conflit militaire dans le détroit de Taïwan, une décision unilatérale de Washington d’interdire l’accès aux technologies d’IA pour des raisons de sécurité nationale, ou une cyberattaque massive contre les centres de données américains produiraient des effets systémiques encore plus graves.</p>
<p>La Cour des comptes française, dans son rapport sur la stratégie nationale IA (2025), souligne que « la dépendance technologique engendre également une dépendance normative : les systèmes conçus selon des logiques juridiques extra-européennes incorporent des biais et des priorités contraires aux valeurs européennes ». Cette observation pointe vers une dimension souvent négligée : au-delà de la vulnérabilité matérielle, la dépendance technologique érode la capacité de l’Europe à définir souverainement ses propres priorités civilisationnelles.</p>
<h3>B. La fenêtre d’opportunité : transformer la contrainte en mobilisation</h3>
<ol>
<li><strong> Le réveil géopolitique post-Ukraine : de la rhétorique à l’investissement</strong></li>
</ol>
<p>L’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022 a produit un choc stratégique comparable, dans le domaine technologique, à celui du Spoutnik pour les États-Unis en 1957. Elle a révélé brutalement la fragilité des chaînes d’approvisionnement européennes et l’illusion de l’interdépendance pacificatrice. Ce choc a déclenché une réorientation budgétaire significative : le programme EuroHPC (supercalculateurs) a vu son budget augmenter substantiellement ; le projet Gaia-X de cloud souverain, moribond en 2021, a été relancé avec des engagements industriels substantiels.</p>
<p>Plus significativement, le European Chips Act (2023) mobilise 43 milliards d’euros<a href="#_ftn13" name="_ftnref13">[13]</a> pour réduire la dépendance européenne en semi-conducteurs, avec l’objectif de passer de 10% à 20% de la production mondiale d’ici 2030. L’initiative <strong>InvestAI</strong>, annoncée en février 2025 lors du Sommet de Paris, marque une rupture qualitative majeure : <strong>mobiliser 200 milliards d’euros</strong><a href="#_ftn14" name="_ftnref14">[14]</a><strong> pour l’IA</strong>, dont <strong>20 milliards d’euros spécifiquement dédiés à 4-5 gigafactories</strong><a href="#_ftn15" name="_ftnref15">[15]</a><strong> d’IA</strong> équipées chacune de 100 000 puces de dernière génération, soit quatre fois la capacité des infrastructures actuelles.</p>
<p>La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a comparé ce projet à un <strong>« CERN pour l’IA »</strong>, soulignant l’ambition d’une infrastructure ouverte permettant à tous les scientifiques et entreprises européennes – et pas seulement aux géants – d’accéder aux ressources nécessaires pour développer des modèles de pointe.</p>
<p><strong>Contexte budgétaire</strong> : Selon le Plan coordonné sur l’IA (2021), l’objectif était d’atteindre <strong>20 milliards d’euros par an</strong> d’investissements combinés (publics et privés) d’ici 2030. Jusqu’au lancement d’InvestAI, la Commission investissait environ <strong>1 milliard d’euros par an</strong> via Horizon Europe et le programme Europe numérique. Les estimations OCDE-Commission (2023) montrent que l’UE avait déjà atteint environ <strong>25,7 milliards d’euros d’investissements annuels</strong><a href="#_ftn16" name="_ftnref16">[16]</a> en 2023, dépassant ainsi l’objectif de 2030 avec sept ans d’avance. InvestAI vise à multiplier par 10 cet effort sur les cinq prochaines années.</p>
<p>L’histoire économique européenne démontre que les sauts technologiques majeurs résultent souvent d’humiliations préalables. Airbus est né de la prise de conscience, dans les années 1960, que la dépendance totale à l’égard de Boeing constituait une vulnérabilité inacceptable. Cinquante ans et 1 000 milliards d’euros d’investissements publics et privés plus tard, Airbus détient 50% du marché mondial de l’aviation civile. Ce précédent démontre qu’une stratégie industrielle européenne de long terme, suffisamment dotée et politiquement soutenue, peut produire des champions mondiaux – à condition d’accepter des horizons temporels incompatibles avec les cycles électoraux.</p>
<ol start="2">
<li><strong> Les paris technologiques différenciants : souveraineté sélective</strong></li>
</ol>
<p>La tentation naturelle, face aux dépendances identifiées, consiste à viser l’autosuffisance totale – ambition aussi illusoire qu’inefficace. Aucune économie, pas même chinoise ou américaine, ne maîtrise l’intégralité de la chaîne de valeur technologique. La stratégie pertinente relève de la « souveraineté sélective » : identifier trois à quatre segments technologiques critiques où l’Europe peut raisonnablement viser l’excellence mondiale, et accepter la dépendance dans les autres domaines, en la gérant par la diversification des fournisseurs.</p>
<p>Trois paris technologiques apparaissent particulièrement prometteurs. Premièrement, l’IA frugale et l’« edge computing » : face à la crise énergétique et aux contraintes climatiques, la capacité à entraîner et déployer des modèles performants avec des ressources computationnelles limitées devient un avantage compétitif majeur. Les recherches européennes dans ce domaine (notamment l’Institut PRAIRIE à Paris et l’ELLIS Network) sont à la pointe mondiale. Deuxièmement, le calcul quantique : la course technologique est encore ouverte, et l’Europe dispose d’atouts scientifiques considérables (40% des publications mondiales). Troisièmement, les semi-conducteurs spécialisés pour l’IA : plutôt que de chercher à rattraper Taiwan sur les puces généralistes, l’Europe peut viser l’excellence sur des architectures spécifiques (calcul neuromorphique, processeurs dédiés à l’IA explicable).</p>
<ol start="3">
<li><strong> Les alliances stratégiques : diversifier pour réduire les dépendances</strong></li>
</ol>
<p>La réduction des dépendances ne passe pas uniquement par la relocalisation, mais également par la diversification géographique des partenaires. L’Europe a intérêt à nouer des alliances technologiques avec des puissances moyennes partageant ses préoccupations de souveraineté : Japon (semi-conducteurs, robotique), Corée du Sud (électronique), Israël (cybersécurité), Canada (IA éthique). Ces partenariats permettent de mutualiser les coûts de R&amp;D, d’accéder à des compétences complémentaires, et de réduire la dépendance bilatérale à l’égard des États-Unis ou de la Chine.</p>
<p>Le modèle du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) offre un précédent institutionnel : une infrastructure de recherche fondamentale financée collectivement, opérant sur des horizons multi-décennaux, et ayant généré des retombées économiques massives (le web lui-même fut inventé au CERN). L’initiative <strong>InvestAI, explicitement comparée à un « CERN pour l’IA »</strong>, s’inscrit précisément dans cette logique : créer une infrastructure mutualisée, ouverte et collaborative, permettant à l’ensemble de l’écosystème européen – chercheurs, startups, PME, grandes entreprises – d’accéder aux ressources computationnelles nécessaires pour développer des modèles d’IA de pointe.</p>
<h3>C. Recommandations opérationnelles</h3>
<p><strong>Proposition 8</strong> : Identifier formellement trois technologies critiques pour la souveraineté IA européenne (par exemple : calcul quantique, IA frugale, semi-conducteurs neuromorphiques) et <strong>y concentrer 70% des investissements publics en R&amp;D IA</strong>.</p>
<p><em>Justification</em> : Le Plan coordonné vise 20 milliards d’euros par an d’investissements combinés d’ici 2030, dont environ 7 milliards d’euros de sources publiques européennes (Commission + États membres). Concentrer 70% de cette enveloppe publique (soit environ 5 milliards d’euros par an) sur 3-4 technologies critiques permettrait d’atteindre une masse critique suffisante pour viser l’excellence mondiale dans ces segments, plutôt que de disperser les moyens sur l’ensemble du spectre technologique. Cette focalisation stratégique rompt avec la dispersion actuelle des moyens et s’inspire du modèle japonais de concentration sectorielle.</p>
<p><strong>Proposition 9</strong> : Négocier des partenariats technologiques bilatéraux avec le Japon et la Corée du Sud, visant explicitement la réduction des dépendances mutuelles vis-à-vis des États-Unis et de la Chine. Ces partenariats doivent comporter des clauses de transfert de technologie et de co-développement, pas seulement des accords commerciaux.</p>
<p><strong>Proposition 10</strong> : Consolider l’initiative <strong>InvestAI</strong> comme infrastructure permanente de souveraineté IA européenne, sur le modèle du CERN.</p>
<p>InvestAI mobilise déjà 200 milliards d’euros (50 milliards publics UE + 150 milliards privés via « European AI Champions »), dont 20 milliards spécifiquement pour 4-5 gigafactories. Cette initiative doit devenir une structure pérenne – une « European AI Infrastructure Corporation » – réunissant les États membres, la BEI, et des partenaires industriels. Mission : construire et opérer les infrastructures de calcul et les « datasets » stratégiques nécessaires à la souveraineté européenne, tout en les mettant à disposition de l’écosystème de recherche et des startups. Le modèle de gouvernance doit s’inspirer du CERN (budget annuel de 1,3 milliard d’euros, financé par 23 États membres depuis 70 ans) : financement collectif, horizon multi-décennal, accès ouvert à l’ensemble de la communauté scientifique et industrielle européenne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>VI. CONCLUSION &#8211; L’IMPÉRATIF D’EXÉCUTION</h2>
<h3>Synthèse : de la contrainte à l’avantage</h3>
<p>Cette note a démontré que les quatre « faiblesses » structurelles de la stratégie européenne – absence de champions, complexité réglementaire, ambiguïté de la troisième voie, dépendances technologiques – procèdent d’un diagnostic erroné. Elles ne sont des handicaps que rapportées à un modèle de puissance technologique – la concentration oligopolistique américaine – dont la soutenabilité économique, sociale et démocratique est de plus en plus contestée.</p>
<p>L’écosystème distribué européen génère une résilience systémique face aux chocs. L’AI Act, loin de paralyser l’innovation, construit une infrastructure de confiance susceptible de devenir un avantage compétitif durable, via le « Brussels Effect ». La « troisième voie » correspond à une demande mondiale croissante pour des technologies conformes aux standards démocratiques. Les dépendances stratégiques, enfin, ont déclenché une mobilisation budgétaire et politique sans précédent – illustrée par InvestAI et ses 200 milliards d’euros –, ouvrant la possibilité de sauts technologiques dans des niches à haute valeur ajoutée.</p>
<p>L’éthique n’est pas un frein extérieur à l’innovation, mais une infrastructure de compétitivité. Dans les secteurs à forte valeur ajoutée – santé, finance, justice, sécurité –, la capacité à produire des systèmes auditables, explicables et certifiables constitue la condition sine qua non du déploiement. Or, ces attributs correspondent précisément aux priorités de recherche européennes depuis quinze ans.</p>
<h3>Le risque fatal : l’indécision</h3>
<p>Le danger n’est pas le modèle européen lui-même, mais notre incapacité collective à l’assumer pleinement. Depuis vingt ans, la stratégie numérique européenne oscille entre deux tentations contradictoires : mimer le modèle américain (« créer des licornes ») et affirmer sa différence (« l’éthique avant tout »), sans jamais choisir réellement. Cette indécision stratégique produit le pire des deux mondes : ni la puissance de frappe financière américaine, ni la cohérence normative nécessaire à la projection du modèle européen.</p>
<p>Le choix n’est pas entre copier les autres ou construire notre voie – c’est un faux dilemme. L’urgence consiste à passer du cadre normatif, désormais établi avec l’AI Act, à l’action industrielle coordonnée. Cela implique trois ruptures. Premièrement, accepter des investissements publics massifs dans les infrastructures stratégiques – InvestAI en est l’illustration – en assumant que la souveraineté technologique a un coût, inférieur cependant au coût de la dépendance. Deuxièmement, imposer une discipline stratégique : concentrer les moyens sur trois à quatre paris technologiques (70% de la R&amp;D publique), au lieu de saupoudrer les budgets sur l’ensemble du spectre. Troisièmement, construire une diplomatie normative agressive, transformant l’AI Act en arme de conquête commerciale plutôt qu’en handicap auto-infligé.</p>
<h3>Résoudre la tension apparente : standards ouverts et souveraineté concentrée</h3>
<p>Cette stratégie peut sembler paradoxale : d’un côté, promouvoir l’interopérabilité et les standards ouverts (Proposition 7) ; de l’autre, concentrer massivement les investissements sur quelques technologies critiques (Propositions 8-10). En réalité, <strong>ces deux axes sont complémentaires plutôt que contradictoires</strong>.</p>
<p><strong>Les standards ouverts et l’interopérabilité constituent notre offre géopolitique</strong> : ce que l’Europe propose au reste du monde pour éviter les jardins clos sino-américains. C’est notre avantage comparatif dans la diplomatie technologique. En promouvant des protocoles ouverts, des architectures interopérables, et des « datasets » partagés, l’Europe se positionne comme l’alternative crédible pour tous les acteurs – États, entreprises, chercheurs – cherchant à éviter la dépendance exclusive vis-à-vis des écosystèmes propriétaires américains ou chinois.</p>
<p><strong>Inversement, la concentration des investissements dans 3-4 technologies critiques relève de la souveraineté sélective</strong> : identifier les segments où la dépendance serait stratégiquement inacceptable (calcul quantique, semi-conducteurs spécialisés, IA frugale, IA explicable) et y construire une autonomie réelle. Il ne s’agit pas d’autosuffisance totale – chimère coûteuse et inefficace – mais de maîtriser les technologies qui conditionnent notre capacité à définir nos propres règles du jeu.</p>
<p><strong>La clé est que ces technologies souveraines doivent elles-mêmes respecter nos propres standards d’ouverture</strong>. Autrement dit : <strong>souveraineté dans les capacités, ouverture dans les protocoles</strong>. ASML, notre exemple paradigmatique, illustre parfaitement cette synthèse : monopole technologique (souveraineté) dans un écosystème ouvert et international (interopérabilité). De même, InvestAI vise à créer des gigafactories européennes (souveraineté computationnelle) tout en garantissant un accès ouvert à l’ensemble de l’écosystème scientifique et industriel (standards ouverts).</p>
<p>Cette dialectique entre concentration stratégique et ouverture systémique n’est pas une contradiction, mais notre proposition de valeur unique : offrir au monde une alternative aux modèles fermés dominants, tout en garantissant notre autonomie dans les segments critiques. C’est précisément cette synthèse qui peut transformer la « troisième voie » européenne d’aspiration rhétorique en réalité géopolitique.</p>
<h3>L’enjeu civilisationnel : de la responsabilité historique</h3>
<p>Au-delà de la compétition économique, la stratégie européenne de l’IA engage une question de philosophie politique fondamentale : une société technologiquement avancée peut-elle durablement préserver les acquis du constitutionnalisme libéral – État de droit, séparation des pouvoirs, protection des minorités, autonomie individuelle ? Ou bien le progrès technologique implique-t-il nécessairement, comme le soutiennent certains théoriciens autoritaires, un affaiblissement des contraintes démocratiques au nom de l’efficacité ?</p>
<p>L’Europe porte seule la charge de prouver empiriquement que la première option est viable. Ni les États-Unis – où la régulation de l’IA reste largement abandonnée à l’autorégulation des entreprises – ni la Chine – où l’IA sert explicitement des objectifs de contrôle social – ne peuvent incarner cette synthèse entre innovation technologique et droits fondamentaux. Cette responsabilité découle directement de l’histoire européenne : c’est en Europe que furent inventés simultanément les libertés individuelles (habeas corpus, liberté d’expression) et la révolution industrielle. C’est en Europe que fut tenté, au XXe siècle, le pari d’une régulation démocratique de la puissance économique. C’est en Europe que survécurent, après les catastrophes totalitaires, les institutions du constitutionnalisme libéral.</p>
<p>Cette légitimité historique engendre une obligation stratégique : démontrer que l’éthique et l’innovation ne sont pas antagonistes, mais mutuellement constitutives. L’échec européen dans l’IA ne serait pas seulement une défaite économique – il signalerait l’impossibilité d’une modernité technologique respectueuse des droits humains, validant par là-même les thèses autoritaires sur l’incompatibilité entre démocratie et efficacité technologique.</p>
<p><strong>La question finale n’est donc pas technique, mais politique</strong> : l’Union européenne possède-t-elle la volonté collective de transformer ces atouts potentiels en puissance réelle ? Dispose-t-elle de la discipline stratégique nécessaire pour maintenir un cap sur vingt ans, par-delà les alternances électorales et les tensions entre États membres ? Peut-elle surmonter la tentation du repli national pour construire les infrastructures communes indispensables à la souveraineté continentale ?</p>
<p>Ces questions ne relèvent pas de l’analyse prospective – elles appellent des décisions politiques immédiates. Le temps de la réflexion stratégique est achevé. Vient maintenant le temps de l’exécution. L’histoire jugera l’Europe non sur la qualité de ses principes, mais sur sa capacité à les incarner dans des institutions technologiques durables. Notre génération porte la responsabilité de ce verdict.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>BIBLIOGRAPHIE</h2>
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<p><a href="#_ftnref12" name="_ftn12">[12]</a> IT for Business, « Souveraineté numérique : cloud, agents IA et dépendances ». https://www.itforbusiness.fr/souverainete-numerique-cloud-agents-ia-et-dependances-99757</p>
<p><a href="#_ftnref13" name="_ftn13">[13]</a> European Chips Act (2023), Commission européenne.</p>
