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	<title>Nachrichten | Europäische Freidenker-Vereinigung</title>
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	<description>Was Europa für mich tut&#039;Europa</description>
	<lastbuilddate>Sat, 02 May 2026 11:02:22 +0000</lastbuilddate>
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	<title>Nachrichten | Europäische Freidenker-Vereinigung</title>
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	<item>
		<title>Réponse à la COMECE sur « My voice, My choice »</title>
		<link>https://aepl.eu/de/reponse-a-la-comece-sur-my-voice-my-choice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Elbo]]></dc:creator>
		<pubdate>Fri, 01 May 2026 21:59:38 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réponse à la déclaration de la présidence de la COMECE sur la décision de la Commission Européenne concernant l’initiative citoyenne européenne « My voice, My choice ». Messieurs les Evêques, Nous avons pris connaissance de vos avis1 concernant la demande de...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Réponse à la déclaration de la présidence de la COMECE sur la décision de la Commission Européenne concernant l’initiative citoyenne européenne « My voice, My choice ».</h2>
<h3>Messieurs les Evêques,</h3>
<p>Nous avons pris connaissance de vos avis<sup>1</sup> concernant la demande de L’initiative citoyenne « My voice, My choice », à propos de l’avortement. De même, que nous sommes respectueuses du droit d’opinion religieuse de chacun, nous voulons être respectées dans notre liberté de choix. Vos injonctions s’adressent à ceux et celles qui partagent vos idées, et à eux, à elles, exclusivement. Nous, signataires de cette lettre, nous respectons les droits et avis de chacun, il serait souhaitable que vous acceptiez ce même usage, ce qui n’apparaît pas dans votre message qui manque de tolérance !!!</p>
<p>Vous écrivez : <em>« l’avortement direct est gravement contraire à la loi morale. Tel est l’enseignement constant de l’Eglise catholique. »</em></p>
<p>Nous ne pouvons en aucun cas être concernées ni par vos dogmes ni par votre morale religieuse. Vivre ensemble signifie être tolérant et ne pas imposer à tous et toutes, les croyances et la culture de quelques-uns. Respectez vos lois morales et laissez-nous les nôtres, la liberté de choix ! L’enseignement moral de l’Eglise catholique ne doit pas être applicable à <em><strong>Tous et Toutes</strong></em>, inconditionnellement.</p>
<p>Et plus loin encore vous écrivez : <em>« La recherche scientifique confirme de manière croissante que, dès la fécondation, un nouvel être humain vient à l’existence, doté d’une dignité intrinsèque et méritant la protection fondamentale due à toute vie humaine. »</em></p>
<p>Il n’est pas juste de condamner les femmes qui avortent pour non-respect de la vie, alors que vous ne condamnez <strong><em>pas toujours</em> </strong>ceux qui envoient à la guerre des millions d’hommes et de femmes pour des raisons de suprématie économique, politique ou religieuse, et vous nous parlez de respect de l’Humain, vous qui avez pourtant couvert pendant très longtemps et n’avez pas souvent, voire pas du tout, alerté la Justice concernant les actes pédophiles avérés de membres du clergé…</p>
<p>C’est manquer au <em><strong>respect fondamental dû à toute vie humaine</strong></em>.</p>
<p>En ce qui vous concerne, nous pensons que notre courrier n’aura aucun impact sur vos avis.</p>
<h3>Mais</h3>
<p>Nous pensons que chaque jour qui passe nous rapproche de celui où les hommes et les femmes qui le souhaitent pourront vivre selon leurs propres réflexions, dégagées de tous dogmes. Sans crainte de dieu ou du diable.</p>
<p>Au plaisir de vous lire,<em><br />
Des Femmes qui résistent.</em></p>
<p>[1] <a href="https://www.comece.eu/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/20260304-My-Voice-My-Choice-EC-Reply-FR.pdf" target="_blank" rel="noopener">Lire le communiqué sur le site du COMECE</a></p><p>The post <a href="https://aepl.eu/de/reponse-a-la-comece-sur-my-voice-my-choice/">Réponse à la COMECE sur « My voice, My choice »</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une stratégie pour l&#8217;IA de l&#8217;UE : transformer les contraintes en avantages compétitifs !</title>
		<link>https://aepl.eu/de/une-strategie-pour-lia-de-lue-transformer-les-contraintes-en-avantages-competitifs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Wed, 04 Mar 2026 10:20:23 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=1017</guid>

					<description><![CDATA[<p>KI-STRATEGIE DER EUROPÄISCHEN UNION: UMWANDLUNG VON BEDINGUNGEN IN WETTBEWERBSVORTEILE Hedi Blili-Gouyou und Guy T'hooft I. EINLEITUNG - DAS EUROPÄISCHE PARADOXUS Die vorherrschende Erzählung über die digitale Strategie Europas hat sich um eine alarmierende Feststellung herum herauskristallisiert: Europa würde unwiderruflich den Anschluss an die...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>STRATÉGIE IA DE L’UNION EUROPÉENNE : TRANSFORMER LES CONTRAINTES EN AVANTAGES COMPÉTITIFS</h1>
<h2 style="text-align: center;"><em>Hedi Blili-Gouyou et Guy T’hooft</em></h2>
<h2>I. INTRODUCTION &#8211; LE PARADOXE EUROPÉEN</h2>
<p>Le narratif dominant sur la stratégie numérique européenne s’est cristallisé autour d’un constat alarmiste: l’Europe perdrait irrémédiablement la « course à l’intelligence artificielle ». Cette rhétorique de la défaite annoncée structure désormais les débats politiques et oriente les arbitrages budgétaires, nourrissant une forme de fatalisme stratégique. Face aux écosystèmes américain et chinois, l’Union européenne apparaîtrait condamnée à un rôle subalterne : celui d’un régulateur tatillon, incapable de générer ses propres champions technologiques, empêtré dans ses contradictions normatives.</p>
<p>Cette note entend démontrer que ce diagnostic procède d’une erreur méthodologique fondamentale. Il transpose mécaniquement à l’Europe des critères de réussite forgés ailleurs, sans interroger leur pertinence ni leur durabilité. Or, l’absence de répliques européennes à OpenAI ou Tencent ne constitue une faiblesse que si l’on admet implicitement que le modèle de concentration oligopolistique représente l’horizon indépassable de l’innovation technologique.</p>
<p><strong>Notre thèse centrale renverse cette perspective</strong> : les caractéristiques structurelles de l’écosystème européen – fragmentation institutionnelle, exigence normative, priorité aux droits fondamentaux – ne sont pas des handicaps conjoncturels à surmonter, mais les fondations d’un modèle économique alternatif, potentiellement plus résilient et plus rentable à long terme. L’éthique n’est pas un frein extérieur à l’innovation, mais une infrastructure de confiance susceptible de devenir un avantage compétitif durable<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>.</p>
<p>Cette hypothèse s’appuie sur une analyse systémique de quatre « faiblesses » présumées de la stratégie européenne : l’absence de champions industriels, la complexité de l’AI Act, l’ambiguïté de la « troisième voie », et les dépendances technologiques critiques. Pour chacune, nous démontrerons comment une lecture stratégique renouvelée permet d’identifier des leviers d’action transformateurs.</p>
<p>L’enjeu dépasse largement la compétition économique. Il engage la capacité de l’Europe à incarner une forme de puissance technologique qui ne renonce pas aux acquis civilisationnels du constitutionnalisme libéral<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>. Aucun autre espace géopolitique ne porte cette responsabilité – ni n’en possède la légitimité historique. La question n’est donc pas de choisir entre innovation et droits fondamentaux, mais de prouver empiriquement que l’une ne peut durablement exister sans l’autre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>II. L’ABSENCE DE CHAMPIONS INDUSTRIELS : REPENSER LE MODÈLE DE PUISSANCE</h2>
<h3>A. Le grief classique : une lecture techno-nationaliste de la compétitivité</h3>
<p>Le diagnostic d’échec de la stratégie européenne repose sur un triptyque d’arguments apparemment implacables. Premièrement, l’absence de géants technologiques comparables à OpenAI, Google DeepMind ou Anthropic signalerait une incapacité structurelle à mobiliser les ressources nécessaires aux percées scientifiques de rupture. Deuxièmement, la fragmentation du marché en vingt-sept écosystèmes nationaux empêcherait l’émergence des économies d’échelle indispensables à l’entraînement de modèles de fondation compétitifs. Troisièmement, la sous-capitalisation chronique des startups européennes – qui lèvent en moyenne quatre fois moins que leurs homologues américaines au stade de la série B – condamnerait l’innovation européenne à une forme de nanisme congénital.</p>
<p>Cette grille de lecture, aussi répandue soit-elle dans les cercles décisionnels, souffre d’un vice rédhibitoire : elle naturalise un modèle de puissance technologique – la concentration oligopolistique – sans en interroger les coûts cachés ni la soutenabilité. Comme le souligne le rapport de la Cour des comptes européenne (2024)<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>, « l’évaluation de la performance ne peut se limiter à des indicateurs quantitatifs de capitalisation boursière, au risque de manquer les transformations qualitatives de l’écosystème d’innovation ».</p>
<h3>B. La contre-lecture stratégique : vulnérabilités des monopoles et résilience distribuée</h3>
<ol>
<li><strong> La fragilité systémique de la concentration</strong></li>
</ol>
<p>L’architecture actuelle de l’infrastructure numérique mondiale repose sur un paradoxe dangereux: une dépendance quasi-totale à l’égard d’un nombre restreint d’acteurs privés pour des fonctions d’importance vitale. La panne d’Amazon Web Services du 7 décembre 2021, qui a duré moins de six heures, a provoqué des pertes économiques mondiales estimées à 3,5 milliards d’euros et paralysé des services essentiels – de la santé publique au transport aérien. Cette vulnérabilité n’est pas conjoncturelle mais structurelle : elle découle directement du modèle de concentration que l’Europe est censée reproduire.</p>
<p>À l’inverse, un écosystème distribué – précisément ce que produit spontanément la fragmentation européenne – génère une forme de résilience systémique. La multiplication des points d’innovation, loin de constituer un gaspillage de ressources, fonctionne comme une redondance stratégique. Dans un contexte géopolitique marqué par la montée des risques de disruption (cyberattaques, tensions commerciales, crises énergétiques), cette architecture décentralisée représente un actif de souveraineté sous-évalué.</p>
<ol start="2">
<li><strong> L’excellence verticale comme stratégie alternative</strong></li>
</ol>
<p>Le cas d’ASML, entreprise néerlandaise détentrice d’un quasi-monopole mondial sur la lithographie ultraviolette extrême (EUV), invalide empiriquement la thèse du « champion généraliste ». Fruit de vingt-cinq années d’investissement patient – période durant laquelle l’entreprise n’a dégagé aucun profit –, ASML illustre une trajectoire d’innovation radicalement différente du modèle Silicon Valley. Sa puissance de marché ne provient pas d’effets de réseau ou de stratégies d’acquisition agressives, mais d’une maîtrise technologique approfondie dans un segment ultra-spécialisé. Or, cette approche correspond précisément aux avantages comparatifs européens : excellence scientifique, coopération industrie-recherche, capacité d’investissement de très long terme.</p>
<p>L’écosystème européen de l’IA présente déjà cette morphologie sectorielle : Mistral AI (souveraineté et modèles ouverts), DeepL (traitement du langage multilingue), Siemens et SAP (IA industrielle et d’entreprise). Plutôt que de déplorer l’absence d’un Google européen, la stratégie devrait viser à consolider ces positions de leadership vertical, en acceptant qu’elles ne produisent pas la même visibilité médiatique que les licornes généralistes.</p>
<ol start="3">
<li><strong> Le « capital patient » comme arme compétitive</strong></li>
</ol>
<p>Le modèle du Mittelstand allemand – entreprises familiales à horizon temporel multi-générationnel, investissant massivement dans la R&amp;D sans pression au rendement trimestriel – offre un précédent pour penser une économie de l’IA échappant à la logique de l’« exit » rapide. La Commission européenne, dans son Plan d’action pour un continent de l’IA (2024-2025)<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>, reconnaît implicitement cette spécificité en appelant à « des mécanismes de financement adaptés aux cycles longs de maturation technologique ». Cet appel reste cependant largement programmatique.</p>
<h3>C. Recommandations opérationnelles</h3>
<p><strong>Proposition 1</strong> : Créer un Fonds européen d’investissement « Long-Term AI », doté de <strong>15 milliards d’euros sur quinze ans</strong> (soit 1 milliard d’euros par an), avec une clause explicite interdisant les exigences de retour sur investissement avant dix ans.</p>
<p>Ce montant représente un investissement annuel équivalent à celui actuellement consacré par l’UE via Horizon Europe et le programme Europe numérique (environ 1 milliard d’euros par an selon la Commission européenne, 2024<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a>). Cependant, contrairement aux programmes existants qui financent des projets de 3-5 ans, ce fonds viserait exclusivement des horizons de 10-15 ans, permettant des percées dans des segments à forte intensité scientifique où l’Europe peut viser l’excellence mondiale : IA explicable, calcul neuromorphique, optimisation sous contraintes. Ce montant est également cohérent avec l’objectif du Plan coordonné de mobiliser 20 milliards d’euros par an (public + privé) d’ici 2030<a href="#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a> : le fonds Long-Term AI contribuerait à hauteur de 5% de cet objectif, se concentrant sur la recherche fondamentale à très long terme.</p>
<p><strong>Proposition 2</strong> : Refonder les critères de valorisation de l’innovation européenne. Substituer aux classements de licornes – qui mesurent essentiellement la capacité à lever des fonds – des indicateurs de leadership technologique sectoriel : brevets essentiels, standards techniques adoptés, parts de marché dans les segments à haute valeur ajoutée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>III. L’AI ACT : DE LA BUREAUCRATIE À L’ARME NORMATIVE</h2>
<h3>A. Le grief classique : la paralysie réglementaire</h3>
<p>Les quatre cents pages de l’AI Act cristallisent l’ensemble des critiques adressées au « modèle européen » : bureaucratie kafkaïenne, méconnaissance des réalités techniques, surcoûts insupportables pour les startups. Ces reproches, amplifiés par les lobbies industriels américains et relayés complaisamment par certains analystes européens, construisent l’image d’une réglementation punitive, destinée à compenser l’incapacité de l’Europe à innover par un contrôle tatillon de l’innovation des autres.</p>
<p>Cette représentation ignore délibérément deux précédents historiques majeurs. D’une part, les mêmes arguments furent mobilisés contre le RGPD en 2016-2018 : celui-ci devait « tuer l’économie numérique européenne », provoquer « l’exode des startups », et consacrer « la domination définitive des GAFAM ». Sept ans plus tard, le RGPD s’est imposé comme standard mondial de facto, a généré une industrie européenne de la « privacy tech » évaluée à 2,5 milliards d’euros, et contraint les géants américains à des transformations structurelles de leurs modèles d’affaires. D’autre part, l’histoire économique européenne démontre que la normativité forte constitue historiquement un vecteur de compétitivité – du système métrique aux normes ISO, en passant par les standards de sécurité automobile.</p>
<h3>B. La contre-lecture stratégique : le « Brussels Effect » comme stratégie de puissance</h3>
<ol>
<li><strong> L’effet RGPD : la régulation comme infrastructure de marché</strong></li>
</ol>
<p>Le RGPD illustre un mécanisme de puissance normative que la politiste Anu Bradford a théorisé sous l’expression « Brussels Effect » : la capacité de l’Union européenne à exporter unilatéralement ses standards réglementaires, transformant ses normes internes en quasi-contraintes globales. Ce phénomène ne repose ni sur la coercition militaire, ni sur la domination économique, mais sur trois facteurs structurels : la taille du marché européen (450 millions de consommateurs), l’effet de non-divisibilité (impossible pour les multinationales de maintenir des standards différenciés par juridiction au-delà d’un certain seuil de complexité), et l’anticipation stratégique par les acteurs privés qui préfèrent adopter préventivement le standard le plus exigeant.</p>
<p>L’AI Act présente toutes les caractéristiques permettant de reproduire cet effet. Comme le note le Internet Policy Review (2025)<a href="#_ftn7" name="_ftnref7">[7]</a>, « la catégorisation par niveau de risque et les exigences de documentation technique créent des coûts de transaction qui rendent économiquement rationnel l’adoption d’un standard unique pour le marché global ». Les premiers signaux empiriques confirment cette dynamique : plusieurs États américains (Californie, New York) étudient des législations directement inspirées de l’AI Act, tandis que des gouvernements d’Asie du Sud-Est sollicitent l’expertise technique de la Commission pour élaborer leurs propres cadres réglementaires.</p>
<ol start="2">
<li><strong> La conformité comme barrière à l’entrée et « moat » concurrentiel</strong></li>
</ol>
<p>L’analyse économique standard des régulations les présente comme des coûts morts, réduisant les marges et freinant l’innovation. Cette vision néglige systématiquement leur fonction de barrière à l’entrée. Un cadre réglementaire exigeant pénalise davantage les acteurs opportunistes – dont le modèle économique repose sur l’externalisation des risques – que les acteurs établis capables d’internaliser les coûts de conformité.</p>
<p>Une étude de l’IAPP (International Association of Privacy Professionals, 2024)<a href="#_ftn8" name="_ftnref8">[8]</a> révèle que <strong>67% des organisations ayant intégré la gouvernance privacy dans leur stratégie IA se disent confiantes quant à leur conformité AI Act</strong>, signal d’un avantage concurrentiel naissant pour les entreprises ayant anticipé les exigences réglementaires. Ce “premium de confiance” se manifeste de plus en plus dans les appels d’offres B2B, où la certification devient un critère de sélection déterminant.</p>
<p>Plus structurellement, la certification européenne devient progressivement un passeport d’accès aux marchés publics – qui représentent 500 milliards d’euros annuels dans l’Union. Les appels d’offres publics intègrent de plus en plus systématiquement des clauses de conformité à l’AI Act, créant de facto un marché captif pour les acteurs européens ou les multinationales ayant investi dans la mise en conformité.</p>
<ol start="3">
<li><strong> Le coût caché de la non-régulation : l’effondrement de confiance</strong></li>
</ol>
<p>Le cas Meta/Cambridge Analytica offre une contre-factualité instructive. <strong>Entre mars et juillet 2018, l’entreprise a perdu jusqu’à 134 milliards de dollars</strong><a href="#_ftn9" name="_ftnref9">[9]</a><strong> de capitalisation boursière au pic de la crise</strong> – non en raison de sanctions réglementaires, mais par perte de confiance des annonceurs et des utilisateurs. Les scandales récurrents liés aux biais algorithmiques (systèmes de recrutement discriminatoires, reconnaissance faciale raciste, chatbots toxiques) génèrent des coûts réputationnels qui excèdent largement les investissements nécessaires à la conformité réglementaire préventive.</p>
<p>L’AI Act fonctionne ainsi comme une assurance collective contre le risque d’effondrement systémique de confiance. Dans les secteurs régulés à fort enjeu – santé, justice, finance, sécurité – l’absence de cadre normatif robuste ne produit pas de l’innovation débridée, mais de la frilosité institutionnelle. Les établissements hospitaliers, les banques, les administrations publiques n’adoptent massivement des technologies que si celles-ci sont certifiées et auditables. Le cadre réglementaire européen, loin de freiner le déploiement de l’IA dans ces secteurs, en constitue la condition de possibilité.</p>
<h3>C. Recommandations opérationnelles</h3>
<p><strong>Proposition 3</strong> : Transformer le label « Trustworthy AI » en norme ISO européenne, négociée comme standard technique dans les enceintes internationales (ISO, UIT). Mobiliser la diplomatie économique européenne pour imposer cette norme comme prérequis dans les accords de libre-échange.</p>
<p><strong>Proposition 4</strong> : Créer un guichet unique de conformité pour les PME, avec un budget de <strong>500 millions d’euros sur cinq ans</strong> (soit 100 millions d’euros par an).</p>
<p>Ce montant représente environ 0,5% du budget total GenAI4EU (700 millions d’euros selon la Commission, 2024-2025<a href="#_ftn10" name="_ftnref10">[10]</a>), mais dédié exclusivement à l’accompagnement des PME dans la conformité. À titre de comparaison, le programme EIC Accelerator alloue jusqu’à 2,5 millions d’euros par startup pour l’innovation technologique ; le guichet unique permettrait d’accompagner environ 200 PME par an avec des subventions de 500 000 euros, couvrant audit, certification, formation du personnel, et adaptation des systèmes. L’objectif n’est pas seulement de faciliter la mise en conformité, mais de construire une industrie européenne de l’audit et de la certification d’IA – industrie qui pourra ensuite s’exporter vers les juridictions adoptant des cadres similaires.</p>
