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	<title>Nachrichten | Europäische Freidenker-Vereinigung</title>
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	<description>Was Europa für mich tut&#039;Europa</description>
	<lastbuilddate>Wed, 04 Mar 2026 10:23:32 +0000</lastbuilddate>
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	<title>Nachrichten | Europäische Freidenker-Vereinigung</title>
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	<item>
		<title>Une stratégie pour l&#8217;IA de l&#8217;UE : transformer les contraintes en avantages compétitifs !</title>
		<link>https://aepl.eu/de/une-strategie-pour-lia-de-lue-transformer-les-contraintes-en-avantages-competitifs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Wed, 04 Mar 2026 10:20:23 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>KI-STRATEGIE DER EUROPÄISCHEN UNION: UMWANDLUNG VON BEDINGUNGEN IN WETTBEWERBSVORTEILE Hedi Blili-Gouyou und Guy T'hooft I. EINLEITUNG - DAS EUROPÄISCHE PARADOXUS Die vorherrschende Erzählung über die digitale Strategie Europas hat sich um eine alarmierende Feststellung herum herauskristallisiert: Europa würde unwiderruflich den Anschluss an die...</p>
<p>The post <a href="https://aepl.eu/de/une-strategie-pour-lia-de-lue-transformer-les-contraintes-en-avantages-competitifs/">Une stratégie pour l&rsquo;IA de l&rsquo;UE : transformer les contraintes en avantages compétitifs !</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>STRATÉGIE IA DE L’UNION EUROPÉENNE : TRANSFORMER LES CONTRAINTES EN AVANTAGES COMPÉTITIFS</h1>
<h2 style="text-align: center;"><em>Hedi Blili-Gouyou et Guy T’hooft</em></h2>
<h2>I. INTRODUCTION &#8211; LE PARADOXE EUROPÉEN</h2>
<p>Le narratif dominant sur la stratégie numérique européenne s’est cristallisé autour d’un constat alarmiste: l’Europe perdrait irrémédiablement la « course à l’intelligence artificielle ». Cette rhétorique de la défaite annoncée structure désormais les débats politiques et oriente les arbitrages budgétaires, nourrissant une forme de fatalisme stratégique. Face aux écosystèmes américain et chinois, l’Union européenne apparaîtrait condamnée à un rôle subalterne : celui d’un régulateur tatillon, incapable de générer ses propres champions technologiques, empêtré dans ses contradictions normatives.</p>
<p>Cette note entend démontrer que ce diagnostic procède d’une erreur méthodologique fondamentale. Il transpose mécaniquement à l’Europe des critères de réussite forgés ailleurs, sans interroger leur pertinence ni leur durabilité. Or, l’absence de répliques européennes à OpenAI ou Tencent ne constitue une faiblesse que si l’on admet implicitement que le modèle de concentration oligopolistique représente l’horizon indépassable de l’innovation technologique.</p>
<p><strong>Notre thèse centrale renverse cette perspective</strong> : les caractéristiques structurelles de l’écosystème européen – fragmentation institutionnelle, exigence normative, priorité aux droits fondamentaux – ne sont pas des handicaps conjoncturels à surmonter, mais les fondations d’un modèle économique alternatif, potentiellement plus résilient et plus rentable à long terme. L’éthique n’est pas un frein extérieur à l’innovation, mais une infrastructure de confiance susceptible de devenir un avantage compétitif durable<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>.</p>
<p>Cette hypothèse s’appuie sur une analyse systémique de quatre « faiblesses » présumées de la stratégie européenne : l’absence de champions industriels, la complexité de l’AI Act, l’ambiguïté de la « troisième voie », et les dépendances technologiques critiques. Pour chacune, nous démontrerons comment une lecture stratégique renouvelée permet d’identifier des leviers d’action transformateurs.</p>
<p>L’enjeu dépasse largement la compétition économique. Il engage la capacité de l’Europe à incarner une forme de puissance technologique qui ne renonce pas aux acquis civilisationnels du constitutionnalisme libéral<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>. Aucun autre espace géopolitique ne porte cette responsabilité – ni n’en possède la légitimité historique. La question n’est donc pas de choisir entre innovation et droits fondamentaux, mais de prouver empiriquement que l’une ne peut durablement exister sans l’autre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>II. L’ABSENCE DE CHAMPIONS INDUSTRIELS : REPENSER LE MODÈLE DE PUISSANCE</h2>
<h3>A. Le grief classique : une lecture techno-nationaliste de la compétitivité</h3>
<p>Le diagnostic d’échec de la stratégie européenne repose sur un triptyque d’arguments apparemment implacables. Premièrement, l’absence de géants technologiques comparables à OpenAI, Google DeepMind ou Anthropic signalerait une incapacité structurelle à mobiliser les ressources nécessaires aux percées scientifiques de rupture. Deuxièmement, la fragmentation du marché en vingt-sept écosystèmes nationaux empêcherait l’émergence des économies d’échelle indispensables à l’entraînement de modèles de fondation compétitifs. Troisièmement, la sous-capitalisation chronique des startups européennes – qui lèvent en moyenne quatre fois moins que leurs homologues américaines au stade de la série B – condamnerait l’innovation européenne à une forme de nanisme congénital.</p>
<p>Cette grille de lecture, aussi répandue soit-elle dans les cercles décisionnels, souffre d’un vice rédhibitoire : elle naturalise un modèle de puissance technologique – la concentration oligopolistique – sans en interroger les coûts cachés ni la soutenabilité. Comme le souligne le rapport de la Cour des comptes européenne (2024)<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>, « l’évaluation de la performance ne peut se limiter à des indicateurs quantitatifs de capitalisation boursière, au risque de manquer les transformations qualitatives de l’écosystème d’innovation ».</p>
<h3>B. La contre-lecture stratégique : vulnérabilités des monopoles et résilience distribuée</h3>
<ol>
<li><strong> La fragilité systémique de la concentration</strong></li>
</ol>
<p>L’architecture actuelle de l’infrastructure numérique mondiale repose sur un paradoxe dangereux: une dépendance quasi-totale à l’égard d’un nombre restreint d’acteurs privés pour des fonctions d’importance vitale. La panne d’Amazon Web Services du 7 décembre 2021, qui a duré moins de six heures, a provoqué des pertes économiques mondiales estimées à 3,5 milliards d’euros et paralysé des services essentiels – de la santé publique au transport aérien. Cette vulnérabilité n’est pas conjoncturelle mais structurelle : elle découle directement du modèle de concentration que l’Europe est censée reproduire.</p>
<p>À l’inverse, un écosystème distribué – précisément ce que produit spontanément la fragmentation européenne – génère une forme de résilience systémique. La multiplication des points d’innovation, loin de constituer un gaspillage de ressources, fonctionne comme une redondance stratégique. Dans un contexte géopolitique marqué par la montée des risques de disruption (cyberattaques, tensions commerciales, crises énergétiques), cette architecture décentralisée représente un actif de souveraineté sous-évalué.</p>
<ol start="2">
<li><strong> L’excellence verticale comme stratégie alternative</strong></li>
</ol>
<p>Le cas d’ASML, entreprise néerlandaise détentrice d’un quasi-monopole mondial sur la lithographie ultraviolette extrême (EUV), invalide empiriquement la thèse du « champion généraliste ». Fruit de vingt-cinq années d’investissement patient – période durant laquelle l’entreprise n’a dégagé aucun profit –, ASML illustre une trajectoire d’innovation radicalement différente du modèle Silicon Valley. Sa puissance de marché ne provient pas d’effets de réseau ou de stratégies d’acquisition agressives, mais d’une maîtrise technologique approfondie dans un segment ultra-spécialisé. Or, cette approche correspond précisément aux avantages comparatifs européens : excellence scientifique, coopération industrie-recherche, capacité d’investissement de très long terme.</p>
<p>L’écosystème européen de l’IA présente déjà cette morphologie sectorielle : Mistral AI (souveraineté et modèles ouverts), DeepL (traitement du langage multilingue), Siemens et SAP (IA industrielle et d’entreprise). Plutôt que de déplorer l’absence d’un Google européen, la stratégie devrait viser à consolider ces positions de leadership vertical, en acceptant qu’elles ne produisent pas la même visibilité médiatique que les licornes généralistes.</p>
<ol start="3">
<li><strong> Le « capital patient » comme arme compétitive</strong></li>
</ol>
<p>Le modèle du Mittelstand allemand – entreprises familiales à horizon temporel multi-générationnel, investissant massivement dans la R&amp;D sans pression au rendement trimestriel – offre un précédent pour penser une économie de l’IA échappant à la logique de l’« exit » rapide. La Commission européenne, dans son Plan d’action pour un continent de l’IA (2024-2025)<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>, reconnaît implicitement cette spécificité en appelant à « des mécanismes de financement adaptés aux cycles longs de maturation technologique ». Cet appel reste cependant largement programmatique.</p>
<h3>C. Recommandations opérationnelles</h3>
<p><strong>Proposition 1</strong> : Créer un Fonds européen d’investissement « Long-Term AI », doté de <strong>15 milliards d’euros sur quinze ans</strong> (soit 1 milliard d’euros par an), avec une clause explicite interdisant les exigences de retour sur investissement avant dix ans.</p>
<p>Ce montant représente un investissement annuel équivalent à celui actuellement consacré par l’UE via Horizon Europe et le programme Europe numérique (environ 1 milliard d’euros par an selon la Commission européenne, 2024<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a>). Cependant, contrairement aux programmes existants qui financent des projets de 3-5 ans, ce fonds viserait exclusivement des horizons de 10-15 ans, permettant des percées dans des segments à forte intensité scientifique où l’Europe peut viser l’excellence mondiale : IA explicable, calcul neuromorphique, optimisation sous contraintes. Ce montant est également cohérent avec l’objectif du Plan coordonné de mobiliser 20 milliards d’euros par an (public + privé) d’ici 2030<a href="#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a> : le fonds Long-Term AI contribuerait à hauteur de 5% de cet objectif, se concentrant sur la recherche fondamentale à très long terme.</p>
<p><strong>Proposition 2</strong> : Refonder les critères de valorisation de l’innovation européenne. Substituer aux classements de licornes – qui mesurent essentiellement la capacité à lever des fonds – des indicateurs de leadership technologique sectoriel : brevets essentiels, standards techniques adoptés, parts de marché dans les segments à haute valeur ajoutée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>III. L’AI ACT : DE LA BUREAUCRATIE À L’ARME NORMATIVE</h2>
<h3>A. Le grief classique : la paralysie réglementaire</h3>
<p>Les quatre cents pages de l’AI Act cristallisent l’ensemble des critiques adressées au « modèle européen » : bureaucratie kafkaïenne, méconnaissance des réalités techniques, surcoûts insupportables pour les startups. Ces reproches, amplifiés par les lobbies industriels américains et relayés complaisamment par certains analystes européens, construisent l’image d’une réglementation punitive, destinée à compenser l’incapacité de l’Europe à innover par un contrôle tatillon de l’innovation des autres.</p>
<p>Cette représentation ignore délibérément deux précédents historiques majeurs. D’une part, les mêmes arguments furent mobilisés contre le RGPD en 2016-2018 : celui-ci devait « tuer l’économie numérique européenne », provoquer « l’exode des startups », et consacrer « la domination définitive des GAFAM ». Sept ans plus tard, le RGPD s’est imposé comme standard mondial de facto, a généré une industrie européenne de la « privacy tech » évaluée à 2,5 milliards d’euros, et contraint les géants américains à des transformations structurelles de leurs modèles d’affaires. D’autre part, l’histoire économique européenne démontre que la normativité forte constitue historiquement un vecteur de compétitivité – du système métrique aux normes ISO, en passant par les standards de sécurité automobile.</p>
<h3>B. La contre-lecture stratégique : le « Brussels Effect » comme stratégie de puissance</h3>
<ol>
<li><strong> L’effet RGPD : la régulation comme infrastructure de marché</strong></li>
</ol>
<p>Le RGPD illustre un mécanisme de puissance normative que la politiste Anu Bradford a théorisé sous l’expression « Brussels Effect » : la capacité de l’Union européenne à exporter unilatéralement ses standards réglementaires, transformant ses normes internes en quasi-contraintes globales. Ce phénomène ne repose ni sur la coercition militaire, ni sur la domination économique, mais sur trois facteurs structurels : la taille du marché européen (450 millions de consommateurs), l’effet de non-divisibilité (impossible pour les multinationales de maintenir des standards différenciés par juridiction au-delà d’un certain seuil de complexité), et l’anticipation stratégique par les acteurs privés qui préfèrent adopter préventivement le standard le plus exigeant.</p>