<p><a href="#_ftnref14" name="_ftn14">[14]</a> Commission européenne (2025), <em>EU launches InvestAI initiative</em>. https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/news/eu-launches-investai-initiative-mobilise-eu200-billion-investment-artificial-intelligence</p>
<p><a href="#_ftnref15" name="_ftn15">[15]</a> Commission européenne (2025), InvestAI announcement, Sommet de Paris.</p>
<p><a href="#_ftnref16" name="_ftn16">[16]</a> OECD (2025), <em>Progress in Implementing the European Union Coordinated Plan on Artificial Intelligence</em>. https://www.oecd.org/en/publications/progress-in-implementing-the-european-union-coordinated-plan-on-artificial-intelligence-volume-1_533c355d-en.html</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/es/une-strategie-pour-lia-de-lue-transformer-les-contraintes-en-avantages-competitifs/">Une stratégie pour l&rsquo;IA de l&rsquo;UE : transformer les contraintes en avantages compétitifs !</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Plaidoyer pour la liberté fondamentale d’avorter (Contre les idées liberticides de l&#8217;ECLJ)</title>
		<link>https://aepl.eu/es/un-alegato-a-favor-de-la-libertad-fundamental-de-importar-contra-las-ideas-liberticidas-delclj/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Fri, 14 Nov 2025 07:53:30 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=992</guid>

					<description><![CDATA[<p>Resumen ejecutivo Mensaje clave: el aborto no es una opinión, es un derecho. El ECLJ y sus aliados quieren restringir las libertades de las mujeres en nombre de la moral religiosa. Sin embargo, la ciencia, la legislación europea y la mayoría de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center"><strong><u>Résumé exécutif</u></strong></h3>
<p><strong><em>Message clé : l’avortement n’est pas une opinion, c’est un droit. L’ECLJ et ses alliés veulent restreindre les libertés des femmes au nom d’une morale religieuse. Pourtant, la science, le droit européen, et la majorité des citoyennes et citoyens soutiennent l’IVG comme un droit fondamental. La vraie question n’est pas « pro-vie » ou « pro-choix », mais : veut-on une Europe où les femmes sont libres de décider de leur corps ? ou une Europe où des lobbies religieux imposent leurs dogmes à tous ? Agissons pour que l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) « My Voice, My Choice » devienne une réalité !</em></strong></p>
<h3 style="text-align: center"><strong><u>Argumentaire de l&rsquo;AEPL</u></strong></h3>
<p><strong><u>a) L’Initiative Citoyenne Européenne « My Voice, My Choice » : un mouvement pour l’autonomie des femmes</u></strong></p>
<p>L'<strong>Initiative Citoyenne Européenne (ICE) « My Voice, My Choice »</strong>, enregistrée en avril 2024, est un mouvement historique porté par plus de 300 organisations féministes et de défense des droits humains à travers l’Europe. Son objectif : <strong>garantir l’accès à un avortement sûr, légal et accessible dans tous les États membres de l’Union européenne</strong>. L’ICE a recueilli plus d’un million de signatures valides, dépassant largement le seuil requis pour être examinée par la Commission européenne.</p>
<p>Cette initiative est une réponse aux inégalités criantes en matière d’accès à l’IVG en Europe. Dans certains pays, comme la Pologne ou Malte, les restrictions légales poussent des milliers de femmes à recourir à des avortements clandestins ou à voyager à l’étranger, souvent dans des conditions précaires et coûteuses. « My Voice, My Choice » demande à l’UE de <strong>mettre en place un mécanisme de soutien financier</strong> pour permettre aux femmes d’accéder à des IVG sûres, conformément aux législations nationales, et de <strong>faire de l’avortement un droit fondamental</strong>, protégé par les institutions européennes.</p>
<p>Les organisateurs, dont l’<strong>Institut slovène du 8 mars</strong>, insistent sur l’importance d’une <strong>approche globale</strong> : éducation sexuelle, accès gratuit à la contraception, et politiques sociales fortes pour réduire le recours à l’IVG. Leur message est clair : <strong>l’autonomie corporelle des femmes n’est pas négociable</strong>. La réponse de la Commission européenne est attendue pour le <strong>2 mars 2026</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>b) Les activités liberticides de l’ECLJ : qui sont ces ultra-conservateurs ?</u></strong></p>
<p>Le <strong>European Center for Law and Justice (ECLJ)</strong> est une organisation non gouvernementale fondée en 1998, affiliée à l’<strong>American Center for Law and Justice (ACLJ)</strong>, un lobby juridique évangélique conservateur américain. Dirigé par <strong>Grégor Puppinck</strong> et <strong>Jay Alan Sekulow</strong> (ancien avocat de Donald Trump), l’ECLJ se présente comme un défenseur des « droits de l’homme » et de la « dignité  humaine », mais son agenda est clairement <strong>anti-avortement, anti-mariage homosexuel, et anti-euthanasie</strong>.</p>
<p><strong>A savoir</strong></p>
<ul>
<li><strong>Grégor Puppinck</strong> : Juriste français, directeur général de l’ECLJ, connu<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> pour ses prises de position contre l’IVG, la PMA pour les couples homosexuels, et la « théorie du genre ». Il défend une vision <strong>naturaliste et chrétienne</strong> du droit, opposée au relativisme moral.</li>
<li><strong>Jay Alan Sekulow</strong> : Avocat américain, fondateur de l’ACLJ, proche<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a> des milieux évangéliques conservateurs. Il a plaidé devant la Cour suprême des États-Unis pour défendre des causes religieuses.</li>
<li><strong>Financement</strong> : L’ECLJ est financé principalement par l’ACLJ, qui lève des millions de dollars auprès de donateurs évangéliques américains. En 2019, l’ACLJ a versé plus d’un million de dollars à l’ECLJ.</li>
</ul>
<p><strong>Leur lobbying anti-avortement</strong></p>
<p>L’ECLJ mène une <strong>campagne agressive</strong> contre l’IVG en Europe, en organisant des conférences, en publiant des rapports, et en intervenant devant la <strong>Cour européenne des droits de l’homme (CEDH)</strong>. Leur stratégie repose sur :</p>
<ul>
<li><strong>La manipulation des témoignages</strong> : Lors d’une conférence au Parlement européen en octobre 2025, l’ECLJ a invité des femmes à raconter leur « souffrance post-avortement », en citant une étude IFOP de 2020 selon laquelle <strong>92 % des femmes déclareraient que l’avortement laisse des traces difficiles à vivre</strong>. Pourtant, cette étude est <strong>contestée par la communauté scientifique</strong> pour son manque de rigueur méthodologique.</li>
<li><strong>La promotion de politiques natalistes</strong> : L’ECLJ vante les politiques de la Hongrie ou de l’Italie, où des aides financières sont accordées aux familles, mais <strong>sans garantir l’autonomie des femmes</strong>. Leur objectif : <strong>supprimer le financement européen des programmes pro-IVG</strong> et rediriger ces fonds vers des « alternatives à l’avortement ».</li>
<li><strong>L’influence sur les députés européens</strong> : Lors de leur conférence, huit députés européens (dont des membres du PPE et de l’ECR) ont soutenu leurs positions, montrant leur <strong>capacité à influencer les institutions</strong>.</li>
</ul>
<p><strong>Un discours trompeur et dangereux</strong></p>
<p>L’ECLJ présente l’avortement comme un « piège idéologique » et un « acte toujours traumatisant ». Pourtant, <strong>les données de l’OMS et de l’Académie américaine de pédiatrie</strong> montrent que la majorité des femmes ressentent un <strong>soulagement</strong> après un avortement, surtout lorsque la décision est libre et accompagnée. Leur rhétorique vise à <strong>culpabiliser les femmes</strong> et à <strong>restreindre leurs droits</strong>, sous couvert de « protection de la vie ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>c) L’IVG, un droit fondamental reconnu par l’Union européenne</u></strong></p>
<p>L'<strong>Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) est un droit fondamental</strong>, protégé par la <strong>Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne</strong> et par la jurisprudence européenne.</p>
<p><strong>Les bases juridiques</strong></p>
<ol>
<li><strong>Dignité humaine (Article 1)</strong> : Le droit à l’autonomie corporelle est un pilier de la dignité. De même que forcer une femme à avorter alors qu’elle ne le souhaite pas, forcer une femme à poursuivre une grossesse non désirée est une <strong>violation de son intégrité physique et mentale</strong>.</li>
<li><strong>Droit à l’intégrité physique et mentale (Article 3)</strong> : L’IVG protège les femmes des risques liés aux grossesses non désirées ou aux avortements clandestins.</li>
<li><strong>Respect de la vie privée (Article 7)</strong> : La décision d’avorter relève de la sphère intime. La <strong>Cour européenne des droits de l’homme (CEDH)</strong> a confirmé à plusieurs reprises que l’accès à l’IVG est un <strong>droit protégé</strong> (arrêt <em>Tysiącz v. Pologne</em>, 2007).</li>
<li><strong>Égalité entre les sexes (Article 23)</strong> : Refuser l’IVG aggrave les inégalités, en limitant l’autonomie des femmes.</li>
<li><strong>Non-discrimination (Article 21)</strong> : Les restrictions à l’IVG discriminent les femmes précaires, qui n’ont pas les moyens de se rendre à l’étranger.</li>
<li><strong>Droit à la santé (Article 35)</strong> : L’OMS considère l’IVG comme un <strong>service de santé essentiel</strong>. Les pays où l’avortement est légal ont des <strong>taux de mortalité maternelle plus bas</strong>.</li>
</ol>
<p><strong>Une reconnaissance internationale</strong></p>
<ul>
<li>La <strong>CEDAW (Convention sur l’élimination des discriminations à l’égard des femmes)</strong> encourage les États à garantir l’accès à l’IVG.</li>
<li>L'<strong>OMS</strong> souligne que la légalisation de l’IVG réduit la mortalité maternelle de <strong>70 %</strong>.</li>
</ul>
<p><strong>Conclusión</strong> : L’IVG n’est pas un « privilège », mais un <strong>droit humain fondamental</strong>, protégé par le droit européen et international.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>d) Contre-arguments aux idées de l’ECLJ : la réalité scientifique et juridique</u></strong></p>
<p>L’ECLJ utilise des <strong>arguments émotionnels et biaisés</strong> pour discréditer l’IVG. Voici pourquoi leurs thèses sont <strong>infondées</strong> :</p>
<ol>
<li><strong> « L’avortement est toujours traumatisant »</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Réalité</strong> : Les études sérieuses (OMS, <em>Social Science &amp; Medicine</em>, 2018) montrent que <strong>le soulagement est plus fréquent que le regret</strong>. La souffrance post-avortement est souvent liée à la <strong>stigmatisation sociale</strong>, pas à l’acte en soi.</li>
<li><strong>Biais méthodologique</strong> : Les études citées par l’ECLJ (comme celle de l’IFOP) sont <strong>non représentatives</strong> et <strong>orientées</strong>. Une méta-analyse de 2018 conclut que les femmes qui avortent n’ont <strong>pas plus de risques de problèmes de santé mentale</strong> que celles qui mènent une grossesse non désirée à terme.</li>
</ul>
<ol start="2">
<li><strong> « L’avortement nie les droits de l’enfant à naître »</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Réalité juridique</strong> : Le droit international (CEDH, Convention de New York) <strong>ne reconnaît pas de personnalité juridique au fœtus avant la naissance</strong>. La Cour européenne a rappelé que <strong>l’autonomie de la femme prime</strong> (<em>A, B et C c. Irlande</em>, 2010).</li>
<li><strong>Approche graduelle</strong> : Les législations européennes (France, Belgique, Allemagne) reconnaissent des droits croissants au fœtus <strong>sans nier ceux de la femme</strong>.</li>
</ul>
<ol start="3">
<li><strong> « Les mouvements pro-choix minimisent la souffrance des femmes »</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Réalité</strong> : Les mouvements pro-choix <strong>ne nient pas la complexité</strong> de l’avortement, mais défendent le droit des femmes à <strong>décider sans stigmatisation</strong>. Les pays où l’IVG est légale et accompagnée (Pays-Bas, Suède) ont <strong>moins de complications et de regrets</strong> que ceux où elle est restreinte.</li>
</ul>
<ol start="4">
<li><strong> « Il faut financer des alternatives à l’IVG »</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Réalité</strong> : Les politiques de soutien à la famille (allocations, congés parentaux) sont <strong>nécessaires, mais insuffisantes</strong>. En Pologne, où l’IVG est très restreinte, le nombre d’avortements clandestins reste élevé.</li>
<li><strong>Biais méthodologique </strong>: Réduire le recours à l’IVG passe par trois piliers différents : a) <strong>l’éducation sexuelle, b) l’accès à la contraception, et c) des politiques sociales fortes</strong> (logement, emploi, garde d’enfants).</li>
</ul>
<ol start="5">
<li><strong> « L’argent public ne doit pas financer l’avortement »</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Réalité</strong> : L’UE ne peut imposer une politique unique, mais elle doit garantir <strong>l’accès aux soins</strong>. Les fonds européens financent des programmes de <strong>santé reproductive globale</strong>, qui réduisent le nombre d’IVG.</li>
</ul>
<p><strong>Conclusión</strong> : Les arguments de l’ECLJ reposent sur des <strong>données sélectives, des interprétations juridiques biaisées, et une vision moralisatrice</strong> de la sexualité. Leur objectif : <strong>restreindre les droits des femmes</strong> sous couvert de « protection de la vie ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>e) La décision d’avorter appartient aux femmes, pas aux clergés ou aux partenaires</u></strong></p>
<p>L’autonomie corporelle est un <strong>droit inaliénable</strong>. Voici pourquoi la décision d’avorter doit revenir <strong>uniquement à la femme enceinte</strong> :</p>
<ol>
<li><strong> Autonomie corporelle : un principe fondamental</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Droit international</strong> : La Déclaration universelle des droits de l’homme (Article 3) protège <strong>l’intégrité physique et la liberté individuelle</strong>. Une grossesse impose des <strong>changements physiques, psychologiques et sociaux majeurs</strong> à la femme.</li>
<li><strong>Responsabilité exclusive</strong> : Les risques (complications, mortalité maternelle) et les conséquences (charge mentale, responsabilité parentale) pèsent <strong>uniquement sur la femme</strong>.</li>
</ul>
<ol start="2">
<li><strong> Le rôle des hommes : soutien, pas décision</strong></li>
</ol>
<ul>
<li>Les hommes peuvent <strong>exprimer leur opinion</strong>, mais <strong>ne peuvent pas décider</strong> à la place des femmes.</li>
<li><strong>Exemple</strong> : En France, la loi Veil (1975) a reconnu que « aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement », mais que <strong>l’interdire aggrave les souffrances</strong>.</li>
</ul>
<ol start="3">
<li><strong> Critique de l’ingérence religieuse</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Biais bibliques</strong> : Les textes sacrés (Bible, Coran) ont été écrits dans des <strong>contextes patriarcaux</strong>. Par exemple, l’Ancien Testament ne traite pas de l’avortement sous l’angle du consentement ou du droit de la femme, mais plutôt comme un dommage patrimonial au mari.</li>
<li><strong>Contrôle historique</strong> : Les institutions religieuses ont souvent servi à <strong>contrôler la sexualité des femmes</strong>, limitant leur liberté au nom d’une morale imposée.</li>
</ul>
<ol start="4">
<li><strong> Égalité et justice sociale</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Inégalités aggravées</strong> : Interdire l’avortement pénalise les femmes pauvres, qui n’ont pas les moyens de voyager à l’étranger.</li>
<li><strong>Exemple</strong> : Aux États-Unis, après l’annulation de <em>Roe v. Wade</em>, les avortements clandestins ont augmenté dans les États restrictifs.</li>
</ul>
<p><strong>Conclusión</strong> : La décision d’avorter est une <strong>question de dignité, de liberté et de justice</strong>. Les femmes doivent pouvoir choisir <strong>sans ingérence religieuse ou masculine</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>f) Les dogmes religieux : des hypothèses invérifiables, pas des vérités universelles</u></strong></p>
<p>Les arguments de l’ECLJ reposent sur des <strong>dogmes religieux</strong>, qui sont des <strong>hypothèses non prouvées</strong>, pas des faits scientifiques.</p>
<ol>
<li><strong> Les dogmes : des affirmations non falsifiables</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Absence de preuve empirique</strong> : Aucune preuve ne confirme l’existence d’un dieu ou d’une révélation divine. Les croyants invoquent la « foi », ce qui place ces croyances <strong>hors du champ de la raison</strong>.</li>
<li><strong>Charge de la preuve</strong> : En logique, c’est à celui qui affirme l’existence de Dieu d’en apporter la preuve (<em>rasoir d’Ockham</em>).</li>
</ul>
<ol start="2">
<li><strong> Les textes sacrés : des œuvres humaines, pas des paroles divines</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Contexte historique</strong> : La Bible et le Coran ont été écrits par des hommes, dans des <strong>sociétés patriarcales et esclavagistes</strong>. Leurs lois reflètent les <strong>normes de leur époque</strong>, pas une morale universelle.</li>
<li><strong>Erreurs factuelles</strong> : Ces textes contiennent des descriptions du monde <strong>aujourd’hui réfutées par la science</strong> (Terre plate, créationnisme).</li>
</ul>
<ol start="3">
<li><strong> La séparation de l’État et des églises : une nécessité pour la coexistence pacifique</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Neutralité de l’État</strong> : Dans une société pluraliste, <strong>imposer des dogmes religieux</strong> à tous est injuste. La séparation de l’État et des églises garantit que les lois soient fondées sur <strong>la raison et le débat démocratique</strong>, pas sur des révélations contestables.</li>
<li><strong>Principe</strong> : La séparation de l’État et des églises permet à chacun de vivre selon ses convictions <strong>sans les imposer aux autres</strong>.</li>
</ul>