<p><strong>Proposition 5</strong> : Lancer une « diplomatie normative » agressive, en conditionnant l’accès au marché européen de l’IA (pour les entreprises extra-européennes) à des clauses de réciprocité réglementaire. Cette stratégie – déjà employée avec succès pour les normes environnementales – accélère la diffusion internationale des standards européens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>IV. LA « TROISIÈME VOIE » : PROPHÉTIE AUTO-RÉALISATRICE OU IMPASSE STRATÉGIQUE ?</h2>
<h3>A. Le grief classique : l’illusion d’une alternative crédible</h3>
<p>La rhétorique officielle de l’Union européenne présente sa stratégie IA comme une « troisième  voie » entre le capitalisme de surveillance américain et l’autoritarisme numérique chinois. Cette formulation séduit les cercles politiques européens car elle permet de transformer une position de faiblesse objective – l’absence de champions technologiques – en posture éthique distinctive. Elle suscite cependant un scepticisme croissant chez les analystes stratégiques.</p>
<p>Les critiques convergent vers un même diagnostic : cette « troisième voie » risque de n’être qu’un « musée éthique » – un espace de vertu inoffensive, produisant des normes sans pouvoir les faire respecter, des principes sans capacité de projection. Face aux investissements massifs américains (le secteur privé y a investi 67 milliards de dollars en 2023) et au pilotage stratégique chinois (plan national IA doté de 150 milliards de dollars sur dix ans), l’Europe apparaîtrait condamnée à un rôle de commentateur moral de transformations qu’elle ne maîtrise pas.</p>
<h3>B. La contre-lecture stratégique : l’émergence d’un marché de la confiance</h3>
<ol>
<li><strong> L’ampleur sous-estimée de la demande de régulation</strong></li>
</ol>
<p>L’Eurobaromètre 2024 révèle que 73% des citoyens européens refusent l’utilisation de systèmes d’IA non régulés<a href="#_ftn11" name="_ftnref11">[11]</a> dans des domaines sensibles (santé, justice, emploi). Ce chiffre n’exprime pas seulement une préférence culturelle abstraite, mais une contrainte économique réelle : dans les démocraties libérales, aucune technologie ne peut se déployer massivement contre l’acceptabilité sociale. Or, cette contrainte ne pèse pas que sur l’Europe. Les scandales répétés aux États-Unis – de la reconnaissance faciale raciste de Rekognition (Amazon) aux hallucinations dangereuses des assistants médicaux – produisent une demande croissante de régulation, y compris parmi les élites technologiques.</p>
<p>Plus structurellement, les secteurs économiques les plus dynamiques et à plus forte valeur ajoutée – santé de précision, finance algorithmique, systèmes judiciaires prédictifs – sont précisément ceux où l’exigence de conformité réglementaire est maximale. Dans ces domaines, l’avantage compétitif ne se construit pas sur la puissance de calcul brute ou la taille des datasets, mais sur la capacité à produire des systèmes auditables, explicables, et certifiables. Or, ces attributs correspondent exactement aux priorités de recherche européennes depuis quinze ans – de l’explicabilité (XAI) à la certification formelle, en passant par l’IA frugale.</p>
<ol start="2">
<li><strong> L’avantage du « second mover » : apprendre des échecs d’autrui</strong></li>
</ol>
<p>La théorie stratégique distingue classiquement les avantages du « first mover » (captation de parts de marché, définition des standards) de ceux du « second mover » (observation des erreurs du pionnier, optimisation des processus). Dans le domaine de l’IA, l’Europe occupe structurellement cette position de second mover – non par choix stratégique, mais par retard objectif. Plutôt que de déplorer cette situation, la stratégie consiste à en tirer parti.</p>
<p>Les déploiements massifs de systèmes d’IA aux États-Unis et en Chine produisent un corpus empirique d’échecs dont l’Europe peut s’inspirer : biais discriminatoires structurels, dérives autoritaires, vulnérabilités de sécurité, obsolescence accélérée des compétences, concentration de pouvoir. Les solutions européennes d’IA – précisément parce qu’elles intègrent dès la conception des contraintes d’éthique, de sécurité et d’explicabilité – évitent une partie de ces écueils. Cette différence qualitative se traduit par des avantages compétitifs tangibles : les systèmes d’IA médicaux certifiés en Europe pénètrent des marchés (Japon, Singapour, Canada) où les solutions américaines non régulées se heurtent à des barrières réglementaires.</p>
<ol start="3">
<li><strong> La souveraineté par l’interopérabilité : standards ouverts contre jardins clos</strong></li>
</ol>
<p>Le modèle dominant de l’IA contemporaine repose sur des écosystèmes propriétaires fermés (iOS/Android, AWS/Azure/GCP, GPT/Claude/Gemini), générant des effets de « lock-in » massifs. Cette architecture produit une forme de dépendance géopolitique : adopter l’écosystème d’un acteur, c’est également accepter la juridiction de son pays d’origine et les risques de coupure unilatérale d’accès.</p>
<p>L’Europe, précisément parce qu’elle ne contrôle aucun écosystème dominant, a intérêt objectif à promouvoir des standards ouverts et des protocoles d’interopérabilité. Cette stratégie trouve un écho croissant auprès des gouvernements cherchant à éviter la dépendance exclusive à l’égard des technologies sino-américaines. Les partenariats stratégiques que l’Europe noue avec des puissances moyennes (ASEAN, Union africaine, Amérique latine) ne reposent pas sur la fourniture de modèles de fondation – domaine où elle ne peut concurrencer – mais sur le transfert de capacités réglementaires et techniques permettant à ces pays de construire leurs propres écosystèmes souverains.</p>
<h3>C. Recommandations opérationnelles</h3>
<p><strong>Proposition 6</strong> : Lancer un programme de recherche de <strong>3 milliards d’euros sur cinq ans</strong> (soit 600 millions d’euros par an) spécifiquement dédié à l’IA explicable et auditable.</p>
<p>Ce montant représente une multiplication par 40 de l’effort actuel européen sur la transparence et la fiabilité de l’IA. En effet, Horizon Europe a alloué 112 millions d’euros pour IA et quantique en 2024, dont seulement 15 millions d’euros pour la transparence et la fiabilité (Commission européenne, 2024). Le programme de 600 millions d’euros par an permettrait de transformer ce qui apparaît aujourd’hui comme une contrainte réglementaire en avantage technologique de rupture : développer des architectures permettant nativement la traçabilité, l’interprétabilité et la certification formelle. À titre de comparaison, cet investissement reste inférieur au budget annuel GenAI4EU (700 millions d’euros), mais se concentre sur un segment technologique où l’Europe peut viser l’excellence mondiale plutôt que de concurrencer frontalement les modèles de fondation américains.</p>
<p><strong>Proposition 7</strong> : Construire une stratégie de partenariats avec le « Global South », non sur le modèle de l’aide au développement, mais comme alliance d’intérêts mutuels. L’Europe offre son expertise réglementaire et ses technologies certifiées ; les partenaires offrent des marchés en croissance rapide et un soutien diplomatique pour l’adoption des standards européens dans les enceintes internationales.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>V. DÉPENDANCES STRATÉGIQUES : LE TALON D’ACHILLE DEVENU URGENCE MOBILISATRICE</h2>
<h3>A. Le constat brutal : anatomie d’une vulnérabilité systémique</h3>
<p>Le rapport de la Cour des comptes européenne (2024) établit un diagnostic sans appel : l’infrastructure numérique européenne repose sur des dépendances critiques vis-à-vis d’acteurs extra-européens dans trois domaines essentiels. Premièrement, le « cloud computing » : 70% des capacités de stockage et de calcul<a href="#_ftn12" name="_ftnref12">[12]</a> utilisées en Europe proviennent de trois fournisseurs américains (AWS, Microsoft Azure, Google Cloud Platform). Deuxièmement, les semiconducteurs : 90% de la production mondiale de puces avancées (inférieures à 7 nanomètres) est concentrée à Taïwan et en Corée du Sud. Troisièmement, les modèles de fondation : l’ensemble de l’écosystème d’IA générative européen dépend de modèles développés par OpenAI, Anthropic, Google et Meta.</p>
<p>Cette triple dépendance ne relève pas seulement de la vulnérabilité économique – elle constitue un risque géopolitique de premier ordre. La crise des semi-conducteurs de 2021, déclenchée par des perturbations logistiques liées au COVID-19, a paralysé l’industrie automobile européenne pendant dix-huit mois, détruisant 110 milliards d’euros de valeur ajoutée. Un conflit militaire dans le détroit de Taïwan, une décision unilatérale de Washington d’interdire l’accès aux technologies d’IA pour des raisons de sécurité nationale, ou une cyberattaque massive contre les centres de données américains produiraient des effets systémiques encore plus graves.</p>
<p>La Cour des comptes française, dans son rapport sur la stratégie nationale IA (2025), souligne que « la dépendance technologique engendre également une dépendance normative : les systèmes conçus selon des logiques juridiques extra-européennes incorporent des biais et des priorités contraires aux valeurs européennes ». Cette observation pointe vers une dimension souvent négligée : au-delà de la vulnérabilité matérielle, la dépendance technologique érode la capacité de l’Europe à définir souverainement ses propres priorités civilisationnelles.</p>
<h3>B. La fenêtre d’opportunité : transformer la contrainte en mobilisation</h3>
<ol>
<li><strong> Le réveil géopolitique post-Ukraine : de la rhétorique à l’investissement</strong></li>
</ol>
<p>L’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022 a produit un choc stratégique comparable, dans le domaine technologique, à celui du Spoutnik pour les États-Unis en 1957. Elle a révélé brutalement la fragilité des chaînes d’approvisionnement européennes et l’illusion de l’interdépendance pacificatrice. Ce choc a déclenché une réorientation budgétaire significative : le programme EuroHPC (supercalculateurs) a vu son budget augmenter substantiellement ; le projet Gaia-X de cloud souverain, moribond en 2021, a été relancé avec des engagements industriels substantiels.</p>
<p>Plus significativement, le European Chips Act (2023) mobilise 43 milliards d’euros<a href="#_ftn13" name="_ftnref13">[13]</a> pour réduire la dépendance européenne en semi-conducteurs, avec l’objectif de passer de 10% à 20% de la production mondiale d’ici 2030. L’initiative <strong>InvestAI</strong>, annoncée en février 2025 lors du Sommet de Paris, marque une rupture qualitative majeure : <strong>mobiliser 200 milliards d’euros</strong><a href="#_ftn14" name="_ftnref14">[14]</a><strong> pour l’IA</strong>, dont <strong>20 milliards d’euros spécifiquement dédiés à 4-5 gigafactories</strong><a href="#_ftn15" name="_ftnref15">[15]</a><strong> d’IA</strong> équipées chacune de 100 000 puces de dernière génération, soit quatre fois la capacité des infrastructures actuelles.</p>
<p>La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a comparé ce projet à un <strong>« CERN pour l’IA »</strong>, soulignant l’ambition d’une infrastructure ouverte permettant à tous les scientifiques et entreprises européennes – et pas seulement aux géants – d’accéder aux ressources nécessaires pour développer des modèles de pointe.</p>
<p><strong>Contexte budgétaire</strong> : Selon le Plan coordonné sur l’IA (2021), l’objectif était d’atteindre <strong>20 milliards d’euros par an</strong> d’investissements combinés (publics et privés) d’ici 2030. Jusqu’au lancement d’InvestAI, la Commission investissait environ <strong>1 milliard d’euros par an</strong> via Horizon Europe et le programme Europe numérique. Les estimations OCDE-Commission (2023) montrent que l’UE avait déjà atteint environ <strong>25,7 milliards d’euros d’investissements annuels</strong><a href="#_ftn16" name="_ftnref16">[16]</a> en 2023, dépassant ainsi l’objectif de 2030 avec sept ans d’avance. InvestAI vise à multiplier par 10 cet effort sur les cinq prochaines années.</p>
<p>L’histoire économique européenne démontre que les sauts technologiques majeurs résultent souvent d’humiliations préalables. Airbus est né de la prise de conscience, dans les années 1960, que la dépendance totale à l’égard de Boeing constituait une vulnérabilité inacceptable. Cinquante ans et 1 000 milliards d’euros d’investissements publics et privés plus tard, Airbus détient 50% du marché mondial de l’aviation civile. Ce précédent démontre qu’une stratégie industrielle européenne de long terme, suffisamment dotée et politiquement soutenue, peut produire des champions mondiaux – à condition d’accepter des horizons temporels incompatibles avec les cycles électoraux.</p>
<ol start="2">
<li><strong> Les paris technologiques différenciants : souveraineté sélective</strong></li>
</ol>
<p>La tentation naturelle, face aux dépendances identifiées, consiste à viser l’autosuffisance totale – ambition aussi illusoire qu’inefficace. Aucune économie, pas même chinoise ou américaine, ne maîtrise l’intégralité de la chaîne de valeur technologique. La stratégie pertinente relève de la « souveraineté sélective » : identifier trois à quatre segments technologiques critiques où l’Europe peut raisonnablement viser l’excellence mondiale, et accepter la dépendance dans les autres domaines, en la gérant par la diversification des fournisseurs.</p>
<p>Trois paris technologiques apparaissent particulièrement prometteurs. Premièrement, l’IA frugale et l’« edge computing » : face à la crise énergétique et aux contraintes climatiques, la capacité à entraîner et déployer des modèles performants avec des ressources computationnelles limitées devient un avantage compétitif majeur. Les recherches européennes dans ce domaine (notamment l’Institut PRAIRIE à Paris et l’ELLIS Network) sont à la pointe mondiale. Deuxièmement, le calcul quantique : la course technologique est encore ouverte, et l’Europe dispose d’atouts scientifiques considérables (40% des publications mondiales). Troisièmement, les semi-conducteurs spécialisés pour l’IA : plutôt que de chercher à rattraper Taiwan sur les puces généralistes, l’Europe peut viser l’excellence sur des architectures spécifiques (calcul neuromorphique, processeurs dédiés à l’IA explicable).</p>
<ol start="3">
<li><strong> Les alliances stratégiques : diversifier pour réduire les dépendances</strong></li>
</ol>
<p>La réduction des dépendances ne passe pas uniquement par la relocalisation, mais également par la diversification géographique des partenaires. L’Europe a intérêt à nouer des alliances technologiques avec des puissances moyennes partageant ses préoccupations de souveraineté : Japon (semi-conducteurs, robotique), Corée du Sud (électronique), Israël (cybersécurité), Canada (IA éthique). Ces partenariats permettent de mutualiser les coûts de R&amp;D, d’accéder à des compétences complémentaires, et de réduire la dépendance bilatérale à l’égard des États-Unis ou de la Chine.</p>
<p>Le modèle du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) offre un précédent institutionnel : une infrastructure de recherche fondamentale financée collectivement, opérant sur des horizons multi-décennaux, et ayant généré des retombées économiques massives (le web lui-même fut inventé au CERN). L’initiative <strong>InvestAI, explicitement comparée à un « CERN pour l’IA »</strong>, s’inscrit précisément dans cette logique : créer une infrastructure mutualisée, ouverte et collaborative, permettant à l’ensemble de l’écosystème européen – chercheurs, startups, PME, grandes entreprises – d’accéder aux ressources computationnelles nécessaires pour développer des modèles d’IA de pointe.</p>
<h3>C. Recommandations opérationnelles</h3>
<p><strong>Proposition 8</strong> : Identifier formellement trois technologies critiques pour la souveraineté IA européenne (par exemple : calcul quantique, IA frugale, semi-conducteurs neuromorphiques) et <strong>y concentrer 70% des investissements publics en R&amp;D IA</strong>.</p>
<p><em>Justification</em> : Le Plan coordonné vise 20 milliards d’euros par an d’investissements combinés d’ici 2030, dont environ 7 milliards d’euros de sources publiques européennes (Commission + États membres). Concentrer 70% de cette enveloppe publique (soit environ 5 milliards d’euros par an) sur 3-4 technologies critiques permettrait d’atteindre une masse critique suffisante pour viser l’excellence mondiale dans ces segments, plutôt que de disperser les moyens sur l’ensemble du spectre technologique. Cette focalisation stratégique rompt avec la dispersion actuelle des moyens et s’inspire du modèle japonais de concentration sectorielle.</p>
<p><strong>Proposition 9</strong> : Négocier des partenariats technologiques bilatéraux avec le Japon et la Corée du Sud, visant explicitement la réduction des dépendances mutuelles vis-à-vis des États-Unis et de la Chine. Ces partenariats doivent comporter des clauses de transfert de technologie et de co-développement, pas seulement des accords commerciaux.</p>
<p><strong>Proposition 10</strong> : Consolider l’initiative <strong>InvestAI</strong> comme infrastructure permanente de souveraineté IA européenne, sur le modèle du CERN.</p>
<p>InvestAI mobilise déjà 200 milliards d’euros (50 milliards publics UE + 150 milliards privés via « European AI Champions »), dont 20 milliards spécifiquement pour 4-5 gigafactories. Cette initiative doit devenir une structure pérenne – une « European AI Infrastructure Corporation » – réunissant les États membres, la BEI, et des partenaires industriels. Mission : construire et opérer les infrastructures de calcul et les « datasets » stratégiques nécessaires à la souveraineté européenne, tout en les mettant à disposition de l’écosystème de recherche et des startups. Le modèle de gouvernance doit s’inspirer du CERN (budget annuel de 1,3 milliard d’euros, financé par 23 États membres depuis 70 ans) : financement collectif, horizon multi-décennal, accès ouvert à l’ensemble de la communauté scientifique et industrielle européenne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>VI. CONCLUSION &#8211; L’IMPÉRATIF D’EXÉCUTION</h2>
<h3>Synthèse : de la contrainte à l’avantage</h3>
<p>Cette note a démontré que les quatre « faiblesses » structurelles de la stratégie européenne – absence de champions, complexité réglementaire, ambiguïté de la troisième voie, dépendances technologiques – procèdent d’un diagnostic erroné. Elles ne sont des handicaps que rapportées à un modèle de puissance technologique – la concentration oligopolistique américaine – dont la soutenabilité économique, sociale et démocratique est de plus en plus contestée.</p>
<p>L’écosystème distribué européen génère une résilience systémique face aux chocs. L’AI Act, loin de paralyser l’innovation, construit une infrastructure de confiance susceptible de devenir un avantage compétitif durable, via le « Brussels Effect ». La « troisième voie » correspond à une demande mondiale croissante pour des technologies conformes aux standards démocratiques. Les dépendances stratégiques, enfin, ont déclenché une mobilisation budgétaire et politique sans précédent – illustrée par InvestAI et ses 200 milliards d’euros –, ouvrant la possibilité de sauts technologiques dans des niches à haute valeur ajoutée.</p>
<p>L’éthique n’est pas un frein extérieur à l’innovation, mais une infrastructure de compétitivité. Dans les secteurs à forte valeur ajoutée – santé, finance, justice, sécurité –, la capacité à produire des systèmes auditables, explicables et certifiables constitue la condition sine qua non du déploiement. Or, ces attributs correspondent précisément aux priorités de recherche européennes depuis quinze ans.</p>
<h3>Le risque fatal : l’indécision</h3>
<p>Le danger n’est pas le modèle européen lui-même, mais notre incapacité collective à l’assumer pleinement. Depuis vingt ans, la stratégie numérique européenne oscille entre deux tentations contradictoires : mimer le modèle américain (« créer des licornes ») et affirmer sa différence (« l’éthique avant tout »), sans jamais choisir réellement. Cette indécision stratégique produit le pire des deux mondes : ni la puissance de frappe financière américaine, ni la cohérence normative nécessaire à la projection du modèle européen.</p>
<p>Le choix n’est pas entre copier les autres ou construire notre voie – c’est un faux dilemme. L’urgence consiste à passer du cadre normatif, désormais établi avec l’AI Act, à l’action industrielle coordonnée. Cela implique trois ruptures. Premièrement, accepter des investissements publics massifs dans les infrastructures stratégiques – InvestAI en est l’illustration – en assumant que la souveraineté technologique a un coût, inférieur cependant au coût de la dépendance. Deuxièmement, imposer une discipline stratégique : concentrer les moyens sur trois à quatre paris technologiques (70% de la R&amp;D publique), au lieu de saupoudrer les budgets sur l’ensemble du spectre. Troisièmement, construire une diplomatie normative agressive, transformant l’AI Act en arme de conquête commerciale plutôt qu’en handicap auto-infligé.</p>