<p>L’AI Act présente toutes les caractéristiques permettant de reproduire cet effet. Comme le note le Internet Policy Review (2025)<a href="#_ftn7" name="_ftnref7">[7]</a>, « la catégorisation par niveau de risque et les exigences de documentation technique créent des coûts de transaction qui rendent économiquement rationnel l’adoption d’un standard unique pour le marché global ». Les premiers signaux empiriques confirment cette dynamique : plusieurs États américains (Californie, New York) étudient des législations directement inspirées de l’AI Act, tandis que des gouvernements d’Asie du Sud-Est sollicitent l’expertise technique de la Commission pour élaborer leurs propres cadres réglementaires.</p>
<ol start="2">
<li><strong> La conformité comme barrière à l’entrée et « moat » concurrentiel</strong></li>
</ol>
<p>L’analyse économique standard des régulations les présente comme des coûts morts, réduisant les marges et freinant l’innovation. Cette vision néglige systématiquement leur fonction de barrière à l’entrée. Un cadre réglementaire exigeant pénalise davantage les acteurs opportunistes – dont le modèle économique repose sur l’externalisation des risques – que les acteurs établis capables d’internaliser les coûts de conformité.</p>
<p>Une étude de l’IAPP (International Association of Privacy Professionals, 2024)<a href="#_ftn8" name="_ftnref8">[8]</a> révèle que <strong>67% des organisations ayant intégré la gouvernance privacy dans leur stratégie IA se disent confiantes quant à leur conformité AI Act</strong>, signal d’un avantage concurrentiel naissant pour les entreprises ayant anticipé les exigences réglementaires. Ce “premium de confiance” se manifeste de plus en plus dans les appels d’offres B2B, où la certification devient un critère de sélection déterminant.</p>
<p>Plus structurellement, la certification européenne devient progressivement un passeport d’accès aux marchés publics – qui représentent 500 milliards d’euros annuels dans l’Union. Les appels d’offres publics intègrent de plus en plus systématiquement des clauses de conformité à l’AI Act, créant de facto un marché captif pour les acteurs européens ou les multinationales ayant investi dans la mise en conformité.</p>
<ol start="3">
<li><strong> Le coût caché de la non-régulation : l’effondrement de confiance</strong></li>
</ol>
<p>Le cas Meta/Cambridge Analytica offre une contre-factualité instructive. <strong>Entre mars et juillet 2018, l’entreprise a perdu jusqu’à 134 milliards de dollars</strong><a href="#_ftn9" name="_ftnref9">[9]</a><strong> de capitalisation boursière au pic de la crise</strong> – non en raison de sanctions réglementaires, mais par perte de confiance des annonceurs et des utilisateurs. Les scandales récurrents liés aux biais algorithmiques (systèmes de recrutement discriminatoires, reconnaissance faciale raciste, chatbots toxiques) génèrent des coûts réputationnels qui excèdent largement les investissements nécessaires à la conformité réglementaire préventive.</p>
<p>L’AI Act fonctionne ainsi comme une assurance collective contre le risque d’effondrement systémique de confiance. Dans les secteurs régulés à fort enjeu – santé, justice, finance, sécurité – l’absence de cadre normatif robuste ne produit pas de l’innovation débridée, mais de la frilosité institutionnelle. Les établissements hospitaliers, les banques, les administrations publiques n’adoptent massivement des technologies que si celles-ci sont certifiées et auditables. Le cadre réglementaire européen, loin de freiner le déploiement de l’IA dans ces secteurs, en constitue la condition de possibilité.</p>
<h3>C. Recommandations opérationnelles</h3>
<p><strong>Proposition 3</strong> : Transformer le label « Trustworthy AI » en norme ISO européenne, négociée comme standard technique dans les enceintes internationales (ISO, UIT). Mobiliser la diplomatie économique européenne pour imposer cette norme comme prérequis dans les accords de libre-échange.</p>
<p><strong>Proposition 4</strong> : Créer un guichet unique de conformité pour les PME, avec un budget de <strong>500 millions d’euros sur cinq ans</strong> (soit 100 millions d’euros par an).</p>
<p>Ce montant représente environ 0,5% du budget total GenAI4EU (700 millions d’euros selon la Commission, 2024-2025<a href="#_ftn10" name="_ftnref10">[10]</a>), mais dédié exclusivement à l’accompagnement des PME dans la conformité. À titre de comparaison, le programme EIC Accelerator alloue jusqu’à 2,5 millions d’euros par startup pour l’innovation technologique ; le guichet unique permettrait d’accompagner environ 200 PME par an avec des subventions de 500 000 euros, couvrant audit, certification, formation du personnel, et adaptation des systèmes. L’objectif n’est pas seulement de faciliter la mise en conformité, mais de construire une industrie européenne de l’audit et de la certification d’IA – industrie qui pourra ensuite s’exporter vers les juridictions adoptant des cadres similaires.</p>
<p><strong>Proposition 5</strong> : Lancer une « diplomatie normative » agressive, en conditionnant l’accès au marché européen de l’IA (pour les entreprises extra-européennes) à des clauses de réciprocité réglementaire. Cette stratégie – déjà employée avec succès pour les normes environnementales – accélère la diffusion internationale des standards européens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>IV. LA « TROISIÈME VOIE » : PROPHÉTIE AUTO-RÉALISATRICE OU IMPASSE STRATÉGIQUE ?</h2>
<h3>A. Le grief classique : l’illusion d’une alternative crédible</h3>
<p>La rhétorique officielle de l’Union européenne présente sa stratégie IA comme une « troisième  voie » entre le capitalisme de surveillance américain et l’autoritarisme numérique chinois. Cette formulation séduit les cercles politiques européens car elle permet de transformer une position de faiblesse objective – l’absence de champions technologiques – en posture éthique distinctive. Elle suscite cependant un scepticisme croissant chez les analystes stratégiques.</p>
<p>Les critiques convergent vers un même diagnostic : cette « troisième voie » risque de n’être qu’un « musée éthique » – un espace de vertu inoffensive, produisant des normes sans pouvoir les faire respecter, des principes sans capacité de projection. Face aux investissements massifs américains (le secteur privé y a investi 67 milliards de dollars en 2023) et au pilotage stratégique chinois (plan national IA doté de 150 milliards de dollars sur dix ans), l’Europe apparaîtrait condamnée à un rôle de commentateur moral de transformations qu’elle ne maîtrise pas.</p>
<h3>B. La contre-lecture stratégique : l’émergence d’un marché de la confiance</h3>
<ol>
<li><strong> L’ampleur sous-estimée de la demande de régulation</strong></li>
</ol>
<p>L’Eurobaromètre 2024 révèle que 73% des citoyens européens refusent l’utilisation de systèmes d’IA non régulés<a href="#_ftn11" name="_ftnref11">[11]</a> dans des domaines sensibles (santé, justice, emploi). Ce chiffre n’exprime pas seulement une préférence culturelle abstraite, mais une contrainte économique réelle : dans les démocraties libérales, aucune technologie ne peut se déployer massivement contre l’acceptabilité sociale. Or, cette contrainte ne pèse pas que sur l’Europe. Les scandales répétés aux États-Unis – de la reconnaissance faciale raciste de Rekognition (Amazon) aux hallucinations dangereuses des assistants médicaux – produisent une demande croissante de régulation, y compris parmi les élites technologiques.</p>
<p>Plus structurellement, les secteurs économiques les plus dynamiques et à plus forte valeur ajoutée – santé de précision, finance algorithmique, systèmes judiciaires prédictifs – sont précisément ceux où l’exigence de conformité réglementaire est maximale. Dans ces domaines, l’avantage compétitif ne se construit pas sur la puissance de calcul brute ou la taille des datasets, mais sur la capacité à produire des systèmes auditables, explicables, et certifiables. Or, ces attributs correspondent exactement aux priorités de recherche européennes depuis quinze ans – de l’explicabilité (XAI) à la certification formelle, en passant par l’IA frugale.</p>
<ol start="2">
<li><strong> L’avantage du « second mover » : apprendre des échecs d’autrui</strong></li>
</ol>
<p>La théorie stratégique distingue classiquement les avantages du « first mover » (captation de parts de marché, définition des standards) de ceux du « second mover » (observation des erreurs du pionnier, optimisation des processus). Dans le domaine de l’IA, l’Europe occupe structurellement cette position de second mover – non par choix stratégique, mais par retard objectif. Plutôt que de déplorer cette situation, la stratégie consiste à en tirer parti.</p>
<p>Les déploiements massifs de systèmes d’IA aux États-Unis et en Chine produisent un corpus empirique d’échecs dont l’Europe peut s’inspirer : biais discriminatoires structurels, dérives autoritaires, vulnérabilités de sécurité, obsolescence accélérée des compétences, concentration de pouvoir. Les solutions européennes d’IA – précisément parce qu’elles intègrent dès la conception des contraintes d’éthique, de sécurité et d’explicabilité – évitent une partie de ces écueils. Cette différence qualitative se traduit par des avantages compétitifs tangibles : les systèmes d’IA médicaux certifiés en Europe pénètrent des marchés (Japon, Singapour, Canada) où les solutions américaines non régulées se heurtent à des barrières réglementaires.</p>
<ol start="3">
<li><strong> La souveraineté par l’interopérabilité : standards ouverts contre jardins clos</strong></li>
</ol>
<p>Le modèle dominant de l’IA contemporaine repose sur des écosystèmes propriétaires fermés (iOS/Android, AWS/Azure/GCP, GPT/Claude/Gemini), générant des effets de « lock-in » massifs. Cette architecture produit une forme de dépendance géopolitique : adopter l’écosystème d’un acteur, c’est également accepter la juridiction de son pays d’origine et les risques de coupure unilatérale d’accès.</p>
<p>L’Europe, précisément parce qu’elle ne contrôle aucun écosystème dominant, a intérêt objectif à promouvoir des standards ouverts et des protocoles d’interopérabilité. Cette stratégie trouve un écho croissant auprès des gouvernements cherchant à éviter la dépendance exclusive à l’égard des technologies sino-américaines. Les partenariats stratégiques que l’Europe noue avec des puissances moyennes (ASEAN, Union africaine, Amérique latine) ne reposent pas sur la fourniture de modèles de fondation – domaine où elle ne peut concurrencer – mais sur le transfert de capacités réglementaires et techniques permettant à ces pays de construire leurs propres écosystèmes souverains.</p>
<h3>C. Recommandations opérationnelles</h3>
<p><strong>Proposition 6</strong> : Lancer un programme de recherche de <strong>3 milliards d’euros sur cinq ans</strong> (soit 600 millions d’euros par an) spécifiquement dédié à l’IA explicable et auditable.</p>
<p>Ce montant représente une multiplication par 40 de l’effort actuel européen sur la transparence et la fiabilité de l’IA. En effet, Horizon Europe a alloué 112 millions d’euros pour IA et quantique en 2024, dont seulement 15 millions d’euros pour la transparence et la fiabilité (Commission européenne, 2024). Le programme de 600 millions d’euros par an permettrait de transformer ce qui apparaît aujourd’hui comme une contrainte réglementaire en avantage technologique de rupture : développer des architectures permettant nativement la traçabilité, l’interprétabilité et la certification formelle. À titre de comparaison, cet investissement reste inférieur au budget annuel GenAI4EU (700 millions d’euros), mais se concentre sur un segment technologique où l’Europe peut viser l’excellence mondiale plutôt que de concurrencer frontalement les modèles de fondation américains.</p>
<p><strong>Proposition 7</strong> : Construire une stratégie de partenariats avec le « Global South », non sur le modèle de l’aide au développement, mais comme alliance d’intérêts mutuels. L’Europe offre son expertise réglementaire et ses technologies certifiées ; les partenaires offrent des marchés en croissance rapide et un soutien diplomatique pour l’adoption des standards européens dans les enceintes internationales.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>V. DÉPENDANCES STRATÉGIQUES : LE TALON D’ACHILLE DEVENU URGENCE MOBILISATRICE</h2>
<h3>A. Le constat brutal : anatomie d’une vulnérabilité systémique</h3>
<p>Le rapport de la Cour des comptes européenne (2024) établit un diagnostic sans appel : l’infrastructure numérique européenne repose sur des dépendances critiques vis-à-vis d’acteurs extra-européens dans trois domaines essentiels. Premièrement, le « cloud computing » : 70% des capacités de stockage et de calcul<a href="#_ftn12" name="_ftnref12">[12]</a> utilisées en Europe proviennent de trois fournisseurs américains (AWS, Microsoft Azure, Google Cloud Platform). Deuxièmement, les semiconducteurs : 90% de la production mondiale de puces avancées (inférieures à 7 nanomètres) est concentrée à Taïwan et en Corée du Sud. Troisièmement, les modèles de fondation : l’ensemble de l’écosystème d’IA générative européen dépend de modèles développés par OpenAI, Anthropic, Google et Meta.</p>