<p><strong>Conclusión</strong> : Les dogmes religieux sont des <strong>constructions culturelles</strong>, pas des vérités universelles. Ils ne doivent pas dicter les lois d’une société laïque.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>g) La tolérance à double sens : les laïcs ne censurent pas l’ECLJ</u></strong></p>
<p>Contrairement à l’ECLJ, qui cherche à <strong>imposer ses valeurs religieuses</strong> à tous, les défenseurs de la laïcité <strong>ne demandent pas l’interdiction des dogmes chrétiens</strong>. Ils demandent simplement que :</p>
<ul>
<li>Les croyances religieuses restent dans la sphère privée.</li>
<li>Les lois soient fondées sur des principes universels (droits humains, égalité, science), pas sur des dogmes.</li>
</ul>
<p><strong>Exemple</strong> : Personne n’empêche l’ECLJ d’enseigner ses croyances, mais personne ne peut <strong>imposer</strong> ces croyances à ceux qui ne les partagent pas.</p>
<p><strong>Conclusión</strong> : La vraie tolérance, c’est <strong>accepter que chacun vive selon ses convictions, sans les imposer aux autres</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: center"><strong><u>Résumé des arguments de l’AEPL</u></strong></h3>
<p>Voici pourquoi l’IVG doit rester un droit fondamental en Union Européenne :</p>
<ol>
<li><strong>« My Voice, My Choice »</strong> : Une Initiative Citoyenne Européenne historique, portée par 300 organisations, pour garantir l’accès à un avortement <strong>sûr, légal et financé</strong> dans toute l’UE. <strong>Plus d’un million de signatures</strong> ont forcé la Commission européenne à se prononcer d’ici mars 2026.</li>
<li><strong>L’ECLJ, un lobby anti-avortement dangereux</strong> : Financé par des donateurs évangéliques américains, ce groupe utilise des <strong>témoignages biaisés</strong>, des <strong>études non scientifiques</strong>, et une <strong>stratégie d’influence</strong> auprès des députés européens pour restreindre l’IVG. Leur objectif : <strong>supprimer le financement public de l’avortement</strong> et imposer des politiques natalistes coercitives.</li>
<li><strong>L’IVG, un droit protégé par l’UE</strong> : La Charte des droits fondamentaux de l’UE reconnaît l’IVG comme un droit lié à la <strong>dignité</strong>, l’<strong>autonomie corporelle</strong>, la <strong>vie privée</strong>, et la <strong>santé</strong>. La CEDH et l’OMS confirment que <strong>légaliser l’IVG sauve des vies</strong>.</li>
<li><strong>Les arguments de l’ECLJ sont infondés</strong> :</li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Faux</strong> : L’avortement serait « toujours traumatisant ». <strong>Réalité</strong> : La majorité des femmes ressentent un soulagement (OMS, 2021).</li>
<li><strong>Faux</strong> : L’IVG « nie les droits du fœtus ». <strong>Réalité</strong> : Le droit international protège d’abord l’autonomie de la femme (CEDH, 2010).</li>
<li><strong>Faux</strong> : Les seules « politiques de soutien aux familles » suffiraient. <strong>Réalité</strong> : Sans éducation sexuelle et accès à la contraception, ces politiques échouent (ex. : Pologne).</li>
</ul>
<ol start="5">
<li><strong>La décision appartient aux femmes, pas aux clergés</strong> : L’autonomie corporelle est un <strong>droit humain</strong>. Les textes religieux, écrits dans des sociétés patriarcales, <strong>ne peuvent pas dicter les lois</strong> d’une Europe laïque.</li>
<li><strong>Les dogmes religieux ne sont pas des vérités scientifiques</strong> : Ils reposent sur des <strong>hypothèses invérifiables</strong>. Une société démocratique doit fonder ses lois sur <strong>la raison, pas sur la foi</strong>.</li>
<li><strong>La tolérance, ça marche dans les deux sens</strong> : Les laïcs ne demandent pas l’interdiction des croyances de l’ECLJ, mais refusent que celles-ci <strong>s’imposent à tous</strong>.</li>
</ol>
<p style="text-align: left">Guy T&rsquo;hooft, Past Président de l&rsquo;AEPL</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> <a href="https://genethique.org/author/gregor-puppinck">https://genethique.org/author/gregor-puppinck</a><br />
<a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Le monde diplomatique, « Évangéliques en France, chronique d’un essor politique », décembre 2024.</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/es/un-alegato-a-favor-de-la-libertad-fundamental-de-importar-contra-las-ideas-liberticidas-delclj/">Plaidoyer pour la liberté fondamentale d’avorter (Contre les idées liberticides de l&rsquo;ECLJ)</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Logement dans l&#8217;UE : Stratégies pour les personnes, les familles et les jeunes générations</title>
		<link>https://aepl.eu/es/estrategias-de-vivienda-en-lue-para-personas-familias-y-generaciones-jovenes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Fri, 20 Jun 2025 10:03:51 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=968</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comunicación de 4 de junio de 2025 al Parlamento Europeo Estoy aquí a petición de la Asociación Europea de Libre Pensamiento [AEPL] como experto en ayudas a la vivienda y como Presidente de la asociación Solidarité Logement. Solidarité Logement...</p>
<p>The post <a href="https://aepl.eu/es/estrategias-de-vivienda-en-lue-para-personas-familias-y-generaciones-jovenes/">Logement dans l&rsquo;UE : Stratégies pour les personnes, les familles et les jeunes générations</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Communication du 4 juin 2025 au Parlement Européen</p>
<p>Je suis ici à la demande de l’<strong>Association européenne de la pensée libre</strong> [AEPL] en tant qu’<strong>expert pour l’aide au logement</strong>, et en tant que président de l’association <strong>Solidarité Logement</strong>.</p>
<p>Solidarité Logement est une ASBL de droit belge créée en 2009. Elle vise à fournir du logement à <strong>deux publics-cibles bien en ligne avec la problématique de ce jour</strong> :</p>
<ul>
<li>el <strong>jeunes de 16 à 25 ans</strong> qui vivent des transitions difficiles vers l’autonomie, souvent en rupture de lien familial, fragilisés et sans ressources ; et</li>
<li>el<strong> femmes isolées</strong>, avec ou sans enfants, pour lesquelles cette précarité et cette vulnérabilité sont encore accrues lorsqu’elles ont subi des violences physiques et psychologiques.</li>
</ul>
<p>La véritable spécificité de notre association est de <strong>littéralement créer du logement</strong> pour ces bénéficiaires. A ce propos, laissez-moi ouvrir une parenthèse pour dire combien j’abonde dans le sens de Mr Gonçalvez qui est intervenu sans le premier panel et qui insiste sur la rénovation du parc immobilier existant, insalubre et/ou non occupé, en opposition à la construction de nouveaux bâtiments.  En 15 ans d’existence nous avons créé plus de 50 unités de logement pour plus ou moins 200 bénéficiaires par an. Une fois les unités de logement mises à disposition, nous travaillons avec des associations spécialisées pour l’accompagnement de nos bénéficiaires. Le choix de ces bénéficiaires se fait selon des <strong>critères éthiques et de totale neutralité</strong>.</p>
<p>Notre association étant active uniquement en Belgique, j’ai recueilli des informations à plusieurs sources afin de mettre notre intervention de ce jour au niveau de l’Union européenne. Une de ces sources se trouve être un document émis par la Commission européenne l’année dernière.</p>
<p>Il s’agit de :</p>
<p><strong>Social Housing and beyond.</strong></p>
<p><em>An operational toolkit on the use of EU funds for investments in social housing and associated services”.</em></p>
<p>Ce document publié sous l’égide de Nicolas SCHMIT, alors Commissaire européen pour l’emploi et les droits sociaux, est très complet et insiste sur <strong>l’importance des services associés à la dynamique du logement social</strong>. Il pose un constat très utile pour le débat de ce jour. On pourrait le résumer comme suit :</p>
<ul>
<li>Les prix de l’immobilier dans l’Union européenne ont monté de 48% entre 2010 et 2023,</li>
<li>Les loyers pour leur part de 23%,</li>
<li>En 2022, 8.7% de la population de l’Union dépensait 40% (voire plus) de leurs revenus pour leur logement,</li>
<li>En même temps, l’inflation et les taux d’intérêts qui remontent ont eu un impact considérable sur les loyers et les prêts hypothécaires,</li>
<li>Des logements impayables ont à leur tour un impact sur l’insertion sociale et sur la participation à l’éducation et au marché du travail.</li>
</ul>
<p>Si la responsabilité première des politiques d’investissement dans le logement social abordable revient aux états membres, il n’en est pas moins vrai que la politique et les instruments de financement de l’Union ont un impact non négligeable sur l’écosystème du logement en général et du logement social en particulier.</p>
<p>Le document précité présente toute une panoplie de mesures visant à promouvoir le logement social et abordable pour la période 2021 – 2027. Pour ce faire, il passe en revue l’ensemble des fonds de l’Union  visant à supporter les investissements dans le logement social et les services associés sur cette période. <strong>On ne peut certainement pas dire que l’Union prend le sujet à la légère</strong> : entre le Fond européen de développement régional et le Fond Asile, migration et intégration pas moins de 9 plans et programmes entrent directement ou indirectement en compte pour la problématique qui nous occupe. Ces fonds et programmes sont tous financés par le budget de l’Union mais se distinguent par leur mode de management. Ces derniers sont de trois types :</p>
<ul>
<li>le management direct : le financement de l’Union est géré directement par la Commission européenne,</li>
<li>le management partagé : la Commission et les autorités nationales gèrent conjointement le financement ; et enfin</li>
<li>le management indirect : le financement est géré par des organisations partenaires ou d’autres autorités au sein ou en dehors de l’Union.</li>
</ul>
<p>Dans un second temps, ce document analyse par le détail pas moins de 19 projets et actions qui ont été réalisés dans le cadre du programme 2014-2020 mais dont certains sont encore en cours d’implémentation ou d’expansion. Ce qui a retenu notre attention c’est que ces projets ont été catégorisés selon deux axes :</p>
<ul>
<li>l’approche basée sur la <strong>localisation géograhique</strong>: le focus est plutôt mis sur l’aspect territorial ;</li>
<li>l’approche basée sur la personne : le focus est placé sur un <strong>groupe-cible</strong> bien spécifique.</li>
</ul>
<p>Il ressort de notre expérience sur le terrain que les deux principaux facteurs de succès de notre action –outre bien sûr la création de logements- sont :</p>
<ul>
<li>le fait de se concentrer délibérément sur <strong>un</strong> <strong>public-cible bien défini</strong>. En effet, la précarité étant partout et de tous ordres, il convient impérativement de rester dans l’objet social que l’on s’est donné ; et</li>
<li><strong>l’accompagnement des bénéficiaires jusqu’à l’autonomie totale, par des associations spécialisées</strong> dans ce même public de bénéficiaires (jeunes en difficultés, femmes, seules, migrants, MENA, …). Cela a été dit tout à l’heure par le Commissaire Brunner mais il est important de répéter encore et encore que le logement social ne s’arrête pas à la brique.</li>
</ul>
<p>Pour illustrer ce propos, je prendrais un des 19 projets mentionnés ci-dessus. Il s’agit d’un projet réalisé à <strong>Anvers en 2017-2019</strong>. Il s’agit de la co-habitation de jeunes réfugiés non accompagnés, plus particulièrement ceux qui atteignent l’âge adulte (17-22 ans) et perdent de ce fait le logement qui leur était attribué en tant que mineurs. Cette opération fut un grand succès (75 unités de co-habitation à un loyer moyen de €250 pour une durée de 1 à 3 ans) parce que –entre autres- :</p>
<ul>
<li>le projet allait plus loin que le logement pur : co-habitation avec des jeunes flamands d’Anvers, éducation et cours de langue, networking social, conseil psychologique, et accès à l’emploi ;</li>
<li>il était encadré par nombre d’associations locales reconnues et actives dans les secteurs d’autonomisation mentionnés ci-dessus.</li>
</ul>
<p>A notre sens, ce projet pourrait être pris comme projet-type pour l’avenir car il rassemble tous les facteurs de succès.</p>
<p>Je tiens à préciser que notre association n’était pas partie prenante de ce projet.</p>
<p>En guise de conclusion, et peut être aurais-je dû commencer mon intervention par-là, si nous sommes toutes et tous égaux devant la loi (je vous rappelle la convention européenne des droits de l’homme), il n’en va clairement pas de même face au logement. <strong>Tâchons tous ensemble de réduire cette inégalité.</strong></p>
<p>Merci pour votre attention,</p>
<p>Didier Giblet</p>
<p>Président de Solidarité Logement</p>
<p>Expert logement pour l’AEPL</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/es/estrategias-de-vivienda-en-lue-para-personas-familias-y-generaciones-jovenes/">Logement dans l&rsquo;UE : Stratégies pour les personnes, les familles et les jeunes générations</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lo que la Comisión Europea propone para 2025 (CWP 2025)</title>
		<link>https://aepl.eu/es/que-propone-la-comision-europea-para-2025-cwp-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Thu, 10 Apr 2025 09:44:58 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=965</guid>

					<description><![CDATA[<p>"Avanzar juntos: una Unión más audaz, más simple, más rápida" Cada año, la Comisión adopta su programa de trabajo, en el que enumera las nuevas políticas e iniciativas legislativas que propondrá a la Autoridad Legislativa y Presupuestaria,...</p>
<p>The post <a href="https://aepl.eu/es/que-propone-la-comision-europea-para-2025-cwp-2025/">Ce que propose la Commission européenne en 2025 (CWP 2025)</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;">« Avancer ensemble : une Union plus audacieuse, plus simple, plus rapide »</p>
<p style="font-weight: 400;">Chaque année la Commission adopte son programme de travail, qui liste les nouvelles politiques ainsi que les initiatives législatives qu’elle va proposer à l’autorité législative et budgétaire , Parlement européen  et Conseil , durant l’année. Ce programme de travail montre comment les orientations politiques et les lettres de mission envoyées par la présidente von der Leyen  à chaque membre du collège de la Commission vont être mises en œuvre pendant la première année.</p>
<p style="font-weight: 400;">Adopté le 11 février 2025 ce programme est ensuite présenté au Parlement Européen en session plénière puis au Conseil des affaires générales. Sur la base de ce programme de travail et des priorités des autres institutions le Parlement Européen, le Conseil et la Commission  établissent une déclaration commune sur les priorités législatives de l’Union européenne (UE) pour 2025 ainsi que des conclusions communes sur ses priorités.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cette année la Commission s’attachera essentiellement à :</p>
<ol>
<li><strong>Une prospérité et une compétitivité durables ;</strong></li>
<li><strong>Renforcer la défense et la sécurité ;</strong></li>
<li><strong>Soutenir les personnes et renforcer nos sociétés et notre modèle social ;</strong></li>
<li><strong>Préserver notre qualité de vie ;</strong></li>
<li><strong>Protéger la démocratie et défendre nos valeurs ;</strong></li>
<li><strong>User de son pouvoir et de ses partenariats dans le monde entier ;</strong></li>
<li><strong>Préparer notre union pour l’avenir.</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Le programme de travail est le fruit d’une coopération étroite entre le Parlement Européen, les États membres et le Conseil et les organes consultatif de l’UE (Comités des régions et Comité économique et social). Il examine les domaines dans lesquels la Commission présentera de nouvelles initiatives, retirera des propositions en suspens et réexaminera la législation européenne en vigueur.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cette année, le programme est fortement axé sur la <strong>simplification</strong>. La Commission entend simplifier les règles de l’UE et faciliter leur mise en œuvre et réduire les charges administratives. Le programme de travail est d’ailleurs accompagné d’une communication contenant des objectifs et des outils visant à alléger cette charge réglementaire et apporter des améliorations rapides et significatives aux citoyens et aux entreprises, notamment pour les petites et moyennes entreprises (PME).</p>
<p style="font-weight: 400;">La Commission présente trois séries de propositions omnibus qui simplifient divers actes législatifs, ainsi qu’un nombre record d’initiatives présentant une forte dimension de simplification. Les premières  contribueront à la réalisation de l’objectif de réduction des charges administratives d’au moins 25 % et d’au moins 35 % pour les PME. Elles incluent également un plan annuel d’évaluations et de bilans de qualité visant à assurer la continuité de l’exercice de simplification et de réduction des charges.</p>
<p style="font-weight: 400;">Les deux propositions omnibus suivantes  porteront  pour la seconde sur la simplification des investissements ; pour la troisième sur la simplification pour les petites entreprises  à moyenne capitalisation des exigences réglementaires de déclarations ainsi que la suppression du format papier .</p>
<p style="font-weight: 400;">Un paquet de mesures de simplification sera proposé pour la PAC, la politique agricole commune.</p>
<p style="font-weight: 400;">Le programme de travail de la Commission propose 51 nouvelles initiatives politiques et 18 propositions législatives dont 11 présentent une dimension de simplification significative. Un stock de 123 propositions antérieures restent à l’examen du Parlement et du Conseil , mais 41 sont retirées étant  devenues obsolètes ou sans perspectives d’adoption.</p>
<p style="font-weight: 400;">Les principales priorités du programme de travail sont les suivantes :</p>
<ol>
<li><strong>Garantir une prospérité et une compétitivité durable</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Cet objectif comporte de nombreuses initiatives et propositions législatives, mentionnées ci-après.</p>