<h3>Résoudre la tension apparente : standards ouverts et souveraineté concentrée</h3>
<p>Cette stratégie peut sembler paradoxale : d’un côté, promouvoir l’interopérabilité et les standards ouverts (Proposition 7) ; de l’autre, concentrer massivement les investissements sur quelques technologies critiques (Propositions 8-10). En réalité, <strong>ces deux axes sont complémentaires plutôt que contradictoires</strong>.</p>
<p><strong>Les standards ouverts et l’interopérabilité constituent notre offre géopolitique</strong> : ce que l’Europe propose au reste du monde pour éviter les jardins clos sino-américains. C’est notre avantage comparatif dans la diplomatie technologique. En promouvant des protocoles ouverts, des architectures interopérables, et des « datasets » partagés, l’Europe se positionne comme l’alternative crédible pour tous les acteurs – États, entreprises, chercheurs – cherchant à éviter la dépendance exclusive vis-à-vis des écosystèmes propriétaires américains ou chinois.</p>
<p><strong>Inversement, la concentration des investissements dans 3-4 technologies critiques relève de la souveraineté sélective</strong> : identifier les segments où la dépendance serait stratégiquement inacceptable (calcul quantique, semi-conducteurs spécialisés, IA frugale, IA explicable) et y construire une autonomie réelle. Il ne s’agit pas d’autosuffisance totale – chimère coûteuse et inefficace – mais de maîtriser les technologies qui conditionnent notre capacité à définir nos propres règles du jeu.</p>
<p><strong>La clé est que ces technologies souveraines doivent elles-mêmes respecter nos propres standards d’ouverture</strong>. Autrement dit : <strong>souveraineté dans les capacités, ouverture dans les protocoles</strong>. ASML, notre exemple paradigmatique, illustre parfaitement cette synthèse : monopole technologique (souveraineté) dans un écosystème ouvert et international (interopérabilité). De même, InvestAI vise à créer des gigafactories européennes (souveraineté computationnelle) tout en garantissant un accès ouvert à l’ensemble de l’écosystème scientifique et industriel (standards ouverts).</p>
<p>Cette dialectique entre concentration stratégique et ouverture systémique n’est pas une contradiction, mais notre proposition de valeur unique : offrir au monde une alternative aux modèles fermés dominants, tout en garantissant notre autonomie dans les segments critiques. C’est précisément cette synthèse qui peut transformer la « troisième voie » européenne d’aspiration rhétorique en réalité géopolitique.</p>
<h3>L’enjeu civilisationnel : de la responsabilité historique</h3>
<p>Au-delà de la compétition économique, la stratégie européenne de l’IA engage une question de philosophie politique fondamentale : une société technologiquement avancée peut-elle durablement préserver les acquis du constitutionnalisme libéral – État de droit, séparation des pouvoirs, protection des minorités, autonomie individuelle ? Ou bien le progrès technologique implique-t-il nécessairement, comme le soutiennent certains théoriciens autoritaires, un affaiblissement des contraintes démocratiques au nom de l’efficacité ?</p>
<p>L’Europe porte seule la charge de prouver empiriquement que la première option est viable. Ni les États-Unis – où la régulation de l’IA reste largement abandonnée à l’autorégulation des entreprises – ni la Chine – où l’IA sert explicitement des objectifs de contrôle social – ne peuvent incarner cette synthèse entre innovation technologique et droits fondamentaux. Cette responsabilité découle directement de l’histoire européenne : c’est en Europe que furent inventés simultanément les libertés individuelles (habeas corpus, liberté d’expression) et la révolution industrielle. C’est en Europe que fut tenté, au XXe siècle, le pari d’une régulation démocratique de la puissance économique. C’est en Europe que survécurent, après les catastrophes totalitaires, les institutions du constitutionnalisme libéral.</p>
<p>Cette légitimité historique engendre une obligation stratégique : démontrer que l’éthique et l’innovation ne sont pas antagonistes, mais mutuellement constitutives. L’échec européen dans l’IA ne serait pas seulement une défaite économique – il signalerait l’impossibilité d’une modernité technologique respectueuse des droits humains, validant par là-même les thèses autoritaires sur l’incompatibilité entre démocratie et efficacité technologique.</p>
<p><strong>La question finale n’est donc pas technique, mais politique</strong> : l’Union européenne possède-t-elle la volonté collective de transformer ces atouts potentiels en puissance réelle ? Dispose-t-elle de la discipline stratégique nécessaire pour maintenir un cap sur vingt ans, par-delà les alternances électorales et les tensions entre États membres ? Peut-elle surmonter la tentation du repli national pour construire les infrastructures communes indispensables à la souveraineté continentale ?</p>
<p>Ces questions ne relèvent pas de l’analyse prospective – elles appellent des décisions politiques immédiates. Le temps de la réflexion stratégique est achevé. Vient maintenant le temps de l’exécution. L’histoire jugera l’Europe non sur la qualité de ses principes, mais sur sa capacité à les incarner dans des institutions technologiques durables. Notre génération porte la responsabilité de ce verdict.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>BIBLIOGRAPHIE</h2>
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<p><a href="#_ftnref9" name="_ftn9">[9]</a> Données financières publiques Meta/Facebook, mars-juillet 2018.</p>
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<p><a href="#_ftnref11" name="_ftn11">[11]</a> Eurobaromètre 2024, données Commission européenne.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Plaidoyer pour la liberté fondamentale d’avorter (Contre les idées liberticides de l&#8217;ECLJ)</title>
		<link>https://aepl.eu/de/pladoyer-fur-die-grundfreiheit-davor-gegen-die-freiheitsfeindlichen-ideen-des-leclj/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Fri, 14 Nov 2025 07:53:30 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=992</guid>

					<description><![CDATA[<p>Executive Summary Kernaussage: Abtreibung ist keine Meinung, sondern ein Recht. Die ECLJ und ihre Verbündeten wollen die Freiheiten von Frauen im Namen einer religiösen Moral einschränken. Dabei sind die Wissenschaft, das europäische Recht und die Mehrheit der Bürgerinnen und...</p>
<p>The post <a href="https://aepl.eu/de/pladoyer-fur-die-grundfreiheit-davor-gegen-die-freiheitsfeindlichen-ideen-des-leclj/">Plaidoyer pour la liberté fondamentale d’avorter (Contre les idées liberticides de l&rsquo;ECLJ)</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center"><strong><u>Executive Summary</u></strong></h3>
<p><strong><em>Kernbotschaft: Abtreibung ist keine Meinung, sondern ein Recht. Die ECLJ und ihre Verbündeten wollen die Freiheiten von Frauen im Namen einer religiösen Moral einschränken. Doch die Wissenschaft, das europäische Recht und die Mehrheit der Bürgerinnen und Bürger unterstützen den Schwangerschaftsabbruch als ein Grundrecht. Die wahre Frage lautet nicht "pro Leben" oder "pro Wahl", sondern: Wollen wir ein Europa, in dem Frauen frei über ihren Körper entscheiden können? oder ein Europa, in dem religiöse Lobbys allen ihre Dogmen aufzwingen? Lassen Sie uns handeln, damit die Europäische Bürgerinitiative (EBI) "My Voice, My Choice" Wirklichkeit wird!</em></strong></p>
<h3 style="text-align: center"><strong><u>Argumentarium der AEPL</u></strong></h3>
<p><strong><u>a) Die Europäische Bürgerinitiative "My Voice, My Choice": eine Bewegung für die Autonomie der Frauen</u></strong></p>
<p>L'<strong>Europäische Bürgerinitiative (EBI) "My Voice, My Choice" (Meine Stimme, meine Wahl)</strong>ist eine historische Bewegung, die von über 300 feministischen und Menschenrechtsorganisationen in ganz Europa getragen wird. Ihre Ziele: <strong>den Zugang zu sicheren, legalen und zugänglichen Abtreibungen in allen EU-Mitgliedstaaten zu gewährleisten</strong>. Die EBI hat über eine Million gültige Unterschriften gesammelt und damit die Schwelle für eine Prüfung durch die Europäische Kommission deutlich überschritten.</p>
<p>Diese Initiative ist eine Reaktion auf die eklatanten Ungleichheiten beim Zugang zu Schwangerschaftsabbrüchen in Europa. In einigen Ländern, wie Polen oder Malta, zwingen gesetzliche Beschränkungen Tausende von Frauen dazu, heimliche Abtreibungen vorzunehmen oder ins Ausland zu reisen, oft unter unsicheren und teuren Bedingungen. "My Voice, My Choice" fordert die EU auf <strong>einen Mechanismus zur finanziellen Unterstützung einrichten</strong> um Frauen den Zugang zu sicheren Schwangerschaftsabbrüchen im Einklang mit den nationalen Gesetzen zu ermöglichen und <strong>Abtreibung zu einem Grundrecht machen</strong>Die EU-Institutionen schützen ihn.</p>
<p>Die Organisatoren, darunter die<strong>Slowenisches Institut vom 8. März</strong>betonen die Bedeutung einer <strong>ganzheitlicher Ansatz</strong> Sexuelle Aufklärung, kostenloser Zugang zu Verhütungsmitteln und eine starke Sozialpolitik, um die Zahl der Abtreibungen zu verringern. Ihre Botschaft ist klar: <strong>die körperliche Autonomie von Frauen nicht verhandelbar ist</strong>. Die Antwort der Europäischen Kommission wird für den <strong>2. März 2026</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>b) Die freiheitsfeindlichen Aktivitäten der ECLJ: Wer sind diese Ultrakonservativen?</u></strong></p>
<p>Die <strong>European Center for Law and Justice (ECLJ)</strong> ist eine 1998 gegründete Nichtregierungsorganisation, die mit der<strong>American Center for Law and Justice (ACLJ)</strong>eine konservative evangelikale Rechtslobby in den USA. Geleitet wird sie von <strong>Grégor Puppinck</strong> und <strong>Jay Alan Sekulow</strong> (ehemaliger Anwalt von Donald Trump), stellt sich das ECLJ als Verteidiger der "Menschenrechte" und der "Menschenwürde" dar, doch seine Agenda ist eindeutig <strong>Abtreibungsgegner, Gegner der Homo-Ehe und Sterbehilfegegner</strong>.</p>
<p><strong>Nämlich</strong></p>
<ul>
<li><strong>Grégor Puppinck</strong> : Französischer Jurist, Generaldirektor der ECLJ, bekannt als<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> für seine Stellungnahmen gegen Abtreibung, PMA für homosexuelle Paare und die "Gendertheorie". Er vertritt eine Vision <strong>naturalistisch und christlich</strong> des Rechts, die dem moralischen Relativismus entgegengesetzt ist.</li>
<li><strong>Jay Alan Sekulow</strong> : US-amerikanischer Anwalt, Gründer des ACLJ, eng verbunden mit<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a> konservativen evangelikalen Kreisen. Er ist vor dem Obersten Gerichtshof der Vereinigten Staaten aufgetreten, um religiöse Anliegen zu vertreten.</li>
<li><strong>Finanzierung</strong> : Die ECLJ wird hauptsächlich von der ACLJ finanziert, die Millionen von Dollar von evangelikalen Spendern in den USA aufbringt. Im Jahr 2019 hat die ACLJ über eine Million US-Dollar an die ECLJ gezahlt.</li>
</ul>
<p><strong>Ihre Lobbyarbeit gegen Abtreibung</strong></p>
<p>Die ECLJ führt eine <strong>aggressive Kampagne</strong> gegen den Schwangerschaftsabbruch in Europa, indem sie Konferenzen organisiert, Berichte veröffentlicht und vor der <strong>Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte (EGMR)</strong>. Ihre Strategie beruht auf :</p>
<ul>
<li><strong>Die Manipulation von Zeugenaussagen</strong> : Bei einer Konferenz im Europäischen Parlament im Oktober 2025 lud ECLJ Frauen ein, über ihr "Leiden nach der Abtreibung" zu berichten, und zitierte eine IFOP-Studie aus dem Jahr 2020, wonach <strong>92 % der Frauen würden sagen, dass eine Abtreibung Spuren hinterlässt, mit denen sie nur schwer leben können</strong>. Dennoch ist diese Studie <strong>von der wissenschaftlichen Gemeinschaft bestritten</strong> für seine mangelnde methodische Strenge.</li>
<li><strong>Die Förderung einer geburtenfreundlichen Politik</strong> ECLJ lobt die Politik von Ungarn oder Italien, wo Familien finanzielle Unterstützung erhalten, aber <strong>ohne die Autonomie der Frauen zu garantieren</strong>. Ihre Ziele : <strong>die EU-Finanzierung von Pro-Abtreibungsprogrammen streichen</strong> und diese Gelder in "Alternativen zur Abtreibung" umleiten.</li>
<li><strong>Einfluss auf die Abgeordneten des Europäischen Parlaments</strong> : Auf ihrer Konferenz unterstützten acht Europaabgeordnete (darunter Mitglieder der EVP und der ECR) ihre Positionen und zeigten damit ihre <strong>Fähigkeit, Institutionen zu beeinflussen</strong>.</li>
</ul>
<p><strong>Eine irreführende und gefährliche Rede</strong></p>
<p>Das ECLJ stellt Abtreibung als "ideologische Falle" und "immer traumatische Handlung" dar. Dennoch <strong>die Daten der WHO und der Amerikanischen Akademie für Pädiatrie</strong> zeigen, dass die Mehrheit der Frauen ein <strong>Erleichterung</strong> nach einer Abtreibung, insbesondere wenn die Entscheidung frei und begleitet war. Ihre Rhetorik zielt darauf ab <strong>Frauen Schuldgefühle einreden</strong> und zu <strong>ihre Rechte einschränken</strong>In der Regel werden die Menschen unter dem Deckmantel des "Schutzes des Lebens" in die Schule geschickt.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>c) Der Schwangerschaftsabbruch, ein von der Europäischen Union anerkanntes Grundrecht</u></strong></p>
<p>L'<strong>Freiwilliger Schwangerschaftsabbruch (Abtreibung) ist ein Grundrecht</strong>, geschützt durch die <strong>Charta der Grundrechte der Europäischen Union</strong> und durch die europäische Rechtsprechung.</p>
<p><strong>Die rechtlichen Grundlagen</strong></p>
<ol>
<li><strong>Menschenwürde (Artikel 1)</strong> Das Recht auf körperliche Selbstbestimmung ist ein Grundpfeiler der Würde. Ebenso wie eine Frau zur Abtreibung zu zwingen, obwohl sie dies nicht wünscht, ist der Zwang, eine ungewollte Schwangerschaft fortzusetzen, ein <strong>Verletzung seiner körperlichen und geistigen Integrität</strong>.</li>
<li><strong>Recht auf körperliche und geistige Unversehrtheit (Artikel 3)</strong> Abtreibung: Der Schwangerschaftsabbruch schützt Frauen vor den Risiken einer ungewollten Schwangerschaft oder einer illegalen Abtreibung.</li>
<li><strong>Achtung des Privatlebens (Artikel 7)</strong> Die Entscheidung für eine Abtreibung ist eine Intimsphäre. Die <strong>Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte (EGMR)</strong> hat wiederholt bestätigt, dass der Zugang zum Schwangerschaftsabbruch ein <strong>geschütztes Recht</strong> (Urteil <em>Tysiącz v. Polen</em>, 2007).</li>
<li><strong>Gleichstellung der Geschlechter (Artikel 23)</strong> Abtreibung verweigern verschärft die Ungleichheit, indem es die Autonomie der Frauen einschränkt.</li>
<li><strong>Nichtdiskriminierung (Artikel 21)</strong> Die Einschränkungen des Schwangerschaftsabbruchs diskriminieren Frauen in prekären Verhältnissen, die es sich nicht leisten können, ins Ausland zu reisen.</li>
<li><strong>Recht auf Gesundheit (Artikel 35)</strong> : Die WHO betrachtet Schwangerschaftsabbruch als ein <strong>wesentlicher Gesundheitsdienst</strong>. Länder, in denen Abtreibung legal ist, haben <strong>niedrigere Müttersterblichkeitsrate</strong>.</li>
</ol>
<p><strong>Internationale Anerkennung</strong></p>
<ul>
<li>Die <strong>CEDAW (Übereinkommen zur Beseitigung jeder Form von Diskriminierung der Frau)</strong> ermutigt die Staaten, den Zugang zum Schwangerschaftsabbruch zu gewährleisten.</li>
<li>L'<strong>WHO</strong> betont, dass die Legalisierung des Schwangerschaftsabbruchs die Müttersterblichkeit um <strong>70 %</strong>.</li>
</ul>
<p><strong>Schlussfolgerung</strong> : Abtreibung ist kein "Privileg", sondern ein <strong>grundlegendes Menschenrecht</strong>Der Begriff "Bürgerrechte" wird durch europäisches und internationales Recht geschützt.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>d) Gegenargumente zu den Ideen der ECLJ: die wissenschaftliche und rechtliche Realität</u></strong></p>
<p>Die ECLJ verwendet <strong>emotionale und voreingenommene Argumente</strong> um den Schwangerschaftsabbruch zu diskreditieren. Ihre Thesen sind aus folgenden Gründen <strong>unbegründet</strong> :</p>
<ol>
<li><strong> "Abtreibung ist immer traumatisch".</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Realität</strong> : Seriöse Studien (WHO, <em>Sozialwissenschaften &amp; Medizin</em>, 2018) zeigen, dass <strong>Erleichterung ist häufiger als Bedauern</strong>. Das Leiden nach einer Abtreibung ist oft mit der <strong>soziale Stigmatisierung</strong>Es geht nicht um die Handlung an sich.</li>
<li><strong>Methodische Schieflage</strong> : Die vom ECLJ zitierten Studien (wie die des FIAF) sind <strong>nicht repräsentativ</strong> und <strong>orientiert</strong>. Eine Metaanalyse aus dem Jahr 2018 kommt zu dem Schluss, dass Frauen, die eine Abtreibung vornehmen, nicht <strong>nicht mehr Risiko für psychische Gesundheitsprobleme</strong> als diejenigen, die eine ungewollte Schwangerschaft austragen.</li>
</ul>
<ol start="2">
<li><strong> "Abtreibung verneint die Rechte des ungeborenen Kindes".</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Rechtliche Realität</strong> Internationales Recht (EMRK, New Yorker Übereinkommen) <strong>erkennt dem Fötus vor der Geburt keine Rechtspersönlichkeit zu</strong>. Der Europäische Gerichtshof erinnerte daran, dass <strong>die Autonomie der Frau hat Vorrang</strong> (<em>A, B und C gegen Irland</em>, 2010).</li>
<li><strong>Stufenweiser Ansatz</strong> : Die europäischen Gesetzgebungen (Frankreich, Belgien, Deutschland) erkennen dem Fötus zunehmende Rechte zu. <strong>ohne jene der Frau zu verleugnen</strong>.</li>
</ul>
<ol start="3">
<li><strong> "Pro-Choice-Bewegungen verharmlosen das Leiden von Frauen"</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Realität</strong> : Die Pro-Choice-Bewegungen <strong>leugnen die Komplexität nicht</strong> der Abtreibung, sondern treten für das Recht der Frauen auf <strong>ohne Stigmatisierung entscheiden</strong>. Länder, in denen der Schwangerschaftsabbruch legal und begleitet ist (Niederlande, Schweden), haben <strong>weniger Komplikationen und Bedauern</strong> als solche, in denen sie eingeschränkt ist.</li>
</ul>
<ol start="4">
<li><strong> "Alternativen zum Schwangerschaftsabbruch müssen finanziert werden".</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Realität</strong> Die Politik zur Unterstützung von Familien (Sozialleistungen, Elternurlaub) ist <strong>notwendig, aber unzureichend</strong>. In Polen, wo der Schwangerschaftsabbruch sehr eingeschränkt ist, ist die Zahl der illegalen Abtreibungen nach wie vor hoch.</li>
<li><strong>Methodische Schieflage </strong>Die Verringerung der Inanspruchnahme von Schwangerschaftsabbrüchen erfordert drei verschiedene Säulen: a) <strong>Sexualerziehung, b) Zugang zu Verhütungsmitteln und c) starke Sozialpolitik</strong> (Wohnen, Beschäftigung, Kinderbetreuung).</li>
</ul>
<ol start="5">
<li><strong> "Öffentliche Gelder dürfen keine Abtreibung finanzieren".</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Realität</strong> Die EU kann keine einheitliche Politik vorschreiben, aber sie muss Folgendes gewährleisten <strong>den Zugang zur Gesundheitsversorgung</strong>. Die EU-Fonds finanzieren Programme für <strong>umfassende reproduktive Gesundheit</strong>Die Zahl der Abtreibungen sinkt.</li>
</ul>
<p><strong>Schlussfolgerung</strong> : Die Argumente der ECLJ beruhen auf <strong>selektive Daten, verzerrte rechtliche Auslegungen und eine moralisierende Sichtweise</strong> über die Sexualität zu informieren. Ihre Ziele: <strong>die Rechte von Frauen einschränken</strong> unter dem Deckmantel des "Schutzes des Lebens".</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>e) Die Entscheidung über eine Abtreibung liegt bei den Frauen, nicht bei Geistlichen oder Partnern.</u></strong></p>
<p>Körperliche Autonomie ist ein <strong>unveräußerliches Recht</strong>. Hier sind die Gründe, warum die Entscheidung über eine Abtreibung zurückgehen muss <strong>nur bei schwangeren Frauen</strong> :</p>
<ol>
<li><strong> Körperliche Autonomie: ein Grundprinzip</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Internationales Recht</strong> Die Allgemeine Erklärung der Menschenrechte (Artikel 3) schützt <strong>körperliche Unversehrtheit und persönliche Freiheit</strong>. Eine Schwangerschaft erzwingt <strong>große physische, psychologische und soziale Veränderungen</strong> an die Frau.</li>
<li><strong>Ausschließliche Verantwortung</strong> Die Risiken (Komplikationen, Müttersterblichkeit) und Folgen (psychische Belastung, elterliche Verantwortung) wiegen schwer. <strong>nur auf die Frau</strong>.</li>
</ul>
<ol start="2">
<li><strong> Die Rolle der Männer: Unterstützung, nicht Entscheidung</strong></li>
</ol>
<ul>
<li>Männer können <strong>ihre Meinung äußern</strong>aber <strong>können nicht entscheiden</strong> über die Stellung der Frau.</li>
<li><strong>Beispiel</strong> In Frankreich wurde mit dem Veil-Gesetz (1975) anerkannt, dass "keine Frau leichten Herzens zur Abtreibung greift", aber dass <strong>es zu verbieten verschlimmert das Leiden</strong>.</li>
</ul>
<ol start="3">