<p>Cette triple dépendance ne relève pas seulement de la vulnérabilité économique – elle constitue un risque géopolitique de premier ordre. La crise des semi-conducteurs de 2021, déclenchée par des perturbations logistiques liées au COVID-19, a paralysé l’industrie automobile européenne pendant dix-huit mois, détruisant 110 milliards d’euros de valeur ajoutée. Un conflit militaire dans le détroit de Taïwan, une décision unilatérale de Washington d’interdire l’accès aux technologies d’IA pour des raisons de sécurité nationale, ou une cyberattaque massive contre les centres de données américains produiraient des effets systémiques encore plus graves.</p>
<p>La Cour des comptes française, dans son rapport sur la stratégie nationale IA (2025), souligne que « la dépendance technologique engendre également une dépendance normative : les systèmes conçus selon des logiques juridiques extra-européennes incorporent des biais et des priorités contraires aux valeurs européennes ». Cette observation pointe vers une dimension souvent négligée : au-delà de la vulnérabilité matérielle, la dépendance technologique érode la capacité de l’Europe à définir souverainement ses propres priorités civilisationnelles.</p>
<h3>B. La fenêtre d’opportunité : transformer la contrainte en mobilisation</h3>
<ol>
<li><strong> Le réveil géopolitique post-Ukraine : de la rhétorique à l’investissement</strong></li>
</ol>
<p>L’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022 a produit un choc stratégique comparable, dans le domaine technologique, à celui du Spoutnik pour les États-Unis en 1957. Elle a révélé brutalement la fragilité des chaînes d’approvisionnement européennes et l’illusion de l’interdépendance pacificatrice. Ce choc a déclenché une réorientation budgétaire significative : le programme EuroHPC (supercalculateurs) a vu son budget augmenter substantiellement ; le projet Gaia-X de cloud souverain, moribond en 2021, a été relancé avec des engagements industriels substantiels.</p>
<p>Plus significativement, le European Chips Act (2023) mobilise 43 milliards d’euros<a href="#_ftn13" name="_ftnref13">[13]</a> pour réduire la dépendance européenne en semi-conducteurs, avec l’objectif de passer de 10% à 20% de la production mondiale d’ici 2030. L’initiative <strong>InvestAI</strong>, annoncée en février 2025 lors du Sommet de Paris, marque une rupture qualitative majeure : <strong>mobiliser 200 milliards d’euros</strong><a href="#_ftn14" name="_ftnref14">[14]</a><strong> pour l’IA</strong>, dont <strong>20 milliards d’euros spécifiquement dédiés à 4-5 gigafactories</strong><a href="#_ftn15" name="_ftnref15">[15]</a><strong> d’IA</strong> équipées chacune de 100 000 puces de dernière génération, soit quatre fois la capacité des infrastructures actuelles.</p>
<p>La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a comparé ce projet à un <strong>« CERN pour l’IA »</strong>, soulignant l’ambition d’une infrastructure ouverte permettant à tous les scientifiques et entreprises européennes – et pas seulement aux géants – d’accéder aux ressources nécessaires pour développer des modèles de pointe.</p>
<p><strong>Contexte budgétaire</strong> : Selon le Plan coordonné sur l’IA (2021), l’objectif était d’atteindre <strong>20 milliards d’euros par an</strong> d’investissements combinés (publics et privés) d’ici 2030. Jusqu’au lancement d’InvestAI, la Commission investissait environ <strong>1 milliard d’euros par an</strong> via Horizon Europe et le programme Europe numérique. Les estimations OCDE-Commission (2023) montrent que l’UE avait déjà atteint environ <strong>25,7 milliards d’euros d’investissements annuels</strong><a href="#_ftn16" name="_ftnref16">[16]</a> en 2023, dépassant ainsi l’objectif de 2030 avec sept ans d’avance. InvestAI vise à multiplier par 10 cet effort sur les cinq prochaines années.</p>
<p>L’histoire économique européenne démontre que les sauts technologiques majeurs résultent souvent d’humiliations préalables. Airbus est né de la prise de conscience, dans les années 1960, que la dépendance totale à l’égard de Boeing constituait une vulnérabilité inacceptable. Cinquante ans et 1 000 milliards d’euros d’investissements publics et privés plus tard, Airbus détient 50% du marché mondial de l’aviation civile. Ce précédent démontre qu’une stratégie industrielle européenne de long terme, suffisamment dotée et politiquement soutenue, peut produire des champions mondiaux – à condition d’accepter des horizons temporels incompatibles avec les cycles électoraux.</p>
<ol start="2">
<li><strong> Les paris technologiques différenciants : souveraineté sélective</strong></li>
</ol>
<p>La tentation naturelle, face aux dépendances identifiées, consiste à viser l’autosuffisance totale – ambition aussi illusoire qu’inefficace. Aucune économie, pas même chinoise ou américaine, ne maîtrise l’intégralité de la chaîne de valeur technologique. La stratégie pertinente relève de la « souveraineté sélective » : identifier trois à quatre segments technologiques critiques où l’Europe peut raisonnablement viser l’excellence mondiale, et accepter la dépendance dans les autres domaines, en la gérant par la diversification des fournisseurs.</p>
<p>Trois paris technologiques apparaissent particulièrement prometteurs. Premièrement, l’IA frugale et l’« edge computing » : face à la crise énergétique et aux contraintes climatiques, la capacité à entraîner et déployer des modèles performants avec des ressources computationnelles limitées devient un avantage compétitif majeur. Les recherches européennes dans ce domaine (notamment l’Institut PRAIRIE à Paris et l’ELLIS Network) sont à la pointe mondiale. Deuxièmement, le calcul quantique : la course technologique est encore ouverte, et l’Europe dispose d’atouts scientifiques considérables (40% des publications mondiales). Troisièmement, les semi-conducteurs spécialisés pour l’IA : plutôt que de chercher à rattraper Taiwan sur les puces généralistes, l’Europe peut viser l’excellence sur des architectures spécifiques (calcul neuromorphique, processeurs dédiés à l’IA explicable).</p>
<ol start="3">
<li><strong> Les alliances stratégiques : diversifier pour réduire les dépendances</strong></li>
</ol>
<p>La réduction des dépendances ne passe pas uniquement par la relocalisation, mais également par la diversification géographique des partenaires. L’Europe a intérêt à nouer des alliances technologiques avec des puissances moyennes partageant ses préoccupations de souveraineté : Japon (semi-conducteurs, robotique), Corée du Sud (électronique), Israël (cybersécurité), Canada (IA éthique). Ces partenariats permettent de mutualiser les coûts de R&amp;D, d’accéder à des compétences complémentaires, et de réduire la dépendance bilatérale à l’égard des États-Unis ou de la Chine.</p>
<p>Le modèle du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) offre un précédent institutionnel : une infrastructure de recherche fondamentale financée collectivement, opérant sur des horizons multi-décennaux, et ayant généré des retombées économiques massives (le web lui-même fut inventé au CERN). L’initiative <strong>InvestAI, explicitement comparée à un « CERN pour l’IA »</strong>, s’inscrit précisément dans cette logique : créer une infrastructure mutualisée, ouverte et collaborative, permettant à l’ensemble de l’écosystème européen – chercheurs, startups, PME, grandes entreprises – d’accéder aux ressources computationnelles nécessaires pour développer des modèles d’IA de pointe.</p>
<h3>C. Recommandations opérationnelles</h3>
<p><strong>Proposition 8</strong> : Identifier formellement trois technologies critiques pour la souveraineté IA européenne (par exemple : calcul quantique, IA frugale, semi-conducteurs neuromorphiques) et <strong>y concentrer 70% des investissements publics en R&amp;D IA</strong>.</p>
<p><em>Justification</em> : Le Plan coordonné vise 20 milliards d’euros par an d’investissements combinés d’ici 2030, dont environ 7 milliards d’euros de sources publiques européennes (Commission + États membres). Concentrer 70% de cette enveloppe publique (soit environ 5 milliards d’euros par an) sur 3-4 technologies critiques permettrait d’atteindre une masse critique suffisante pour viser l’excellence mondiale dans ces segments, plutôt que de disperser les moyens sur l’ensemble du spectre technologique. Cette focalisation stratégique rompt avec la dispersion actuelle des moyens et s’inspire du modèle japonais de concentration sectorielle.</p>
<p><strong>Proposition 9</strong> : Négocier des partenariats technologiques bilatéraux avec le Japon et la Corée du Sud, visant explicitement la réduction des dépendances mutuelles vis-à-vis des États-Unis et de la Chine. Ces partenariats doivent comporter des clauses de transfert de technologie et de co-développement, pas seulement des accords commerciaux.</p>
<p><strong>Proposition 10</strong> : Consolider l’initiative <strong>InvestAI</strong> comme infrastructure permanente de souveraineté IA européenne, sur le modèle du CERN.</p>
<p>InvestAI mobilise déjà 200 milliards d’euros (50 milliards publics UE + 150 milliards privés via « European AI Champions »), dont 20 milliards spécifiquement pour 4-5 gigafactories. Cette initiative doit devenir une structure pérenne – une « European AI Infrastructure Corporation » – réunissant les États membres, la BEI, et des partenaires industriels. Mission : construire et opérer les infrastructures de calcul et les « datasets » stratégiques nécessaires à la souveraineté européenne, tout en les mettant à disposition de l’écosystème de recherche et des startups. Le modèle de gouvernance doit s’inspirer du CERN (budget annuel de 1,3 milliard d’euros, financé par 23 États membres depuis 70 ans) : financement collectif, horizon multi-décennal, accès ouvert à l’ensemble de la communauté scientifique et industrielle européenne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>VI. CONCLUSION &#8211; L’IMPÉRATIF D’EXÉCUTION</h2>
<h3>Synthèse : de la contrainte à l’avantage</h3>
<p>Cette note a démontré que les quatre « faiblesses » structurelles de la stratégie européenne – absence de champions, complexité réglementaire, ambiguïté de la troisième voie, dépendances technologiques – procèdent d’un diagnostic erroné. Elles ne sont des handicaps que rapportées à un modèle de puissance technologique – la concentration oligopolistique américaine – dont la soutenabilité économique, sociale et démocratique est de plus en plus contestée.</p>
<p>L’écosystème distribué européen génère une résilience systémique face aux chocs. L’AI Act, loin de paralyser l’innovation, construit une infrastructure de confiance susceptible de devenir un avantage compétitif durable, via le « Brussels Effect ». La « troisième voie » correspond à une demande mondiale croissante pour des technologies conformes aux standards démocratiques. Les dépendances stratégiques, enfin, ont déclenché une mobilisation budgétaire et politique sans précédent – illustrée par InvestAI et ses 200 milliards d’euros –, ouvrant la possibilité de sauts technologiques dans des niches à haute valeur ajoutée.</p>
<p>L’éthique n’est pas un frein extérieur à l’innovation, mais une infrastructure de compétitivité. Dans les secteurs à forte valeur ajoutée – santé, finance, justice, sécurité –, la capacité à produire des systèmes auditables, explicables et certifiables constitue la condition sine qua non du déploiement. Or, ces attributs correspondent précisément aux priorités de recherche européennes depuis quinze ans.</p>
<h3>Le risque fatal : l’indécision</h3>
<p>Le danger n’est pas le modèle européen lui-même, mais notre incapacité collective à l’assumer pleinement. Depuis vingt ans, la stratégie numérique européenne oscille entre deux tentations contradictoires : mimer le modèle américain (« créer des licornes ») et affirmer sa différence (« l’éthique avant tout »), sans jamais choisir réellement. Cette indécision stratégique produit le pire des deux mondes : ni la puissance de frappe financière américaine, ni la cohérence normative nécessaire à la projection du modèle européen.</p>
<p>Le choix n’est pas entre copier les autres ou construire notre voie – c’est un faux dilemme. L’urgence consiste à passer du cadre normatif, désormais établi avec l’AI Act, à l’action industrielle coordonnée. Cela implique trois ruptures. Premièrement, accepter des investissements publics massifs dans les infrastructures stratégiques – InvestAI en est l’illustration – en assumant que la souveraineté technologique a un coût, inférieur cependant au coût de la dépendance. Deuxièmement, imposer une discipline stratégique : concentrer les moyens sur trois à quatre paris technologiques (70% de la R&amp;D publique), au lieu de saupoudrer les budgets sur l’ensemble du spectre. Troisièmement, construire une diplomatie normative agressive, transformant l’AI Act en arme de conquête commerciale plutôt qu’en handicap auto-infligé.</p>
<h3>Résoudre la tension apparente : standards ouverts et souveraineté concentrée</h3>
<p>Cette stratégie peut sembler paradoxale : d’un côté, promouvoir l’interopérabilité et les standards ouverts (Proposition 7) ; de l’autre, concentrer massivement les investissements sur quelques technologies critiques (Propositions 8-10). En réalité, <strong>ces deux axes sont complémentaires plutôt que contradictoires</strong>.</p>