<p style="font-weight: 400;"><em><u>La boussole  de compétitivité</u></em> déjà proposée vise à faire face aux problèmes structurels qui entravent la compétitivité européenne : environnement mondial instable, caractérisé par une concurrence déloyale, des chaînes d’approvisionnement fragiles, une hausse des coûts de l’énergie, des pénuries de main-d’œuvre et de compétences et un accès limité aux capitaux.</p>
<p style="font-weight: 400;"><em><u>Une stratégie pour moderniser le marché unique</u></em> sera proposée pour faciliter la fourniture transfrontières de biens et de service et  une mobilité équitable et effective de la main-d’œuvre.</p>
<p style="font-weight: 400;"><em><u>Le pacte pour une industrie pro</u></em>pre, également déjà proposé est au cœur du projet de décarbonation, de durabilité et  de compétitivité. Il aidera à atteindre les objectifs du pacte vert pour l’Europe. Parallèlement <em><u>un plan d’action visant à rendre l’énergie plus abord</u></em>able pour l’Europe sera également proposé.  Cela inclura un nouvel encadrement des <em><u>aides d’État</u> </em>et renforcera les investissements dans les énergies propres. Une feuille de route visera à <em><u>mettre un terme aux importations d’énergie russe</u></em>. La Commission présentera aussi <em><u>un programme indicatif nucléaire 2025</u></em> et un plan stratégique pour les petits réacteur modulaire (PRM) afin de soutenir l’accélération de leur déploiement.</p>
<p style="font-weight: 400;">Un plan d’action est prévu pour <em><u>l’industrie chimique avec une révision ciblée des règles applicables ( règlement REACH) en vue de les simplifier. </u></em></p>
<p style="font-weight: 400;">Un schéma directeur sera proposé pour avancer vers une <em><u>Union de l’épargne et des investissements </u></em>et créer un marché intérieur des capitaux.</p>
<p style="font-weight: 400;">La Commission cherchera aussi à exploiter le potentiel des données et de <em><u>l’Intelligence artificielle (IA)</u></em> et proposera une stratégie pour stimuler <em><u>les biotechnologies. </u></em>Elle présentera aussi un plan d’investissement pour <em><u>des transports durables </u></em>y compris un cadre stratégique pour soutenir la production de la distribution de carburant durable .</p>
<p style="font-weight: 400;">La législation sur <em><u>les réseaux numériques</u></em> et sur le développement de <em><u>l’informatique en nuage</u></em> sera également présentée.</p>
<p style="font-weight: 400;">Avec <em><u>la stratégie quantique</u></em> de l’UE, qui sera suivie d’un règlement quantique, la position mondiale de premier plan dans ce secteur critique devrait être maintenue, notamment avec la stratégie visant à renforcer capacités européennes de <em><u>recherche et de développement de technologie quantique</u></em>, ainsi qu’ produire des dispositifs et des systèmes fondés sur celle-ci.</p>
<p style="font-weight: 400;">Avec le <em><u>portefeuille d’entreprises européennes (European Business Wallet)</u></em> les échanges inter-entreprises et avec les administrations publiques devraient libérer de nouvelles opportunités commerciales.</p>
<p style="font-weight: 400;">Enfin, la Commission présentera <em><u>une législation sur l’espace</u></em> afin de tirer le meilleur parti des avantages de l’économie spatiale.</p>
<ol start="2">
<li><strong>Renforcer la sécurité et la défense</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Quant à l’Europe de la défense, elle devient urgente face à la menace russe d’étendre ses prétentions au-delà de l’Ukraine pour recoller les morceaux perdus lors de l’éclatement de l’ancienne Union soviétique.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cette  aire nouvelle pour la défense, objet du <em><u>livre blanc sur le futur de l’Europe de la défense,</u></em> récemment présenté par la Commission afin de lancer une vaste consultation sur l’établissement d’un cadre européen pour les besoins d’investissement en matière de défense, s’accompagne de plusieurs autres propositions relevant du domaine de la sécurité : une stratégie pour la <em><u>préparation de l’UE aux crises</u></em> ; une stratégie pour préparer des mesures pour faire face aux  <em>menaces contre la santé publique</em> ; pour réduire notre dépendance à la fourniture extérieure <em><u>des médicaments critiques</u></em> ; pour la <em><u>constitution de stocks</u></em> de ces médicaments ; pour <em><u>lutter contre le trafic d’armes et des drogues,</u></em> ; pour améliorer la <em><u>cybersécurité</u></em> des hôpitaux  ; <em><u>protéger les câbles sous-marins</u></em> de télécommunications ; …</p>
<p style="font-weight: 400;">La Commission poursuivra  en outre ses efforts pour <em><u>exécuter le Pacte sur la Migration et l’Asile</u></em>, y compris pour les retours des immigrants illégaux.</p>
<ol start="3">
<li><strong>Soutenir les personnes, et renforcer nos sociétés et notre modèle social</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">La Commission continuera de renforcer l’équité sociale, avec <em><u>un nouveau plan d’action</u></em> pour la mise en œuvre <em><u>du socle européen des droits sociaux</u></em> ;  <em><u>l’Union des compétences</u></em> s’attaquera aux pénuries de compétences et de main-d’œuvre, en garantissant que les entreprises auront accès à la main-d’œuvre qualifiée nécessaire pour stimuler leur productivité et leur compétitivité. Elle s’attachera également à ce que les systèmes d’éducation et de formation disposent des outils adéquats pour préparer les Européens de toutes générations à un avenir changeant rapidement, grâce à une éducation, à une formation et à un apprentissage tout au long de la vie inclusifs et de haute qualité, ainsi qu’ à <em><u>garantir des emplois de qualité</u></em> assortis de conditions de travail décentes, de normes élevées en matière de santé et de sécurité et de négociations collectives.</p>
<p style="font-weight: 400;">Le prochain agenda du <em><u>consommateur 2025-2030</u></em> comprendra un nouveau plan d’action pour les consommateurs dans le marché unique garantissant une approche équilibrée qui protège les consommateurs sans imposer de charges administratives excessives aux entreprises.</p>
<ol start="4">
<li><strong>Préserver notre qualité de vie : agriculture, sécurité alimentaire, eau et nature</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">L’Europe a besoin d’un approvisionnement sûr et abordable en denrées alimentaires locales de qualité, produites de manière durable sur le plan social et environnemental, offrant aux agriculteurs un revenu équitable et suffisant, garantissant la compétitivité à long terme de l’agriculture européenne et respectant et protégeant l’environnement naturel.</p>
<p style="font-weight: 400;">Reposant sur les résultats du dialogue stratégique sur l’avenir de l’agriculture de l’UE, la Commission présentera <em><u>une</u></em><em><u> </u></em><em><u>vision pour l’agriculture et l’alimentation </u></em>afin de  garantir un cadre stable pour les agriculteurs et une perspective à long terme aux opérateurs économiques, y compris aux agriculteurs, aux pêcheurs, aux PME et aux autres acteurs de la chaîne alimentaire.</p>
<p style="font-weight: 400;">Les océans et les mers jouent un rôle important dans la prospérité et la sécurité de l’Europe, notamment par leur capacité unique à réguler le climat en tant que premier puits de carbone de la planète. Il est essentiel d’agir pour préserver les océans, tant aujourd’hui que pour les générations futures. <em><u>Le</u></em><em><u> </u></em><em><u>pacte pour les océans</u></em> créera un cadre de référence unique pour toutes les politiques relatives aux océans et définira une approche globale de l’océan dans toutes ses dimensions.</p>
<p style="font-weight: 400;">La gestion durable de l’eau est l’un des plus grands défis auxquels est confrontée l’Europe eu égard aux effets du changement climatique. Les inondations et les sécheresses deviennent la norme, comme en témoignent les événements tragiques qui ont touché l’Europe ces dernières années. En ce qui concerne <em><u>el</u></em><em><u> </u></em><em><u>résilience dans le domaine de l’eau</u></em>, la Commission propose une approche de la source à la mer et la prise  en considération les défis très différents qui se posent dans les régions et dans les différents secteurs afin de veiller à ce que les sources d’eau soient gérées correctement, de remédier à la pénurie d’eau et à la pollution de l’eau et d’accroître la compétitivité de l’industrie européenne de l’eau</p>
<ol start="5">
<li><strong>La protection de notre démocratie et la défense de nos valeurs seront une priorité.</strong></li>
</ol>
<p>Un <em><u>« bouclier démocratique</u></em>» sera élaboré pour faire face à l’évolution des menaces qui pèsent sur la démocratie et les processus électoraux européens. La Commission continuera d’intégrer l’égalité dans toutes ses politiques, en présentant de <em><u>nouvelles stratégies</u></em> concernant<em><u> les personnes LGBTIQ</u></em> et la lutte contre le <em><u>racisme</u></em>. Une feuille de route pour <em><u>les droits des femmes</u></em> définira, en termes de droits et de principes, l’ engagement continu des institutions européennes.</p>
<ol start="6">
<li><strong>Utiliser son pouvoir et ses partenariats dans le monde</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Sur le plan extérieur, la priorité restera d&rsquo;œuvrer pour un avenir stable et sûr pour l<em><u>&lsquo;Ukraine </u></em>au sein d&rsquo;une Union élargie, d&rsquo;élaborer <em><u>une stratégie pour la Mer Noire et un nouveau pacte pour la Méditerranée</u></em> afin de renforcer la coopération régionale et d&rsquo;élaborer un nouvel <em><u>agenda stratégique UE-Inde</u></em>.</p>
<ol start="7">
<li><strong>Atteindre les objectifs ensemble et préparer notre Union pour l’avenir</strong><strong> </strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Au cours des cinq dernières années, l’Union s’est engagée dans une transformation ambitieuse tout en surmontant des crises générationnelles, comme la pandémie de COVID-19 et la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine et les conséquences économiques qui en ont découlé. L’UE a adopté une législation novatrice pour avancer dans la double transition et renforcer notre résilience. Il est désormais essentiel de donner la <em><u>priorité à la mise en œuvre</u></em> et de veiller à ce que l’Union soit <em><u>prête pour l’avenir, tant sur le plan financier qu’institutionnel,</u></em> en s’appuyant sur une relation renforcée avec les institutions de l’UE.</p>
<p style="font-weight: 400;">La Commission présentera un nouveau budget à long terme de l’UE (<em><u>cadre financier pluriannuel couvrant 2028 à 2034</u></em>). Celui-ci sera mieux aligné sur les priorités et les objectifs adoptés, et orienté de manière flexible vers les domaines où l’action de l’UE est la plus nécessaire. Il sera d’un fonctionnement plus simple et plus percutant et fera un meilleur usage du budget européen pour mobiliser davantage de financements nationaux, privés et institutionnels.</p>
<p style="font-weight: 400;">Près de 21 ans après la plus grande vague d’élargissement et animés par l’ambition de renforcer l’ Union par un processus d’adhésion fondé sur le mérite, il faudra faire en sorte d’être <em><u>prêts pour une Union élargie</u></em>. Grâce aux enseignements tirés des élargissements précédents, l’UE est désormais mieux préparée à être un catalyseur de progrès et à s’approfondir à mesure qu’elle s’élargit. Les réexamens des politiques préalables à l’élargissement permettront d’évaluer plus en détail les conséquences et les incidences de l’élargissement sur toutes les politiques de l’UE, de recenser les lacunes, de préciser les mesures à prendre pour transformer les défis en opportunités et d’étudier les possibilités d’améliorer la gouvernance de l’UE et sa capacité à agir rapidement, en garantissant que les politiques peuvent continuer à produire des résultats efficaces dans une Union élargie.</p>
<p style="font-weight: 400;">La <em><u>Comisión</u></em><em><u> </u></em><em><u>renforcera ses relations avec le Parlement et le Conseil</u></em>, en assurant la transparence, la responsabilité et une amélioration de la communication et des flux d’information. Tous les <em><u>commissaires devront être présents au Parlement européen, dialogueront avec les États membres et participeront aux formations du Conseil</u></em> correspondant à leurs compétences. La Commission proposera  rapidement un nouvel  accord-cadre avec le Parlement européen, tout en renforçant la coopération sur les résolutions du Parlement demandant la présentation de propositions législatives fondées sur l’article 225 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et justifiera dûment le recours à l’article 122 dans des circonstances exceptionnelles et urgentes.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>L’avis de l’AEPL lors du dialogue avec le Parlement du 18 mars dernier.</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Il faut noter que l’AEPL a pu s’exprimer sur les priorités de la Commission dans le cadre du dialogue prévu par l’Art.17  du TFUE. Dans une lettre adressée à la VP du PE chargée de ce dialogue , Mme Antonella Sberna (groupe Conservateurs et réformistes, membre des  Fratelli d’Italia le parti de G.Meloni au pouvoir en Italie),  nos  principales préoccupations actuelles sont la préservation de la démocratie et de l’État de droit, remis en cause par les régimes autocratiques ou d’extrême droite  qui ont le vent en poupe, la mise en place une véritable Europe de la défense et un déploiement maîtrisé de l’Intelligence Artificielle  et des outils d’information.  .</p>
<p style="font-weight: 400;">En effet les premiers font  l’objet d’attaques en règle même par les démocraties : les États-Unis d’Amérique en sont un exemple, où le Président semble fasciné par les régimes forts (Victor Orban en HU) voire dictatoriaux, comme la Russie, dont il n’hésite pas à vouloir copier les visées expansionnistes voire impérialistes telles que l’annexion du Groenland, du Canada et du canal de Panama.</p>
<p style="font-weight: 400;">Aux E-U d’Amérique, le démantèlement d’une série d’administrations,  soit pour combattre les valeurs de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI) que le nouveau Président rejette, ou qu’elles sont budgétivores, ou qu’elles s’opposent aux idées complotistes visant à déconseiller les vaccins,  ou nier le changement climatique, p.ex.  ; l’attaque en règle de certaines universités (Columbia à New York) qui font que les chercheurs américains dans les disciplines concernées par ces valeurs se tournent vers l’Europe ; les insultes et les menaces envers les juges non-nommés par Trump qui se permettent de le juger selon les lois et le condamner, le cas échéant; les tentatives sans cesse répétées de discréditer et d’exclure  les journalistes qui osent rechercher la vérité et vérifier les fausses nouvelles, l’arrosage des électeurs ( même ceux des partis d’extrême droite en Europe, cf. AfD )  avec des montagnes de dollars (Elon Musk)   …. sont hélas ! des pratiques qui ont un écho de plus en plus puissant dans nos États membres.</p>
<p style="font-weight: 400;">Il est donc important et urgent que le Parlement européen et la Commission européenne continuent à défendre notre société et nos valeurs européennes en impliquant et en convaincant le plus possible nos concitoyens.</p>
<p style="font-weight: 400;">La deuxième priorité exprimée dans cette lettre est de mettre sur pied à marche forcée une véritable défense européenne dotée de tous les moyens nécessaires  (autonomie stratégique, soutien massif à l’Ukraine, renforcer notre base technologique et industrielle, doter l’Europe d’un commandement politique intégré, et d’une coopération permanente structurée) fait enfin l’objet d’avancées concrètes face aux menaces russes qui s’intensifient et au  au mépris de l’administration mercantiliste de Trump, dont le soutien à la défense de l’Europe devient tous les jours plus improbable.</p>
<p style="font-weight: 400;">La troisième priorité veut  se donner les moyens de combattre la désinformation et la propagande en défendant notre législation et en forçant son respect dans les domaines de l’Intelligence Artificielle et de l’information. Le réseau Twitter , maintenant X, est un exemple emblématique de ce que voudraient nous imposer la plupart des grands opérateurs américains dans ces domaines se convertissant, toute honte bue, aux dogmes trumpistes du « Make America Great Again », renonçant à tout contrôle des contenus  dangereux des réseaux, en invoquant la liberté d’expression, mais en oubliant la censure de milliers de pages WEB des administrations attaquées par la nouvelle idéologie de Trump.</p>
<p style="font-weight: 400;">Bref, l’AEPL appelle le Parlement européen, le Conseil et la Commission à défendre  nos valeurs et notre mode vie européen, avant qu’il ne soit trop tard.</p>
<p>En tenant compte des compétences attribuées au niveau européen européen, considérez-vous que ce programme de travail pourrait être amélioré ? N&rsquo;hésitez pas à nous en faire part.</p>
<p style="font-weight: 400;">Eric Paradis</p>
<p style="font-weight: 400;">(paradispauleric@gmail.com)</p>
<p style="font-weight: 400;">Administrateur, m<span style="font-weight: 400;">embre du comité de rédaction</span></p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/es/que-propone-la-comision-europea-para-2025-cwp-2025/">Ce que propose la Commission européenne en 2025 (CWP 2025)</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>¿Un nuevo puesto de coordinador "contra el odio cristiano" en la Comisión Europea?</title>
		<link>https://aepl.eu/es/nuevo-puesto-de-coordinador-contra-el-odio-cristiano-en-la-comision-europea/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Thu, 02 Jan 2025 09:18:10 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=957</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#8211; PRISE DE POSITION DE L’ASSOCIATION EUROPEENNE DE LA PENSEE LIBRE &#8211; L’AEPL a pris connaissance, avec intérêt, de la récente déclaration de la COMECE appelant à la création d’une fonction de coordinateur pour la prévention de la haine antichrétienne...</p>