<li><strong> Kritik an religiöser Einmischung</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Biblische Schieflage</strong> : Die heiligen Texte (Bibel, Koran) wurden in <strong>patriarchale Kontexte</strong>. Beispielsweise behandelt das Alte Testament Abtreibung nicht unter dem Gesichtspunkt der Zustimmung oder des Rechts der Frau, sondern eher als Vermögensschaden für den Ehemann.</li>
<li><strong>Historische Kontrolle</strong> : Religiöse Institutionen dienten oft <strong>die Sexualität von Frauen kontrollieren</strong>Sie haben ihre Freiheit im Namen einer aufgezwungenen Moral eingeschränkt.</li>
</ul>
<ol start="4">
<li><strong> Gleichheit und soziale Gerechtigkeit</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Verschärfte Ungleichheit</strong> Abtreibungsverbot: Das Verbot von Abtreibungen bestraft arme Frauen, die sich eine Reise ins Ausland nicht leisten können.</li>
<li><strong>Beispiel</strong> : In den USA, nach der Absage von <em>Roe v. Wade</em>Die Zahl der illegalen Abtreibungen hat in den restriktiven Staaten zugenommen.</li>
</ul>
<p><strong>Schlussfolgerung</strong> : Die Entscheidung für eine Abtreibung ist eine <strong>Frage der Würde, der Freiheit und der Gerechtigkeit</strong>. Frauen müssen wählen können <strong>ohne religiöse oder männliche Einmischung</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>f) Religiöse Dogmen: nicht überprüfbare Hypothesen, keine universellen Wahrheiten</u></strong></p>
<p>Die Argumente der ECLJ beruhen auf <strong>religiöse Dogmen</strong>, die <strong>unbewiesene Annahmen</strong>Es handelt sich dabei nicht um wissenschaftliche Fakten.</p>
<ol>
<li><strong> Dogmen: nicht falsifizierbare Behauptungen</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Fehlender empirischer Beweis</strong> : Es gibt keine Beweise, die die Existenz eines Gottes oder einer göttlichen Offenbarung bestätigen. Gläubige berufen sich auf den "Glauben", wodurch diese Überzeugungen <strong>außerhalb des Bereichs der Vernunft</strong>.</li>
<li><strong>Beweislast</strong> : In der Logik ist es die Aufgabe desjenigen, der die Existenz Gottes behauptet, den Beweis dafür zu erbringen (<em>Ockhams Rasiermesser</em>).</li>
</ul>
<ol start="2">
<li><strong> Heilige Texte: Menschenwerk, nicht göttliche Worte</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Historischer Hintergrund</strong> Die Bibel und der Koran wurden von Männern geschrieben, in <strong>patriarchalische und sklavenhaltende Gesellschaften</strong>. Ihre Gesetze spiegeln die <strong>Normen ihrer Zeit</strong>Es ist keine universelle Moral.</li>
<li><strong>Sachliche Fehler</strong> : Diese Texte enthalten Beschreibungen der Welt <strong>heute von der Wissenschaft widerlegt</strong> (Flache Erde, Kreationismus).</li>
</ul>
<ol start="3">
<li><strong> Die Trennung von Staat und Kirche: eine Notwendigkeit für ein friedliches Zusammenleben</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Neutralität des Staates</strong> In einer pluralistischen Gesellschaft <strong>religiöse Dogmen durchsetzen</strong> für alle gilt, ist ungerecht. Die Trennung von Staat und Kirche stellt sicher, dass Gesetze auf folgenden Grundlagen beruhen <strong>die Vernunft und die demokratische Debatte</strong>Die meisten Menschen haben sich nicht auf fragwürdige Enthüllungen verlassen.</li>
<li><strong>Prinzip</strong> : Die Trennung von Staat und Kirche ermöglicht es jedem, nach seinen Überzeugungen zu leben. <strong>ohne sie anderen aufzuzwingen</strong>.</li>
</ul>
<p><strong>Schlussfolgerung</strong> : Religiöse Dogmen sind <strong>Kulturbauten</strong>Sie sind keine universellen Wahrheiten. Sie sollten nicht die Gesetze einer säkularen Gesellschaft diktieren.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>g) Toleranz in beide Richtungen: Laien zensieren die ECLJ nicht</u></strong></p>
<p>Im Gegensatz zur ECLJ, die versucht <strong>ihre religiösen Werte durchsetzen</strong> an alle Verfechter des Säkularismus <strong>fordern nicht das Verbot christlicher Dogmen</strong>. Sie fordern lediglich, dass :</p>
<ul>
<li>Religiöse Überzeugungen bleiben in der Privatsphäre.</li>
<li>Gesetze auf universellen Prinzipien (Menschenrechte, Gleichheit, Wissenschaft) und nicht auf Dogmen beruhen.</li>
</ul>
<p><strong>Beispiel</strong> : Niemand hindert die ECLJ daran, ihre Überzeugungen zu lehren, aber niemand kann <strong>durchsetzen</strong> diese Überzeugungen gegenüber denjenigen, die sie nicht teilen.</p>
<p><strong>Schlussfolgerung</strong> : Wahre Toleranz ist <strong>akzeptieren, dass jeder nach seinen Überzeugungen lebt, ohne sie anderen aufzuzwingen</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: center"><strong><u>Zusammenfassung der Argumente der AEPL</u></strong></h3>
<p>Aus diesem Grund muss der Schwangerschaftsabbruch ein Grundrecht in der Europäischen Union bleiben:</p>
<ol>
<li><strong>"My Voice, My Choice" (Meine Stimme, meine Wahl)</strong> : Eine historische Europäische Bürgerinitiative, die von 300 Organisationen getragen wird, um den Zugang zu einer Abtreibung zu gewährleisten <strong>sicher, legal und finanziert</strong> in der gesamten EU. <strong>Über eine Million Unterschriften</strong> haben die Europäische Kommission gezwungen, bis März 2026 eine Entscheidung zu treffen.</li>
<li><strong>Die ECLJ - eine gefährliche Anti-Abtreibungslobby</strong> : Finanziert von evangelikalen Spendern aus den USA, verwendet diese Gruppe <strong>voreingenommene Zeugenaussagen</strong>Die <strong>nicht-wissenschaftliche Studien</strong>und eine <strong>Einflussstrategie</strong> bei den Abgeordneten des Europäischen Parlaments, um den Schwangerschaftsabbruch einzuschränken. Ihre Ziele: <strong>die staatliche Finanzierung von Abtreibungen abschaffen</strong> und zwangsweise eine Geburtenpolitik durchsetzen.</li>
<li><strong>Abtreibung - ein von der EU geschütztes Recht</strong> Die Charta der Grundrechte der EU erkennt den Schwangerschaftsabbruch als ein Recht an, das mit dem Recht auf freie Meinungsäußerung verbunden ist. <strong>Würde</strong>, l'<strong>körperliche Autonomie</strong>Die <strong>Privatleben</strong>und die <strong>Gesundheit</strong>. Der EGMR und die WHO bestätigen, dass <strong>Legalisierung des Schwangerschaftsabbruchs rettet Leben</strong>.</li>
<li><strong>Die Argumente der ECLJ sind unbegründet</strong> :</li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Falsche</strong> Abtreibung sei "immer traumatisch". <strong>Realität</strong> Die Mehrheit der Frauen verspürt Erleichterung (WHO, 2021).</li>
<li><strong>Falsche</strong> Abtreibung "negiert die Rechte des Fötus". <strong>Realität</strong> : Das internationale Recht schützt in erster Linie die Autonomie der Frau (EGMR, 2010).</li>
<li><strong>Falsche</strong> : Allein die "familienunterstützenden Maßnahmen" würden ausreichen. <strong>Realität</strong> : Ohne Sexualaufklärung und Zugang zu Verhütungsmitteln scheitern diese Maßnahmen (z. B. Polen).</li>
</ul>
<ol start="5">
<li><strong>Die Entscheidung liegt bei den Frauen, nicht bei den Geistlichen</strong> : Körperliche Autonomie ist ein <strong>Menschenrecht</strong>. Religiöse Texte, die in patriarchalischen Gesellschaften verfasst wurden, <strong>können die Gesetze nicht diktieren</strong> eines säkularen Europas.</li>
<li><strong>Religiöse Dogmen sind keine wissenschaftlichen Wahrheiten</strong> : Sie beruhen auf <strong>nicht überprüfbare Annahmen</strong>. Eine demokratische Gesellschaft muss ihre Gesetze gründen auf <strong>auf der Vernunft, nicht auf dem Glauben</strong>.</li>
<li><strong>Toleranz funktioniert in beide Richtungen</strong> Säkulare fordern kein Verbot der ECLJ-Glaubenssätze, lehnen es aber ab, dass diese <strong>sind für alle verbindlich</strong>.</li>
</ol>
<p style="text-align: left">Guy T'hooft, Past Präsident von AEPL</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> <a href="https://genethique.org/author/gregor-puppinck">https://genethique.org/author/gregor-puppinck</a><br />
<a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Le monde diplomatique, "Évangéliques en France, chronique d'un essor politique" (Evangelikale in Frankreich, Chronik eines politischen Aufschwungs), Dezember 2024.</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/de/pladoyer-fur-die-grundfreiheit-davor-gegen-die-freiheitsfeindlichen-ideen-des-leclj/">Plaidoyer pour la liberté fondamentale d’avorter (Contre les idées liberticides de l&rsquo;ECLJ)</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Logement dans l&#8217;UE : Stratégies pour les personnes, les familles et les jeunes générations</title>
		<link>https://aepl.eu/de/wohnen-in-lue-strategien-fur-menschen-familien-und-junge-generationen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Fri, 20 Jun 2025 10:03:51 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=968</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mitteilung vom 4. Juni 2025 an das Europäische Parlament Ich bin hier auf Anfrage der European Free Thought Association [EFTA] als Experte für Wohnraumförderung und als Vorsitzender des Vereins Solidarité Logement. Solidarität Wohnen...</p>
<p>The post <a href="https://aepl.eu/de/wohnen-in-lue-strategien-fur-menschen-familien-und-junge-generationen/">Logement dans l&rsquo;UE : Stratégies pour les personnes, les familles et les jeunes générations</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Mitteilung vom 4. Juni 2025 an das Europäische Parlament</p>
<p>Ich bin hier auf Wunsch des<strong>Europäische Vereinigung für freies Denken</strong> [AEPL] als<strong>Experte für Wohngeld</strong>und als Vorsitzender des Vereins <strong>Solidarität Wohnen</strong>.</p>
<p>Solidarité Logement ist ein 2009 gegründeter gemeinnütziger Verein nach belgischem Recht. Ihr Ziel ist die Bereitstellung von Wohnraum für <strong>zwei Zielgruppen, die gut mit der heutigen Problematik übereinstimmen</strong> :</p>
<ul>
<li>die <strong>Jugendliche zwischen 16 und 25 Jahren</strong> die schwierige Übergänge in die Selbstständigkeit erleben, häufig ohne familiäre Bindung, geschwächt und mittellos sind; und</li>
<li>die<strong> alleinstehende Frauen</strong>Diese prekäre und gefährdete Situation wird noch verstärkt, wenn sie physische oder psychische Gewalt erfahren haben.</li>
</ul>
<p>Die eigentliche Besonderheit unseres Vereins besteht darin <strong>buchstäblich Wohnraum schaffen</strong> für diese Begünstigten. Lassen Sie mich in diesem Zusammenhang eine Klammer öffnen, um zu sagen, wie sehr ich Herrn Gonçalvez zustimme, der ohne das erste Panel gesprochen hat und der auf der Renovierung des bestehenden, ungesunden und/oder unbewohnten Wohnungsbestands im Gegensatz zum Bau neuer Gebäude besteht.  In den 15 Jahren unseres Bestehens haben wir mehr als 50 Wohneinheiten für mehr oder weniger 200 Begünstigte pro Jahr geschaffen. Sobald die Wohneinheiten zur Verfügung stehen, arbeiten wir mit spezialisierten Verbänden zusammen, um unsere Begünstigten zu betreuen. Die Auswahl dieser Begünstigten erfolgt nach <strong>ethische Kriterien und völlige Neutralität</strong>.</p>
<p>Da unser Verein nur in Belgien aktiv ist, habe ich Informationen aus verschiedenen Quellen gesammelt, um unsere heutige Intervention auf die Ebene der Europäischen Union zu bringen. Eine dieser Quellen ist zufällig ein Dokument, das die Europäische Kommission im letzten Jahr herausgegeben hat.</p>
<p>Es handelt sich um :</p>
<p><strong>Social Housing and beyond.</strong></p>
<p><em>An operational toolkit on the use of EU funds for investments in social housing and associated services" (Ein operatives Toolkit zur Verwendung von EU-Mitteln für Investitionen in Sozialwohnungen und damit verbundene Dienstleistungen).</em></p>
<p>Dieses unter der Ägide von Nicolas SCHMIT, dem damaligen EU-Kommissar für Beschäftigung und soziale Rechte, veröffentlichte Dokument ist sehr umfassend und betont Folgendes <strong>die Bedeutung von Dienstleistungen, die mit der Dynamik des sozialen Wohnungsbaus verbunden sind</strong>. Er stellt eine Feststellung, die für die heutige Debatte sehr nützlich ist. Man könnte ihn wie folgt zusammenfassen:</p>
<ul>
<li>Die Immobilienpreise in der Europäischen Union sind zwischen 2010 und 2023 um 48% gestiegen,</li>
<li>Die Mieten für ihren Teil von 23%,</li>
<li>Im Jahr 2022 gaben 8,7% der Bevölkerung der Union 40% (oder mehr) ihres Einkommens für Wohnen aus,</li>
<li>Gleichzeitig hatten die Inflation und die wieder steigenden Zinssätze erhebliche Auswirkungen auf die Mieten und Hypotheken,</li>
<li>Unbezahlbare Wohnungen wirken sich wiederum auf die soziale Eingliederung und die Teilnahme an Bildung und am Arbeitsmarkt aus.</li>
</ul>
<p>Auch wenn die Hauptverantwortung für die Investitionspolitik im Bereich erschwinglicher Sozialwohnungen bei den Mitgliedsstaaten liegt, haben die Politik und die Finanzierungsinstrumente der EU einen nicht zu unterschätzenden Einfluss auf das Ökosystem des Wohnungswesens im Allgemeinen und des Sozialwohnungsbaus im Besonderen.</p>
<p>Das oben genannte Dokument enthält eine Reihe von Maßnahmen zur Förderung des sozialen und erschwinglichen Wohnungsbaus für den Zeitraum 2021-2027. Zu diesem Zweck gibt es einen Überblick über alle EU-Fonds, die in diesem Zeitraum Investitionen in Sozialwohnungen und damit verbundene Dienstleistungen unterstützen sollen. <strong>Man kann sicherlich nicht sagen, dass die Union das Thema auf die leichte Schulter nimmt</strong> Zwischen dem Europäischen Fonds für regionale Entwicklung und dem Asyl-, Migrations- und Integrationsfonds gibt es nicht weniger als neun Pläne und Programme, die direkt oder indirekt für die hier behandelte Problematik relevant sind. Diese Fonds und Programme werden alle aus dem EU-Haushalt finanziert, unterscheiden sich aber in der Art ihrer Verwaltung. Diese lassen sich in drei Typen unterteilen:</p>
<ul>
<li>Direktes Management: Die EU-Finanzierung wird direkt von der Europäischen Kommission verwaltet,</li>
<li>Gemeinsame Verwaltung: Die Kommission und die nationalen Behörden verwalten gemeinsam die Finanzierung; und schließlich</li>
<li>Indirektes Management: Die Finanzierung wird von Partnerorganisationen oder anderen Behörden innerhalb oder außerhalb der EU verwaltet.</li>
</ul>
<p>In einem zweiten Schritt werden in diesem Dokument nicht weniger als 19 Projekte und Maßnahmen im Detail analysiert, die im Rahmen des Programms 2014-2020 durchgeführt wurden, von denen sich einige aber noch in der Umsetzung oder im Ausbau befinden. Was unsere Aufmerksamkeit erregt hat, ist, dass diese Projekte nach zwei Achsen kategorisiert wurden:</p>
<ul>
<li>der Ansatz, der auf <strong>geografische Lage</strong>: Der Fokus liegt eher auf dem territorialen Aspekt ;</li>
<li>der personenbezogene Ansatz: Der Fokus liegt auf einem <strong>Zielgruppe</strong> sehr spezifisch.</li>
</ul>
<p>Aus unserer Erfahrung vor Ort geht hervor, dass die beiden wichtigsten Erfolgsfaktoren unserer Arbeit -neben der Schaffung von Wohnraum natürlich- sind:</p>
<ul>
<li>die bewusste Konzentration auf <strong>eine</strong> <strong>klar definierte Zielgruppe</strong>. Da die Prekarität überall und in jeder Hinsicht besteht, ist es zwingend erforderlich, innerhalb des sozialen Zwecks zu bleiben, den man sich selbst gegeben hat; und</li>
<li><strong>die Begleitung der Begünstigten bis zur vollständigen Selbstständigkeit durch spezialisierte Vereinigungen</strong> in derselben Zielgruppe von Begünstigten (Jugendliche in Schwierigkeiten, Frauen, alleinstehend, Migranten, MENA, ...). Dies wurde vorhin von Kommissar Brunner erwähnt, aber es ist wichtig, immer und immer wieder zu wiederholen, dass sozialer Wohnungsbau nicht beim Ziegelstein endet.</li>
</ul>
<p>Zur Veranschaulichung möchte ich eines der 19 oben genannten Projekte heranziehen. Es handelt sich um ein Projekt in <strong>Antwerpen in 2017-2019</strong>. Es geht um das gemeinsame Wohnen von unbegleiteten jugendlichen Flüchtlingen, insbesondere von solchen, die das Erwachsenenalter (17-22 Jahre) erreichen und dadurch die Unterkunft verlieren, die ihnen als Minderjährigen zugewiesen worden war. Das Projekt war ein großer Erfolg (75 Wohngemeinschaften zu einem durchschnittlichen Mietpreis von 250 € für eine Dauer von 1 bis 3 Jahren), weil -unter anderem- :</p>
<ul>
<li>das Projekt ging über reines Wohnen hinaus: Zusammenleben mit flämischen Jugendlichen aus Antwerpen, Bildung und Sprachkurse, soziales Networking, psychologische Beratung und Zugang zu Beschäftigung ;</li>
<li>es wurde von zahlreichen anerkannten lokalen Vereinigungen betreut, die in den oben genannten Empowermentbereichen tätig sind.</li>
</ul>
<p>Unserer Meinung nach könnte dieses Projekt als Modellprojekt für die Zukunft genommen werden, da es alle Erfolgsfaktoren in sich vereint.</p>
<p>Ich möchte klarstellen, dass unsere Organisation nicht an diesem Projekt beteiligt war.</p>
<p>Abschließend möchte ich sagen, dass wir zwar vor dem Gesetz alle gleich sind (ich erinnere Sie an die Europäische Menschenrechtskonvention), dies aber eindeutig nicht für den Wohnraum gilt. <strong>Lassen Sie uns alle gemeinsam versuchen, diese Ungleichheit zu verringern.</strong></p>
<p>Vielen Dank für Ihre Aufmerksamkeit,</p>
<p>Didier Giblet</p>
<p>Präsident von Solidarité Logement</p>
<p>Wohnexperte für AEPL</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/de/wohnen-in-lue-strategien-fur-menschen-familien-und-junge-generationen/">Logement dans l&rsquo;UE : Stratégies pour les personnes, les familles et les jeunes générations</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Was die Europäische Kommission im Jahr 2025 vorschlägt (CWP 2025)</title>
		<link>https://aepl.eu/de/was-die-europaische-kommission-im-jahr-2025-vorschlagt-cwp-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Thu, 10 Apr 2025 09:44:58 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=965</guid>

					<description><![CDATA[<p>"Jedes Jahr verabschiedet die Kommission ihr Arbeitsprogramm, in dem sie neue politische Maßnahmen und Gesetzesinitiativen auflistet, die sie der Legislativ- und Haushaltsbehörde vorschlagen wird....</p>
<p>The post <a href="https://aepl.eu/de/was-die-europaische-kommission-im-jahr-2025-vorschlagt-cwp-2025/">Ce que propose la Commission européenne en 2025 (CWP 2025)</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;">"Gemeinsam vorankommen: Eine kühnere, einfachere und schnellere Union".</p>
<p style="font-weight: 400;">Jedes Jahr verabschiedet die Kommission ihr Arbeitsprogramm, das die neuen politischen Maßnahmen sowie die Gesetzesinitiativen auflistet, die sie der Legislativ- und Haushaltsbehörde , dem Europäischen Parlament und dem Rat, im Laufe des Jahres vorschlagen wird. Dieses Arbeitsprogramm zeigt, wie die politischen Leitlinien und die Auftragsschreiben, die Präsidentin von der Leyen an jedes Mitglied des Kommissionskollegiums geschickt hat, im ersten Jahr umgesetzt werden sollen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Dieses Programm wird am 11. Februar 2025 verabschiedet und anschließend dem Europäischen Parlament auf seiner Plenartagung und dem Rat für Allgemeine Angelegenheiten vorgelegt. Auf der Grundlage dieses Arbeitsprogramms und der Prioritäten der anderen Institutionen erstellen das Europäische Parlament, der Rat und die Kommission eine gemeinsame Erklärung zu den legislativen Prioritäten der Europäischen Union (EU) für 2025 sowie gemeinsame Schlussfolgerungen zu diesen Prioritäten.</p>
<p style="font-weight: 400;">In diesem Jahr wird sich die Kommission vor allem auf :</p>
<ol>
<li><strong>Nachhaltiger Wohlstand und Wettbewerbsfähigkeit ;</strong></li>
<li><strong>Stärkung der Verteidigung und der Sicherheit ;</strong></li>
<li><strong>Menschen unterstützen und unsere Gesellschaften und unser Sozialmodell stärken ;</strong></li>
<li><strong>Unsere Lebensqualität erhalten ;</strong></li>
<li><strong>Die Demokratie schützen und unsere Werte verteidigen ;</strong></li>
<li><strong>Seine Macht und seine Partnerschaften weltweit nutzen ;</strong></li>
<li><strong>Unsere Union auf die Zukunft vorbereiten.</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Das Arbeitsprogramm ist das Ergebnis einer engen Zusammenarbeit zwischen dem Europäischen Parlament, den Mitgliedsstaaten und dem Rat sowie den beratenden Gremien der EU (Ausschuss der Regionen und Wirtschafts- und Sozialausschuss). Es untersucht die Bereiche, in denen die Kommission neue Initiativen vorlegen, anhängige Vorschläge zurückziehen und das geltende EU-Recht überprüfen wird.</p>
<p style="font-weight: 400;">In diesem Jahr ist das Programm stark auf die <strong>Vereinfachung</strong>. Die Kommission will die EU-Vorschriften vereinfachen, ihre Umsetzung erleichtern und den Verwaltungsaufwand verringern. Das Arbeitsprogramm wird übrigens von einer Mitteilung begleitet, die Ziele und Instrumente enthält, um diese Belastung durch Vorschriften zu verringern und schnelle und deutliche Verbesserungen für Bürger und Unternehmen, insbesondere für kleine und mittlere Unternehmen (KMU), zu erreichen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Die Kommission legt drei Reihen von Omnibusvorschlägen vor, die verschiedene Rechtsakte vereinfachen, sowie eine Rekordzahl von Initiativen, die eine starke Vereinfachungsdimension aufweisen. Erstere werden dazu beitragen, das Ziel einer Verringerung der Verwaltungslasten um mindestens 25 % und um mindestens 35 % für KMU zu erreichen. Sie beinhalten auch einen jährlichen Plan für Qualitätsbewertungen und -überprüfungen, um die Kontinuität der Vereinfachung und Verringerung der Belastungen zu gewährleisten.</p>