<p><strong>Les standards ouverts et l’interopérabilité constituent notre offre géopolitique</strong> : ce que l’Europe propose au reste du monde pour éviter les jardins clos sino-américains. C’est notre avantage comparatif dans la diplomatie technologique. En promouvant des protocoles ouverts, des architectures interopérables, et des « datasets » partagés, l’Europe se positionne comme l’alternative crédible pour tous les acteurs – États, entreprises, chercheurs – cherchant à éviter la dépendance exclusive vis-à-vis des écosystèmes propriétaires américains ou chinois.</p>
<p><strong>Inversement, la concentration des investissements dans 3-4 technologies critiques relève de la souveraineté sélective</strong> : identifier les segments où la dépendance serait stratégiquement inacceptable (calcul quantique, semi-conducteurs spécialisés, IA frugale, IA explicable) et y construire une autonomie réelle. Il ne s’agit pas d’autosuffisance totale – chimère coûteuse et inefficace – mais de maîtriser les technologies qui conditionnent notre capacité à définir nos propres règles du jeu.</p>
<p><strong>La clé est que ces technologies souveraines doivent elles-mêmes respecter nos propres standards d’ouverture</strong>. Autrement dit : <strong>souveraineté dans les capacités, ouverture dans les protocoles</strong>. ASML, notre exemple paradigmatique, illustre parfaitement cette synthèse : monopole technologique (souveraineté) dans un écosystème ouvert et international (interopérabilité). De même, InvestAI vise à créer des gigafactories européennes (souveraineté computationnelle) tout en garantissant un accès ouvert à l’ensemble de l’écosystème scientifique et industriel (standards ouverts).</p>
<p>Cette dialectique entre concentration stratégique et ouverture systémique n’est pas une contradiction, mais notre proposition de valeur unique : offrir au monde une alternative aux modèles fermés dominants, tout en garantissant notre autonomie dans les segments critiques. C’est précisément cette synthèse qui peut transformer la « troisième voie » européenne d’aspiration rhétorique en réalité géopolitique.</p>
<h3>L’enjeu civilisationnel : de la responsabilité historique</h3>
<p>Au-delà de la compétition économique, la stratégie européenne de l’IA engage une question de philosophie politique fondamentale : une société technologiquement avancée peut-elle durablement préserver les acquis du constitutionnalisme libéral – État de droit, séparation des pouvoirs, protection des minorités, autonomie individuelle ? Ou bien le progrès technologique implique-t-il nécessairement, comme le soutiennent certains théoriciens autoritaires, un affaiblissement des contraintes démocratiques au nom de l’efficacité ?</p>
<p>L’Europe porte seule la charge de prouver empiriquement que la première option est viable. Ni les États-Unis – où la régulation de l’IA reste largement abandonnée à l’autorégulation des entreprises – ni la Chine – où l’IA sert explicitement des objectifs de contrôle social – ne peuvent incarner cette synthèse entre innovation technologique et droits fondamentaux. Cette responsabilité découle directement de l’histoire européenne : c’est en Europe que furent inventés simultanément les libertés individuelles (habeas corpus, liberté d’expression) et la révolution industrielle. C’est en Europe que fut tenté, au XXe siècle, le pari d’une régulation démocratique de la puissance économique. C’est en Europe que survécurent, après les catastrophes totalitaires, les institutions du constitutionnalisme libéral.</p>
<p>Cette légitimité historique engendre une obligation stratégique : démontrer que l’éthique et l’innovation ne sont pas antagonistes, mais mutuellement constitutives. L’échec européen dans l’IA ne serait pas seulement une défaite économique – il signalerait l’impossibilité d’une modernité technologique respectueuse des droits humains, validant par là-même les thèses autoritaires sur l’incompatibilité entre démocratie et efficacité technologique.</p>
<p><strong>La question finale n’est donc pas technique, mais politique</strong> : l’Union européenne possède-t-elle la volonté collective de transformer ces atouts potentiels en puissance réelle ? Dispose-t-elle de la discipline stratégique nécessaire pour maintenir un cap sur vingt ans, par-delà les alternances électorales et les tensions entre États membres ? Peut-elle surmonter la tentation du repli national pour construire les infrastructures communes indispensables à la souveraineté continentale ?</p>
<p>Ces questions ne relèvent pas de l’analyse prospective – elles appellent des décisions politiques immédiates. Le temps de la réflexion stratégique est achevé. Vient maintenant le temps de l’exécution. L’histoire jugera l’Europe non sur la qualité de ses principes, mais sur sa capacité à les incarner dans des institutions technologiques durables. Notre génération porte la responsabilité de ce verdict.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>BIBLIOGRAPHIE</h2>
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<p><a href="#_ftnref10" name="_ftn10">[10]</a> Commission européenne (2025), <em>GenAI4EU: Funding opportunities</em>. https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/policies/genai4eu</p>
<p><a href="#_ftnref11" name="_ftn11">[11]</a> Eurobaromètre 2024, données Commission européenne.</p>
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<p><a href="#_ftnref13" name="_ftn13">[13]</a> European Chips Act (2023), Commission européenne.</p>
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<p><a href="#_ftnref15" name="_ftn15">[15]</a> Commission européenne (2025), InvestAI announcement, Sommet de Paris.</p>
<p><a href="#_ftnref16" name="_ftn16">[16]</a> OECD (2025), <em>Progress in Implementing the European Union Coordinated Plan on Artificial Intelligence</em>. https://www.oecd.org/en/publications/progress-in-implementing-the-european-union-coordinated-plan-on-artificial-intelligence-volume-1_533c355d-en.html</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/de/une-strategie-pour-lia-de-lue-transformer-les-contraintes-en-avantages-competitifs/">Une stratégie pour l&rsquo;IA de l&rsquo;UE : transformer les contraintes en avantages compétitifs !</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Plaidoyer pour la liberté fondamentale d’avorter (Contre les idées liberticides de l&#8217;ECLJ)</title>
		<link>https://aepl.eu/de/pladoyer-fur-die-grundfreiheit-davor-gegen-die-freiheitsfeindlichen-ideen-des-leclj/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Fri, 14 Nov 2025 07:53:30 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=992</guid>

					<description><![CDATA[<p>Executive Summary Kernaussage: Abtreibung ist keine Meinung, sondern ein Recht. Die ECLJ und ihre Verbündeten wollen die Freiheiten von Frauen im Namen einer religiösen Moral einschränken. Dabei sind die Wissenschaft, das europäische Recht und die Mehrheit der Bürgerinnen und...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center"><strong><u>Résumé exécutif</u></strong></h3>
<p><strong><em>Message clé : l’avortement n’est pas une opinion, c’est un droit. L’ECLJ et ses alliés veulent restreindre les libertés des femmes au nom d’une morale religieuse. Pourtant, la science, le droit européen, et la majorité des citoyennes et citoyens soutiennent l’IVG comme un droit fondamental. La vraie question n’est pas « pro-vie » ou « pro-choix », mais : veut-on une Europe où les femmes sont libres de décider de leur corps ? ou une Europe où des lobbies religieux imposent leurs dogmes à tous ? Agissons pour que l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) « My Voice, My Choice » devienne une réalité !</em></strong></p>
<h3 style="text-align: center"><strong><u>Argumentaire de l&rsquo;AEPL</u></strong></h3>
<p><strong><u>a) L’Initiative Citoyenne Européenne « My Voice, My Choice » : un mouvement pour l’autonomie des femmes</u></strong></p>
<p>L'<strong>Initiative Citoyenne Européenne (ICE) « My Voice, My Choice »</strong>, enregistrée en avril 2024, est un mouvement historique porté par plus de 300 organisations féministes et de défense des droits humains à travers l’Europe. Son objectif : <strong>garantir l’accès à un avortement sûr, légal et accessible dans tous les États membres de l’Union européenne</strong>. L’ICE a recueilli plus d’un million de signatures valides, dépassant largement le seuil requis pour être examinée par la Commission européenne.</p>
<p>Cette initiative est une réponse aux inégalités criantes en matière d’accès à l’IVG en Europe. Dans certains pays, comme la Pologne ou Malte, les restrictions légales poussent des milliers de femmes à recourir à des avortements clandestins ou à voyager à l’étranger, souvent dans des conditions précaires et coûteuses. « My Voice, My Choice » demande à l’UE de <strong>mettre en place un mécanisme de soutien financier</strong> pour permettre aux femmes d’accéder à des IVG sûres, conformément aux législations nationales, et de <strong>faire de l’avortement un droit fondamental</strong>, protégé par les institutions européennes.</p>
<p>Les organisateurs, dont l’<strong>Institut slovène du 8 mars</strong>, insistent sur l’importance d’une <strong>approche globale</strong> : éducation sexuelle, accès gratuit à la contraception, et politiques sociales fortes pour réduire le recours à l’IVG. Leur message est clair : <strong>l’autonomie corporelle des femmes n’est pas négociable</strong>. La réponse de la Commission européenne est attendue pour le <strong>2 mars 2026</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>b) Les activités liberticides de l’ECLJ : qui sont ces ultra-conservateurs ?</u></strong></p>
<p>Die <strong>European Center for Law and Justice (ECLJ)</strong> est une organisation non gouvernementale fondée en 1998, affiliée à l’<strong>American Center for Law and Justice (ACLJ)</strong>, un lobby juridique évangélique conservateur américain. Dirigé par <strong>Grégor Puppinck</strong> et <strong>Jay Alan Sekulow</strong> (ancien avocat de Donald Trump), l’ECLJ se présente comme un défenseur des « droits de l’homme » et de la « dignité  humaine », mais son agenda est clairement <strong>anti-avortement, anti-mariage homosexuel, et anti-euthanasie</strong>.</p>
<p><strong>A savoir</strong></p>
<ul>
<li><strong>Grégor Puppinck</strong> : Juriste français, directeur général de l’ECLJ, connu<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> pour ses prises de position contre l’IVG, la PMA pour les couples homosexuels, et la « théorie du genre ». Il défend une vision <strong>naturaliste et chrétienne</strong> du droit, opposée au relativisme moral.</li>
<li><strong>Jay Alan Sekulow</strong> : Avocat américain, fondateur de l’ACLJ, proche<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a> des milieux évangéliques conservateurs. Il a plaidé devant la Cour suprême des États-Unis pour défendre des causes religieuses.</li>
<li><strong>Financement</strong> : L’ECLJ est financé principalement par l’ACLJ, qui lève des millions de dollars auprès de donateurs évangéliques américains. En 2019, l’ACLJ a versé plus d’un million de dollars à l’ECLJ.</li>
</ul>
<p><strong>Leur lobbying anti-avortement</strong></p>
<p>L’ECLJ mène une <strong>campagne agressive</strong> contre l’IVG en Europe, en organisant des conférences, en publiant des rapports, et en intervenant devant la <strong>Cour européenne des droits de l’homme (CEDH)</strong>. Leur stratégie repose sur :</p>
<ul>
<li><strong>La manipulation des témoignages</strong> : Lors d’une conférence au Parlement européen en octobre 2025, l’ECLJ a invité des femmes à raconter leur « souffrance post-avortement », en citant une étude IFOP de 2020 selon laquelle <strong>92 % des femmes déclareraient que l’avortement laisse des traces difficiles à vivre</strong>. Pourtant, cette étude est <strong>contestée par la communauté scientifique</strong> pour son manque de rigueur méthodologique.</li>
<li><strong>La promotion de politiques natalistes</strong> : L’ECLJ vante les politiques de la Hongrie ou de l’Italie, où des aides financières sont accordées aux familles, mais <strong>sans garantir l’autonomie des femmes</strong>. Leur objectif : <strong>supprimer le financement européen des programmes pro-IVG</strong> et rediriger ces fonds vers des « alternatives à l’avortement ».</li>
<li><strong>L’influence sur les députés européens</strong> : Lors de leur conférence, huit députés européens (dont des membres du PPE et de l’ECR) ont soutenu leurs positions, montrant leur <strong>capacité à influencer les institutions</strong>.</li>
</ul>
<p><strong>Un discours trompeur et dangereux</strong></p>
<p>L’ECLJ présente l’avortement comme un « piège idéologique » et un « acte toujours traumatisant ». Pourtant, <strong>les données de l’OMS et de l’Académie américaine de pédiatrie</strong> montrent que la majorité des femmes ressentent un <strong>soulagement</strong> après un avortement, surtout lorsque la décision est libre et accompagnée. Leur rhétorique vise à <strong>culpabiliser les femmes</strong> et à <strong>restreindre leurs droits</strong>, sous couvert de « protection de la vie ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>c) L’IVG, un droit fondamental reconnu par l’Union européenne</u></strong></p>