<p>The post <a href="https://aepl.eu/es/nuevo-puesto-de-coordinador-contra-el-odio-cristiano-en-la-comision-europea/">Un nouveau poste de coordinateur « haine antichrétienne » à la Commission Européenne ?</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>- DOCUMENTO DE POSICIÓN DE LA ASOCIACIÓN EUROPEA DE LIBREPENSADORES - ASOCIACIÓN EUROPEA DE LIBREPENSADORES</h3>
<p>L’AEPL a pris connaissance, avec intérêt, de la récente déclaration de la COMECE appelant à la création d’une fonction de coordinateur pour la prévention de la haine antichrétienne en Europe<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>.</p>
<p>Cette demande, telle qu’elle est rapportée par les communiqués de presse de la COMECE et de l’OIDAC, suscite plusieurs interrogations au sein de notre association non confessionnelle que nous nous permettons de vous communiquer.</p>
<p>a) La <strong><em>première interrogation</em></strong> concerne la pertinence de l’existence même de ces fonctions au sein des institutions européennes et du lien qu’elles ont avec les libertés garanties par l’article 9 de la CEDH. L’intitulé du poste occupé par Mme von Schnurbein<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>, vise bien à combattre l’antisémitisme au sens large et <strong>non à défendre la religion juive sensu stricto</strong>. Ceci nous semble parfaitement normal puisque cet antisémitisme ne fait guère de différences entre croyants et incroyants lorsqu’il s’exprime.</p>
<p>Quant à la haine des musulmans, l’usage abusif du concept d’islamophobie, entretient une confusion malheureuse <strong>entre racisme et droit à la critique des convictions</strong>. Comme le faisait si justement remarquer CHARB, peu avant son assassinat dans les locaux Charlie Hebdo, Pierre ou Marie, convertis à l’Islam, risquent moins la discrimination à l’emploi ou au logement que Fatima ou Karim devenus athées.</p>
<p>b) Une <strong><em>deuxième interrogation</em></strong> vient de certains arguments employés lors de l’European Prayer Breakfast du 4 décembre 2024.</p>
<p>Le <u>premier argument</u> concerne les actes de vandalisme et les déprédations qui ciblent des cimetières ou des édifices religieux. Ces actes sont incontestablement répréhensibles. Il n’est pas certain toutefois qu’ils soient tous motivés par une haine antichrétienne. Nombre d’entre eux s’expliquent plutôt par des motivations plus banales. L’appât du gain ou le malsain plaisir de détruire sont aussi des ressorts puissants. Si nous les condamnons sans réserve, <strong>ils ne nous semblent pas justifier la création de cette nouvelle fonction</strong>.</p>
<p>Le <u>second argument</u> nous pose encore davantage problème. Mme Kruger semble vouloir contester le contenu de certains enseignements et invoque un droit à l’objection de conscience pour de futurs médecins lors de leur formation. <strong>Ceci est tout simplement inacceptable</strong>. Certaines interruptions de grossesse sont motivées, non par le libre choix de la femme, mais par des <strong>raisons médicales impératives</strong>. Peut-on imaginer que des patientes soient confrontées à des médecins incapables de les aider parce qu’ils auraient eu des scrupules de conscience pendant leurs études ? Si on suit Mme KRUGER, rien ne s’opposerait davantage à ce que des étudiants rejettent la théorie de l’évolution ou l’égalité entre les hommes et les femmes.</p>
<p>c) Enfin, <strong>l’AEPL s’interroge</strong> sur l’impact concret que ce nouveau coordinateur pourra avoir. Chacun sait qu’il y a un équilibre à trouver entre préservation de la liberté d’expression et la lutte contre les discours de haine. En segmentant, à force de créer des fonctions affectées à des communautés différentes, la notion de liberté de pensée, de religion et de conscience, il n’est pas certain que les institutions européennes choisissent la meilleure stratégie. S’il convient d’ajouter, aux coordinateurs existants, un nouveau fonctionnaire pour protéger les chrétiens, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Les Hindous, les bouddhistes et même les non-croyants – très souvent victimes d’intolérance eux aussi – ne mériteraient-ils pas, à leur tour, une protection adéquate ? Nous ne saurions non plus accepter que <strong>la lutte contre les discours de haine remplace progressivement la répression du blasphème</strong> que la sécularisation a fait peu à peu disparaître.</p>
<p>L’AEPL est, comme partenaire du Dialogue dans le cadre de l’article 17, totalement favorable à la lutte contre l’intolérance et la haine motivée par les animosités raciales, religieuses ou idéologiques. Nous ne pensons pas, en revanche, que cet objectif puisse être atteint par un fonctionnement en silos. Le rôle de l’UE est de garantir, conformément aux traités, les libertés fondamentales partout et pour tous. Parmi celles-ci, la liberté d’avoir une religion et de la pratiquer, mais aussi celle de ne pas en avoir et de ne pas être discriminé pour ce motif, occupe une place importante.</p>
<p>Convaincus que le dialogue instauré par l’article 17 doit être inclusif et refléter la diversité religieuse et philosophique qui existe en Europe, <strong>nous ne pensons pas que la proposition de la COMECE soit la meilleure voie pour y arriver</strong>.</p>
<p>Par contre, nous recommandons vivement d’appliquer les lignes directrices<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a> adoptées le 24 juin 2013 par le Conseil des Affaires Etrangères, qui attribuaient il y a plus de dix ans déjà, cette responsabilité aux <strong>Ambassades</strong><a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a><strong> des 27 pays membres de l’UE</strong>, dans un texte détaillé relatif à la promotion et la protection de la liberté de religion ou de conviction.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour le Conseil d’Administration,</p>
<p>Claude Wachtelear                                   Guy T’hooft</p>
<p>Past Président de l’AEPL                        Président de l’AEPL</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> <a href="https://www.comece.eu/comece-at-the-european-parliament-calls-for-the-establishment-of-an-eu-coordinator-on-combating-anti-christian-hatred/">La COMECE au Parlement européen : « Le temps est venu de nommer un coordinateur de l’UE pour la lutte contre la haine antichrétienne » &#8211; L&rsquo;Église catholique dans l&rsquo;Union européenne</a></p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> <a href="https://commission.europa.eu/katharina-von-schnurbein_en"><em>EU Coordinator on combating antisemitism and fostering Jewish life</em></a>,</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> <a href="https://www.eeas.europa.eu/sites/default/files/137585.pdf">https://www.eeas.europa.eu/sites/default/files/137585.pdf</a></p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Voir entre autres, page 11, paragraphe 47</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/es/nuevo-puesto-de-coordinador-contra-el-odio-cristiano-en-la-comision-europea/">Un nouveau poste de coordinateur « haine antichrétienne » à la Commission Européenne ?</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Nouveau paysage européen &#8211; Partie II</title>
		<link>https://aepl.eu/es/nouveau-paysage-europeen-partie-ii/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Fri, 25 Oct 2024 07:12:03 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=951</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quelle Europe pour le prochain quinquennat 2024-2029 ? Partie II La Commission européenne. C’est naturellement dans le cadre de ce programme stratégique, que se sont inscrites les orientations politiques pour la prochaine Commission européenne 2024–2029,  dans le discours intitulé «...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quelle Europe pour le prochain quinquennat 2024-2029 ? Partie II</strong></p>
<p><strong>La Commission européenne.</strong></p>
<p>C’est naturellement dans le cadre de ce programme stratégique, que se sont inscrites les orientations politiques pour la prochaine Commission européenne 2024–2029,  dans le discours intitulé « le choix de l’Europe » avec lequel Ursula von der Leyen s’est présentée au suffrage des députés européens à Strasbourg le 18 juillet dernier. Avec 401 voix pour sur 720, soit 40 de plus que la majorité absolue, elle a été élue plus confortablement qu’en 2019, où elle n’avait eu qu’une marge de 9 petites voix. Bien que le vote fut secret, on peut supputer qu’ont voté contre elle : les Patriotes de Jordan Bardella, l’Europe des nations souveraines (Orban),les 33 non- inscrits (l’extrême extrême droite) et la droite radicale des conservateurs et réformateurs (ECR de Mme Meloni) auxquels s’ajoutent l’extrême gauche The Left de Manon Aubry. On en déduit, que quelques députés de la majorité actuelle n’ont pas voté pour elle donc parmi les groupes :sociaux- démocrates (S&amp;D), centristes de Renaissance, et PPE, son groupe politique, rejoints par la plupart des députés Verts.</p>
<p>Les concurrents d’Ursula von der Leyen, qui étaient nettement plus à droite (premiers ministres croate ou grec), elle apparait comme la plus centriste dans un contexte où le PE s’est nettement droitisé, voire plus.</p>
<p>Elle s’est engagée à appliquer le paquet « Asile et migration » récemment adopté (mais déjà remis en cause par plusieurs pays) , et n’a pas renoncé au « Green deal »,  et a fait un geste en faveur de l’industrie automobile allemande (carburant synthétique non polluant après 2035 pour les moteurs thermiques).</p>
<p>Les députés ont ainsi voulu éviter que par le rejet de la présidente sortante un élément d’instabilité supplémentaire ne s’ajoute au contexte géopolitique international et économique actuel qui risque encore de s’aggraver avec les élections américaines et les guerres en cours.</p>
<p>Les grands chapitres de ses orientations sont les suivants :</p>
<ol>
<li>Un nouveau plan pour une prospérité et une compétitivité durable pour l’Europe (faciliter l’activité des entreprises ; impact pour une industrie propre ; améliorer la particularité et la résilience de notre économie ; stimuler la productivité par la diffusion des technologies numériques ; placer la recherche et l’innovation au cœur de notre économie ; décupler les investissements ; remédier aux pénuries de compétences et main-d’œuvre)</li>
<li>Une nouvelle ère pour la défense et la sécurité européenne (faire de l’union européenne de la défense réalité ; une stratégie de l’union pour la préparation aux crises ; une Europe plus sûre et mieux sécurisée ; des frontières communes renforcée ; agir de manière équitable et ferme en matière de migration</li>
<li>Soutenir les personnes et renforcer nos sociétés et notre modèle social (l’équité sociale dans une économie moderne ; restaurer l’unité de notre société, soutenir nos jeunes ; une union de l’égalité</li>
<li>Préserver notre qualité de vie  (sécurité alimentaire, eau et nature, adaptation et préparation au changement climatique et solidarité dans ce domaine)</li>
<li>Protéger notre démocratie, défendre nos valeurs (renforcer l’État de droit ; placer les citoyens au cœur de notre démocratie</li>
<li>L’Europe dans le monde : user de notre puissance et de nos partenariats ; l’élargissement comme impératif géopolitique ; une approche plus stratégique à l’égard de nos pays voisins ; une nouvelle politique économique étrangère ; refaçonner le multilatéralisme pour le monde d’aujourd’hui)</li>
<li>Atteindre les objectifs ensemble et préparer notre Union pour l’avenir (un nouveau budget à la hauteur de nos ambitions ; un programme ambitieux de réforme pour l’Europe ; agir en coopération avec le Parlement européen).</li>
</ol>
<p>La composition de son collège de commissaires a été plus laborieuse que la dernière fois : en effet Mme von der Leyen avait à nouveau recherché l’équilibre entre les hommes et les femmes et avait donc demandé aux États membres de présenter deux candidatures – lorsque le commissaire actuel n’était pas reconduit. Hélas, peu d’États membres se sont plié à cette demande pourtant insistante. Le collège qui en est ressorti, qui reste évidemment à approuver candidat par candidat et ensuite le collège tout entier, par les Commissions pertinentes du Parlement européen, se compose donc de 11 femmes dont la présidente et quatre vice-présidentes, et 16 hommes dont deux vice-présidents, soit 40 % de femmes, contre les 22 % proposés par les États membres. Seuls 6 étaient déjà membres de la commission , 21 sont donc nouveaux candidats.</p>
<p>Il faut pointer  aussi un déséquilibre politique entre le poids des groupes politiques issus des élections et le nombre candidats commissaires appartenant à chacun: 12  candidats commissaires sont chrétiens-démocrates, comme la Présidente. Certes le PPE arrive en tête des élections, mais il n’y a que 4 S&amp;D qui arrive pourtant en second, 5 libéraux de Renew, pourtant désormais cinquième dans l’hémicycle, 4 indépendants et même le candidat italien du groupe CRE  de Mme Meloni, extrême-droite « modérée » qui hériterait du portefeuille cohésion et réformes , c’est-à-dire des fonds structurels européens. Le cordon sanitaire a sauté ! Comme au PE pour ce groupe.</p>
<p><strong>Au total, on assiste à une forte droitisation de la Commission</strong>.</p>
<p>Mais ce sont évidemment le contenu des portefeuilles qui leur sont attribués qui sont les plus significatifs.</p>
<p>Concernant les vice-présidences :</p>
<p>En première vice-présidente , l’estonienne  Kaja Kallas proposée par le Conseil européen pour occuper le poste de Haute représentante de l’U.E  pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.</p>
<p>Le deuxième VP Stéphane Séjourné, éphémère ministre de l’Europe et des affaires étrangères français dans le gouvernement Attal, est le remplaçant in extremis de Thierry Breton dont Mme von der Leyen ne voulait plus.  La France, qui a obtempéré,  a obtenu une VP contre l’abandon de son commissaire sortant Thierry Breton. Il est désigné pour le portefeuille de la Prospérité et la Stratégie industrielle.</p>
<p>L’Espagne obtient une VP attribuée à Mme Teresa Ribera, jusqu’à présent n°2  dans le gouvernement espagnol, qui sera chargé de la transition propre juste et compétitive.</p>
<p>La Finlande aura une vice-présidente s’occupant de la souveraineté technologique, la sécurité et la démocratie.</p>
<p>La Roumaine s’occupera des personnes, des compétences et de l’État de préparation</p>
<p>Le 6<sup>th</sup> VP est l’italien R. Fitto (qui faisait partie du gouvernement italien) sera chargé du très riche portefeuille de la cohésion  et des réformes, deuxième plus grosse dotation du budget européen.</p>
<p>Concernant les commissaires, il convient de noter en premier lieu  le commissaire <strong>lithuanien A. Kubilius</strong> qui sera chargé du très important dossier de la <strong>défense et de l’espace.</strong> Il devra se coordonner avec la VP estonienne  Kaja Kallas.</p>
<p>Quant à l’Autriche, son candidat Magnus Brunner devra se concentrer sur la mise en œuvre du <strong>pacte sur  <u>l’asile et la migration</u></strong>, ce qui sera compliqué vu le résultat des dernières élections autrichiennes fortement marquée par l’extrême droite hostile à ce pacte.</p>
<p>La commissaire croate sera la première à se charger du <u>nouveau portefeuille pour la <strong>Méditerranée</strong></u>. Le danois sera le premier commissaire au <strong><u>logement, nouveau portefeuille</u></strong><u> et de l’énergie</u>. Le commissaire hongrois s’occupera de la <u>santé et du bien-être animal</u>. Proche d’Orban il n’est pas membre de son parti.</p>
<p>L’irlandais s’occupera de la démocratie de la justice et de l’État de droit portefeuille qui revenait avant au commissaire belge Reynders. La représentante belge est  Mme <u>Hadja Lahbib chargée de l’aide humanitaire et des crises</u>. Le Letton, V.Dombrowski obtient pour son troisième mandat <strong>l’économie et à la productivité</strong>.</p>
<p>Le luxembourgeois C.Hansen sera chargé de <strong>l’agriculture et de l’alimentation </strong>; le maltais s’occupera de la culture de la jeunesse et du sport ainsi que de l’équité intergénérationnelles ; le néerlandais sera changé du climat, de la neutralité carbone et de la croissance propre ; le très important portefeuille <strong>del <u>budget, </u>de la lutte anti fraude et l’administration</strong> revient au <u>polonais, Piotr Serafin</u> : il devra notamment préparer <strong>le budget à long terme</strong>, le cadre financier pluriannuel de 7 ans ; la portugaise Mme Albuquerque s’occupera du très important portefeuille des <strong>services financiers de l’épargne et de l’investissement</strong> ; le Tchèque des partenariats internationaux ; le Slovaque Marco Sefkovic, à son quatrième mandat, s’occupera cette fois-ci du <strong>commerce et de la sécurité économique</strong> ;  le slovène de l’élargissement et du voisinage oriental et enfin la suédoise de <strong>l’environnement</strong> ,de la résilience en matière d’eau et d‘une économie circulaire compétitive.</p>
<p>On le voit les  « petits » pays notamment baltes reçoivent des portefeuilles extrêmement importants pour faire face à la Russie par le soutien à l’Ukraine. Les grands pays, France, Espagne et Pologne sont bien servis aussi. Il y a une sorte de rééquilibrage nord-sud et surtout ouest-est.</p>
<p>Les auditions des commissaires auront lieu durant le mois novembre. Il est prévu que lors de la session parlementaire du 16 au 19 décembre l’ensemble du collège sera soumis aux votes du Parlement européen, et la nouvelle Commission pourrait entrer en fonction le 1<sup>er</sup> janvier de l’année prochaine. Les expériences précédentes montrent que le Parlement n’hésite pas à rejeter l’une ou l’autre candidature. Cela peut être le cas également cette année avec la candidature italienne de M. Fitto provenant de l’extrême droite de Mme Meloni.</p>
<p>Conclusions provisoires</p>
<p>Il faut hélas ! constater la montée de l’extrême droite dans toutes les institutions. Cela est  certes conforme à l’évolution des opinions publiques de la plupart des États membres mais Il faut continuer à lutter contre ces extrêmes avant qu’il ne soit trop tard. Car le but de ces extrêmes  est de remplacer la recherche d’une souveraineté européenne par le rétablissement de  multiples souverainetés nationales, en fermant nos frontières et désignant les migrants, et parfois tout simplement « l’autre » comme boucs émissaires. Notre maison commune risque alors de s’effondrer et il sera trop tard pour constater, comme le fait douloureusement le Royaume Uni, que séparément les États européens ne pèsent plus grand-chose sur la scène mondiale, et que ce n’est qu’unis que nous pourrons préserver notre mode de vie européen et les valeurs de la démocratie et de l’état de droit.</p>