<p style="font-weight: 400;">Die beiden folgenden Omnibusvorschläge werden sich mit der Vereinfachung von Investitionen befassen; der dritte Vorschlag wird die Vereinfachung der Meldepflichten für kleine Unternehmen mit mittlerer Kapitalisierung sowie die Abschaffung der Papierform zum Gegenstand haben.</p>
<p style="font-weight: 400;">Für die GAP, die Gemeinsame Agrarpolitik, wird ein Paket von Vereinfachungsmaßnahmen vorgeschlagen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Im Arbeitsprogramm der Kommission werden 51 neue politische Initiativen und 18 Legislativvorschläge vorgeschlagen, von denen 11 eine erhebliche Vereinfachungsdimension aufweisen. Ein Bestand von 123 früheren Vorschlägen bleibt dem Parlament und dem Rat zur Prüfung vorliegen , 41 werden jedoch zurückgezogen, da sie überholt sind oder keine Aussicht auf Annahme haben.</p>
<p style="font-weight: 400;">Die wichtigsten Prioritäten des Arbeitsprogramms sind folgende:</p>
<ol>
<li><strong>Gewährleistung von nachhaltigem Wohlstand und Wettbewerbsfähigkeit</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Dieses Ziel umfasst zahlreiche Initiativen und Gesetzesvorschläge, die im Folgenden genannt werden.</p>
<p style="font-weight: 400;"><em><u>Der Kompass der Wettbewerbsfähigkeit</u></em> bereits vorgeschlagen wurde, zielt darauf ab, die strukturellen Probleme anzugehen, die die Wettbewerbsfähigkeit Europas beeinträchtigen: ein instabiles globales Umfeld, das durch unfairen Wettbewerb, schwache Lieferketten, steigende Energiekosten, einen Mangel an Arbeitskräften und Qualifikationen und einen begrenzten Zugang zu Kapital gekennzeichnet ist.</p>
<p style="font-weight: 400;"><em><u>Eine Strategie zur Modernisierung des Binnenmarkts</u></em> wird vorgeschlagen, um die grenzüberschreitende Bereitstellung von Waren und Dienstleistungen sowie eine gerechte und effektive Mobilität der Arbeitskräfte zu erleichtern.</p>
<p style="font-weight: 400;"><em><u>Der Pakt für eine proaktive Industrie</u></em>pre, ebenfalls bereits vorgeschlagen, ist das Herzstück des Projekts zur Dekarbonisierung, Nachhaltigkeit und Wettbewerbsfähigkeit. Es wird dazu beitragen, die Ziele des Grünen Pakts für Europa zu erreichen. Parallel dazu <em><u>einen Aktionsplan, um Energie erschwinglicher zu machen</u></em>für Europa wird ebenfalls vorgeschlagen.  Dies wird einen neuen Rahmen für die <em><u>staatliche Beihilfen</u> </em>und wird die Investitionen in saubere Energien verstärken. Ein Fahrplan wird Folgendes zum Ziel haben <em><u>den russischen Energieimporten ein Ende setzen</u></em>. Die Kommission wird außerdem vorstellen <em><u>ein hinweisendes Nuklearprogramm 2025</u></em> und einen Strategieplan für kleine modulare Reaktoren (Small Modular Reactor, SMP), um die beschleunigte Einführung dieser Reaktoren zu unterstützen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ein Aktionsplan ist vorgesehen, um <em><u>die chemische Industrie mit einer gezielten Überarbeitung der geltenden Vorschriften ( REACH-Verordnung) mit dem Ziel, diese zu vereinfachen. </u></em></p>
<p style="font-weight: 400;">Ein Masterplan wird vorgeschlagen, um Fortschritte in Richtung einer <em><u>Spar- und Investitionsunion </u></em>und einen Binnenmarkt für Kapital schaffen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Die Kommission wird sich auch darum bemühen, das Potenzial von Daten und <em><u>Künstliche Intelligenz (KI)</u></em> und wird eine Strategie zur Stimulierung <em><u>Biotechnologie. </u></em>Außerdem wird sie einen Investitionsplan vorlegen, um <em><u>nachhaltiger Verkehr </u></em>einschließlich eines strategischen Rahmens zur Unterstützung der Produktion des nachhaltigen Kraftstoffvertriebs .</p>
<p style="font-weight: 400;">Die Gesetzgebung über <em><u>digitale Netzwerke</u></em> und über die Entwicklung von <em><u>Cloud Computing</u></em> wird ebenfalls vorgestellt.</p>
<p style="font-weight: 400;">Mit <em><u>die Quantenstrategie</u></em> der EU, auf die eine Quantenverordnung folgen wird, sollte die weltweit führende Position in diesem kritischen Bereich beibehalten werden, insbesondere mit der Strategie zur Stärkung der europäischen Kapazitäten für <em><u>Forschung und Entwicklung im Bereich der Quantentechnologie</u></em>Sie können auch Geräte und Systeme herstellen, die darauf basieren.</p>
<p style="font-weight: 400;">Mit dem <em><u>Europäisches Unternehmensportfolio (European Business Wallet)</u></em> der Austausch zwischen Unternehmen und mit öffentlichen Verwaltungen dürfte neue Geschäftsmöglichkeiten freisetzen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Schließlich wird die Kommission vorstellen <em><u>eine Gesetzgebung über den Weltraum</u></em> um die Vorteile der Weltraumwirtschaft optimal zu nutzen.</p>
<ol start="2">
<li><strong>Stärkung der Sicherheit und Verteidigung</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Was das Europa der Verteidigung betrifft, so wird es angesichts der russischen Drohung, seine Ansprüche über die Ukraine hinaus auszudehnen, um die beim Zerfall der ehemaligen Sowjetunion verlorenen Stücke wieder zusammenzufügen, dringend notwendig.</p>
<p style="font-weight: 400;">Dieser neue Bereich für die Verteidigung, Gegenstand des <em><u>Weißbuch über die Zukunft des Europas der Verteidigung,</u></em> der kürzlich von der Kommission vorgelegt wurde, um eine umfassende Konsultation über die Schaffung eines europäischen Rahmens für den Investitionsbedarf im Verteidigungsbereich einzuleiten, wird von mehreren anderen Vorschlägen im Bereich der Sicherheit begleitet: einer Strategie für die <em><u>Vorbereitung der EU auf Krisen</u></em> ; eine Strategie zur Vorbereitung von Maßnahmen zur Bewältigung der  <em>Bedrohungen der öffentlichen Gesundheit</em> ; um unsere Abhängigkeit von externen Lieferungen zu verringern <em><u>kritische Medikamente</u></em> ; für die <em><u>Bestandsaufbau</u></em> dieser Medikamente; für <em><u>den Waffen- und Drogenhandel bekämpfen,</u></em> ; zur Verbesserung der <em><u>Cybersicherheit</u></em> Krankenhäuser ; <em><u>Unterwasserkabel schützen</u></em> von Telekommunikation; ...</p>
<p style="font-weight: 400;">Darüber hinaus wird die Kommission ihre Bemühungen fortsetzen, um <em><u>den Pakt über Migration und Asyl umsetzen</u></em>Die Regierung des Vereinigten Königreichs hat eine Reihe von Maßnahmen ergriffen, um die Rückkehr illegaler Einwanderer zu ermöglichen.</p>
<ol start="3">
<li><strong>Menschen unterstützen und unsere Gesellschaften und unser Sozialmodell stärken</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Die Kommission wird weiterhin die soziale Gerechtigkeit stärken, mit <em><u>ein neuer Aktionsplan</u></em> für die Umsetzung <em><u>des Europäischen Sockels sozialer Rechte</u></em> ;  <em><u>die Union der Kompetenzen</u></em> wird sich mit dem Qualifikations- und Arbeitskräftemangel befassen und sicherstellen, dass die Unternehmen Zugang zu den qualifizierten Arbeitskräften haben, die sie benötigen, um ihre Produktivität und Wettbewerbsfähigkeit zu steigern. Sie wird auch dafür sorgen, dass die Systeme der allgemeinen und beruflichen Bildung über die richtigen Instrumente verfügen, um die Europäer aller Generationen durch hochwertige und integrative Bildung, Ausbildung und lebenslanges Lernen auf eine sich rasch wandelnde Zukunft vorzubereiten, sowie <em><u>hochwertige Arbeitsplätze garantieren</u></em> mit menschenwürdigen Arbeitsbedingungen, hohen Gesundheits- und Sicherheitsstandards und Tarifverhandlungen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Die nächste Agenda des <em><u>Verbraucher 2025-2030</u></em> wird einen neuen Aktionsplan für Verbraucher im Binnenmarkt umfassen, der einen ausgewogenen Ansatz gewährleistet, der die Verbraucher schützt, ohne den Unternehmen übermäßige Verwaltungslasten aufzuerlegen.</p>
<ol start="4">
<li><strong>Unsere Lebensqualität erhalten: Landwirtschaft, Lebensmittelsicherheit, Wasser und Natur</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Europa braucht eine sichere und erschwingliche Versorgung mit hochwertigen lokalen Lebensmitteln, die sozial und ökologisch nachhaltig produziert werden, den Landwirten ein gerechtes und ausreichendes Einkommen bieten, die langfristige Wettbewerbsfähigkeit der europäischen Landwirtschaft sichern und die natürliche Umwelt respektieren und schützen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Auf der Grundlage der Ergebnisse des strategischen Dialogs über die Zukunft der Landwirtschaft in der EU wird die Kommission Folgendes vorlegen <em><u>eine</u></em><em><u> </u></em><em><u>Vision für Landwirtschaft und Ernährung </u></em>um stabile Rahmenbedingungen für Landwirte und eine langfristige Perspektive für Wirtschaftsakteure, einschließlich Landwirten, Fischern, KMU und anderen Akteuren der Lebensmittelkette, zu gewährleisten.</p>
<p style="font-weight: 400;">Die Ozeane und Meere spielen eine wichtige Rolle für den Wohlstand und die Sicherheit Europas, nicht zuletzt aufgrund ihrer einzigartigen Fähigkeit, als größte Kohlenstoffsenke der Welt das Klima zu regulieren. Es ist unerlässlich zu handeln, um die Ozeane zu erhalten, sowohl heute als auch für zukünftige Generationen. <em><u>Die</u></em><em><u> </u></em><em><u>Pakt für die Ozeane</u></em> einen einheitlichen Bezugsrahmen für alle ozeanbezogenen Politiken schaffen und einen umfassenden Ansatz für den Ozean in all seinen Dimensionen festlegen wird.</p>
<p style="font-weight: 400;">Die nachhaltige Bewirtschaftung von Wasser ist eine der größten Herausforderungen, denen sich Europa angesichts der Auswirkungen des Klimawandels gegenübersieht. Überschwemmungen und Dürren werden zur Normalität, wie die tragischen Ereignisse, die Europa in den letzten Jahren heimgesucht haben, zeigen. In Bezug auf <em><u>die</u></em><em><u> </u></em><em><u>Resilienz im Wasserbereich</u></em>Die Kommission schlägt einen Ansatz von der Quelle bis zum Meer und die Berücksichtigung der sehr unterschiedlichen Herausforderungen in den Regionen und Sektoren vor, um sicherzustellen, dass die Wasserquellen ordnungsgemäß bewirtschaftet werden, um Wasserknappheit und Wasserverschmutzung zu bekämpfen und die Wettbewerbsfähigkeit der europäischen Wasserindustrie zu steigern.</p>
<ol start="5">
<li><strong>Der Schutz unserer Demokratie und die Verteidigung unserer Werte werden eine Priorität sein.</strong></li>
</ol>
<p>Eine <em><u>"demokratisches Schild</u></em>" wird entwickelt werden, um auf die sich verändernden Bedrohungen für die Demokratie und die europäischen Wahlprozesse zu reagieren. Die Kommission wird weiterhin die Gleichstellung in alle ihre Politiken integrieren, indem sie von <em><u>neue Strategien</u></em> bezüglich<em><u> LGBTIQ-Personen</u></em> und der Kampf gegen den <em><u>Rassismus</u></em>. Ein Fahrplan für <em><u>die Rechte von Frauen</u></em> wird in Form von Rechten und Grundsätzen das weitere Engagement der europäischen Institutionen definieren.</p>
<ol start="6">
<li><strong>Seine Macht und seine Partnerschaften in der Welt einsetzen</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Außenpolitisch wird die Arbeit für eine stabile und sichere Zukunft des Landes weiterhin Priorität haben.<em><u>'Ukraine </u></em>in einer erweiterten Union zu erarbeiten <em><u>eine Strategie für das Schwarze Meer und einen neuen Pakt für den Mittelmeerraum</u></em> zur Stärkung der regionalen Zusammenarbeit und zur Entwicklung eines neuen <em><u>Strategische Agenda EU-Indien</u></em>.</p>
<ol start="7">
<li><strong>Gemeinsam die Ziele erreichen und unsere Union für die Zukunft rüsten</strong><strong> </strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">In den letzten fünf Jahren hat die Union einen ehrgeizigen Wandel vollzogen und gleichzeitig Generationenkrisen wie die COVID-19-Pandemie und den von Russland geführten Angriffskrieg gegen die Ukraine und die daraus resultierenden wirtschaftlichen Folgen bewältigt. Die EU hat innovative Rechtsvorschriften verabschiedet, um den doppelten Übergang voranzutreiben und unsere Widerstandsfähigkeit zu stärken. Es ist nun von entscheidender Bedeutung, die <em><u>Priorität bei der Umsetzung</u></em> und dafür zu sorgen, dass die Union <em><u>sowohl in finanzieller als auch in institutioneller Hinsicht für die Zukunft gerüstet,</u></em> aufbauend auf einer verstärkten Beziehung zu den EU-Institutionen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Die Kommission wird einen neuen langfristigen EU-Haushalt vorlegen (<em><u>mehrjähriger Finanzrahmen, der 2028 bis 2034 abdeckt</u></em>). Dieser wird besser auf die vereinbarten Prioritäten und Ziele abgestimmt und flexibel auf die Bereiche ausgerichtet, in denen die EU-Maßnahmen am dringendsten benötigt werden. Er wird einfacher und wirkungsvoller funktionieren und den EU-Haushalt besser nutzen, um mehr nationale, private und institutionelle Finanzierungen zu mobilisieren.</p>
<p style="font-weight: 400;">Fast 21 Jahre nach der größten Erweiterungsrunde und mit dem Ziel, die Union durch einen verdienstbasierten Beitrittsprozess zu stärken, müssen wir sicherstellen, dass wir <em><u>bereit für eine erweiterte Union</u></em>. Dank der Lehren, die aus früheren Erweiterungen gezogen wurden, ist die EU nun besser darauf vorbereitet, als Katalysator für Fortschritte zu fungieren und sich mit zunehmender Erweiterung zu vertiefen. Die politischen Überprüfungen im Vorfeld der Erweiterung werden eine detailliertere Bewertung der Folgen und Auswirkungen der Erweiterung auf alle Politikbereiche der EU ermöglichen, Lücken aufzeigen, Maßnahmen präzisieren, mit denen Herausforderungen in Chancen umgewandelt werden können, und Möglichkeiten zur Verbesserung der Governance der EU und ihrer Fähigkeit zum raschen Handeln prüfen, um sicherzustellen, dass die Politik auch in einer erweiterten Union weiterhin wirksame Ergebnisse liefern kann.</p>
<p style="font-weight: 400;">Die <em><u>Kommission</u></em><em><u> </u></em><em><u>wird ihre Beziehungen zum Parlament und zum Rat stärken</u></em>Sie müssen für Transparenz, Rechenschaftspflicht und eine bessere Kommunikation und einen besseren Informationsfluss sorgen. Alle <em><u>Kommissare müssen im Europäischen Parlament anwesend sein, einen Dialog mit den Mitgliedstaaten führen und an Ratsschulungen teilnehmen.</u></em> die ihren Zuständigkeiten entsprechen. Die Kommission wird rasch ein neues Rahmenabkommen mit dem Europäischen Parlament vorschlagen und gleichzeitig die Zusammenarbeit bei Entschließungen des Parlaments, in denen die Vorlage von Legislativvorschlägen auf der Grundlage von Artikel 225 des Vertrags über die Arbeitsweise der Europäischen Union gefordert wird, verstärken und den Rückgriff auf Artikel 122 unter außergewöhnlichen und dringenden Umständen ordnungsgemäß begründen.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Die Stellungnahme der AEPL während des Dialogs mit dem Parlament am 18. März.</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Es ist anzumerken, dass die EFPL im Rahmen des in Art. 17 AEUV vorgesehenen Dialogs die Möglichkeit hatte, sich zu den Prioritäten der Kommission zu äußern. In einem Brief an die für diesen Dialog zuständige VP des EP, Antonella Sberna (Fraktion der Konservativen und Reformisten, Mitglied der Fratelli d'Italia, der Partei von G. Meloni, die in Italien an der Macht ist), heißt es, dass unsere Hauptanliegen derzeit die Wahrung der Demokratie und der Rechtsstaatlichkeit sind, die durch autokratische oder rechtsextreme Regime, die im Aufwind sind, in Frage gestellt werden, die Schaffung eines echten Europas der Verteidigung und der kontrollierte Einsatz von künstlicher Intelligenz und Informationswerkzeugen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ein Beispiel dafür sind die Vereinigten Staaten von Amerika, wo der Präsident von starken (Victor Orban in HU) oder gar diktatorischen Regimen wie Russland fasziniert zu sein scheint, dessen expansionistische oder gar imperialistische Ziele wie die Annexion Grönlands, Kanadas und des Panamakanals er ohne zu zögern kopieren will.</p>
<p style="font-weight: 400;">In den Vereinigten Staaten von Amerika werden eine Reihe von Behörden aufgelöst, entweder um die Werte Vielfalt, Fairness und Inklusion (DEI) zu bekämpfen, die der neue Präsident ablehnt, oder weil sie zu viel Geld kosten, oder weil sie sich gegen Verschwörungstheorien stellen, die z. B. von Impfungen abraten oder den Klimawandel leugnen.  Die Beleidigungen und Drohungen gegenüber nicht von Trump ernannten Richtern, die sich anmaßen, ihn nach dem Gesetz zu beurteilen und gegebenenfalls zu verurteilen; die immer wiederkehrenden Versuche, Journalisten zu diskreditieren und auszuschließen, die es wagen, nach der Wahrheit zu suchen und Falschmeldungen zu überprüfen; die Bewässerung der Wähler (auch der Wähler der rechtsextremen Parteien in Europa, siehe AfD) mit Geldbeträgen. AfD) mit Bergen von Dollars (Elon Musk) .... sind leider Praktiken, die in unseren Mitgliedstaaten ein immer stärkeres Echo finden.</p>
<p style="font-weight: 400;">Es ist daher wichtig und dringend, dass das Europäische Parlament und die Europäische Kommission weiterhin für unsere Gesellschaft und unsere europäischen Werte eintreten, indem sie unsere Bürgerinnen und Bürger so weit wie möglich einbeziehen und überzeugen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Die zweite Priorität, die in diesem Brief zum Ausdruck gebracht wird, nämlich der Aufbau einer echten europäischen Verteidigung mit allen notwendigen Mitteln (strategische Autonomie, massive Unterstützung für die Ukraine, Stärkung unserer technologischen und industriellen Basis, Einführung eines integrierten politischen Kommandos und einer ständigen strukturierten Zusammenarbeit), ist endlich Gegenstand konkreter Fortschritte angesichts der zunehmenden russischen Bedrohungen und der Missachtung durch die merkantilistische Trump-Regierung, deren Unterstützung für die Verteidigung Europas jeden Tag unwahrscheinlicher wird.</p>
<p style="font-weight: 400;">Die dritte Priorität ist die Bekämpfung von Desinformation und Propaganda durch die Verteidigung unserer Gesetze und deren Durchsetzung in den Bereichen Künstliche Intelligenz und Information. Das Netzwerk Twitter , jetzt X, ist ein emblematisches Beispiel für das, was uns die meisten großen amerikanischen Betreiber in diesen Bereichen aufzwingen möchten, indem sie sich schamlos den trumpistischen Dogmen von "Make America Great Again" verschreiben, auf jegliche Kontrolle gefährlicher Inhalte in den Netzwerken verzichten und sich auf die Meinungsfreiheit berufen, dabei aber die Zensur von Tausenden von WEB-Seiten der von Trumps neuer Ideologie angegriffenen Behörden vergessen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Kurzum, die EFLP ruft das Europäische Parlament, den Rat und die Kommission dazu auf, unsere Werte und unsere europäische Lebensweise zu verteidigen, bevor es zu spät ist.</p>
<p>Sind Sie unter Berücksichtigung der auf europäischer Ebene zugewiesenen Kompetenzen der Ansicht, dass dieses Arbeitsprogramm verbessert werden könnte? Zögern Sie nicht, uns dies mitzuteilen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Eric Paradis</p>
<p style="font-weight: 400;">(paradispauleric@gmail.com)</p>
<p style="font-weight: 400;">Administrator, m<span style="font-weight: 400;">Mitglied des Redaktionsausschusses</span></p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/de/was-die-europaische-kommission-im-jahr-2025-vorschlagt-cwp-2025/">Ce que propose la Commission européenne en 2025 (CWP 2025)</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La défense européenne &#8211; Les États Unis d&#8217;Europe &#8211; Appel au Premier Ministre Luxembourgeois</title>
		<link>https://aepl.eu/de/die-europaische-verteidigung-die-vereinigten-staaten-von-europa-aufruf-an-den-luxemburgischen-premierminister/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Sat, 01 Feb 2025 09:35:34 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Correspondance officielle]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=960</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#8211; PRISE DE POSITION DE L’ASSOCIATION EUROPEENNE DE LA PENSEE LIBRE &#8211; Monsieur le Premier Ministre, Le contexte actuel nécessite de réfléchir à une nouvelle stratégie en matière de Défense et de Souveraineté de l&#8217;UE, qui passerait par la constitution...</p>
<p>The post <a href="https://aepl.eu/de/die-europaische-verteidigung-die-vereinigten-staaten-von-europa-aufruf-an-den-luxemburgischen-premierminister/">La défense européenne &#8211; Les États Unis d&rsquo;Europe &#8211; Appel au Premier Ministre Luxembourgeois</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>- STELLUNGNAHME DER EUROPÄISCHEN FREIDENKERVEREINIGUNG - -</h3>
<p>Sehr geehrter Herr Premierminister,</p>
<p>Der aktuelle Kontext erfordert es, über eine neue Strategie in Bezug auf <strong><em>Verteidigung</em></strong> und Souveränität der EU, die durch die <strong><em>Gründung der Vereinigten Staaten von Europa</em></strong>.</p>
<p>Der finnische Präsident Stubb zögerte nicht, zu sagen, dass "die Ferien der Geschichte vorbei sind", und der polnische Premierminister Tusk warnte, dass "wenn Europa überleben will, muss es sich bewaffnen".</p>
<p>Jetzt ist der Zeitpunkt, an dem Europa die Mittel bereitstellen muss, um den russischen Präsidenten von seinen Aggressionen gegen uns abzubringen (Strategischer Kompass 2030). "Auch wenn wir uns nicht im Krieg befinden, befinden wir uns auch nicht im Frieden", warnte der schwedische Ministerpräsident Kristersson. Wir stellen fest, dass sich die Akte der "hybriden Kriegsführung" häufen (Beschädigungen von unterseeischen Telekommunikations- und Stromkabeln in der Ostsee).</p>