<p>L'<strong>Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) est un droit fondamental</strong>, protégé par la <strong>Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne</strong> et par la jurisprudence européenne.</p>
<p><strong>Les bases juridiques</strong></p>
<ol>
<li><strong>Dignité humaine (Article 1)</strong> : Le droit à l’autonomie corporelle est un pilier de la dignité. De même que forcer une femme à avorter alors qu’elle ne le souhaite pas, forcer une femme à poursuivre une grossesse non désirée est une <strong>violation de son intégrité physique et mentale</strong>.</li>
<li><strong>Droit à l’intégrité physique et mentale (Article 3)</strong> : L’IVG protège les femmes des risques liés aux grossesses non désirées ou aux avortements clandestins.</li>
<li><strong>Respect de la vie privée (Article 7)</strong> : La décision d’avorter relève de la sphère intime. La <strong>Cour européenne des droits de l’homme (CEDH)</strong> a confirmé à plusieurs reprises que l’accès à l’IVG est un <strong>droit protégé</strong> (arrêt <em>Tysiącz v. Pologne</em>, 2007).</li>
<li><strong>Égalité entre les sexes (Article 23)</strong> : Refuser l’IVG aggrave les inégalités, en limitant l’autonomie des femmes.</li>
<li><strong>Non-discrimination (Article 21)</strong> : Les restrictions à l’IVG discriminent les femmes précaires, qui n’ont pas les moyens de se rendre à l’étranger.</li>
<li><strong>Droit à la santé (Article 35)</strong> : L’OMS considère l’IVG comme un <strong>service de santé essentiel</strong>. Les pays où l’avortement est légal ont des <strong>taux de mortalité maternelle plus bas</strong>.</li>
</ol>
<p><strong>Une reconnaissance internationale</strong></p>
<ul>
<li>Die <strong>CEDAW (Convention sur l’élimination des discriminations à l’égard des femmes)</strong> encourage les États à garantir l’accès à l’IVG.</li>
<li>L'<strong>OMS</strong> souligne que la légalisation de l’IVG réduit la mortalité maternelle de <strong>70 %</strong>.</li>
</ul>
<p><strong>Schlussfolgerung</strong> : L’IVG n’est pas un « privilège », mais un <strong>droit humain fondamental</strong>, protégé par le droit européen et international.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>d) Contre-arguments aux idées de l’ECLJ : la réalité scientifique et juridique</u></strong></p>
<p>L’ECLJ utilise des <strong>arguments émotionnels et biaisés</strong> pour discréditer l’IVG. Voici pourquoi leurs thèses sont <strong>infondées</strong> :</p>
<ol>
<li><strong> « L’avortement est toujours traumatisant »</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Réalité</strong> : Les études sérieuses (OMS, <em>Social Science &amp; Medicine</em>, 2018) montrent que <strong>le soulagement est plus fréquent que le regret</strong>. La souffrance post-avortement est souvent liée à la <strong>stigmatisation sociale</strong>, pas à l’acte en soi.</li>
<li><strong>Biais méthodologique</strong> : Les études citées par l’ECLJ (comme celle de l’IFOP) sont <strong>non représentatives</strong> et <strong>orientées</strong>. Une méta-analyse de 2018 conclut que les femmes qui avortent n’ont <strong>pas plus de risques de problèmes de santé mentale</strong> que celles qui mènent une grossesse non désirée à terme.</li>
</ul>
<ol start="2">
<li><strong> « L’avortement nie les droits de l’enfant à naître »</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Réalité juridique</strong> : Le droit international (CEDH, Convention de New York) <strong>ne reconnaît pas de personnalité juridique au fœtus avant la naissance</strong>. La Cour européenne a rappelé que <strong>l’autonomie de la femme prime</strong> (<em>A, B et C c. Irlande</em>, 2010).</li>
<li><strong>Approche graduelle</strong> : Les législations européennes (France, Belgique, Allemagne) reconnaissent des droits croissants au fœtus <strong>sans nier ceux de la femme</strong>.</li>
</ul>
<ol start="3">
<li><strong> « Les mouvements pro-choix minimisent la souffrance des femmes »</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Réalité</strong> : Les mouvements pro-choix <strong>ne nient pas la complexité</strong> de l’avortement, mais défendent le droit des femmes à <strong>décider sans stigmatisation</strong>. Les pays où l’IVG est légale et accompagnée (Pays-Bas, Suède) ont <strong>moins de complications et de regrets</strong> que ceux où elle est restreinte.</li>
</ul>
<ol start="4">
<li><strong> « Il faut financer des alternatives à l’IVG »</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Réalité</strong> : Les politiques de soutien à la famille (allocations, congés parentaux) sont <strong>nécessaires, mais insuffisantes</strong>. En Pologne, où l’IVG est très restreinte, le nombre d’avortements clandestins reste élevé.</li>
<li><strong>Biais méthodologique </strong>: Réduire le recours à l’IVG passe par trois piliers différents : a) <strong>l’éducation sexuelle, b) l’accès à la contraception, et c) des politiques sociales fortes</strong> (logement, emploi, garde d’enfants).</li>
</ul>
<ol start="5">
<li><strong> « L’argent public ne doit pas financer l’avortement »</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Réalité</strong> : L’UE ne peut imposer une politique unique, mais elle doit garantir <strong>l’accès aux soins</strong>. Les fonds européens financent des programmes de <strong>santé reproductive globale</strong>, qui réduisent le nombre d’IVG.</li>
</ul>
<p><strong>Schlussfolgerung</strong> : Les arguments de l’ECLJ reposent sur des <strong>données sélectives, des interprétations juridiques biaisées, et une vision moralisatrice</strong> de la sexualité. Leur objectif : <strong>restreindre les droits des femmes</strong> sous couvert de « protection de la vie ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>e) La décision d’avorter appartient aux femmes, pas aux clergés ou aux partenaires</u></strong></p>
<p>L’autonomie corporelle est un <strong>droit inaliénable</strong>. Voici pourquoi la décision d’avorter doit revenir <strong>uniquement à la femme enceinte</strong> :</p>
<ol>
<li><strong> Autonomie corporelle : un principe fondamental</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Droit international</strong> : La Déclaration universelle des droits de l’homme (Article 3) protège <strong>l’intégrité physique et la liberté individuelle</strong>. Une grossesse impose des <strong>changements physiques, psychologiques et sociaux majeurs</strong> à la femme.</li>
<li><strong>Responsabilité exclusive</strong> : Les risques (complications, mortalité maternelle) et les conséquences (charge mentale, responsabilité parentale) pèsent <strong>uniquement sur la femme</strong>.</li>
</ul>
<ol start="2">
<li><strong> Le rôle des hommes : soutien, pas décision</strong></li>
</ol>
<ul>
<li>Les hommes peuvent <strong>exprimer leur opinion</strong>, mais <strong>ne peuvent pas décider</strong> à la place des femmes.</li>
<li><strong>Exemple</strong> : En France, la loi Veil (1975) a reconnu que « aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement », mais que <strong>l’interdire aggrave les souffrances</strong>.</li>
</ul>
<ol start="3">
<li><strong> Critique de l’ingérence religieuse</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Biais bibliques</strong> : Les textes sacrés (Bible, Coran) ont été écrits dans des <strong>contextes patriarcaux</strong>. Par exemple, l’Ancien Testament ne traite pas de l’avortement sous l’angle du consentement ou du droit de la femme, mais plutôt comme un dommage patrimonial au mari.</li>
<li><strong>Contrôle historique</strong> : Les institutions religieuses ont souvent servi à <strong>contrôler la sexualité des femmes</strong>, limitant leur liberté au nom d’une morale imposée.</li>
</ul>
<ol start="4">
<li><strong> Égalité et justice sociale</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Inégalités aggravées</strong> : Interdire l’avortement pénalise les femmes pauvres, qui n’ont pas les moyens de voyager à l’étranger.</li>
<li><strong>Exemple</strong> : Aux États-Unis, après l’annulation de <em>Roe v. Wade</em>, les avortements clandestins ont augmenté dans les États restrictifs.</li>
</ul>
<p><strong>Schlussfolgerung</strong> : La décision d’avorter est une <strong>question de dignité, de liberté et de justice</strong>. Les femmes doivent pouvoir choisir <strong>sans ingérence religieuse ou masculine</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>f) Les dogmes religieux : des hypothèses invérifiables, pas des vérités universelles</u></strong></p>
<p>Les arguments de l’ECLJ reposent sur des <strong>dogmes religieux</strong>, qui sont des <strong>hypothèses non prouvées</strong>, pas des faits scientifiques.</p>
<ol>
<li><strong> Les dogmes : des affirmations non falsifiables</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Absence de preuve empirique</strong> : Aucune preuve ne confirme l’existence d’un dieu ou d’une révélation divine. Les croyants invoquent la « foi », ce qui place ces croyances <strong>hors du champ de la raison</strong>.</li>
<li><strong>Charge de la preuve</strong> : En logique, c’est à celui qui affirme l’existence de Dieu d’en apporter la preuve (<em>rasoir d’Ockham</em>).</li>
</ul>
<ol start="2">
<li><strong> Les textes sacrés : des œuvres humaines, pas des paroles divines</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Contexte historique</strong> : La Bible et le Coran ont été écrits par des hommes, dans des <strong>sociétés patriarcales et esclavagistes</strong>. Leurs lois reflètent les <strong>normes de leur époque</strong>, pas une morale universelle.</li>
<li><strong>Erreurs factuelles</strong> : Ces textes contiennent des descriptions du monde <strong>aujourd’hui réfutées par la science</strong> (Terre plate, créationnisme).</li>
</ul>
<ol start="3">
<li><strong> La séparation de l’État et des églises : une nécessité pour la coexistence pacifique</strong></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Neutralité de l’État</strong> : Dans une société pluraliste, <strong>imposer des dogmes religieux</strong> à tous est injuste. La séparation de l’État et des églises garantit que les lois soient fondées sur <strong>la raison et le débat démocratique</strong>, pas sur des révélations contestables.</li>
<li><strong>Principe</strong> : La séparation de l’État et des églises permet à chacun de vivre selon ses convictions <strong>sans les imposer aux autres</strong>.</li>
</ul>
<p><strong>Schlussfolgerung</strong> : Les dogmes religieux sont des <strong>constructions culturelles</strong>, pas des vérités universelles. Ils ne doivent pas dicter les lois d’une société laïque.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>g) La tolérance à double sens : les laïcs ne censurent pas l’ECLJ</u></strong></p>
<p>Contrairement à l’ECLJ, qui cherche à <strong>imposer ses valeurs religieuses</strong> à tous, les défenseurs de la laïcité <strong>ne demandent pas l’interdiction des dogmes chrétiens</strong>. Ils demandent simplement que :</p>
<ul>
<li>Les croyances religieuses restent dans la sphère privée.</li>
<li>Les lois soient fondées sur des principes universels (droits humains, égalité, science), pas sur des dogmes.</li>
</ul>
<p><strong>Exemple</strong> : Personne n’empêche l’ECLJ d’enseigner ses croyances, mais personne ne peut <strong>imposer</strong> ces croyances à ceux qui ne les partagent pas.</p>
<p><strong>Schlussfolgerung</strong> : La vraie tolérance, c’est <strong>accepter que chacun vive selon ses convictions, sans les imposer aux autres</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: center"><strong><u>Résumé des arguments de l’AEPL</u></strong></h3>
<p>Voici pourquoi l’IVG doit rester un droit fondamental en Union Européenne :</p>
<ol>
<li><strong>« My Voice, My Choice »</strong> : Une Initiative Citoyenne Européenne historique, portée par 300 organisations, pour garantir l’accès à un avortement <strong>sûr, légal et financé</strong> dans toute l’UE. <strong>Plus d’un million de signatures</strong> ont forcé la Commission européenne à se prononcer d’ici mars 2026.</li>
<li><strong>L’ECLJ, un lobby anti-avortement dangereux</strong> : Financé par des donateurs évangéliques américains, ce groupe utilise des <strong>témoignages biaisés</strong>, des <strong>études non scientifiques</strong>, et une <strong>stratégie d’influence</strong> auprès des députés européens pour restreindre l’IVG. Leur objectif : <strong>supprimer le financement public de l’avortement</strong> et imposer des politiques natalistes coercitives.</li>
<li><strong>L’IVG, un droit protégé par l’UE</strong> : La Charte des droits fondamentaux de l’UE reconnaît l’IVG comme un droit lié à la <strong>dignité</strong>, l’<strong>autonomie corporelle</strong>, la <strong>vie privée</strong>, et la <strong>santé</strong>. La CEDH et l’OMS confirment que <strong>légaliser l’IVG sauve des vies</strong>.</li>
<li><strong>Les arguments de l’ECLJ sont infondés</strong> :</li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Faux</strong> : L’avortement serait « toujours traumatisant ». <strong>Réalité</strong> : La majorité des femmes ressentent un soulagement (OMS, 2021).</li>