<p><strong>Eric PARADIS</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Nouveau paysage européen &#8211; Partie I</title>
		<link>https://aepl.eu/es/nuevo-paisaje-europeo-parte-i/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Mon, 30 Sep 2024 09:23:00 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=913</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quelle Europe pour le prochain quinquennat 2024-2029? Tous les cinq ans le paysage européen est renouvelé. Les élections européennes conduisent à un nouveau Parlement. Parallèlement, le Conseil européen, réunissant les chefs d’État ou de gouvernement, procède à l’établissement d’un nouveau...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="font-weight: 400;">¿Qué tipo de Europa para los próximos cinco años, 2024-2029?</h2>
<p style="font-weight: 400;">Cada cinco años se renueva el panorama europeo. Las elecciones europeas dan lugar a un nuevo Parlamento. Al mismo tiempo, el Consejo Europeo, que reúne a los Jefes de Estado o de Gobierno, elabora un nuevo programa para el próximo periodo, en este caso 2024-2029, y propone al Parlamento un candidato a la Presidencia de la Comisión Europea y al puesto de Nuevo Representante de la Política Exterior y de Seguridad Común. La Comisión Europea también se ha recompuesto en gran medida. Se han presentado al Parlamento Europeo un nuevo Colegio y un nuevo programa de trabajo, basados en el del Consejo Europeo. El primer paso de esta nueva Comisión es, por supuesto, la elección de un nuevo Presidente por el Pleno en el mes siguiente a las elecciones europeas. Este año, el 18 de julio, el Parlamento Europeo eligió a Ursula von der Leyen tras debatir con ella sobre la base de las orientaciones políticas para la próxima Comisión Europea 2024-2029 recogidas en un documento titulado "La elección de Europa".  Durante el verano, el Presidente reelegido pidió a los Estados miembros que presentaran a sus candidatos nacionales para el nuevo equipo de Comisarios. La dificultad del ejercicio provocó cierto retraso en la comunicación de estos candidatos, y no fue hasta el 17 de septiembre cuando la Sra. von der Leyen pudo presentar su propuesta para el nuevo equipo y sus respectivas carteras.  Es de lamentar que no se haya podido cumplir el deseo de la Presidenta de poder elegir entre un candidato y una candidata, lo que lamentablemente le ha impedido presentar una Comisión que respete la igualdad de género. Por lo tanto, habrá menos mujeres que en la Comisión anterior.</p>
<p style="font-weight: 400;">Observando en primer lugar los resultados de las elecciones al Parlamento Europeo, luego las condiciones de la reelección en julio de su Presidenta, la Sra. Metsola, acompañada de la elección de los Vicepresidentes y del resto del equipo de dirección del PE, seguida de la formación de los nuevos grupos políticos, y del reparto de las presidencias de las comisiones parlamentarias, ciertas nuevas orientaciones, así como mayorías más relativas que durante la legislatura anterior, veremos que ciertas políticas, en particular en los ámbitos de la agricultura, el medio ambiente y, por supuesto, la inmigración, se verán afectadas por esta nueva configuración del Parlamento.</p>
<p style="font-weight: 400;">En segundo lugar, analizaremos la nueva Comisión y, sobre todo, su nueva arquitectura, con unas carteras totalmente nuevas para afrontar los retos inmediatos y los de los próximos cinco años, con el imperativo de asegurarse el apoyo de una mayoría parlamentaria aún favorable a la integración europea. Todos los Comisarios designados se someterán a las audiencias de las comisiones parlamentarias competentes en los ámbitos que les asigne el Presidente, antes de concluir con la votación del Colegio en su conjunto.</p>
<p style="font-weight: 400;">También se examinará el nuevo Consejo Europeo, marcado principalmente por el nombramiento de su nuevo Presidente, Antonio Costa, antiguo Primer Ministro socialdemócrata de Portugal, que mostrará la evolución de las fuerzas presentes y, en particular, el mayor peso de la extrema derecha, reflejo de las situaciones gubernamentales nacionales.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="font-weight: 400;">El Parlamento Europeo :</h2>
<p style="font-weight: 400;">Aunque la mayoría del Parlamento Europeo sigue estando a favor de la integración europea, las elecciones se han caracterizado por un fuerte aumento del apoyo de los partidos de extrema derecha, en su mayoría euroescépticos y partidarios de la soberanía nacional más que de la europea. En consecuencia, los grupos proeuropeos (PPE, S&amp;D, los liberales de Renew Europe y los Verdes) tendrán que trabajar juntos para encontrar los compromisos necesarios para cada votación, y a veces tendrán que enfrentarse a vientos contrarios que podrían oponerse a sus prioridades, debilitarlas o incluso distorsionarlas, o simplemente impedir que se apliquen.</p>
<p style="font-weight: 400;">La tasa de actividad aumentó muy ligeramente, situándose ligeramente por encima de los 50 % (51,5 %).</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong><em><u>El Partido Popular Europeo</u></em></strong> se impuso en estas elecciones con cerca del 26 % de los votos. 188 de los 718 eurodiputados proceden de partidos nacionales miembros del PPE: los conservadores de la CDU CSU, a la que pertenece la Sra. von der Leyen, ocupan el primer lugar, seguidos de Polonia (23) y España (22).</p>
<p style="font-weight: 400;">El esperado auge de la extrema derecha se tradujo en un total de 187 eurodiputados de extrema derecha, sólo uno menos que el PPE, divididos en los siguientes grupos:</p>
<p style="font-weight: 400;">- La <strong><em><u>Conservadores y Reformistas Europeos (CRE</u></em></strong><em><u>)</u></em> terminó con 78 eurodiputados (frente a los 68 anteriores), incluidos los 24 de Fratelli d'Italia, el partido de la señora Meloni en el poder en Italia. Les siguen los 20 eurodiputados polacos del partido PiS de Kaczinsky. El grupo de Reformistas y Conservadores (CRE) puede describirse como euroescéptico moderado, mientras que los otros grupos son claramente más radicales.</p>
<p style="font-weight: 400;">-A <strong>nuevo grupo </strong>se formó bajo la égida de V.Orban: " <strong><em><u>Patriotas por Europa</u></em></strong> "Este grupo está formado por 84 diputados, incluidos los antiguos miembros del grupo Identité et Démocratie (ID), ahora disuelto, dominado por el Rassemblement National (30) de la Sra. Le Pen, cuyo presidente, el Sr. Bardella, encabeza el grupo. Este grupo es ahora el 3<sup>th</sup> del PE.</p>
<p style="font-weight: 400;">-El partido Alternativ für Deutschland (AfD) también logró formar un nuevo grupo con sus propios 14 diputados, llamado <strong><em><u>"La Europa de las naciones soberanas</u></em></strong><em><u>,</u></em> con 25 eurodiputados, se convierte en el grupo de extrema derecha más radical del nuevo PE <strong><u>claramente anti</u></strong><u> </u>Europeo, inmigración, pacto verde, ayuda a Ucrania, aborto, feminismo, LGBTQ, federalismo; en resumen, ultraconservador y muy amigo de Rusia.</p>
<p style="font-weight: 400;"> Entre los rasgos comunes de los programas de extrema derecha figuran la promoción de los valores familiares tradicionales (oposición a la interrupción voluntaria del embarazo, oposición a las políticas de género y al matrimonio entre personas del mismo sexo), así como la religión y la cultura: referencia a las raíces religiosas (principalmente cristianas) y a la cultura (invención o reescritura de una narrativa nacional). También se critica a las élites políticas y económicas, a las que se acusa de traicionar al pueblo, lo que lleva a pedir reformas institucionales para acercar el poder al pueblo (referéndum popular). También reclaman una protección social selectiva que favorezca a los nacionales o excluya totalmente a los inmigrantes. En mayor o menor medida, todos quieren: reforzar los poderes de los Estados miembros en detrimento de las instituciones europeas; establecer una política más restrictiva en materia de inmigración y asilo, insistiendo en los controles fronterizos tanto fuera como dentro del espacio Schengen; menos regulación; cuestionar los objetivos climáticos y apoyar a los agricultores revisando la PAC.</p>
<p style="font-weight: 400;">Normalmente, como la Sra. Meloni, que es más bien atlantista, el grupo CRE está a favor de apoyar a Ucrania contra la invasión rusa. Los demás oscilan entre un apoyo moderado y el rechazo de esta ayuda.</p>
<p style="font-weight: 400;">Si miramos a la izquierda, encontramos el <strong><em><u>S&amp;D Grupo de Socialdemócratas</u></em></strong> estable con 19% de MP (136 frente a 140 antes).</p>
<p style="font-weight: 400;">El centro :<strong><em><u>Renovar Europa</u></em></strong> (77 MP o 11% ) y <strong><em><u>los Verdes</u></em></strong> (53 o 7%) han sido los grandes perdedores de estas elecciones, en claro retroceso respecto a la legislatura anterior (102 y 71 diputados respectivamente).</p>
<p style="font-weight: 400;">. El extremo <strong><em><u>GUE izquierda</u></em></strong> (46 diputados, es decir, 5% frente a los 37 anteriores) y los diputados no inscritos (33) completan el cuadro.</p>
<p style="font-weight: 400;"> A pesar de ello, el <strong><em><u>Los partidos proeuropeos tienen muchos más eurodiputados (454)</u></em></strong> que los grupos de extrema derecha (187).</p>
<p style="font-weight: 400;">Por último, cabe señalar que la Presidenta saliente, la Sra. Metsola, fue reelegida sin dificultad en su cargo. De la extrema derecha, sólo 3 RCE fueron elegidos para el órgano de gobierno del PE, la Mesa, incluidos 2 vicepresidentes.  Un examen de la comisión parlamentaria muestra que se concedieron pocas presidencias y vicepresidencias a la extrema derecha, representada por sólo 4 CRE. Así pues, se ha establecido un "cordón sanitario" para la Europa de las naciones soberanas, y no hay Patriotas.</p>
<p style="font-weight: 400;">
<h2 style="font-weight: 400;">El Consejo Europeo :</h2>
<p style="font-weight: 400;">En su reunión del 27 de junio, el Consejo Europeo eligió a Antonio Costa Presidente del Consejo Europeo (y de la zona euro) para el periodo comprendido entre el 1 de enero y el 31 de diciembre.<sup>er</sup> de diciembre de 2024 al 31 de mayo de 2027. También ha adoptado la decisión de proponer al Parlamento Europeo la candidatura de Ursula von der Leyen para el cargo de Presidenta de la Comisión Europea. Por lo que respecta a los nombramientos, el Consejo Europeo ha considerado que la Sra. Kaja Kallas, de Letonia, es la candidata adecuada para el puesto de Alto Representante de la Unión para Asuntos Exteriores y Política de Seguridad, previo acuerdo del Presidente electo de la Comisión. Por último, ha adoptado el programa estratégico de la Unión para el período 2024-2029.</p>
<p style="font-weight: 400;">Formado por jefes de Estado o de Gobierno, el Consejo refleja obviamente la situación política de los Estados miembros. Dos países están dirigidos por líderes de extrema derecha: Italia (G.Meloni-FdI) y Hungría (V.Orban-Fidesz).</p>
<p style="font-weight: 400;">Pero muchos otros gobiernos incluyen representantes de partidos de extrema derecha y su supervivencia depende a menudo de su apoyo. En Eslovaquia (R. Fico) es aliado del Partido Nacionalista Eslovaco, de extrema derecha. En Suecia, el gobierno depende del apoyo de los Demócratas Suecos, segundo partido parlamentario. En Finlandia, el centroderechista Petteri Orpo depende del ultraderechista Partido Finlandés.  En los Países Bajos, Geert Wilders, cuyo partido de extrema derecha resultó vencedor en las elecciones parlamentarias nacionales, no logró ser nombrado Primer Ministro, pero Dick Schoof está bajo el control de una coalición de partidos que incluye al de G. Wilders y a partidos de derecha, entre ellos el VVD de Mark Rutte, que desde hace tiempo representa a los Países Bajos en el Consejo Europeo. En Austria, el FPÖ, dirigido por Herbert Kickl, está a punto de alcanzar el poder frente a los conservadores representados por el actual Canciller (Nehammer), tras haber obtenido 29% de los votos. Este partido fue fundado en los años 50 por antiguos miembros de las SS y otros grupos nazis. Kickl prometió que si ganaba gobernaría como Volkskanzler, término utilizado en su día por Adolf Hitler. El FPÖ es euroescéptico, antiinmigración y partidario de Rusia. Austria se uniría así al bloque de euroescépticos y amigos de Rusia, que ahora incluye a varios países de Europa Central y Oriental y al que probablemente se una la República Checa tras las elecciones del año que viene.</p>
<p style="font-weight: 400;">Todavía hay varios países representados actualmente por gobiernos que se declaran proeuropeos pero favorecen las políticas antiinmigración: Alemania (Scholz), Bélgica (De Croo y probablemente después De Wever), Dinamarca (Mette Christensen), España (Pedro Sánchez, del PSOE), Portugal (Luis Montenegro), Grecia (Mitsotakis), Irlanda (S. Harris), Luxemburgo (Luc Frieden), Polonia (D. Tusk) y Francia (E. Macron, pero con un gobierno Barnier bajo la atenta mirada de la Asamblea Nacional). Los 3 países bálticos, que son la primera línea de defensa contra una Rusia y Bielorrusia amenazantes, están ocupados levantando barreras para defenderse, y aunque han acogido e integrado a refugiados ucranianos, también están adoptando esta línea antiinmigración, al igual que Rumanía, Bulgaria, Eslovenia y Croacia.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>En resumen, el Consejo Europeo se mueve hacia la derecha, e incluso hacia la ultraderecha</strong>. Y buscan chivos expiatorios... de momento, siguiendo a sus votantes, los inmigrantes son los culpables de todos sus problemas: la crisis presupuestaria y de poder adquisitivo, el cambio climático, los efectos nefastos de la globalización con la pérdida de puntos de referencia tradicionales, la irrupción de la inteligencia artificial... ¡Sólo habría que cerrar las fronteras nacionales, suprimir el espacio Schengen, y todos nuestros problemas se resolverían con sólo reunirnos!</p>
<p style="font-weight: 400;">El Consejo Europeo no tiene poderes legislativos, pero toma decisiones muy importantes y requiere unanimidad.</p>
<p style="font-weight: 400;">Por otra parte, las negociaciones se llevaron a cabo en un círculo más restringido, excluyendo, por ejemplo, a la Sra. Meloni.</p>
<p style="font-weight: 400;">Además, la presidencia del <strong>Consejo de la Unión Europea<a href="applewebdata://35946C9A-51E4-4185-8BBF-C5D7D933F410#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> (también conocido como Consejo de Ministros</strong>) gira y cambia cada 1<sup>er</sup>julio de cada año. Le llegó el turno a Hungría en el segundo semestre de 2024, y V. Orban lo aprovechó al máximo invitándose a sí mismo a las casas de "los grandes y buenos del mundo" con el pretexto de una "misión de paz" que nadie le había encomendado: Zelensky en Kiev, a quien pidió un alto el fuego; Putin, por supuesto, pero también Xi Jinping y Trump, en su residencia de Mar a Lago. Desde entonces, Trump se deshace en elogios hacia Orban, al que considera el mejor jefe de Estado europeo. Los estadounidenses saben más de V. Orban que de cualquier otro dirigente europeo, ¡gracias a Trump!</p>
<p style="font-weight: 400;">Por lo que respecta al programa estratégico 2024-2029, el Consejo Europeo ha acordado las prioridades que invita al Parlamento Europeo, al Consejo y a la Comisión a aplicar durante el próximo ciclo institucional. El próximo marco financiero plurianual de la Unión deberá tener en cuenta estas prioridades para que el presupuesto de la Unión Europea se adapte al futuro y se den respuestas europeas a los retos europeos. El Consejo se ha comprometido a trabajar en la introducción de nuevos recursos propios. Estas prioridades se exponen a continuación:</p>
<ol>
<li>Una Europa libre y democrática: defender los valores europeos dentro de la Unión y permanecer fieles a nuestros valores a escala mundial</li>
<li>Una Europa fuerte y segura: garantizar una acción exterior coherente e influyente; reforzar nuestra seguridad y defensa y proteger a nuestros ciudadanos; prepararnos para una Unión ampliada y más fuerte; adoptar un enfoque global de la migración y la gestión de fronteras.</li>
<li>Una Europa próspera y competitiva: reforzar nuestra competitividad; garantizar el éxito de la doble transición ecológica y digital; promover un entorno propicio a la innovación y favorable a las empresas; avanzar juntos.</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<p>Eric Paradis</p>
<p>Distinguido Director de la AEPL</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="applewebdata://35946C9A-51E4-4185-8BBF-C5D7D933F410#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> El Consejo de Ministros</p>
<p>El Consejo de la Unión (de Ministros) El Tratado de Lisboa introduce un sistema de doble mayoría. El artículo 16 del TUE establece que la mayoría cualificada "se definirá como el 55 % de los Estados, es decir, al menos 16 Estados que representen el 65 % de la población de la Unión (es decir, 292 millones de 449), precisándose que una minoría de bloqueo deberá comprender al menos cuatro miembros del Consejo, a falta de lo cual se considerará alcanzada la mayoría cualificada". Decisiones que no se adoptan a propuesta de la Comisión.</p>
<p>(PESC) debe reunir a 72% de los Estados (19).</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Voile à l&#8217;école, il n&#8217;est pas interdit d&#8217;interdire</title>
		<link>https://aepl.eu/es/voile-a-lecole-il-nest-pterdit-dinterdire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Thu, 23 May 2024 09:06:41 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=910</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Cour européenne des Droits de l’Homme de Strasbourg vient de confirmer, une fois de plus, qu’il n’est pas interdit d’interdire le port de signes religieux ostentatoires à l’école. Le 9 avril dernier, la Cour a rendu sa décision concernant...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;">La Cour européenne des Droits de l’Homme de Strasbourg vient de confirmer, une fois de plus, qu’il n’est pas interdit d’interdire le port de signes religieux ostentatoires à l’école.</p>