<p>Die EU scheint den Anstieg der Bedrohungen, die seit dem 24. Februar 2022 insbesondere aus dem Osten kommen, nicht richtig wahrgenommen zu haben. Da die EU eine Vereinigung von Staaten ist, die "nicht ausreichend geeint" sind, fehlt es ihr an wirklichen militärischen Fähigkeiten und damit an geopolitischem Gewicht.</p>
<p>Der ehemalige finnische Präsident Niinistö betont, dass im Bereich der <strong><em>Verteidigung</em></strong> wir sind "Gemeinsam sicherer". Die Herren Letta und Draghi machen jedoch auf erschütternde Weise deutlich, dass unsere militärischen Mittel industriell, wirtschaftlich und finanziell deklassiert werden. Sie sind weder in der Lage, Russland abzuschrecken, noch sich dem mehrfach geäußerten Wunsch des neuen US-Präsidenten zu widersetzen, sich Grönland gewaltsam anzueignen.<a href="#_ftn1" name="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a> der mit der EU assoziiert ist.</p>
<p>Es ist dringend notwendig, Europa sicherer zu machen, um sich von den Vereinigten Staaten zu lösen, unsere eigene Verteidigungsarchitektur zu schaffen und gleichzeitig privilegierte Beziehungen zur NATO aufrechtzuerhalten.</p>
<p>In jedem Fall sollte man sich :</p>
<ol>
<li>eine europäische Militärindustrie (60% des europäischen Waffenarsenals stammen aus den USA), die z. B. bei unbemannten Luftfahrzeugen, deren Nutzen unbestreitbar ist, im Rückstand ist</li>
<li>eine europäische Berufsarmee, die durch eine Politik der Wehrpflicht in den Mitgliedstaaten unterstützt wird und auf eine kurze militärische Ausbildung sowohl für junge Männer als auch für junge Frauen abzielt</li>
<li>Finanzielle Mittel durch die Erhöhung der Verteidigungsbudgets der Mitgliedsstaaten, wie z. B. in Polen, Finnland und Estland, die bereits mehr als 31 Tsd.</li>
</ol>
<p>Tusk zufolge sollte die Forderung nach einem 5%-Ziel nicht heruntergespielt werden. Der Bedarf in Europa wird laut von der Leyen auf 500 Milliarden Euro im nächsten Jahrzehnt geschätzt, um die Verteidigungsmittel zusammenzulegen und Sammelbestellungen zu tätigen, wie es die EU bereits angesichts des Covid und der Schulden getan hat.</p>
<p>Die Perspektive von <strong><em>Bildung von</em></strong><strong><em>Staaten</em></strong><strong><em> Vereint in Europa</em></strong> würde die Sicherheit und Verteidigung Europas weitaus besser gewährleisten, als sich weiterhin auf die NATO zu verlassen, die vom Wohlwollen der US-Behörden abhängt, oder auf die GSVP, der das einheitliche politisch-militärische Kommando fehlt, das für den effektiven und effizienten Einsatz militärischer Fähigkeiten unerlässlich ist. Die Schaffung eines europäischen Bundesstaates, der am 9. Mai 1950 von Schumann angekündigt, aber nie verwirklicht wurde, ist die Voraussetzung dafür, dass<em> sine qua non</em> einer europäischen Verteidigung.</p>
<p>Uns scheint, dass Sie diese Forderung wahrnehmen. Sie haben am 4. November 2024 in Natolin die Antrittsvorlesung des Europakollegs gehalten<a href="#_ftn2" name="_ftnref2"><strong>[2]</strong></a> in der Sie insbesondere die Frage der europäischen Verteidigung ansprachen, da Sie der Ansicht waren, dass man anfangen sollte, über eine europäische Armee nachzudenken, und dass es möglich sei, Schritt für Schritt auf eine "? <strong><em>koalition der willigen</em></strong> ".</p>
<p>Koalitionen von Staaten, Staatenvereinigungen und Konföderationen bringen nur disparate und fluktuierende Willensäußerungen zusammen. Sie ermöglichen es nicht, dass das allgemeine Interesse Vorrang vor den Einzelinteressen hat. Ein Staat verwirklicht von Anfang an die politisch-militärische Kommandoeinheit, die die Fähigkeit verleiht, die Lage zu beurteilen, zu entscheiden und dementsprechend zu handeln, so lange wie nötig, im breitesten Spektrum.</p>
<p>Ideal wäre es, wenn <strong><em>Luxemburg</em></strong> <strong><em>die Führung dieser Koalition übernimmt </em></strong>die Sie in Natolin ins Auge gefasst haben, und bringt zunächst einige "kleine" NATO- und EU-Mitgliedstaaten dazu, sich zu föderieren. Zwei würden ausreichen, um den Prozess in Gang zu setzen. Luxemburg kann nicht des Imperialismus verdächtigt werden; es ist der einzige der "kleinen" Staaten, der über bedeutende Haushaltsmittel und sogar über militärische Kapazitäten wie den A400M und Telekommunikationssatelliten verfügt.</p>
<p>Wie bei der Schengen- und der Eurozone würde der Kern andere Staaten mitziehen. Auf diese Weise würde Europa nach und nach wieder ehrgeizig, stolz, souverän und angesehen werden.</p>
<p>Wir danken Ihnen für die Aufmerksamkeit, die Sie unserem Vorschlag widmen werden, und versichern Sie, Herr Premierminister, unserer vorzüglichen Hochachtung.</p>
<p>Im Namen des AEPL-Verwaltungsrats,</p>
<p>Claude Rivière, Verwaltungsratsmitglied</p>
<p>Guy T'hooft, Vorsitzender</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a>Siehe <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2025/01/17/groenland-la-crise-diplomatique-s-intensifie-entre-le-danemark-et-la-future-administration-trump_6503143_3210.html">https://www.lemonde.fr/international/article/2025/01/17/groenland-la-crise-diplomatique-s-intensifie-entre-le-danemark-et-la-future-administration-trump_6503143_3210.html</a>.</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a>Siehe <a href="https://gouvernement.lu/en/actualites/toutes_actualites/communiques/2024/11-novembre/04-frieden-discours-college-europe.html">https://gouvernement.lu/en/actualites/toutes_actualites/communiques/2024/11-novembre/04-frieden-discours-college-europe.html</a>.</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/de/die-europaische-verteidigung-die-vereinigten-staaten-von-europa-aufruf-an-den-luxemburgischen-premierminister/">La défense européenne &#8211; Les États Unis d&rsquo;Europe &#8211; Appel au Premier Ministre Luxembourgeois</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentrss>https://aepl.eu/de/die-europaische-verteidigung-die-vereinigten-staaten-von-europa-aufruf-an-den-luxemburgischen-premierminister/feed/</wfw:commentrss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Eine neue Stelle als Koordinator für "antichristlichen Hass" bei der Europäischen Kommission?</title>
		<link>https://aepl.eu/de/eine-neue-stelle-als-koordinator-fur-antichristlichen-hass-bei-der-europaischen-kommission/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Thu, 02 Jan 2025 09:18:10 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=957</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#8211; PRISE DE POSITION DE L’ASSOCIATION EUROPEENNE DE LA PENSEE LIBRE &#8211; L’AEPL a pris connaissance, avec intérêt, de la récente déclaration de la COMECE appelant à la création d’une fonction de coordinateur pour la prévention de la haine antichrétienne...</p>
<p>The post <a href="https://aepl.eu/de/eine-neue-stelle-als-koordinator-fur-antichristlichen-hass-bei-der-europaischen-kommission/">Un nouveau poste de coordinateur « haine antichrétienne » à la Commission Européenne ?</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>- STELLUNGNAHME DER EUROPÄISCHEN FREIDENKERVEREINIGUNG - -</h3>
<p>L’AEPL a pris connaissance, avec intérêt, de la récente déclaration de la COMECE appelant à la création d’une fonction de coordinateur pour la prévention de la haine antichrétienne en Europe<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>.</p>
<p>Cette demande, telle qu’elle est rapportée par les communiqués de presse de la COMECE et de l’OIDAC, suscite plusieurs interrogations au sein de notre association non confessionnelle que nous nous permettons de vous communiquer.</p>
<p>a) La <strong><em>première interrogation</em></strong> concerne la pertinence de l’existence même de ces fonctions au sein des institutions européennes et du lien qu’elles ont avec les libertés garanties par l’article 9 de la CEDH. L’intitulé du poste occupé par Mme von Schnurbein<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>, vise bien à combattre l’antisémitisme au sens large et <strong>non à défendre la religion juive sensu stricto</strong>. Ceci nous semble parfaitement normal puisque cet antisémitisme ne fait guère de différences entre croyants et incroyants lorsqu’il s’exprime.</p>
<p>Quant à la haine des musulmans, l’usage abusif du concept d’islamophobie, entretient une confusion malheureuse <strong>entre racisme et droit à la critique des convictions</strong>. Comme le faisait si justement remarquer CHARB, peu avant son assassinat dans les locaux Charlie Hebdo, Pierre ou Marie, convertis à l’Islam, risquent moins la discrimination à l’emploi ou au logement que Fatima ou Karim devenus athées.</p>
<p>b) Une <strong><em>deuxième interrogation</em></strong> vient de certains arguments employés lors de l’European Prayer Breakfast du 4 décembre 2024.</p>
<p>Die <u>premier argument</u> concerne les actes de vandalisme et les déprédations qui ciblent des cimetières ou des édifices religieux. Ces actes sont incontestablement répréhensibles. Il n’est pas certain toutefois qu’ils soient tous motivés par une haine antichrétienne. Nombre d’entre eux s’expliquent plutôt par des motivations plus banales. L’appât du gain ou le malsain plaisir de détruire sont aussi des ressorts puissants. Si nous les condamnons sans réserve, <strong>ils ne nous semblent pas justifier la création de cette nouvelle fonction</strong>.</p>
<p>Die <u>second argument</u> nous pose encore davantage problème. Mme Kruger semble vouloir contester le contenu de certains enseignements et invoque un droit à l’objection de conscience pour de futurs médecins lors de leur formation. <strong>Ceci est tout simplement inacceptable</strong>. Certaines interruptions de grossesse sont motivées, non par le libre choix de la femme, mais par des <strong>raisons médicales impératives</strong>. Peut-on imaginer que des patientes soient confrontées à des médecins incapables de les aider parce qu’ils auraient eu des scrupules de conscience pendant leurs études ? Si on suit Mme KRUGER, rien ne s’opposerait davantage à ce que des étudiants rejettent la théorie de l’évolution ou l’égalité entre les hommes et les femmes.</p>
<p>c) Enfin, <strong>l’AEPL s’interroge</strong> sur l’impact concret que ce nouveau coordinateur pourra avoir. Chacun sait qu’il y a un équilibre à trouver entre préservation de la liberté d’expression et la lutte contre les discours de haine. En segmentant, à force de créer des fonctions affectées à des communautés différentes, la notion de liberté de pensée, de religion et de conscience, il n’est pas certain que les institutions européennes choisissent la meilleure stratégie. S’il convient d’ajouter, aux coordinateurs existants, un nouveau fonctionnaire pour protéger les chrétiens, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Les Hindous, les bouddhistes et même les non-croyants – très souvent victimes d’intolérance eux aussi – ne mériteraient-ils pas, à leur tour, une protection adéquate ? Nous ne saurions non plus accepter que <strong>la lutte contre les discours de haine remplace progressivement la répression du blasphème</strong> que la sécularisation a fait peu à peu disparaître.</p>
<p>L’AEPL est, comme partenaire du Dialogue dans le cadre de l’article 17, totalement favorable à la lutte contre l’intolérance et la haine motivée par les animosités raciales, religieuses ou idéologiques. Nous ne pensons pas, en revanche, que cet objectif puisse être atteint par un fonctionnement en silos. Le rôle de l’UE est de garantir, conformément aux traités, les libertés fondamentales partout et pour tous. Parmi celles-ci, la liberté d’avoir une religion et de la pratiquer, mais aussi celle de ne pas en avoir et de ne pas être discriminé pour ce motif, occupe une place importante.</p>
<p>Convaincus que le dialogue instauré par l’article 17 doit être inclusif et refléter la diversité religieuse et philosophique qui existe en Europe, <strong>nous ne pensons pas que la proposition de la COMECE soit la meilleure voie pour y arriver</strong>.</p>
<p>Par contre, nous recommandons vivement d’appliquer les lignes directrices<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a> adoptées le 24 juin 2013 par le Conseil des Affaires Etrangères, qui attribuaient il y a plus de dix ans déjà, cette responsabilité aux <strong>Ambassades</strong><a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a><strong> des 27 pays membres de l’UE</strong>, dans un texte détaillé relatif à la promotion et la protection de la liberté de religion ou de conviction.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour le Conseil d’Administration,</p>
<p>Claude Wachtelear                                   Guy T’hooft</p>
<p>Past Président de l’AEPL                        Président de l’AEPL</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> <a href="https://www.comece.eu/comece-at-the-european-parliament-calls-for-the-establishment-of-an-eu-coordinator-on-combating-anti-christian-hatred/">La COMECE au Parlement européen : « Le temps est venu de nommer un coordinateur de l’UE pour la lutte contre la haine antichrétienne » &#8211; L&rsquo;Église catholique dans l&rsquo;Union européenne</a></p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> <a href="https://commission.europa.eu/katharina-von-schnurbein_en"><em>EU Coordinator on combating antisemitism and fostering Jewish life</em></a>,</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> <a href="https://www.eeas.europa.eu/sites/default/files/137585.pdf">https://www.eeas.europa.eu/sites/default/files/137585.pdf</a></p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Voir entre autres, page 11, paragraphe 47</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/de/eine-neue-stelle-als-koordinator-fur-antichristlichen-hass-bei-der-europaischen-kommission/">Un nouveau poste de coordinateur « haine antichrétienne » à la Commission Européenne ?</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ein emanzipatorischer Dialog zwischen den Generationen</title>
		<link>https://aepl.eu/de/brief-der-belgischen-gynakologen-an-den-primat-von-belgien-2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Fri, 20 Dec 2024 09:00:04 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Correspondance officielle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Communication le 10 décembre 2024 de notre Past President au Parlement Européen, qui avait invité 8 conférenciers d&#8217;organisations participant au dialogue article 17 du TFUE. On peut regretter, une fois de plus, que seulement 2 organisations étaient philosophiques et non...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Communication le 10 décembre 2024 de notre Past President au Parlement Européen, qui avait invité 8 conférenciers d&rsquo;organisations participant au dialogue article 17 du TFUE. On peut regretter, une fois de plus, que seulement 2 organisations étaient philosophiques et non confessionnelles et que, par contre, 6 représentaient les religieux de toutes sortes.</h2>
<p>La contribution de l&rsquo;AEPL, présentée par Claude WACHTELAER est à lire ci-après ou à voir en <a href="https://multimedia.europarl.europa.eu/fr/webstreaming/Article-17-TFEU-Dialogue----The-importance-of-intergenerational-dialogue-in-addressing-Europe's-future-challenges_20241210-1500-SPECIAL-OTHER?lang=fr&amp;audio=fr&amp;analytics=true&amp;start=241210170949&amp;end=241210171830" target="_blank" rel="noopener">streaming</a>.</p>
<p>Mesdames et Messieurs, permettez-moi tout d&rsquo;abord d&rsquo;exprimer mes remerciements à Mme la Vice-présidente, pour son invitation qui nous donne l&rsquo;occasion de participer à ce séminaire.</p>
<p>Ayant passé toute ma carrière professionnelle dans le domaine de l&rsquo;éducation, j&rsquo;ai, à de nombreuses occasions pu constater l&rsquo;importance des contacts entre les jeunes et leurs aînés</p>
<p>Je sais que l&rsquo;évocation du passé suscite souvent un grand intérêt lorsque des enfants ou des adolescents rencontrent des personnes qui ont vécu des expériences intéressantes et parfois dramatiques.</p>
<p>Nous approuvons donc le principe de cette initiative et soutenons l&rsquo;idée générale.</p>
<p>Néanmoins, nous estimons nécessaire d’exprimer quelques mises en garde quant à sa mise en œuvre et aux objectifs qu&rsquo;elle entend servir.</p>
<p>Si nous voulons apprendre du passé pour éviter les erreurs futures, nous devons prendre quelques précautions.</p>
<p>L’illusion du <em>« c’était mieux avant »</em> pousse parfois les gens à se référer à un passé mythique. Le présent est critiqué sans toujours disposer d&rsquo;informations fiables sur le passé auquel on le compare. On pense que les informations sur lesquelles on s’appuie sont correctes, mais on ne s’efforce pas de vérifier si ce que l’on croit est vrai. Il serait donc souhaitable que le dialogue intergénérationnel se mette au service d’une lecture la plus objective possible du passé.</p>
<p>Apprendre du passé est souvent lié à la tradition, aux racines et à l&rsquo;identité. Autant de choses qui relient, mais qui parfois aveuglent. La race humaine s’est développée à partir de communautés qui se sont progressivement agrandies. Cette caractéristique évolutive était et est encore, d&rsquo;une certaine manière, nécessaire à notre survie car elle crée une solidarité propre au groupe. Mais cette cohésion de groupe peut nous aveugler. Ce phénomène tend à se renforcer à mesure que les grandes traditions religieuses ainsi que les grandes idéologies séculières s’affaiblissent et qu’elles sont souvent remplacées par des petits groupes plus radicaux. Les valeurs et les identités d’un groupe s&rsquo;opposent alors à celle d’un autre et cela crée des conflits. Avec Amin Maalouf, souvenons-nous toujours que nos identités peuvent devenir meurtrières.</p>
<p>En Europe, un nombre croissant de citoyens semble vouloir trouver du réconfort dans le passé glorieux de leur pays ou dans leurs croyances et modes de vie traditionnels. Une réaction à des menaces — réelles ou supposées — qui viendraient d’évolutions comme l’immigration ou la sécularisation de la société. Nous devons être conscients de l’erreur que représente une relecture populiste de l&rsquo;histoire politique ou culturelle. Nous ne nions pas la réalité des défis que représentent certaines de ces évolutions, mais la réponse ne se trouve pas dans un repli sur des identités frileuses. Si un  danger existe, nous devons le prévenir par la promotion d&rsquo;un dialogue transversal entre les différentes traditions afin de créer du consensus. Le dialogue intergénérationnel devrait servir cet objectif.</p>
<p>Dans une période de changement rapide et d&rsquo;incertitude croissante, on voit émerger des comportements parfois contradictoires qui font craindre l’élargissement d’un fossé entre les générations. Certains chercheurs vont même jusqu’à évoquer un clash des générations. Mettre les jeunes et les anciens en dialogue pourrait donc ; paradoxalement, figer ces catégories et renforcer les stéréotypes. À partir de quand est on vieux, jusqu’à quel âge est on un adolescent ? On évoque le jeunisme, on critique les vieux qui s’accrochent à leur positions professionnelles ou sociales. . On pourrait plutôt envisager une approche plus souple qui n’enferme pas les gens dans des cases et qui tient davantage compte des compétences individuelles. Est-il, par exemple,  raisonnable d’allonger de plus en plus la durée de scolarisation des jeunes, mais de ne pas faciliter le retour des quinquas aux études ? On pourrait ouvrir ainsi la voie à une société post générationnelle dans laquelle jeunes et vieux ne seraient pas face à face, mais côte à côte.</p>
<p>La tradition à laquelle nous nous référons à l&rsquo;AEPL a ses propres caractéristiques. Tout d&rsquo;abord, la conviction que nos identités, aussi importantes soient-elles, doivent passer après notre humanité commune. La seconde est la méthode que nous utilisons, le libre examen.  Comme l&rsquo;a défini Maxime GLANSDORFF, professeur de l&rsquo;Université de Bruxelles, <em>« le libre examen ne prétend pas à des vérités définitives ; il se préoccupe du renouvellement méthodique des idées et répugne à leur conservation obligatoire ».</em> Il s’agit donc de soumettre chaque question importante à une évaluation critique et lucide qui tienne aussi bien compte des enseignements du passé  de ce que le futur attend de nous.</p>
<p>Tels sont les fondements sur lesquels nous entendons bâtir notre contribution à cette initiative, avec la ferme volonté de la rendre émancipatrice et progressiste. Nous ne pouvons pas affronter l&rsquo;avenir — aussi incertain soit-il — en regardant uniquement dans le rétroviseur.</p>
<p>Claude Wachtelear, Past President</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/de/brief-der-belgischen-gynakologen-an-den-primat-von-belgien-2/">Un dialogue intergénérationnel émancipateur</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Brief der belgischen Gynäkologen an den Primat von Belgien</title>
		<link>https://aepl.eu/de/brief-der-belgischen-gynekologen-an-den-primat-von-belgien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Wed, 30 Oct 2024 16:04:49 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Correspondance officielle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Wir leiten einen offenen Brief von Gynäkologen an die katholische Hierarchie in Belgien weiter.   Jette, den 24. Oktober 2024, Offener Brief an Bischof Luc...</p>