<li><strong>Faux</strong> : L’IVG « nie les droits du fœtus ». <strong>Réalité</strong> : Le droit international protège d’abord l’autonomie de la femme (CEDH, 2010).</li>
<li><strong>Faux</strong> : Les seules « politiques de soutien aux familles » suffiraient. <strong>Réalité</strong> : Sans éducation sexuelle et accès à la contraception, ces politiques échouent (ex. : Pologne).</li>
</ul>
<ol start="5">
<li><strong>La décision appartient aux femmes, pas aux clergés</strong> : L’autonomie corporelle est un <strong>droit humain</strong>. Les textes religieux, écrits dans des sociétés patriarcales, <strong>ne peuvent pas dicter les lois</strong> d’une Europe laïque.</li>
<li><strong>Les dogmes religieux ne sont pas des vérités scientifiques</strong> : Ils reposent sur des <strong>hypothèses invérifiables</strong>. Une société démocratique doit fonder ses lois sur <strong>la raison, pas sur la foi</strong>.</li>
<li><strong>La tolérance, ça marche dans les deux sens</strong> : Les laïcs ne demandent pas l’interdiction des croyances de l’ECLJ, mais refusent que celles-ci <strong>s’imposent à tous</strong>.</li>
</ol>
<p style="text-align: left">Guy T&rsquo;hooft, Past Président de l&rsquo;AEPL</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> <a href="https://genethique.org/author/gregor-puppinck">https://genethique.org/author/gregor-puppinck</a><br />
<a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Le monde diplomatique, « Évangéliques en France, chronique d’un essor politique », décembre 2024.</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/de/pladoyer-fur-die-grundfreiheit-davor-gegen-die-freiheitsfeindlichen-ideen-des-leclj/">Plaidoyer pour la liberté fondamentale d’avorter (Contre les idées liberticides de l&rsquo;ECLJ)</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Logement dans l&#8217;UE : Stratégies pour les personnes, les familles et les jeunes générations</title>
		<link>https://aepl.eu/de/wohnen-in-lue-strategien-fur-menschen-familien-und-junge-generationen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Fri, 20 Jun 2025 10:03:51 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=968</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mitteilung vom 4. Juni 2025 an das Europäische Parlament Ich bin hier auf Anfrage der European Free Thought Association [EFTA] als Experte für Wohnraumförderung und als Vorsitzender des Vereins Solidarité Logement. Solidarität Wohnen...</p>
<p>The post <a href="https://aepl.eu/de/wohnen-in-lue-strategien-fur-menschen-familien-und-junge-generationen/">Logement dans l&rsquo;UE : Stratégies pour les personnes, les familles et les jeunes générations</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Communication du 4 juin 2025 au Parlement Européen</p>
<p>Je suis ici à la demande de l’<strong>Association européenne de la pensée libre</strong> [AEPL] en tant qu’<strong>expert pour l’aide au logement</strong>, et en tant que président de l’association <strong>Solidarité Logement</strong>.</p>
<p>Solidarité Logement est une ASBL de droit belge créée en 2009. Elle vise à fournir du logement à <strong>deux publics-cibles bien en ligne avec la problématique de ce jour</strong> :</p>
<ul>
<li>die <strong>jeunes de 16 à 25 ans</strong> qui vivent des transitions difficiles vers l’autonomie, souvent en rupture de lien familial, fragilisés et sans ressources ; et</li>
<li>die<strong> femmes isolées</strong>, avec ou sans enfants, pour lesquelles cette précarité et cette vulnérabilité sont encore accrues lorsqu’elles ont subi des violences physiques et psychologiques.</li>
</ul>
<p>La véritable spécificité de notre association est de <strong>littéralement créer du logement</strong> pour ces bénéficiaires. A ce propos, laissez-moi ouvrir une parenthèse pour dire combien j’abonde dans le sens de Mr Gonçalvez qui est intervenu sans le premier panel et qui insiste sur la rénovation du parc immobilier existant, insalubre et/ou non occupé, en opposition à la construction de nouveaux bâtiments.  En 15 ans d’existence nous avons créé plus de 50 unités de logement pour plus ou moins 200 bénéficiaires par an. Une fois les unités de logement mises à disposition, nous travaillons avec des associations spécialisées pour l’accompagnement de nos bénéficiaires. Le choix de ces bénéficiaires se fait selon des <strong>critères éthiques et de totale neutralité</strong>.</p>
<p>Notre association étant active uniquement en Belgique, j’ai recueilli des informations à plusieurs sources afin de mettre notre intervention de ce jour au niveau de l’Union européenne. Une de ces sources se trouve être un document émis par la Commission européenne l’année dernière.</p>
<p>Il s’agit de :</p>
<p><strong>Social Housing and beyond.</strong></p>
<p><em>An operational toolkit on the use of EU funds for investments in social housing and associated services”.</em></p>
<p>Ce document publié sous l’égide de Nicolas SCHMIT, alors Commissaire européen pour l’emploi et les droits sociaux, est très complet et insiste sur <strong>l’importance des services associés à la dynamique du logement social</strong>. Il pose un constat très utile pour le débat de ce jour. On pourrait le résumer comme suit :</p>
<ul>
<li>Les prix de l’immobilier dans l’Union européenne ont monté de 48% entre 2010 et 2023,</li>
<li>Les loyers pour leur part de 23%,</li>
<li>En 2022, 8.7% de la population de l’Union dépensait 40% (voire plus) de leurs revenus pour leur logement,</li>
<li>En même temps, l’inflation et les taux d’intérêts qui remontent ont eu un impact considérable sur les loyers et les prêts hypothécaires,</li>
<li>Des logements impayables ont à leur tour un impact sur l’insertion sociale et sur la participation à l’éducation et au marché du travail.</li>
</ul>
<p>Si la responsabilité première des politiques d’investissement dans le logement social abordable revient aux états membres, il n’en est pas moins vrai que la politique et les instruments de financement de l’Union ont un impact non négligeable sur l’écosystème du logement en général et du logement social en particulier.</p>
<p>Le document précité présente toute une panoplie de mesures visant à promouvoir le logement social et abordable pour la période 2021 – 2027. Pour ce faire, il passe en revue l’ensemble des fonds de l’Union  visant à supporter les investissements dans le logement social et les services associés sur cette période. <strong>On ne peut certainement pas dire que l’Union prend le sujet à la légère</strong> : entre le Fond européen de développement régional et le Fond Asile, migration et intégration pas moins de 9 plans et programmes entrent directement ou indirectement en compte pour la problématique qui nous occupe. Ces fonds et programmes sont tous financés par le budget de l’Union mais se distinguent par leur mode de management. Ces derniers sont de trois types :</p>
<ul>
<li>le management direct : le financement de l’Union est géré directement par la Commission européenne,</li>
<li>le management partagé : la Commission et les autorités nationales gèrent conjointement le financement ; et enfin</li>
<li>le management indirect : le financement est géré par des organisations partenaires ou d’autres autorités au sein ou en dehors de l’Union.</li>
</ul>
<p>Dans un second temps, ce document analyse par le détail pas moins de 19 projets et actions qui ont été réalisés dans le cadre du programme 2014-2020 mais dont certains sont encore en cours d’implémentation ou d’expansion. Ce qui a retenu notre attention c’est que ces projets ont été catégorisés selon deux axes :</p>
<ul>
<li>l’approche basée sur la <strong>localisation géograhique</strong>: le focus est plutôt mis sur l’aspect territorial ;</li>
<li>l’approche basée sur la personne : le focus est placé sur un <strong>groupe-cible</strong> bien spécifique.</li>
</ul>
<p>Il ressort de notre expérience sur le terrain que les deux principaux facteurs de succès de notre action –outre bien sûr la création de logements- sont :</p>
<ul>
<li>le fait de se concentrer délibérément sur <strong>un</strong> <strong>public-cible bien défini</strong>. En effet, la précarité étant partout et de tous ordres, il convient impérativement de rester dans l’objet social que l’on s’est donné ; et</li>
<li><strong>l’accompagnement des bénéficiaires jusqu’à l’autonomie totale, par des associations spécialisées</strong> dans ce même public de bénéficiaires (jeunes en difficultés, femmes, seules, migrants, MENA, …). Cela a été dit tout à l’heure par le Commissaire Brunner mais il est important de répéter encore et encore que le logement social ne s’arrête pas à la brique.</li>
</ul>
<p>Pour illustrer ce propos, je prendrais un des 19 projets mentionnés ci-dessus. Il s’agit d’un projet réalisé à <strong>Anvers en 2017-2019</strong>. Il s’agit de la co-habitation de jeunes réfugiés non accompagnés, plus particulièrement ceux qui atteignent l’âge adulte (17-22 ans) et perdent de ce fait le logement qui leur était attribué en tant que mineurs. Cette opération fut un grand succès (75 unités de co-habitation à un loyer moyen de €250 pour une durée de 1 à 3 ans) parce que –entre autres- :</p>
<ul>
<li>le projet allait plus loin que le logement pur : co-habitation avec des jeunes flamands d’Anvers, éducation et cours de langue, networking social, conseil psychologique, et accès à l’emploi ;</li>
<li>il était encadré par nombre d’associations locales reconnues et actives dans les secteurs d’autonomisation mentionnés ci-dessus.</li>
</ul>
<p>A notre sens, ce projet pourrait être pris comme projet-type pour l’avenir car il rassemble tous les facteurs de succès.</p>
<p>Je tiens à préciser que notre association n’était pas partie prenante de ce projet.</p>
<p>En guise de conclusion, et peut être aurais-je dû commencer mon intervention par-là, si nous sommes toutes et tous égaux devant la loi (je vous rappelle la convention européenne des droits de l’homme), il n’en va clairement pas de même face au logement. <strong>Tâchons tous ensemble de réduire cette inégalité.</strong></p>
<p>Merci pour votre attention,</p>
<p>Didier Giblet</p>
<p>Président de Solidarité Logement</p>
<p>Expert logement pour l’AEPL</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/de/wohnen-in-lue-strategien-fur-menschen-familien-und-junge-generationen/">Logement dans l&rsquo;UE : Stratégies pour les personnes, les familles et les jeunes générations</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Was die Europäische Kommission im Jahr 2025 vorschlägt (CWP 2025)</title>
		<link>https://aepl.eu/de/was-die-europaische-kommission-im-jahr-2025-vorschlagt-cwp-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Thu, 10 Apr 2025 09:44:58 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=965</guid>

					<description><![CDATA[<p>"Jedes Jahr verabschiedet die Kommission ihr Arbeitsprogramm, in dem sie neue politische Maßnahmen und Gesetzesinitiativen auflistet, die sie der Legislativ- und Haushaltsbehörde vorschlagen wird....</p>
<p>The post <a href="https://aepl.eu/de/was-die-europaische-kommission-im-jahr-2025-vorschlagt-cwp-2025/">Ce que propose la Commission européenne en 2025 (CWP 2025)</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;">"Gemeinsam vorankommen: Eine kühnere, einfachere und schnellere Union".</p>
<p style="font-weight: 400;">Jedes Jahr verabschiedet die Kommission ihr Arbeitsprogramm, das die neuen politischen Maßnahmen sowie die Gesetzesinitiativen auflistet, die sie der Legislativ- und Haushaltsbehörde , dem Europäischen Parlament und dem Rat, im Laufe des Jahres vorschlagen wird. Dieses Arbeitsprogramm zeigt, wie die politischen Leitlinien und die Auftragsschreiben, die Präsidentin von der Leyen an jedes Mitglied des Kommissionskollegiums geschickt hat, im ersten Jahr umgesetzt werden sollen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Dieses Programm wird am 11. Februar 2025 verabschiedet und anschließend dem Europäischen Parlament auf seiner Plenartagung und dem Rat für Allgemeine Angelegenheiten vorgelegt. Auf der Grundlage dieses Arbeitsprogramms und der Prioritäten der anderen Institutionen erstellen das Europäische Parlament, der Rat und die Kommission eine gemeinsame Erklärung zu den legislativen Prioritäten der Europäischen Union (EU) für 2025 sowie gemeinsame Schlussfolgerungen zu diesen Prioritäten.</p>
<p style="font-weight: 400;">In diesem Jahr wird sich die Kommission vor allem auf :</p>
<ol>
<li><strong>Nachhaltiger Wohlstand und Wettbewerbsfähigkeit ;</strong></li>
<li><strong>Stärkung der Verteidigung und der Sicherheit ;</strong></li>
<li><strong>Menschen unterstützen und unsere Gesellschaften und unser Sozialmodell stärken ;</strong></li>
<li><strong>Unsere Lebensqualität erhalten ;</strong></li>
<li><strong>Die Demokratie schützen und unsere Werte verteidigen ;</strong></li>
<li><strong>Seine Macht und seine Partnerschaften weltweit nutzen ;</strong></li>
<li><strong>Unsere Union auf die Zukunft vorbereiten.</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Das Arbeitsprogramm ist das Ergebnis einer engen Zusammenarbeit zwischen dem Europäischen Parlament, den Mitgliedsstaaten und dem Rat sowie den beratenden Gremien der EU (Ausschuss der Regionen und Wirtschafts- und Sozialausschuss). Es untersucht die Bereiche, in denen die Kommission neue Initiativen vorlegen, anhängige Vorschläge zurückziehen und das geltende EU-Recht überprüfen wird.</p>