<p style="font-weight: 400;">Le 9 avril dernier, la Cour a rendu sa décision concernant une requête introduite par trois jeunes filles (ou leurs représentants légaux) contestant une circulaire de la Communauté flamande interdisant le port des signes religieux dans les écoles qu’elle organise. <em>(</em><em>Requête no 50681/20 Mikyas et autres contre la Belgique)</em></p>
<p style="font-weight: 400;">Ce texte avait été contesté par les requérants devant les juridictions belges qui avaient porté l’affaire devant le tribunal de première instance de Tongres. Le 23 février 2018, le tribunal de première instance de Tongres jugea que l’interdiction litigieuse était incompatible avec l’article 9 de la Convention. Il considéra que la disposition en cause avait été introduite uniquement pour des motifs de politique générale liés à l’enseignement communautaire et qu’il n’y avait dans les établissements concernés aucune raison concrète ou situation problématique justifiant qu’y fût mise en œuvre une telle interdiction générale. Le tribunal déclara l’interdiction inapplicable aux requérantes. Le pouvoir organisateur de l’enseignement de la Communauté flamande, GO, avait fait appel de cette décision et obtenu, le 23 décembre 2019, un jugement lui donnant gain de cause. C’est suite à cette décision que les requérantes ont porté l’affaire devant la CEDH.</p>
<p style="font-weight: 400;">Quelles leçons à tirer de ce dossier.</p>
<p style="font-weight: 400;">1° La Cour constate que la décision flamande est soigneusement motivée et que l’interdiction vise à protéger certains élèves contre la pression que d’autres pourraient éventuellement exercer, comme le souligne un des considérants de la décision du Conseil de l’enseignement GO :</p>
<p style="font-weight: 400;">Que le droit à la liberté de religion est compromis lorsque le port de certains symboles religieux est présenté comme une obligation, créant ainsi une discrimination entre ceux – adeptes ou non de la religion concernée – qui portent ces symboles et ceux qui ne les portent pas, les membres de ce dernier groupe étant tenus pour inférieurs par ceux du premier groupe et qui leur imposent une pression inadmissible en vue de leur faire porter quand même un symbole religieux alors qu’un des principes fondamentaux du projet pédagogique du GO ! consiste précisément en l’acceptation de la valeur égale de tous</p>
<p style="font-weight: 400;">2° La Cour rappelle sa jurisprudence par laquelle elle reconnaît aux juridictions nationales un large pouvoir d’appréciation dans la mise en œuvre des relations entre les convictions religieuses et l’état. Elle a, à plusieurs reprises dans le passé, confirmé que la liberté religieuse garantie par l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme n’est pas absolue et peut, dans certains cas, subir des limitations,</p>
<p style="font-weight: 400;">3° La Cour réfute aussi les arguments des tiers intervenants qui estimaient que la décision contestée empêcherait les jeunes femmes de poursuivre normalement leurs études. Ces tiers intervenants invoquaient des arguments avancés par divers rapports de l’ONU, entre autres par le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale des Nations Unies :</p>
<p style="font-weight: 400;"><em>« Le Comité est préoccupé par le fait que la décision du bureau autonome de l’enseignement en communauté flamande d’interdire le port de symboles religieux dans toutes les écoles placées sous son autorité et la décision de la communauté française de laisser à chaque école le soin de trancher cette question sont susceptibles d’ouvrir la voie à des actes de discrimination contre les membres de certaines minorités ethniques »</em></p>
<p style="font-weight: 400;">À cet égard la Cour remarque que :</p>
<p style="font-weight: 400;"><em>Quant aux positions des organes des Nations Unies auxquelles les tiers intervenants se réfèrent (paragraphes 35 et 36 ci-dessus), la Cour note que nombre d’entre elles ont une visée très large en ce qu’elles dépassent la seule interdiction du port des signes convictionnels dans l’enseignement de la Communauté flamande. En toute hypothèse, ces positions ne pourraient être déterminantes aux fins d’appréciation par la Cour de la compatibilité de l’interdiction litigieuse avec la Convention dont elle assure le respect (Humpert et autres c. Allemagne [GC], nos 59433/18 et trois autres, § 127, 14 décembre 2023), d’autant qu’elle dispose d’une jurisprudence déjà fournie sur la question présentement en jeu (paragraphes 62 à 66 ci-dessus). Quoi qu’il en soit, il n’a pas été établi que l’interdiction litigieuse ait été inspirée par une quelconque forme d’hostilité à l’égard des personnes de confession musulmane.</em></p>
<p style="font-weight: 400;">4° enfin, La Cour constate qu’en l’espèce GO et la Communauté flamande ont agi dans le respect de la jurisprudence de la Cour et qu’il n’y a donc pas violation de l’article 9. Surtout la Cour souligne que :</p>
<p style="font-weight: 400;"><em>« les élèves mineurs présentent, pour leur part, un plus grand degré de vulnérabilité. La Cour a déjà jugé à cet égard qu’une interdiction de porter des signes religieux imposée aux élèves pouvait précisément répondre au souci d’éviter toute forme d’exclusion et de pression dans le respect du pluralisme et de la liberté d’autrui (voir, parmi d’autres, Dogru, précité, §§ 70-72 et Bayrak, décision précitée) ».</em></p>
<p style="font-weight: 400;">En conclusion, il faut espérer que cette décision, comme de nombreuses autres, viendra renforcer le point de vue de ceux qui veulent protéger les élèves du prosélytisme de leurs camarades. L’interdiction des signes religieux ostentatoires (qui comme c’est le cas dans ce dossier visait aussi bien le voile que les croix ou la kippa), n’est pas de l’islamophobie. Contrairement à ce que soutenait l’Equality Law Clinic de l’ULB, l’interdiction ne discrimine pas les minorités ethniques. Au contraire, elle protège le droit de certains membres de ces mêmes minorités de pratiquer le libre examen et de refuser les enfermements identitaires. La liberté n’est pas la liberté des groupes, surtout composés d’activistes, mais doit toujours être celle de l’individu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="font-weight: 400;">Claude Wachtelaer,</p>
<p style="font-weight: 400;">Past Président</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/es/voile-a-lecole-il-nest-pterdit-dinterdire/">Voile à l&rsquo;école, il n&rsquo;est pas interdit d&rsquo;interdire</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Los desvaríos antieuropeos de Michel Onfray</title>
		<link>https://aepl.eu/es/les-delires-anti-europeens-de-michel-onfray/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Thu, 11 Apr 2024 08:56:35 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=907</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis un moment déjà, les discours de Michel ONFRAY provoquent chez moi une surprise mêlée d&#8217;agacement. À force de vouloir être partout, notre philosophe ne semble plus savoir où il va, ce qui ne l&#8217;empêche pas de vouloir y aller...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;">Desde hace algún tiempo, los discursos de Michel ONFRAY me sorprenden y me molestan. A fuerza de querer estar en todas partes, nuestro filósofo ya no parece saber adónde va, lo que no le impide querer llegar a toda costa.</p>
<p style="font-weight: 400;">Aunque ya no está claro si el Sr. ONFRAY sigue siendo ateo o si sigue defendiendo los valores de la Ilustración, algunas ideas fuertes destacan en un discurso que me parece cada vez más confuso. De lo que no cabe duda es de que el Sr. ONFRAY es soberanista y antimaastrichtiano. Su obsesión por este tratado le lleva a veces a audacias intelectuales asombrosas. Así ocurrió con motivo de la publicación del último número de la revista trimestral  <em>FRENTE POPULAR<a href="applewebdata://71349B9A-1726-427B-AF48-31A87ABB17C5#_ftn1" name="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a> </em>que dirige y que utiliza como arma arrojadiza contra la Unión Europea, cuyo mero calificativo de "maastrichtiano", que le añade sistemáticamente, sirve de condena indiscutible.</p>
<p style="font-weight: 400;">Este número reúne una quincena de contribuciones bajo el título general <em>Europa desmitificada, vida y muerte de un imperio. </em>Como era de esperar, todos estos artículos proceden de soberanistas para quienes la Unión Europea es la causa de todos los males de Europa, pero especialmente de Francia.</p>
<p style="font-weight: 400;">Evidentemente, es el Sr. ONFRAY quien dirige la carga en dos largos artículos. el editorial, titulado <em>El Tótem es tabú, nueva ocupación, nueva resistencia, nueva colaboración<a href="applewebdata://71349B9A-1726-427B-AF48-31A87ABB17C5#_ftn2" name="_ftnref2"><strong>[2]</strong></a>, </em>parte de un ángulo de análisis bastante sorprendente y describe un camino no muy feliz.</p>
<p style="font-weight: 400;">Se trata, evidentemente, de denunciar la perversidad del proyecto europeo y esperar que llegue pronto a su fin. Así pues, hay que empezar por recordar que todas las civilizaciones comienzan con un asesinato con propiedades fértiles. Invocaremos pues a Caín y Abel y a Cristo para llegar a Luis XVI y su hijo.</p>
<p style="font-weight: 400;">Este repaso histórico, que he abreviado, nos lleva a la Europa de Maastricht y a la acusación de que lo ha hecho mejor (o peor) que el pasado. Se dice que sus fundadores son los herederos satisfechos de todos los totalitarismos del siglo XX.</p>
<p style="font-weight: 400;">Aunque la UE se construyó sobre un montón de cadáveres, también se benefició, dice el Sr. Onfray, del desierto cultural creado por la muerte de muchos intelectuales durante la Primera Guerra Mundial, que fueron mal sustituidos por otros.<em>cerebros rotos</em> por la guerra, que produjo ideas que M. ONFRAY probablemente no compartía. Surrealismo, dadaísmo y dodecafonía son etiquetados con el mismo calificativo: nihilista. A partir de ahí, nuestro filósofo puede deslizarse progresivamente hacia el fascismo y el nazismo, que, al releer el texto, es el objetivo último de la manifestación. Tomando un largo desvío por REBATET, el objetivo es demostrar que Europa sólo tiene un verdadero padre, Walter HALLSTEIN, y que el primer Presidente de la Comisión Europea fue un nazi declarado.</p>
<p style="font-weight: 400;">La acusación, cuya gravedad es evidente, es casi textualmente la misma que la formulada en un artículo de Le Figaro<a href="applewebdata://71349B9A-1726-427B-AF48-31A87ABB17C5#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>con fecha de 4 de marzo de 2019, firmada por Eric RIOUFOL, que repite afirmaciones hechas en un libro de Philippe de VILLIERS.<a href="applewebdata://71349B9A-1726-427B-AF48-31A87ABB17C5#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>. Se basa en al menos una mentira fáctica, ya que ONFRAY acusa a Wikipedia de ocultar esta verdad, a pesar de que la página dedicada a Hallstein se refiere muy claramente a sus actividades durante la guerra.</p>
<p style="font-weight: 400;">La demostración se ve reforzada por las acusaciones formuladas contra Jean MONNET y Robert SCHUMAN. Al primero se le acusa de ser de Vichy, porque se dice que asistió a la escuela de cuadros petainistas de Uriage, pero ONFRAY no dice cómo MONNET pudo lograr la hazaña de estar a la vez en Francia y en Londres, y luego en Washington durante este período. La fuente es, una vez más, Philippe de Villiers y quizás no ha sido comprobada cuidadosamente. En cualquier caso, si hubo una estancia en Uriage, fue breve y hay que recordar también que la escuela fue cerrada por el gobierno de Vichy porque se había implicado rápidamente en la oposición al régimen y luego en la Resistencia.  En cuanto a SCHUMAN, si es cierto que fue golpeado por la indignidad nacional en la Liberación (que es el argumento utilizado para hacer de él un cuasi-collabo), la verdad nos obliga a precisar que fue porque Schuman había sido nombrado ministro por Pétain el 16 de junio de 1940 sin haber sido consultado ¡y que había dimitido sin haberse sentado!</p>
<p style="font-weight: 400;">También es curiosa la selectividad de Michel ONFRAY a la hora de elegir sus objetivos. Si hemos de creerle, sólo hay tres padres de Europa, los tres sospechosos de simpatías escandalosas. Otros, que tienen algo en común: haber resistido al fascismo o al nazismo, están curiosamente ausentes. No hay ni una palabra para de GASPERI, MANSHOLT, SPAAK o SPINELLI. Sin duda estorban en la manifestación.</p>
<p style="font-weight: 400;">Pero todo eso no importa realmente porque no hemos llegado al final del razonamiento. El hecho de que la UE haya sido creada por antiguos colaboradores no es ninguna sorpresa, ya que estos antiguos colaboradores se han puesto de hecho al servicio de los nuevos ocupantes. Una vez colaborador, siempre colaborador, aunque eso signifique cambiar de amo.</p>
<p style="font-weight: 400;">Y, por tanto, denunciar a AMGOT (<em>Gobierno Militar Aliado de los Territorios Ocupados) </em>que todo el mundo ha olvidado. Es evidente que, en la mente del Sr. ONFRAY, este efímero proyecto americano de someter a tutela a los países liberados continúa hoy en día, ya que no duda en escribir que <em>"De Gaulle se opuso a este proyecto, pero Mitterrand hizo todo lo posible para hacerlo posible".</em> La idea, nacida en algunos cenáculos estadounidenses y apoyada por ROOSEVELT, se basaba en si los países liberados tenían o no gobiernos legítimos y en su capacidad para gestionar sus regiones devastadas. Pero si bien Francia planteó un problema, el AMGOT nunca tuvo que establecerse en otros países, como Bélgica, donde el gobierno regresó de Londres pocos días después de la liberación de Bruselas.  Como mínimo, nos gustaría entender cómo un proyecto que nunca se llevó a cabo pudo ejercer su influencia casi cuarenta años después, pero la fuerza de las fantasías es que no requieren pruebas serias. Y aunque sabemos que los estadounidenses temían posibles golpes de Estado comunistas, nuestro autor no tiene nada que reprochar a De Gaulle, que los hizo entrar en su gobierno en 1944, a pesar de que eran grandes admiradores del gran Stalin, cuyo amor por la libertad es una característica bien conocida.</p>
<p style="font-weight: 400;">Los maastrichtianos, como los llama el Sr. Onfray, son también responsables de otra fechoría. No contentos con someter la UE a la voluntad de Estados Unidos, se apropian del famoso discurso de Victor Hugo de 1849 a favor de la construcción europea.<a href="applewebdata://71349B9A-1726-427B-AF48-31A87ABB17C5#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a> que abogaba por la creación de unos Estados Unidos de Europa. Si usted pensaba que este texto era el punto de partida de un bello proyecto humanista que tomaría forma en la reconciliación que siguió al final de la Segunda Guerra Mundial, se equivoca. El Sr. ONFRAY le abrirá los ojos.</p>
<p style="font-weight: 400;">En consonancia con el espíritu de la época, Hugo tuvo la torpeza de decir que su proyecto estaba destinado a <em>llevar la civilización a la barbarie".</em>. Como la mayoría de los intelectuales de la época, estas observaciones pueden considerarse paternalistas, y el deseo de hacer felices a los demás en contra de su voluntad es cuestionable. Pero es un salto intelectual deducir, como no duda en escribir nuestro filósofo, que <em>"Esta Europa, cacareada por los maastrichtianos, propone claramente un proyecto colonialista, racialista, eurocéntrico".</em></p>
<p>ONFRAY ha cerrado así el círculo de su manifestación. La UE fue creada por nazis y colaboracionistas y se inspiró en Victor Hugo, un racista, para construir un proyecto detestable. La única alternativa es la soberanía: <em>"La soberanía es la resistencia a este nuevo AMGOT. Quien rechaza esta resistencia, colabora".<a href="applewebdata://71349B9A-1726-427B-AF48-31A87ABB17C5#_ftn6" name="_ftnref6"><strong>[6]</strong></a></em>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Uno podría pensar que cualquier exceso es insignificante y dejar a ONFRAY con sus desvaríos. También cabría esperar que lo dejara así. Pero no, el Sr. ONFRAY tiene otros objetivos que ataca en un segundo artículo titulado <em>El nuevo hombre europeo<a href="applewebdata://71349B9A-1726-427B-AF48-31A87ABB17C5#_ftn7" name="_ftnref7"><strong>[7]</strong></a>.</em></p>
<p style="font-weight: 400;">La primera víctima de la cólera de nuestro soberanista en jefe es sorprendente. Se trata del abate Grégoire, gran figura de la Revolución Francesa, conocido por haber militado -en principio- a favor de la mejora del estatuto de los judíos en Francia. Digo en principio porque, como muchos otros, creía ingenuamente que el abate Grégoire era un humanista. Pero M. ONFRAY me ha abierto los ojos. Grégoire es, de hecho, un antisemita porque al escribir un <em>"ensayo sobre la regeneración física, moral y política de los judíos</em>Demuestra lo degenerados que son.</p>
<p>ONFRAY, en muchos de sus escritos, fustiga el wokismo. Es curioso, en este caso, verle caer en la trampa del razonamiento típicamente wokista. Cuando critica el texto del abate y escribe <em>"Cuanto menos judíos sean los judíos, cuanto más se deshagan de su judaísmo y judeidad, más aceptables, defendibles, aceptables y legítimos se volverán. En una palabra, cuanto menos judíos sean, más republicanos serán [...]".</em>Forma parte de la lógica woke de la asignación. La falta del abate Grégoire sería, pues, haber querido sacar a los judíos de su condición y convertirlos en ciudadanos como los demás, lo que constituye un gran crimen.</p>
<p style="font-weight: 400;">En realidad, al Sr. ONFRAY le importa un bledo el Abbé Grégoire, esta referencia histórica no es más que un pretexto. Robert BADINTER prologó el ensayo del Abbé y BADINTER es un servidor de MITERRAND, el enemigo jurado de nuestro filósofo, lo que justifica un montón de circunvoluciones intelectuales.</p>