<p>The post <a href="https://aepl.eu/de/brief-der-belgischen-gynekologen-an-den-primat-von-belgien/">Lettre des gynécologues belges au primat de Belgique</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>Wir leiten einen offenen Brief von Gynäkologen an die katholische Hierarchie in Belgien weiter.</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Jette, den 24. Oktober 2024</p>
<p style="text-align: left;">                            Offener Brief an Bischof Luc TERLINDEN.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: left;">                             Erzbischof von Mechelen - Brüssel</p>
<p style="font-weight: 400;">Le 8 octobre dernier, indigné par les propos inacceptables de votre hiérarchie, un collectif de 150 gynécologues belges s&rsquo;est réuni en moins de quatre jours autour de ma lettre, validée par les conseils d&rsquo;administration des deux groupements professionnels de gynécologues obstétriciens de notre royaume. Nous vous avons demandé instamment de réagir et de vous positionner face à ces paroles offensantes. Vous avez bien reçu ce courrier, comme en témoigne notre preuve de réception… mais l&rsquo;avez-vous même lu ?</p>
<p style="font-weight: 400;">Entre-temps, d&rsquo;autres voix se sont heureusement élevées: nombreuses demandes de débaptisations de catholiques déçus, articles dans la presse relayant le choc provoqué par ces propos dans notre noble profession et au sein de la population, réaction de l’Ordre des Médecins, interpellation du gouvernement par le biais du Premier ministre, communiqué officiel des obédiences maçonniques, réaction éclairée de M. Ringlet (prêtre et ancien vice-recteur de l’Université Catholique de Louvain), entre autres.</p>
<p style="font-weight: 400;">Inakzeptable Handlungen zu verschweigen und zum Schweigen zu bringen ist manchmal genauso verwerflich wie sie selbst zu begehen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Non, Monseigneur, vous n’avez pas le droit de laisser se propager des propos blessants, d’un autre temps, scientifiquement et moralement erronés, qui couvrent de honte ceux qui les prononcent plutôt que ceux auxquels ils s&rsquo;adressent. Propos qui, je vous le rappelle, sont même des insultes à notre législation.</p>
<p style="font-weight: 400;">Was als Brief an Sie persönlich gedacht war, ist nun ein offener Brief, der in sozialen Netzwerken und in der Presse verbreitet wird. So überlasse ich es jedem, über Ihr Schweigen zu urteilen.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong><em>Errare humanum est, perseverare diabolicum</em></strong> !</p>
<p style="font-weight: 400;">Bitte nehmen Sie, Monsignore, meine höflichen Grüße entgegen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Prof. Dr. Gilles Faron</p>
<p style="font-weight: 400;">Gynäkologe und Geburtshelfer.</p>
<p style="font-weight: 400;">Als PJ am Ende des Briefes: der Originalbrief vom 8-10 mitunterzeichnet.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: right;">Jette, den 8. Oktober 2024</p>
<p style="font-weight: 400;">                                                            Zu Händen von Bischof Luc TERLINDEN</p>
<p style="font-weight: 400;">                                                            Erzbischof von Mechelen - Brüssel</p>
<p style="font-weight: 400;">                                                            Erzdiözese Mechelen-Brüssel</p>
<p style="font-weight: 400;">                                                            Wollemarkt, 15</p>
<p style="font-weight: 400;">                                                            2800 Machelen</p>
<p style="font-weight: 400;">Mylord,</p>
<p style="font-weight: 400;">hiermit möchten wir Sie auf die Äußerungen von Herrn Jorge Mario Bergoglio, allgemein bekannt als "Papst Franziskus", während seines Besuchs in Belgien zwischen dem 26. und 29. September ansprechen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Mehrere seiner Stellungnahmen, so wie sie formuliert wurden, haben uns zutiefst schockiert und verletzt.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ainsi, réitérant des déclarations qu&rsquo;il avait déjà tenues en 2018, il a qualifié les médecins pratiquant des interruptions de grossesse de, nous le citons, “meurtriers” et même de “tueurs à gages”. Il a également qualifié la loi belge, autorisant l’avortement médical sous certaines conditions, de “loi meurtrière”.</p>
<p style="font-weight: 400;">Wir respektieren voll und ganz das Recht jedes Einzelnen, moralische Überzeugungen zu haben, die gegen eine Abtreibung sprechen. Wenn der Gesetzgeber jedoch demokratisch beschlossen hat, diese Praxis durch ein Gesetz zu regeln, dann deshalb, weil es für die gesamte Gesellschaft, die es verabschiedet hat, akzeptabel ist. Solche beleidigenden Äußerungen, die von einem ausländischen Staatsoberhaupt kommen, sind daher nicht nur unbegründet, sondern stellen auch ein politisches Fehlverhalten dar.</p>
<p style="font-weight: 400;">Diese von Hass geprägten Worte sind sowohl unangemessen als auch inakzeptabel und eines Staatsoberhauptes, das eingeladen und geehrt wurde, wie er es war, unwürdig.</p>
<p style="font-weight: 400;">Dieser Herr tut so, als wüsste er nicht, dass die Praxis der Abtreibung in Belgien legal ist, dass sie überwacht wird und dass sie, wenn sie unter hervorragenden medizinischen Bedingungen durchgeführt wird, den Frauen, den Familien und der Gesellschaft zugute kommt. Sie trägt dazu bei, die Morbidität und Mortalität von Müttern zu senken, wie alle wissenschaftlichen Studien zu diesem Thema belegen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Wir befinden uns in Belgien in einer Gesellschaft, in der das Recht, die Demokratie und der Pluralismus der Ideen herrschen. Die Religion ist, anders als im Vatikanstaat, nicht das Gesetz. Die Ausübung von Religionen ist hier frei erlaubt, Ideen können diskutiert und verteidigt werden, aber ein Recht, das wir niemandem zugestehen, ist es, unsere Gesetzgebung und eine Reihe von gewissenhaften Fachleuten zu beleidigen, die sich um ihre Mitmenschen sorgen und ihren Beruf mutig und einfühlsam ausüben. Und zwar gegenüber allen Patienten, aus allen Lebensbereichen, einschließlich und vor allem gegenüber den schwächsten Personen in unserer Gesellschaft.</p>
<p style="font-weight: 400;">Diese schweren Anschuldigungen von einer Person, die sich einer moralischen Autorität göttlichen Wesens rühmt, sind besonders schockierend. Sie sind geeignet, böswillige Personen zu ermutigen, sie beim Wort zu nehmen und sie zu kriminellen Handlungen gegen das Pflegepersonal zu verleiten.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ist das die Art und Weise, wie die katholische Moral Wohlwollen und Respekt propagiert?</p>
<p style="font-weight: 400;">Monsieur Bergoglio a également profité de l’attention médiatique pour rabaisser les femmes en réitérant des propos misogynes sur leur place dans la société. Là-dessus aussi, nous considérons qu’il se trompe de cible et qu’au contraire les femmes sont des piliers indéfectibles de notre société, à qui nous devons à chaque instant rendre hommage pour leur capacité de résilience. En tant que responsable de l’église catholique belge, nous vous demandons donc instamment de publier un communiqué dénonçant sans ambiguïté ces paroles papales et affirmant que l&rsquo;Église belge se désolidarise de ces convictions extrémistes et anachroniques.</p>
<p style="font-weight: 400;">Wenn Sie nicht positiv auf unsere Anfrage reagieren, betrachten wir dies als stillschweigende Zustimmung zu diesen Beleidigungen. Eine solche Stellungnahme könnte als Verleumdung aufgefasst werden, die unsere Ehre und unseren Ruf schädigt und mögliche rechtliche Konsequenzen nach sich ziehen könnte.</p>
<p style="font-weight: 400;">Wir hoffen daher, dass Sie die Tiefe unserer Botschaft und unsere Verwirrung hören und verstehen und dass Sie sich für einen konstruktiven Ansatz entscheiden, um den entstandenen Schaden abzumildern. Dieser Brief wurde von einem Kollektiv belgischer Gynäkologen aus allen Teilen des Landes und aller Glaubensrichtungen freiwillig bestätigt und mitunterzeichnet.</p>
<p style="font-weight: 400;">In seiner Eigenschaft als Vorsitzender des Königlichen Kollegiums der französischsprachigen Gynäkologen Belgiens (CRGOLFB) und im Namen des Vorstands seiner Vereinigung hat Prof. Dr. Maxime FASTREZ sie ebenfalls mitunterzeichnet.</p>
<p style="font-weight: 400;">Wir bitten Sie, Monsignore, den Ausdruck unserer respektvollsten Gefühle zu akzeptieren.</p>
<p style="font-weight: 400;">Prof. Dr. Gilles Faron</p>
<p style="font-weight: 400;">Gynäkologe und Geburtshelfer.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong><u>Liste der belgischen Gynäkologen, die den Brief vom 8-10 mitunterzeichnet haben (in alphabetischer Reihenfolge)</u></strong><strong>:  </strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Amber STAS</strong>gynaecoloog (ASO), UZ Brussel, VUB, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>An VERCOUTERE</strong>gynaecoloog, HUB Erasme, 1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Anastasia SLAUS</strong>gynaecoloog (ASO), UZ Brussel en Petrus Ascanusstraat 47, 1730 Asse.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Andrew CARLIN</strong>Gynäkologe, Klinikchef, CHU Brugmann, 1020 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Anne CARTON</strong>, Gynäkologe, 21 Rue des Martinets, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Anne DELBAERE</strong>, Gynäkologin, Professorin, Leiterin der Abteilung für Gynäkologie und Geburtshilfe HUB Erasme, 1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Anne HOLOYE</strong>, Gynäkologin, Leiterin der Klinik für Ultraschall und Fetalmedizin, HUB Erasme, 1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Anne LOCCUFIER</strong>, gynaecoloog, Noorweegse Kaai 36, 8000 Brugge.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Anne VEROUGSTRAETE</strong>gynaecoloog, VUB-Dilemma, Constant Bauneweg</p>
<p style="font-weight: 400;">13, 1650 Beersel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Anne-Charlotte VERDUYN</strong>gynaecoloog, CHIREC Delta, boulevard du triomphe 201, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Anniek VORSSELMANS</strong>gynaecoloog, UZ Brussel (prenatale echografie), Pastinakenstraat 36, 1730 Asse.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Aude COUPÉ</strong>Gynäkologe, CHR Namur (Standort Meuse) und Rue de Jausse 209, 5100 Wierde.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Aurélie JACQUET</strong>Gynäkologe, Abteilungsleiter der Klinik St. Josef, 4780 Sankt Vith.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Babette JAIME MOENS</strong>gynaecoloog, UZ Brussel, Laarbeeklaan 101, 1090</p>
<p style="font-weight: 400;">Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Camille OLIVIER</strong>Gynäkologe, Leiter der Klinik für Mutter- und Fetalmedizin, CHU Brugmann, 1020 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Carine CORBISIER</strong>Gynäkologe, CHU Brugmann und Blv Edmond Machtens 174/66, 1080 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Caroline DE CONINCK</strong>Gynäkologe, Abteilung für Gynäkologie und Geburtshilfe HUB Erasme, 1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Catherine DATH</strong>, Gynäkologe, CHIREC Ste-Anne-St-Rémi, 1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Catherine RIERA</strong>, Gynäkologe, CHU Humani Charleroi und 46 rue Scrawelle, 7180 Seneffe.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Catherine VAN PACHTERBEKE</strong>Gynäkologe, MD, PhD, Leiter der Klinik für Gynäkologie und Geburtshilfe CHU Brugmann, 1020 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Charles GÉRARD</strong>Gynäkologe, avenue du vieux frêne 49, 6280 Loverval.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Charlotte VERMOESEN</strong>gynaecoloog, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Charlotte MAGGEN</strong>gynaecoloog, PhD, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Christian MOULART</strong>Gynäkologe, Abteilung für Gynäkologie und Geburtshilfe, Europakliniken, Standort Uccle, Mitglied des belgischen Beratungsausschusses für Bioethik; Avenue de Fré 206, 1180 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Christian NØRGAARD</strong>Gynäkologe, CHIREC; 111 rue des Combattants, 1310 La Hulpe.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Christophe BLOCKEEL</strong>, gynaecoloog, Professor, UZ Brussel, Laarbeeklaan 101, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Clotilde LAMY</strong>, Gynäkologin, Leiterin der Klinik für Geburtshilfe, HUB Erasme, 1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Comfort ACHUO</strong>gynaecoloog (ASO VUB), UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Constance CARELS</strong>gynaecoloog (ASO VUB), 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Danah VAN OSSEL</strong>gynaecoloog, nieuwelaan 39/2, 1853 Strombeek-Bever.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Danièle NOTERMAN</strong>, Gynäkologe, CHIREC Delta und Tenbroeckstraat 25a, 1640 Rhode.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Delphine HIROUX</strong>Gynäkologe, CHIREC Braine l'Alleud, 1420 Braine l'Alleud.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Didier OBERWEIS</strong>Gynäkologe, Leiter der Abteilung für Gynäkologie und Geburtshilfe, Privatunterzeichner :19 avenue buisseret, 6530 Thuin.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Dina HERTENS</strong>, Gynäkologe, CHU Saint-Pierre 1000 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Dorin ONOFREI</strong>Gynäkologe, CHIREC Delta, Boulevard du Triomphe 201, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Eddy VAN EECKHOUT</strong>gynaecoloog, Algoetstraat 64, 1750 Lennik.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Edouard DHOOGE</strong>gynaecoloog (ASO VUB), UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Elisa DONÉ</strong>gynaecoloog, Prenatale Geneeskunde UZ Brussel en H.</p>
<p style="font-weight: 400;">Rosseelslaan 5, 1731 Zellik.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Ellen ORINX</strong>gynaecoloog (ASO VUB), Engels plein 29, 3000 Leuven.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Elodie ELSEN</strong>gynaecoloog, Zijp 25 1780 Wemmel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Emilia FRANÇOIS</strong>gynaecoloog (ASO VUB), UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Erika RUSSO</strong>, Gynäkologe, City Clinic, 1050 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Eve VAN DEN MOOTER</strong>gynaecoloog, Dienst Obstetrie, UZ Brussel, 1090</p>
<p style="font-weight: 400;">Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Eveline MARKOWICZ</strong>, Gynäkologe, CHIREC Delta und Rue Dodonée 83, 1180 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Evy GILLET</strong>gynaecoloog, Staflid Gynaecologie UVC Brugmann, 1020</p>
<p style="font-weight: 400;">Brussel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Fabienne DEVREKER</strong>Gynäkologin, Professorin, PhD, Fertilitätsklinik, HUB Erasme ULB, 1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Fabienne MICHEL</strong>, <em>Hebamme</em>CHIREC Delta, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Fleur GEERAERD</strong>Gynäkologe (PG ULB), 2 ancien dieweg, 1180 Uccle.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Florence ABRAMOWICZ</strong>Gynäkologe, 29 chemin du moulin, 1380 Lasne.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Françoise EXSTEYL</strong>Gynäkologe, 101 rue de Nivelles, 1440 Braine Le Château.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Françoise KRUYEN</strong>, Gynäkologin, Gründerin des "Collectif Contraception" in La Louvière, CHU Tivoli und 2, Place G. Warocqué, 7140 Morlanwelz.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Frauke VANDEN MEERSCHAUT</strong>gynaecoloog, Staflid Reproductieve Geneeskunde, Vrouwenkliniek, UZ Gent, C. Heymanslaan 10, 9000 Gent.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Frédéric BLAVIER</strong>Gynäkologe, 9 rue des Serpolets, 34790 Grabels, Frankreich</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Frédéric GOFFIN</strong>, Gynäkologe, CHU de Liège und Hôpital de la Citadelle, Professor für Gynäkologie, Universität Lüttich, 4000 Lüttich.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Frédéric RODESCH</strong>Gynäkologe, MD, PhD, Ehrenabteilungsleiter (ERASME-Krankenhaus), Ehrenvorsitzender der Königlich-Belgischen Gesellschaft für Gynäkologie und Geburtshilfe, <em>Ehrenmitglied der Belgian Society for Reproductive Medicine (Belgische Gesellschaft für Reproduktionsmedizin)</em>1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Géraldine DEBRUYNE</strong>Gynäkologe, CHIREC Delta, Boulevard du Triomphe 201, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Gilles CEYSENS</strong>Gynäkologe, CHU Helora Site Kennedy Mons und avenue des sapins 21, 7020 Nimy.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Hannah BUSSELEN</strong>gynaecoloog (ASO, VUB), Lutselusstraat 78, 3590 Diepenbeek.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Helena KOLB</strong>gynaecoloog (ASO VUB), Kapelstraat 23, 300 Genk.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Hélène BALASSE</strong>Gynäkologin, CHIREC Delta und Rue Darwin 56, 1050</p>
<p style="font-weight: 400;">Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Herman TOURNAYE</strong>, gynaecoloog, Professor, <em>Clinical and Scientific Director Brussels IVF, the Centre for Reproductive Medicine of UZ Brussel, Head of Department Gynecology-Fertility, Full Professor</em> Vrije Universiteit Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Isabelle DEHAENE</strong>gynaecoloog, Vrouwenkliniek UZ Gent, 9000 Gent.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Isabelle DELANDE</strong>Gynäkologe, CHIREC Delta und chaussée de Louvain 151, 1410 Waterloo.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Isabelle DUPOND</strong>, Gynäkologe, ULB, CHIREC Delta, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Isabelle JEANJOT</strong>Gynäkologe, CHIREC Braine l'Alleud, 1420 Braine l'Alleud.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Isabelle GOVAERTS</strong>Gynäkologe, CHIREC Delta, Boulevard du Triomphe 201, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Jan DEPREST</strong>gynaecoloog, MD, PhD, FRCOG, Professor in Obstetrics and Gynecology, KUL, Dienst Gynaecologie en Verloskunde, UZ Leuven, campus Gasthuisberg, Herestraat 49, 3000 Leuven.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Jean-François LIMBOSCH</strong>, Gynäkologe, CHIREC Delta und Rue François Ruylinx 9, 1170 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Jean-Jacques AMY</strong>gynaecoloog, Emeritus hoogleraar Vrije Universiteit Brussel. Prijs Vrijzinnig Humanisme 2021; Florencestraat 62, 1052 Elsene.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Johan DESCHACHT</strong>gynaecoloog, abortusarts Luna, 8400 Oostende.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Johan GOIRIS</strong>gynaecoloog, UZA, abortusarts Luna, Diksmuidelei 25B, 2930 Brasschaat.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Johan VANWIEMEERSCH</strong>gynaecoloog, gewezen voorzitter VVOG, gewezen voorzitter belgische beroepsvereniging gynaecologen, gewezen vicevoorziiter <em>European Board and College of Gynaecology</em>; listdreef 34, 2900 Schoten.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Johanna VAN ACHTER</strong>Gynäkologe, CHIREC Braine l'Alleud, 1420 Braine l'Alleud.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Johannie SIFFAIN</strong>gynaecoloog, plaasstraat 120, 1860 Meise.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Justine JEHOTTE</strong>, Gynäkologe, St-Jean's Clinic, 1000 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Katrien GLORIEUS</strong>gynaecoloog, Halle-Beersel en UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Kawakeb EL MOURABI</strong>Gynäkologe, CHU Brugmann, 1020 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Kim VAN BERKEL</strong>gynaecoloog, Dienst Genetica, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Koen TRAEN</strong>Die meisten Menschen, die sich in der Schweiz aufhalten, sind in der Schweiz geboren.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Kristien ROELENS</strong>gynaecoloog, Proffesor, Kliniekhoofd Vrouwenkliniek, UZ Gent, 9000 Gent.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Laura CATTANI</strong>gynaecoloog, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Laura TECCO</strong>, Gynäkologe, Rue Veydt 61, 1050 Ixelles.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Laetitia VAN KEYMEULEN</strong>Gynäkologe, Rue de la brique 3, 1400 Nivelles.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Laurence MENTROP</strong>Gynäkologe, Dries 23, 1170 Watermael-Boisfort.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Laurence MOONS</strong>, <em>Psychologin</em> (Gespräche vor der Abtreibung), Hôpital Marie-Curie, 6042 Charleroi.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Leonardo GUCCIARDO</strong>, gynaecoloog, Professor, Diensthoofd Obstetrie en Prenatale Geneeskunde, UZ Brussel, 101 Laarbeeklaan 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Linda AMERYCKX</strong>gynaecoloog, UZA Antwerpen, 2650 Edegem.