<p style="font-weight: 400;">In diesem Jahr ist das Programm stark auf die <strong>Vereinfachung</strong>. Die Kommission will die EU-Vorschriften vereinfachen, ihre Umsetzung erleichtern und den Verwaltungsaufwand verringern. Das Arbeitsprogramm wird übrigens von einer Mitteilung begleitet, die Ziele und Instrumente enthält, um diese Belastung durch Vorschriften zu verringern und schnelle und deutliche Verbesserungen für Bürger und Unternehmen, insbesondere für kleine und mittlere Unternehmen (KMU), zu erreichen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Die Kommission legt drei Reihen von Omnibusvorschlägen vor, die verschiedene Rechtsakte vereinfachen, sowie eine Rekordzahl von Initiativen, die eine starke Vereinfachungsdimension aufweisen. Erstere werden dazu beitragen, das Ziel einer Verringerung der Verwaltungslasten um mindestens 25 % und um mindestens 35 % für KMU zu erreichen. Sie beinhalten auch einen jährlichen Plan für Qualitätsbewertungen und -überprüfungen, um die Kontinuität der Vereinfachung und Verringerung der Belastungen zu gewährleisten.</p>
<p style="font-weight: 400;">Die beiden folgenden Omnibusvorschläge werden sich mit der Vereinfachung von Investitionen befassen; der dritte Vorschlag wird die Vereinfachung der Meldepflichten für kleine Unternehmen mit mittlerer Kapitalisierung sowie die Abschaffung der Papierform zum Gegenstand haben.</p>
<p style="font-weight: 400;">Für die GAP, die Gemeinsame Agrarpolitik, wird ein Paket von Vereinfachungsmaßnahmen vorgeschlagen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Im Arbeitsprogramm der Kommission werden 51 neue politische Initiativen und 18 Legislativvorschläge vorgeschlagen, von denen 11 eine erhebliche Vereinfachungsdimension aufweisen. Ein Bestand von 123 früheren Vorschlägen bleibt dem Parlament und dem Rat zur Prüfung vorliegen , 41 werden jedoch zurückgezogen, da sie überholt sind oder keine Aussicht auf Annahme haben.</p>
<p style="font-weight: 400;">Die wichtigsten Prioritäten des Arbeitsprogramms sind folgende:</p>
<ol>
<li><strong>Gewährleistung von nachhaltigem Wohlstand und Wettbewerbsfähigkeit</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Dieses Ziel umfasst zahlreiche Initiativen und Gesetzesvorschläge, die im Folgenden genannt werden.</p>
<p style="font-weight: 400;"><em><u>Der Kompass der Wettbewerbsfähigkeit</u></em> bereits vorgeschlagen wurde, zielt darauf ab, die strukturellen Probleme anzugehen, die die Wettbewerbsfähigkeit Europas beeinträchtigen: ein instabiles globales Umfeld, das durch unfairen Wettbewerb, schwache Lieferketten, steigende Energiekosten, einen Mangel an Arbeitskräften und Qualifikationen und einen begrenzten Zugang zu Kapital gekennzeichnet ist.</p>
<p style="font-weight: 400;"><em><u>Eine Strategie zur Modernisierung des Binnenmarkts</u></em> wird vorgeschlagen, um die grenzüberschreitende Bereitstellung von Waren und Dienstleistungen sowie eine gerechte und effektive Mobilität der Arbeitskräfte zu erleichtern.</p>
<p style="font-weight: 400;"><em><u>Der Pakt für eine proaktive Industrie</u></em>pre, ebenfalls bereits vorgeschlagen, ist das Herzstück des Projekts zur Dekarbonisierung, Nachhaltigkeit und Wettbewerbsfähigkeit. Es wird dazu beitragen, die Ziele des Grünen Pakts für Europa zu erreichen. Parallel dazu <em><u>einen Aktionsplan, um Energie erschwinglicher zu machen</u></em>für Europa wird ebenfalls vorgeschlagen.  Dies wird einen neuen Rahmen für die <em><u>staatliche Beihilfen</u> </em>und wird die Investitionen in saubere Energien verstärken. Ein Fahrplan wird Folgendes zum Ziel haben <em><u>den russischen Energieimporten ein Ende setzen</u></em>. Die Kommission wird außerdem vorstellen <em><u>ein hinweisendes Nuklearprogramm 2025</u></em> und einen Strategieplan für kleine modulare Reaktoren (Small Modular Reactor, SMP), um die beschleunigte Einführung dieser Reaktoren zu unterstützen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ein Aktionsplan ist vorgesehen, um <em><u>die chemische Industrie mit einer gezielten Überarbeitung der geltenden Vorschriften ( REACH-Verordnung) mit dem Ziel, diese zu vereinfachen. </u></em></p>
<p style="font-weight: 400;">Ein Masterplan wird vorgeschlagen, um Fortschritte in Richtung einer <em><u>Spar- und Investitionsunion </u></em>und einen Binnenmarkt für Kapital schaffen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Die Kommission wird sich auch darum bemühen, das Potenzial von Daten und <em><u>Künstliche Intelligenz (KI)</u></em> und wird eine Strategie zur Stimulierung <em><u>Biotechnologie. </u></em>Außerdem wird sie einen Investitionsplan vorlegen, um <em><u>nachhaltiger Verkehr </u></em>einschließlich eines strategischen Rahmens zur Unterstützung der Produktion des nachhaltigen Kraftstoffvertriebs .</p>
<p style="font-weight: 400;">Die Gesetzgebung über <em><u>digitale Netzwerke</u></em> und über die Entwicklung von <em><u>Cloud Computing</u></em> wird ebenfalls vorgestellt.</p>
<p style="font-weight: 400;">Mit <em><u>die Quantenstrategie</u></em> der EU, auf die eine Quantenverordnung folgen wird, sollte die weltweit führende Position in diesem kritischen Bereich beibehalten werden, insbesondere mit der Strategie zur Stärkung der europäischen Kapazitäten für <em><u>Forschung und Entwicklung im Bereich der Quantentechnologie</u></em>Sie können auch Geräte und Systeme herstellen, die darauf basieren.</p>
<p style="font-weight: 400;">Mit dem <em><u>Europäisches Unternehmensportfolio (European Business Wallet)</u></em> der Austausch zwischen Unternehmen und mit öffentlichen Verwaltungen dürfte neue Geschäftsmöglichkeiten freisetzen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Schließlich wird die Kommission vorstellen <em><u>eine Gesetzgebung über den Weltraum</u></em> um die Vorteile der Weltraumwirtschaft optimal zu nutzen.</p>
<ol start="2">
<li><strong>Stärkung der Sicherheit und Verteidigung</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Was das Europa der Verteidigung betrifft, so wird es angesichts der russischen Drohung, seine Ansprüche über die Ukraine hinaus auszudehnen, um die beim Zerfall der ehemaligen Sowjetunion verlorenen Stücke wieder zusammenzufügen, dringend notwendig.</p>
<p style="font-weight: 400;">Dieser neue Bereich für die Verteidigung, Gegenstand des <em><u>Weißbuch über die Zukunft des Europas der Verteidigung,</u></em> der kürzlich von der Kommission vorgelegt wurde, um eine umfassende Konsultation über die Schaffung eines europäischen Rahmens für den Investitionsbedarf im Verteidigungsbereich einzuleiten, wird von mehreren anderen Vorschlägen im Bereich der Sicherheit begleitet: einer Strategie für die <em><u>Vorbereitung der EU auf Krisen</u></em> ; eine Strategie zur Vorbereitung von Maßnahmen zur Bewältigung der  <em>Bedrohungen der öffentlichen Gesundheit</em> ; um unsere Abhängigkeit von externen Lieferungen zu verringern <em><u>kritische Medikamente</u></em> ; für die <em><u>Bestandsaufbau</u></em> dieser Medikamente; für <em><u>den Waffen- und Drogenhandel bekämpfen,</u></em> ; zur Verbesserung der <em><u>Cybersicherheit</u></em> Krankenhäuser ; <em><u>Unterwasserkabel schützen</u></em> von Telekommunikation; ...</p>
<p style="font-weight: 400;">Darüber hinaus wird die Kommission ihre Bemühungen fortsetzen, um <em><u>den Pakt über Migration und Asyl umsetzen</u></em>Die Regierung des Vereinigten Königreichs hat eine Reihe von Maßnahmen ergriffen, um die Rückkehr illegaler Einwanderer zu ermöglichen.</p>
<ol start="3">
<li><strong>Menschen unterstützen und unsere Gesellschaften und unser Sozialmodell stärken</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Die Kommission wird weiterhin die soziale Gerechtigkeit stärken, mit <em><u>ein neuer Aktionsplan</u></em> für die Umsetzung <em><u>des Europäischen Sockels sozialer Rechte</u></em> ;  <em><u>die Union der Kompetenzen</u></em> wird sich mit dem Qualifikations- und Arbeitskräftemangel befassen und sicherstellen, dass die Unternehmen Zugang zu den qualifizierten Arbeitskräften haben, die sie benötigen, um ihre Produktivität und Wettbewerbsfähigkeit zu steigern. Sie wird auch dafür sorgen, dass die Systeme der allgemeinen und beruflichen Bildung über die richtigen Instrumente verfügen, um die Europäer aller Generationen durch hochwertige und integrative Bildung, Ausbildung und lebenslanges Lernen auf eine sich rasch wandelnde Zukunft vorzubereiten, sowie <em><u>hochwertige Arbeitsplätze garantieren</u></em> mit menschenwürdigen Arbeitsbedingungen, hohen Gesundheits- und Sicherheitsstandards und Tarifverhandlungen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Die nächste Agenda des <em><u>Verbraucher 2025-2030</u></em> wird einen neuen Aktionsplan für Verbraucher im Binnenmarkt umfassen, der einen ausgewogenen Ansatz gewährleistet, der die Verbraucher schützt, ohne den Unternehmen übermäßige Verwaltungslasten aufzuerlegen.</p>
<ol start="4">
<li><strong>Unsere Lebensqualität erhalten: Landwirtschaft, Lebensmittelsicherheit, Wasser und Natur</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Europa braucht eine sichere und erschwingliche Versorgung mit hochwertigen lokalen Lebensmitteln, die sozial und ökologisch nachhaltig produziert werden, den Landwirten ein gerechtes und ausreichendes Einkommen bieten, die langfristige Wettbewerbsfähigkeit der europäischen Landwirtschaft sichern und die natürliche Umwelt respektieren und schützen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Auf der Grundlage der Ergebnisse des strategischen Dialogs über die Zukunft der Landwirtschaft in der EU wird die Kommission Folgendes vorlegen <em><u>eine</u></em><em><u> </u></em><em><u>Vision für Landwirtschaft und Ernährung </u></em>um stabile Rahmenbedingungen für Landwirte und eine langfristige Perspektive für Wirtschaftsakteure, einschließlich Landwirten, Fischern, KMU und anderen Akteuren der Lebensmittelkette, zu gewährleisten.</p>
<p style="font-weight: 400;">Die Ozeane und Meere spielen eine wichtige Rolle für den Wohlstand und die Sicherheit Europas, nicht zuletzt aufgrund ihrer einzigartigen Fähigkeit, als größte Kohlenstoffsenke der Welt das Klima zu regulieren. Es ist unerlässlich zu handeln, um die Ozeane zu erhalten, sowohl heute als auch für zukünftige Generationen. <em><u>Die</u></em><em><u> </u></em><em><u>Pakt für die Ozeane</u></em> einen einheitlichen Bezugsrahmen für alle ozeanbezogenen Politiken schaffen und einen umfassenden Ansatz für den Ozean in all seinen Dimensionen festlegen wird.</p>
<p style="font-weight: 400;">Die nachhaltige Bewirtschaftung von Wasser ist eine der größten Herausforderungen, denen sich Europa angesichts der Auswirkungen des Klimawandels gegenübersieht. Überschwemmungen und Dürren werden zur Normalität, wie die tragischen Ereignisse, die Europa in den letzten Jahren heimgesucht haben, zeigen. In Bezug auf <em><u>die</u></em><em><u> </u></em><em><u>Resilienz im Wasserbereich</u></em>Die Kommission schlägt einen Ansatz von der Quelle bis zum Meer und die Berücksichtigung der sehr unterschiedlichen Herausforderungen in den Regionen und Sektoren vor, um sicherzustellen, dass die Wasserquellen ordnungsgemäß bewirtschaftet werden, um Wasserknappheit und Wasserverschmutzung zu bekämpfen und die Wettbewerbsfähigkeit der europäischen Wasserindustrie zu steigern.</p>
<ol start="5">
<li><strong>Der Schutz unserer Demokratie und die Verteidigung unserer Werte werden eine Priorität sein.</strong></li>
</ol>
<p>Eine <em><u>"demokratisches Schild</u></em>" wird entwickelt werden, um auf die sich verändernden Bedrohungen für die Demokratie und die europäischen Wahlprozesse zu reagieren. Die Kommission wird weiterhin die Gleichstellung in alle ihre Politiken integrieren, indem sie von <em><u>neue Strategien</u></em> bezüglich<em><u> LGBTIQ-Personen</u></em> und der Kampf gegen den <em><u>Rassismus</u></em>. Ein Fahrplan für <em><u>die Rechte von Frauen</u></em> wird in Form von Rechten und Grundsätzen das weitere Engagement der europäischen Institutionen definieren.</p>
<ol start="6">
<li><strong>Seine Macht und seine Partnerschaften in der Welt einsetzen</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Außenpolitisch wird die Arbeit für eine stabile und sichere Zukunft des Landes weiterhin Priorität haben.<em><u>'Ukraine </u></em>in einer erweiterten Union zu erarbeiten <em><u>eine Strategie für das Schwarze Meer und einen neuen Pakt für den Mittelmeerraum</u></em> zur Stärkung der regionalen Zusammenarbeit und zur Entwicklung eines neuen <em><u>Strategische Agenda EU-Indien</u></em>.</p>
<ol start="7">