<p style="font-weight: 400;">Este segundo texto, que no analizaré en detalle, es revelador de la técnica del Sr. ONFRAY. Una gruesa capa de erudición, pero pocos argumentos detallados. Una progresión de la demostración en saltos sucesivos que extravía al lector y le permite ir de Caín y Abel al AMGOT pasando por el miserable destino de Luis XVII; del abate Grégoire a Elon Musk pasando por Guy Deleuze y Françoise Dolto. Todos estos desvíos conducen al mismo punto, Maastricht y la UE, causa de todos nuestros males. Además de este método zigzagueante, ONFRAY también arroja una luz selectiva sobre las personalidades en cuestión. A ONFRAY no le gustan los matices. Si acusa al abate Grégoire de antisemitismo, se cuida de no mencionar que este último fue también un pionero de la antiesclavitud, del mismo modo que se cuida de no situar el discurso de Hugo en el contexto de la época. Lo que dice sobre Monnet o Schuman es parcial, tendencioso y está mal documentado. También se cuida de ocultar todo lo que pueda contradecir sus tesis.</p>
<p style="font-weight: 400;">Nada en todo esto permite identificar claramente el proyecto político del Sr. ONFRAY. Su soberanismo es puramente incantatorio, como el de la mayoría de los colaboradores de este número. Todo el mundo tiene derecho a estar a favor del Frexit, pero lo menos que podrían hacer sus defensores sería, por ejemplo, explicar las consecuencias prácticas de la salida del euro o de la PAC. Una cosa es el bienestar intelectual y moral de los franceses, que por fin han arrancado su nombre y su bandera de las garras de los malditos maastrichtianos, y otra informarles del estado en que quedarán sus billeteras.</p>
<p style="font-weight: 400;">A tres meses de las elecciones europeas, el Sr. ONFRAY se sitúa resueltamente en el campo de los enemigos de la UE, como es su derecho. Pero, ¿es razonable debilitar a la UE cuando ya tiene suficientes enemigos fuera? A pocas horas de vuelo, existen otros países y otros modelos políticos. Aunque considero que la Europa de los 27 está lejos de ser el paraíso terrenal, lo que me ofrecen la Rusia de Putin o la China de Xi es mucho menos inspirador. A cada cual lo suyo. Contribuir al desarrollo de un modelo europeo interesante pero imperfecto es una actitud cívica, pero alimentar la conspiración es un juego peligroso para la libertad.</p>
<p style="font-weight: 400;">
<p style="font-weight: 400;">Claude WACHTELEAR, Ex Presidente</p>
<p><a href="applewebdata://71349B9A-1726-427B-AF48-31A87ABB17C5#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> <em>Europa desmitificada, vida y muerte de un imperio</em>Front populaire n°16, marzo, abril, mayo de 2024.</p>
<p><a href="applewebdata://71349B9A-1726-427B-AF48-31A87ABB17C5#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a>  Op. cit. pp. 2-9.</p>
<p><a href="applewebdata://71349B9A-1726-427B-AF48-31A87ABB17C5#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> RIOUFOL, Ivan, <em>Unión Europea: un pasado apestoso &lt;</em><a href="https://www.lefigaro.fr/blogs/rioufol/2019/03/la-peste-brune-racine-aux-raci.html"><em>https://www.lefigaro.fr/blogs/rioufol/2019/03/la-peste-brune-racine-aux-raci.html</em></a><em>&gt;</em></p>
<p><a href="applewebdata://71349B9A-1726-427B-AF48-31A87ABB17C5#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> de Villiers, P., <em>Tiré del hilo de las mentiras y salió todo, </em>Fayard, 2019. El libro provocó polémica, y un grupo de historiadores publicó una reacción en Le Monde bajo el título :<em>"Philippe de Villiers no tiene derecho a falsificar la historia de la UE en nombre de la ideología".</em> <em>El último libro sobre los orígenes de la integración europea del ex eurodiputado y eurófobo convencido es "una red de fingimiento típica de las teorías de la conspiración", afirma un grupo de académicos europeos especializados en historia contemporánea, en un artículo publicado en Le Monde.</em>, 17/12/2020</p>
<p><a href="applewebdata://71349B9A-1726-427B-AF48-31A87ABB17C5#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> <em>Discurso sobre los Estados Unidos de Europa en el Congreso Internacional de la Paz celebrado en París en 1849,</em><a href="https://fr.wikisource.org/wiki/Discours_sur_les_%C3%89tats-Unis_d%E2%80%99Europe_au_congr%C3%A8s_international_de_la_paix_en_1849_%C3%A0_Paris"><em>https://fr.wikisource.org/wiki/Discours_sur_les_%C3%89tats-Unis_d%E2%80%99Europe_au_congr%C3%A8s_international_de_la_paix_en_1849_%C3%A0_Paris</em></a></p>
<p><a href="applewebdata://71349B9A-1726-427B-AF48-31A87ABB17C5#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> Op. cit, p.9.</p>
<p><a href="applewebdata://71349B9A-1726-427B-AF48-31A87ABB17C5#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a> Op. cit. pp 54-63.</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/es/les-delires-anti-europeens-de-michel-onfray/">Les délires anti-européens de Michel Onfray</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Bienestar animal</title>
		<link>https://aepl.eu/es/bienestar-animal-sacrificio/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Fri, 01 Mar 2024 09:28:07 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=878</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce mardi 13 février 2024, la cour européenne des droits de l’homme a rendu un arrêt important à propos de la question de l’abattage rituel des animaux et des décrets pris par les Région wallonne et flamande qui imposent désormais...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>El martes 13 de febrero de 2024, el Tribunal Europeo de Derechos Humanos dictó una importante sentencia sobre el siguiente asunto</em></strong> la cuestión del sacrificio ritual de animales <strong><em>y los decretos de las regiones de Valonia y Flandes, que obligan a aturdir a los animales antes de sacrificarlos.<a name="_ftnref1"></a>[1].</em></strong></p>
<p><strong><em>La decisión del Tribunal establece claramente que, al adoptar estos decretos, ni Flandes ni Valonia violaron el artículo 9 del Convenio Europeo de Derechos Humanos, que protege la libertad de pensamiento, de conciencia y de religión, contrariamente a lo alegado por los demandantes. Entre los demandantes figuran varias organizaciones y miembros de las comunidades musulmana y judía que, desde la adopción de estos textos, consideran que las decisiones adoptadas les impiden practicar su religión como desean.  </em></strong></p>
<p>En principio, la sentencia del Tribunal pone fin a un largo debate. El debate se inició tras la adopción de los dos decretos y la decisión del Parlamento de Bruselas de no legislar sobre la materia. En Bélgica, ha movilizado incluso al Tribunal Constitucional (TC), que ha planteado una cuestión prejudicial al Tribunal de Justicia de la Unión Europea (TJUE).</p>
<p>Sabemos, o más bien deberíamos saber, que la libertad religiosa no es una libertad absoluta y que las autoridades civiles pueden, hasta cierto punto, regularla si así lo exige el interés público. Estas restricciones están previstas en el apartado 2 del artículo 9 en los siguientes términos: <em>"La libertad de manifestar la propia religión o las propias creencias no puede ser objeto de más restricciones que las que, previstas por la ley, sean necesarias para impedir discriminaciones".</em> <em>una sociedad democrática, la seguridad pública, la protección del orden, la salud o la moral públicas, o la protección de los derechos y las libertades de los demás". </em></p>
<p>La cuestión central en este asunto, que no ha escapado a la atención de los legisladores belgas, ha sido, desde el principio, si la prohibición del sacrificio sin aturdimiento constituye o no una restricción de la libertad religiosa y si, en caso de respuesta afirmativa a esta primera cuestión, cumple los requisitos del apartado 2. Es en esta medida en la que la sentencia va más allá del contexto belga y tendrá repercusiones en la jurisprudencia del Tribunal en el futuro.</p>
<p>¿Hubo alguna interferencia?</p>
<p>Los demandantes alegaron que los decretos restringían grave e injustificadamente su libertad religiosa. Consideraban que el Convenio no garantizaba la protección del bienestar de los animales y que sólo protegía a los seres humanos. En su opinión, esto constituye una injerencia injustificada.<a name="_ftnref2"></a>[2].</p>
<p>Las respuestas del Tribunal son especialmente interesantes y se hacen eco de las tesis defendidas desde hace tiempo por los legisladores belgas.</p>
<p><em>A este respecto, el Tribunal recuerda que, tal como garantiza el artículo 9 del Convenio, el derecho a la libertad de pensamiento, de conciencia y de religión sólo se aplica a las convicciones que alcanzan un grado suficiente de fuerza, seriedad, coherencia e importancia. No obstante, cuando ese</em> <em>el deber de neutralidad e imparcialidad del Estado es incompatible con cualquier facultad de apreciación por su parte en cuanto a la legitimidad de las convicciones religiosas o a la forma en que se expresan.</em> <em>expresado (véanse las sentencias Eweida y otros c. Reino Unido, nº 48420/10 y otras 3, § 81, TEDH 2013 [extractos], y S.A.S. c. Francia [GC], nº 43835/11, § 55, TEDH 2014 [extractos]). <strong>De hecho, el Tribunal apenas está preparado para entablar un debate sobre la naturaleza y la importancia de las creencias individuales. De hecho, lo que una persona puede considerar sagrado puede parecer absurdo o herético a otra, y no puede esgrimirse ningún argumento jurídico o lógico contra la afirmación de un creyente de que una determinada creencia o práctica es una parte importante de su observancia religiosa. </strong>(Skugar y otros contra Rusia [dec.], nº 40010/04, 3 de diciembre de 2009).</em></p>
<p>Contrariamente a una crítica comúnmente formulada contra el Tribunal, está claro que respeta y apoya el principio de separación de la Iglesia y el Estado al negarse a pronunciarse sobre cuestiones teológicas. Con ello, vuelve a una doctrina de doble incompetencia que ya defendió en el siglo XIX, durante los debates sobre la primera Constitución del Estado belga.</p>
<p><strong><em>" </em></strong><em>El derecho civil y el derecho religioso son distintos, uno no domina al otro, cada uno tiene su propio dominio, su propia esfera de acción. El Sr. Defacqz ha declarado francamente que quiere que la ley civil ejerza la supremacía; está enunciando claramente el principio que le sirve de punto de partida. Nosotros adoptamos un principio completamente opuesto, negamos toda supremacía al derecho civil, queremos que se declare incompetente en materia religiosa. No hay más relación entre el Estado y la religión que entre el Estado y la geometría.<a name="_ftnref3"></a><strong>[3]</strong>.</em></p>
<p>Más o menos el mismo argumento se utilizó cincuenta años después para demostrar que era imposible castigar la blasfemia con arreglo a la legislación belga.<a name="_ftnref4"></a>[4].</p>
<p>Así las cosas, el Tribunal se vio obligado a constatar que los dos decretos controvertidos se inmiscuían efectivamente en cuestiones relativas a la práctica religiosa y, lógicamente, pasó a abordar la segunda cuestión: ¿esta injerencia de las autoridades civiles en cuestiones religiosas era legítima en virtud del artículo 9?</p>
<p>¿Injerencia legítima?</p>
<p>Los principales argumentos de los demandantes se referían a si la injerencia podía o no condonarse por razones de moralidad pública. En opinión de los demandantes, éste no es el caso. El argumento relativo al bienestar de los animales no cumplía los criterios de conformidad con dicho concepto para justificar las decisiones impugnadas. Los demandantes consideran que :</p>
<p><em>Así pues, vincular el objetivo perseguido a la moralidad pública tendría como consecuencia desvirtuar la letra del Convenio, así como su espíritu, y constituiría un cambio radical de paradigma al afirmar la supremacía de la opinión de un sector de la población preocupado por el bienestar de los animales como base para reducir a la nada un aspecto del Convenio que reviste una importancia fundamental para el bienestar de los animales. </em><em>libertad religiosa de otra parte de la población.</em></p>
<p>En una larga argumentación, el Tribunal refutó la tesis de los demandantes. Para ello, se basó en los trabajos de los parlamentos regionales belgas, en una sentencia de 17 de diciembre de 2020 (<em>Centraal Israëlitisch Consistorievan België y otros</em>C-336/19, EU:C:2020:1031) del TJUE, en su propia jurisprudencia, pero también en el consenso científico que existe al respecto.</p>
<p>El Tribunal comienza reconociendo la calidad del trabajo legislativo y del análisis del problema realizado por el TJUE.</p>
<p><em>"A este respecto, el Tribunal de Justicia no puede sino constatar que tanto el TJUE como el</em> <em>Tribunal Constitucional han tenido en cuenta, en el curso de sus respectivas revisiones</em> <em>detallada de los requisitos del artículo 9 de la</em> <em>Convenio, tal como lo interpreta el Tribunal".</em></p>
<p>Por último, el Tribunal de Justicia considera que</p>
<p><em>"En el caso de autos, el Tribunal de Justicia observa, en particular, que los decretos controvertidos establecen que, cuando los animales sean sacrificados con arreglo a métodos especiales exigidos por los ritos religiosos, el proceso de aturdimiento aplicado es reversible y no provoca la muerte del animal. Sobre la base de estudios científicos y de amplias consultas con las partes interesadas, los procedimientos parlamentarios llegaron a la conclusión de que ninguna medida menos radical podía alcanzar suficientemente el objetivo de reducir los perjuicios para el bienestar de los animales en el momento del sacrificio (apartados 25 y 28 supra). Al no haber encontrado en los autos remitidos ningún indicio serio que le lleve a cuestionar esta conclusión, el Tribunal de Justicia señala que, con ello, los legisladores flamenco y valón buscaron una alternativa proporcionada a la obligación de aturdimiento previo, tomando en consideración el derecho reivindicado por las personas de confesión musulmana y judía a manifestar su religión frente a la importancia creciente que se concede al sacrificio de animales.</em>prevención de <em>sufrimiento de los animales en las Regiones flamenca y valona. Se han preocupado de adoptar una medida que no vaya más allá de lo necesario para alcanzar el objetivo perseguido".</em></p>
<p>Desde un punto de vista jurídico, probablemente podamos considerar que <strong><em>Esta sentencia animará a los países europeos que aún no han regulado los sacrificios rituales a hacerlo,</em></strong> aunque sólo sea para limitar las exportaciones de carne sacrificada con los métodos antiguos a los países que lo regulan.</p>
<p><strong><em>Sin embargo, es de temer que las autoridades religiosas solicitantes se obstinen y que la información que circule en las comunidades juegue con la delicada cuestión del antisemitismo o la islamofobia para movilizar a su comunidad contra esta decisión.</em></strong> Este argumento ya paralizó la legislatura de Bruselas, y es seguro que volverá a utilizarse.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Claude WACHTELAER, Past Président, Leader du Groupe « Europe des Droits »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a name="_ftn1"></a>[1] Asunto Executief van de Moslims van België y otros contra Bélgica, <em>Solicitud nº 16760/22 y otras 10.</em></p>
<p><a name="_ftn2"></a>[2] En Estados Unidos, donde la Primera Enmienda de la Constitución garantiza la libertad de religión y de creencias (conocida como la <em>"</em><em>cláusula de libre ejercicio</em><em>"), </em>Los juristas -en particular el Tribunal Supremo Federal y los Tribunales Supremos de cada Estado- deben pronunciarse periódicamente sobre estas cuestiones de injerencia. La jurisprudencia se basa en una evaluación de la <em>"</em><em>carga sustancial</em><em>" (carga sustancial) </em>que una ley o reglamento impone a la libertad religiosa y la medida en que esta carga repercute negativamente en el libre ejercicio. Sobre este tema, véase FALLERS-SULLIVAN, W., <em>La imposibilidad de la libertad religiosa, </em>Princeton University Press, 2018.</p>
<p><a name="_ftn3"></a>[3] <em>JB Nothomb, congreso nacional, sesión del 22/12/1830</em>. Las palabras de Nothomb no deben malinterpretarse. A lo que apunta es a la tentación del cesaropapismo. Al fin y al cabo, el recuerdo de José II, el emperador sacristán, no se ha desvanecido del todo, y al rey Guillermo también le gustaba inmiscuirse en la gestión de los cultos. Evidentemente, esto no significa que el derecho civil no tenga supremacía... ¡en materia civil! JB Nothomb no es un apologista del clericalismo.</p>
<p><a name="_ftn4"></a><strong>[4]</strong> <strong><em>" </em></strong><em>Los canonistas definen la blasfemia como un enorme crimen cometido contra la divinidad mediante palabras o sentimientos que ofenden su majestad o los dogmas que enseña la religión. Esta sola consideración basta para demostrar que la blasfemia no debe tener cabida en el derecho civil. La finalidad de la sociedad no es vengar los insultos a Dios, y el Estado no tiene derecho a castigarlos, ya que ni siquiera está facultado para saber lo que constituye o no blasfemia.<strong>.</strong> En efecto, una ley que encomienda a los jueces la tarea de castigar la blasfemia debería indicarles también qué entiende por tal. Porque, en esta materia, no podemos confiar en la conciencia individual, ya que ésta varía según que el juez aprecie el delito desde el punto de vista de una religión positiva u otra, o desde el punto de vista del deísmo. Lo que un juez llamaría herejía, otro lo llamaría dogma. Por lo tanto, no podemos dejar que el poder judicial decida. Pero en nuestro derecho público, el poder legislativo también es incompetente, ya que no podría definir la blasfemia sin proclamar una religión de Estado, sin romper la igualdad entre todos los ciudadanos y sin trastocar la separación entre Iglesia y Estado, principios consagrados en nuestra Constitución. - Giron, Droit public, n 0362.3, </em>En Pandectes belges, Encyclopédie de législation, de doctrine et de jurisprudence belges, por <em>Edmond </em>Picard y N. d'Hoffschmidt (eds.), Bruselas, Larcier, T. .XIII, 1884, coI. 710-712<em> "</em>.</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/es/bienestar-animal-sacrificio/">Bien être animal</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/es">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
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