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Lisa BALEPA</strong>, Gynäkologe, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Luc BAEYENS</strong>gynaecoloog, Gewezen Departementshoofd GynaecologieObstetrie, UVC Brugmann, 1020 Brussel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Luc DE CATTE</strong>gynaecoloog, Professor, PhD, <em>Feto-Maternal Medicine Dprt Obstetrics and Gynecology</em> UZ Leuven Gasthuisberg, 3000 Leuven.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Ludovica IMPERIALE</strong>Gynäkologe, Abteilung für Gynäkologie und Geburtshilfe HUB Erasmus und Rue des Fabriques 73, 1000 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Marc L'HERMITE</strong>Gynäkologe, PhD, DSc, emeritierter Professor für Gynäkologie und Geburtshilfe (ULB), ehrenamtlicher Leiter der Abteilung für Gynäkologie und Geburtshilfe am CHU Brugmann; square Edmond Machtens 19/2, 1080 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Maria BREUGELMANS</strong>gynaecoloog, staflid dienst obstetrie UZ Brussel, Notelaaarstraat, 11, 1730 Asse.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Maria CIURCIUMEL</strong>Gynäkologe, CHIREC Braine l'Alleud, 1420 Braine l'Alleud.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Marie BAEYENS</strong>Gynäkologe, CHIREC Braine l'Alleud und Rue Félicien Tubiemont 27, 1472 Vieux Genappe.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Marie KROLL</strong>Gynäkologin, Dozentin an der Hebammenschule, Avenue du Cor de Chasse 125, 1170 Watermael-Boisfort.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Marie-Dominique DELEUSE</strong>, Gynäkologe, CHIREC Delta, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Marit ILIAENS</strong>gynaecoloog (ASO VUB), Dieperstraat 55, 2230 Herselt.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Marja HIDÉN</strong>Gynäkologe, CHIREC (Standort Krankenhaus Braine l'Alleud und Delta), Boulevard du Triomphe 201, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Mark VANDERVORST</strong>gynaecoloog, F. Campionlei 22, 1800 Vilvoorde.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Maxime FASTREZ</strong>, Gynäkologe, Professor HUB Erasme, Vorsitzender des CRGOLFB, 1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michael DE BRUCKER</strong>, gynaecoloog, PhD, CHU Tivoli, Halle en UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michel BOSSENS</strong>Gynäkologe, PhD, ehemaliger Leiter der Abteilung für Gynäkologie und Geburtshilfe der Krankenhäuser Iris Sud, Avenue du Maréchal 21, 1180 Uccle.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michel BOULVAIN</strong>Gynäkologe, Professor, UZ-VUB, ULB; 4, avenue des verchères, 1226 Thonex, Schweiz (CH).</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michel DEGUELDRE</strong>gynaecoloog, 21 Avenue de la Floride, 1180 Uccle.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michel DEVOS</strong>gynaecoloog, PhD, <em>Senior Medical Director Brussels IVF</em>, <em>Klinischer Professor</em> Vrije Universiteit Brussel, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michele LEUNEN</strong>gynaecoloog, UZ Brussel Dienst Gynaecologie, laarbeeklaan 101, 1090 Brussel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michèle NOSBUSCH</strong>Gynäkologe, CHIREC, Delta, Boulevard du Triomphe 201, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michèle ZUCKER</strong>Gynäkologe, CHIREC Delta, Boulevard du Triomphe 201, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michelle SOARES</strong>, Gynäkologe, UZ Brussel und UCL Saint-Luc, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Mina LEYDER</strong>gynaecoloog, 1730 Asse.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Monika LAUBACH</strong>gynaecoloog, Kliniekhoofd Verloskunde UZ Brussel; Prins Van Luiklaan 19, 1070 Brussel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Muriel ROZENBERG</strong>, <em>Psychologin</em> in Perinatalmedizin, Familienplanung und CHIREC Delta, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Nadia VONECHE</strong>, Gynäkologe, Grand Hôpital de Charleroi, 6000 Charleroi.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Nathalie PETIT</strong>gynaecoloog, AZ Sint-Maria Halle en Arthur Puesstraat 446, 1502 Lembeek.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Nelson RABBACHIN</strong>Gynaecoloog, staflid obstetrie en prenatale geneeskunde, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Nico BOLLEN</strong>, gynaecoloog, blauwenberg 23, 1860 Meise.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Oranit GOLDRAT</strong>, Gynäkologe, HUB Erasme, 1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Pamela GIRONI</strong>, Gynäkologe, CHIREC Braine l'Alleud und Rue du Dragon 38, 1640 Rhode-Saint-Genèse.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Pascale GRANDJEAN</strong>, Gynäkologin, Leiterin der Abteilung CHU Helora (Standort Konstantinopel), 7000 Mons.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Patricia BARLOW</strong>Gynäkologe, ehemaliger Chefarzt der Klinik für Geburtshilfe am CHU Saint-Pierre, 1000 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Patrick DE BRUCKER</strong>gynaecoloog, Bergensesteenweg 70, 1500 Halle.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Patrick DEVOS</strong>, Gynäkologe, Vorsitzender der ASBL der Gynäkologen des CHIREC und Vorsitzender des VR des CHIREC , 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Patrick EMONTS</strong>, Gynäkologe, Professor ULG, 4000 Lüttich.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Paul ADRIAENSEN</strong>gynaecoloog, Dienst Gynaecologie, UZ Brussel, 101 Laarbeeklaan, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Paul NEIRYNCK</strong>Vrouwenarts, Jande Trochstraat 41, 1703 Schepdaal.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Pierre LEBLICQ</strong>Gynäkologe, ehrenamtlicher Leiter der Abteilung des CHU Ambroise Paré; Chaussée Saint-Job 144, 1180 Uccle.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Philippe SIMON</strong>Gynäkologe, Professor ULB, Moeremanslaan 48, 1700 Dilbeek.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Regine VAN SNICK</strong>Gynäkologe, Rue Bâtonnier Braffort 58, 1200 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Rudi GEVERS</strong>gynaecoloog, VUB, CHIREC Delta en Zwaluwenlaan, 33, 1650 Beersel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Sara ENGELS</strong>gynaecoloog, Clinique de Pelvi-Périnéologie - Gynécologie du sport, CHU Brugmann, 1020 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Sarah SWIMBERGHE</strong>Gynäkologe, Avenue Alfred Solvay 13, 1170</p>
<p style="font-weight: 400;">Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Serge ROZENBERG</strong>gynaecoloog, Professor VUB-ULB, Sint-Pieter</p>
<p style="font-weight: 400;">Ziekenhuis, 1000 Brussel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Séverine DONEUX</strong>, Gynäkologe, CHRSM Namur und Rue Arthur Patiny 14C, 5150 Floreffe.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Shari MACKENS</strong>, gynaecoloog, Professor, <em>Senior Medical Director Brussels IVF</em>UZ Brussel; Varent 65, 1730 Asse.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Siham ZAYTOUNI</strong>Gynäkologin, Vorsitzende des Verwaltungsrats der Planung "Aimer à l'ULB" und Abteilung für Gynäkologie und Geburtshilfe HUB Erasme, 1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Silke VASSEUR</strong>gynaecoloog, UMC Sint-Pieter, 1000 Brussel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Sophie ALEXANDER-KARLIN</strong>Gynäkologe, PhD, MPH, PERU, CR2, ESP ULB, Route de Lennik 808, 1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Sophie BEN YOUSSEF</strong>Gynäkologe, rue du vieux pavé d'asquempont 22, 1460</p>
<p style="font-weight: 400;">Ittre.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Sophie TSEPELIDIS</strong>Gynäkologe, CHIREC Braine l'Alleud, 1420 Braine l'Alleud.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Stefan COSYNS</strong>gynaecoloog, 1730 Asse.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Stéphane SCHURMANS</strong>, Gynäkologe, Universität Lüttich, rue Jan Baptist Dekeyzer 145, 1970 Wezembeek Oppem.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Stephanie ROMNÉE</strong>Gynäkologe, Senior PHU in Fetal Medicine and Obstetrics, HUB ERasme und Bergstraat 30, 3078 Meerbeek.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Sylvie HOUBEN</strong>Gynäkologe, Leiter der Abteilung für Mutterschaft CHIREC Delta, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Valerie UVIN</strong>gynaecoloog, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Vinciane BIERNAUX</strong>Gynäkologe, UCL und ULB, CHIREC, 1420 Braine l'Alleud.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Véronique FONTAINE</strong>Gynäkologe, avenue des coccinnelles 16, 1170</p>
<p style="font-weight: 400;">Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Véronique ZIEREISEN</strong>Gynäkologe, 51 avenue Théo Vanpé, 1160 Auderghem.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Virginie CONTI</strong>Gynäkologe, CHR Namur (Standort Meuse) und Rue du Coquelet 135, 5004 Bouge.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Walter FOULON</strong>, gynaecoloog, Professor UZ Brussel, Tulpenlaan 28, 1702 Groot Bijgaarden.</p>
<p style="font-weight: 400;"><p>The post <a href="https://aepl.eu/de/brief-der-belgischen-gynekologen-an-den-primat-von-belgien/">Lettre des gynécologues belges au primat de Belgique</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
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		<title>Nouveau paysage européen &#8211; Partie II</title>
		<link>https://aepl.eu/de/nouveau-paysage-europeen-partie-ii/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Fri, 25 Oct 2024 07:12:03 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelle Europe pour le prochain quinquennat 2024-2029 ? Partie II La Commission européenne. C’est naturellement dans le cadre de ce programme stratégique, que se sont inscrites les orientations politiques pour la prochaine Commission européenne 2024–2029,  dans le discours intitulé «...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quelle Europe pour le prochain quinquennat 2024-2029 ? Partie II</strong></p>
<p><strong>La Commission européenne.</strong></p>
<p>C’est naturellement dans le cadre de ce programme stratégique, que se sont inscrites les orientations politiques pour la prochaine Commission européenne 2024–2029,  dans le discours intitulé « le choix de l’Europe » avec lequel Ursula von der Leyen s’est présentée au suffrage des députés européens à Strasbourg le 18 juillet dernier. Avec 401 voix pour sur 720, soit 40 de plus que la majorité absolue, elle a été élue plus confortablement qu’en 2019, où elle n’avait eu qu’une marge de 9 petites voix. Bien que le vote fut secret, on peut supputer qu’ont voté contre elle : les Patriotes de Jordan Bardella, l’Europe des nations souveraines (Orban),les 33 non- inscrits (l’extrême extrême droite) et la droite radicale des conservateurs et réformateurs (ECR de Mme Meloni) auxquels s’ajoutent l’extrême gauche The Left de Manon Aubry. On en déduit, que quelques députés de la majorité actuelle n’ont pas voté pour elle donc parmi les groupes :sociaux- démocrates (S&amp;D), centristes de Renaissance, et PPE, son groupe politique, rejoints par la plupart des députés Verts.</p>
<p>Les concurrents d’Ursula von der Leyen, qui étaient nettement plus à droite (premiers ministres croate ou grec), elle apparait comme la plus centriste dans un contexte où le PE s’est nettement droitisé, voire plus.</p>
<p>Elle s’est engagée à appliquer le paquet « Asile et migration » récemment adopté (mais déjà remis en cause par plusieurs pays) , et n’a pas renoncé au « Green deal »,  et a fait un geste en faveur de l’industrie automobile allemande (carburant synthétique non polluant après 2035 pour les moteurs thermiques).</p>
<p>Les députés ont ainsi voulu éviter que par le rejet de la présidente sortante un élément d’instabilité supplémentaire ne s’ajoute au contexte géopolitique international et économique actuel qui risque encore de s’aggraver avec les élections américaines et les guerres en cours.</p>
<p>Les grands chapitres de ses orientations sont les suivants :</p>
<ol>
<li>Un nouveau plan pour une prospérité et une compétitivité durable pour l’Europe (faciliter l’activité des entreprises ; impact pour une industrie propre ; améliorer la particularité et la résilience de notre économie ; stimuler la productivité par la diffusion des technologies numériques ; placer la recherche et l’innovation au cœur de notre économie ; décupler les investissements ; remédier aux pénuries de compétences et main-d’œuvre)</li>
<li>Une nouvelle ère pour la défense et la sécurité européenne (faire de l’union européenne de la défense réalité ; une stratégie de l’union pour la préparation aux crises ; une Europe plus sûre et mieux sécurisée ; des frontières communes renforcée ; agir de manière équitable et ferme en matière de migration</li>
<li>Soutenir les personnes et renforcer nos sociétés et notre modèle social (l’équité sociale dans une économie moderne ; restaurer l’unité de notre société, soutenir nos jeunes ; une union de l’égalité</li>
<li>Préserver notre qualité de vie  (sécurité alimentaire, eau et nature, adaptation et préparation au changement climatique et solidarité dans ce domaine)</li>
<li>Protéger notre démocratie, défendre nos valeurs (renforcer l’État de droit ; placer les citoyens au cœur de notre démocratie</li>
<li>L’Europe dans le monde : user de notre puissance et de nos partenariats ; l’élargissement comme impératif géopolitique ; une approche plus stratégique à l’égard de nos pays voisins ; une nouvelle politique économique étrangère ; refaçonner le multilatéralisme pour le monde d’aujourd’hui)</li>
<li>Atteindre les objectifs ensemble et préparer notre Union pour l’avenir (un nouveau budget à la hauteur de nos ambitions ; un programme ambitieux de réforme pour l’Europe ; agir en coopération avec le Parlement européen).</li>
</ol>
<p>La composition de son collège de commissaires a été plus laborieuse que la dernière fois : en effet Mme von der Leyen avait à nouveau recherché l’équilibre entre les hommes et les femmes et avait donc demandé aux États membres de présenter deux candidatures – lorsque le commissaire actuel n’était pas reconduit. Hélas, peu d’États membres se sont plié à cette demande pourtant insistante. Le collège qui en est ressorti, qui reste évidemment à approuver candidat par candidat et ensuite le collège tout entier, par les Commissions pertinentes du Parlement européen, se compose donc de 11 femmes dont la présidente et quatre vice-présidentes, et 16 hommes dont deux vice-présidents, soit 40 % de femmes, contre les 22 % proposés par les États membres. Seuls 6 étaient déjà membres de la commission , 21 sont donc nouveaux candidats.</p>
<p>Il faut pointer  aussi un déséquilibre politique entre le poids des groupes politiques issus des élections et le nombre candidats commissaires appartenant à chacun: 12  candidats commissaires sont chrétiens-démocrates, comme la Présidente. Certes le PPE arrive en tête des élections, mais il n’y a que 4 S&amp;D qui arrive pourtant en second, 5 libéraux de Renew, pourtant désormais cinquième dans l’hémicycle, 4 indépendants et même le candidat italien du groupe CRE  de Mme Meloni, extrême-droite « modérée » qui hériterait du portefeuille cohésion et réformes , c’est-à-dire des fonds structurels européens. Le cordon sanitaire a sauté ! Comme au PE pour ce groupe.</p>
<p><strong>Au total, on assiste à une forte droitisation de la Commission</strong>.</p>
<p>Mais ce sont évidemment le contenu des portefeuilles qui leur sont attribués qui sont les plus significatifs.</p>
<p>Concernant les vice-présidences :</p>
<p>En première vice-présidente , l’estonienne  Kaja Kallas proposée par le Conseil européen pour occuper le poste de Haute représentante de l’U.E  pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.</p>
<p>Le deuxième VP Stéphane Séjourné, éphémère ministre de l’Europe et des affaires étrangères français dans le gouvernement Attal, est le remplaçant in extremis de Thierry Breton dont Mme von der Leyen ne voulait plus.  La France, qui a obtempéré,  a obtenu une VP contre l’abandon de son commissaire sortant Thierry Breton. Il est désigné pour le portefeuille de la Prospérité et la Stratégie industrielle.</p>
<p>L’Espagne obtient une VP attribuée à Mme Teresa Ribera, jusqu’à présent n°2  dans le gouvernement espagnol, qui sera chargé de la transition propre juste et compétitive.</p>
<p>La Finlande aura une vice-présidente s’occupant de la souveraineté technologique, la sécurité et la démocratie.</p>
<p>La Roumaine s’occupera des personnes, des compétences et de l’État de préparation</p>
<p>Le 6<sup>ème</sup> VP est l’italien R. Fitto (qui faisait partie du gouvernement italien) sera chargé du très riche portefeuille de la cohésion  et des réformes, deuxième plus grosse dotation du budget européen.</p>
<p>Concernant les commissaires, il convient de noter en premier lieu  le commissaire <strong>lithuanien A. Kubilius</strong> qui sera chargé du très important dossier de la <strong>défense et de l’espace.</strong> Il devra se coordonner avec la VP estonienne  Kaja Kallas.</p>
<p>Quant à l’Autriche, son candidat Magnus Brunner devra se concentrer sur la mise en œuvre du <strong>pacte sur  <u>l’asile et la migration</u></strong>, ce qui sera compliqué vu le résultat des dernières élections autrichiennes fortement marquée par l’extrême droite hostile à ce pacte.</p>
<p>La commissaire croate sera la première à se charger du <u>nouveau portefeuille pour la <strong>Méditerranée</strong></u>. Le danois sera le premier commissaire au <strong><u>logement, nouveau portefeuille</u></strong><u> et de l’énergie</u>. Le commissaire hongrois s’occupera de la <u>santé et du bien-être animal</u>. Proche d’Orban il n’est pas membre de son parti.</p>
<p>L’irlandais s’occupera de la démocratie de la justice et de l’État de droit portefeuille qui revenait avant au commissaire belge Reynders. La représentante belge est  Mme <u>Hadja Lahbib chargée de l’aide humanitaire et des crises</u>. Le Letton, V.Dombrowski obtient pour son troisième mandat <strong>l’économie et à la productivité</strong>.</p>
<p>Le luxembourgeois C.Hansen sera chargé de <strong>l’agriculture et de l’alimentation </strong>; le maltais s’occupera de la culture de la jeunesse et du sport ainsi que de l’équité intergénérationnelles ; le néerlandais sera changé du climat, de la neutralité carbone et de la croissance propre ; le très important portefeuille <strong>von <u>budget, </u>de la lutte anti fraude et l’administration</strong> revient au <u>polonais, Piotr Serafin</u> : il devra notamment préparer <strong>le budget à long terme</strong>, le cadre financier pluriannuel de 7 ans ; la portugaise Mme Albuquerque s’occupera du très important portefeuille des <strong>services financiers de l’épargne et de l’investissement</strong> ; le Tchèque des partenariats internationaux ; le Slovaque Marco Sefkovic, à son quatrième mandat, s’occupera cette fois-ci du <strong>commerce et de la sécurité économique</strong> ;  le slovène de l’élargissement et du voisinage oriental et enfin la suédoise de <strong>l’environnement</strong> ,de la résilience en matière d’eau et d‘une économie circulaire compétitive.</p>
<p>On le voit les  « petits » pays notamment baltes reçoivent des portefeuilles extrêmement importants pour faire face à la Russie par le soutien à l’Ukraine. Les grands pays, France, Espagne et Pologne sont bien servis aussi. Il y a une sorte de rééquilibrage nord-sud et surtout ouest-est.</p>
<p>Les auditions des commissaires auront lieu durant le mois novembre. Il est prévu que lors de la session parlementaire du 16 au 19 décembre l’ensemble du collège sera soumis aux votes du Parlement européen, et la nouvelle Commission pourrait entrer en fonction le 1<sup>er</sup> janvier de l’année prochaine. Les expériences précédentes montrent que le Parlement n’hésite pas à rejeter l’une ou l’autre candidature. Cela peut être le cas également cette année avec la candidature italienne de M. Fitto provenant de l’extrême droite de Mme Meloni.</p>
<p>Conclusions provisoires</p>
<p>Il faut hélas ! constater la montée de l’extrême droite dans toutes les institutions. Cela est  certes conforme à l’évolution des opinions publiques de la plupart des États membres mais Il faut continuer à lutter contre ces extrêmes avant qu’il ne soit trop tard. Car le but de ces extrêmes  est de remplacer la recherche d’une souveraineté européenne par le rétablissement de  multiples souverainetés nationales, en fermant nos frontières et désignant les migrants, et parfois tout simplement « l’autre » comme boucs émissaires. Notre maison commune risque alors de s’effondrer et il sera trop tard pour constater, comme le fait douloureusement le Royaume Uni, que séparément les États européens ne pèsent plus grand-chose sur la scène mondiale, et que ce n’est qu’unis que nous pourrons préserver notre mode de vie européen et les valeurs de la démocratie et de l’état de droit.</p>
<p><strong>Eric PARADIS</strong></p>
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