<li><strong>Gemeinsam die Ziele erreichen und unsere Union für die Zukunft rüsten</strong><strong> </strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">In den letzten fünf Jahren hat die Union einen ehrgeizigen Wandel vollzogen und gleichzeitig Generationenkrisen wie die COVID-19-Pandemie und den von Russland geführten Angriffskrieg gegen die Ukraine und die daraus resultierenden wirtschaftlichen Folgen bewältigt. Die EU hat innovative Rechtsvorschriften verabschiedet, um den doppelten Übergang voranzutreiben und unsere Widerstandsfähigkeit zu stärken. Es ist nun von entscheidender Bedeutung, die <em><u>Priorität bei der Umsetzung</u></em> und dafür zu sorgen, dass die Union <em><u>sowohl in finanzieller als auch in institutioneller Hinsicht für die Zukunft gerüstet,</u></em> aufbauend auf einer verstärkten Beziehung zu den EU-Institutionen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Die Kommission wird einen neuen langfristigen EU-Haushalt vorlegen (<em><u>mehrjähriger Finanzrahmen, der 2028 bis 2034 abdeckt</u></em>). Dieser wird besser auf die vereinbarten Prioritäten und Ziele abgestimmt und flexibel auf die Bereiche ausgerichtet, in denen die EU-Maßnahmen am dringendsten benötigt werden. Er wird einfacher und wirkungsvoller funktionieren und den EU-Haushalt besser nutzen, um mehr nationale, private und institutionelle Finanzierungen zu mobilisieren.</p>
<p style="font-weight: 400;">Fast 21 Jahre nach der größten Erweiterungsrunde und mit dem Ziel, die Union durch einen verdienstbasierten Beitrittsprozess zu stärken, müssen wir sicherstellen, dass wir <em><u>bereit für eine erweiterte Union</u></em>. Dank der Lehren, die aus früheren Erweiterungen gezogen wurden, ist die EU nun besser darauf vorbereitet, als Katalysator für Fortschritte zu fungieren und sich mit zunehmender Erweiterung zu vertiefen. Die politischen Überprüfungen im Vorfeld der Erweiterung werden eine detailliertere Bewertung der Folgen und Auswirkungen der Erweiterung auf alle Politikbereiche der EU ermöglichen, Lücken aufzeigen, Maßnahmen präzisieren, mit denen Herausforderungen in Chancen umgewandelt werden können, und Möglichkeiten zur Verbesserung der Governance der EU und ihrer Fähigkeit zum raschen Handeln prüfen, um sicherzustellen, dass die Politik auch in einer erweiterten Union weiterhin wirksame Ergebnisse liefern kann.</p>
<p style="font-weight: 400;">Die <em><u>Kommission</u></em><em><u> </u></em><em><u>wird ihre Beziehungen zum Parlament und zum Rat stärken</u></em>Sie müssen für Transparenz, Rechenschaftspflicht und eine bessere Kommunikation und einen besseren Informationsfluss sorgen. Alle <em><u>Kommissare müssen im Europäischen Parlament anwesend sein, einen Dialog mit den Mitgliedstaaten führen und an Ratsschulungen teilnehmen.</u></em> die ihren Zuständigkeiten entsprechen. Die Kommission wird rasch ein neues Rahmenabkommen mit dem Europäischen Parlament vorschlagen und gleichzeitig die Zusammenarbeit bei Entschließungen des Parlaments, in denen die Vorlage von Legislativvorschlägen auf der Grundlage von Artikel 225 des Vertrags über die Arbeitsweise der Europäischen Union gefordert wird, verstärken und den Rückgriff auf Artikel 122 unter außergewöhnlichen und dringenden Umständen ordnungsgemäß begründen.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Die Stellungnahme der AEPL während des Dialogs mit dem Parlament am 18. März.</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Es ist anzumerken, dass die EFPL im Rahmen des in Art. 17 AEUV vorgesehenen Dialogs die Möglichkeit hatte, sich zu den Prioritäten der Kommission zu äußern. In einem Brief an die für diesen Dialog zuständige VP des EP, Antonella Sberna (Fraktion der Konservativen und Reformisten, Mitglied der Fratelli d'Italia, der Partei von G. Meloni, die in Italien an der Macht ist), heißt es, dass unsere Hauptanliegen derzeit die Wahrung der Demokratie und der Rechtsstaatlichkeit sind, die durch autokratische oder rechtsextreme Regime, die im Aufwind sind, in Frage gestellt werden, die Schaffung eines echten Europas der Verteidigung und der kontrollierte Einsatz von künstlicher Intelligenz und Informationswerkzeugen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ein Beispiel dafür sind die Vereinigten Staaten von Amerika, wo der Präsident von starken (Victor Orban in HU) oder gar diktatorischen Regimen wie Russland fasziniert zu sein scheint, dessen expansionistische oder gar imperialistische Ziele wie die Annexion Grönlands, Kanadas und des Panamakanals er ohne zu zögern kopieren will.</p>
<p style="font-weight: 400;">In den Vereinigten Staaten von Amerika werden eine Reihe von Behörden aufgelöst, entweder um die Werte Vielfalt, Fairness und Inklusion (DEI) zu bekämpfen, die der neue Präsident ablehnt, oder weil sie zu viel Geld kosten, oder weil sie sich gegen Verschwörungstheorien stellen, die z. B. von Impfungen abraten oder den Klimawandel leugnen.  Die Beleidigungen und Drohungen gegenüber nicht von Trump ernannten Richtern, die sich anmaßen, ihn nach dem Gesetz zu beurteilen und gegebenenfalls zu verurteilen; die immer wiederkehrenden Versuche, Journalisten zu diskreditieren und auszuschließen, die es wagen, nach der Wahrheit zu suchen und Falschmeldungen zu überprüfen; die Bewässerung der Wähler (auch der Wähler der rechtsextremen Parteien in Europa, siehe AfD) mit Geldbeträgen. AfD) mit Bergen von Dollars (Elon Musk) .... sind leider Praktiken, die in unseren Mitgliedstaaten ein immer stärkeres Echo finden.</p>
<p style="font-weight: 400;">Es ist daher wichtig und dringend, dass das Europäische Parlament und die Europäische Kommission weiterhin für unsere Gesellschaft und unsere europäischen Werte eintreten, indem sie unsere Bürgerinnen und Bürger so weit wie möglich einbeziehen und überzeugen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Die zweite Priorität, die in diesem Brief zum Ausdruck gebracht wird, nämlich der Aufbau einer echten europäischen Verteidigung mit allen notwendigen Mitteln (strategische Autonomie, massive Unterstützung für die Ukraine, Stärkung unserer technologischen und industriellen Basis, Einführung eines integrierten politischen Kommandos und einer ständigen strukturierten Zusammenarbeit), ist endlich Gegenstand konkreter Fortschritte angesichts der zunehmenden russischen Bedrohungen und der Missachtung durch die merkantilistische Trump-Regierung, deren Unterstützung für die Verteidigung Europas jeden Tag unwahrscheinlicher wird.</p>
<p style="font-weight: 400;">Die dritte Priorität ist die Bekämpfung von Desinformation und Propaganda durch die Verteidigung unserer Gesetze und deren Durchsetzung in den Bereichen Künstliche Intelligenz und Information. Das Netzwerk Twitter , jetzt X, ist ein emblematisches Beispiel für das, was uns die meisten großen amerikanischen Betreiber in diesen Bereichen aufzwingen möchten, indem sie sich schamlos den trumpistischen Dogmen von "Make America Great Again" verschreiben, auf jegliche Kontrolle gefährlicher Inhalte in den Netzwerken verzichten und sich auf die Meinungsfreiheit berufen, dabei aber die Zensur von Tausenden von WEB-Seiten der von Trumps neuer Ideologie angegriffenen Behörden vergessen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Kurzum, die EFLP ruft das Europäische Parlament, den Rat und die Kommission dazu auf, unsere Werte und unsere europäische Lebensweise zu verteidigen, bevor es zu spät ist.</p>
<p>Sind Sie unter Berücksichtigung der auf europäischer Ebene zugewiesenen Kompetenzen der Ansicht, dass dieses Arbeitsprogramm verbessert werden könnte? Zögern Sie nicht, uns dies mitzuteilen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Eric Paradis</p>
<p style="font-weight: 400;">(paradispauleric@gmail.com)</p>
<p style="font-weight: 400;">Administrator, m<span style="font-weight: 400;">Mitglied des Redaktionsausschusses</span></p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/de/was-die-europaische-kommission-im-jahr-2025-vorschlagt-cwp-2025/">Ce que propose la Commission européenne en 2025 (CWP 2025)</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La défense européenne &#8211; Les États Unis d&#8217;Europe &#8211; Appel au Premier Ministre Luxembourgeois</title>
		<link>https://aepl.eu/de/die-europaische-verteidigung-die-vereinigten-staaten-von-europa-aufruf-an-den-luxemburgischen-premierminister/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Sat, 01 Feb 2025 09:35:34 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Correspondance officielle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#8211; PRISE DE POSITION DE L’ASSOCIATION EUROPEENNE DE LA PENSEE LIBRE &#8211; Monsieur le Premier Ministre, Le contexte actuel nécessite de réfléchir à une nouvelle stratégie en matière de Défense et de Souveraineté de l&#8217;UE, qui passerait par la constitution...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>&#8211; PRISE DE POSITION DE L’ASSOCIATION EUROPEENNE DE LA PENSEE LIBRE &#8211;</h3>
<p>Monsieur le Premier Ministre,</p>
<p>Le contexte actuel nécessite de réfléchir à une nouvelle stratégie en matière de <strong><em>Défense</em></strong> et de Souveraineté de l&rsquo;UE, qui passerait par la <strong><em>constitution d&rsquo;États Unis d’Europe</em></strong>.</p>
<p>Le Président finlandais, M. Stubb, n&rsquo;a pas hésité à dire que « les vacances de l&rsquo;Histoire sont terminées » et le premier ministre polonais, M. Tusk, de prévenir que « si l&rsquo;Europe veut survivre, elle doit s&rsquo;armer ».</p>
<p>C’est maintenant que l’Europe doit se donner les moyens de dissuader le président russe de nous agresser (Boussole Stratégique 2030). « Même si nous ne sommes pas en guerre, nous ne sommes pas en paix non plus » a averti le Premier ministre Suédois, M. Kristersson. Nous constatons que les actes de « guerre hybride » s&rsquo;accumulent (endommagements des câbles sous-marins de télécommunication et d&rsquo;alimentation en Mer Baltique).</p>
<p>L’UE semble ne pas avoir bien pris la mesure de la montée des menaces venant notamment de l&rsquo;Est depuis le 24 février 2022. Étant donné que l&rsquo;UE est une association d’États « insuffisamment unis », elle est privée de réelles capacités militaires et donc de poids en matière géopolitique.</p>
<p>L’ancien président finlandais, M. Niinistö, souligne qu’en matière de <strong><em>Défense</em></strong> on est « Plus sûr ensemble ». Cependant, MM. Letta et Draghi mettent en évidence, de matière accablante, le déclassement industriel, économique et financier de nos moyens militaires. Ils ne permettent ni de dissuader la Russie, ni de s’opposer à la volonté, exprimée à plusieurs reprises par le nouveau président américain, de s&rsquo;approprier par la force le Groenland<a href="#_ftn1" name="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a> qui est associé à l&rsquo;UE.</p>
<p>Il est urgent de sécuriser l&rsquo;Europe pour s&rsquo;affranchir des États Unis, pour créer notre propre architecture de défense tout en maintenant des liens privilégiés avec l&rsquo;OTAN.</p>
<p>En tout état de cause, il conviendrait de se doter :</p>
<ol>
<li>d&rsquo;une industrie militaire européenne (60% de l&rsquo;arsenal européen provient des USA) qui accuse un retard en matière par exemple de drones dont l&rsquo;intérêt est indéniable</li>
<li>d&rsquo;une armée européenne de métier soutenue par une politique de conscription dans les États Membres, visant une formation militaire de courte durée, tant pour les jeunes hommes que pour les jeunes filles</li>
<li>de moyens financiers par l&rsquo;augmentation des budgets de défense des Etats Membres à l&rsquo;instar des prévisions de la Pologne, de la Finlande, de l&rsquo;Estonie qui ont déjà dépassés 3%.</li>
</ol>
<p>En effet, il ne faut pas, selon M. Tusk, minimiser l&rsquo;appel en faveur d&rsquo;un objectif à 5%. Les besoins en Europe s&rsquo;évaluent selon Mme von der Leyen à 500 milliards d&rsquo;euros sur la prochaine décennie pour mutualiser les moyens de défense et passer des commandes groupées comme l&rsquo;UE l&rsquo;a déjà fait face au Covid et pour la dette.</p>
<p>La perspective de <strong><em>constitution d’</em></strong><strong><em>États</em></strong><strong><em> Unis d’Europe</em></strong> garantirait bien mieux la sécurité et la défense de l’Europe que de continuer à compter sur l’OTAN, laquelle dépend du bon vouloir des autorités américaines, ou sur la PSDC, qui est dépourvue du commandement politico-militaire unique indispensable à la mise en œuvre efficace et efficiente de capacités militaires. La création d’un État Fédéral Européen, annoncée le 9 mai 1950 par M. Schumann, mais jamais réalisée, est la condition<em> sine qua non</em> d&rsquo;une défense européenne.</p>
<p>Il nous semble que vous percevez cette exigence. Vous avez prononcé le 4 novembre 2024 à Natolin la leçon inaugurale du Collège d’Europe<a href="#_ftn2" name="_ftnref2"><strong>[2]</strong></a> où vous avez abordé notamment la question de la défense européenne considérant qu&rsquo;il faut commencer à réfléchir à une armée européenne et qu&rsquo;il est possible d&rsquo;avancer pas à pas vers une « <strong><em>coalition of the willing</em></strong> ".</p>
<p>Les coalitions d’États, les associations d’États et les confédérations ne rassemblent que des volontés disparates et fluctuantes. Elles ne permettent pas à l’intérêt général de primer sur les intérêts particuliers. Un État réalise d’emblée l’unité de commandement politico-militaire, qui confère la capacité d&rsquo;évaluer la situation, de décider et d&rsquo;agir en conséquence, aussi longtemps que nécessaire, dans le spectre le plus large.</p>
<p>L&rsquo;idéal serait que <strong><em>le Luxembourg</em></strong> <strong><em>prenne la tête de cette coalition </em></strong>que vous avez envisagée à Natolin et incite, dans un premier temps, quelques « petits » États membres de l&rsquo;OTAN et de l&rsquo;UE, à se fédérer. Deux suffiraient à enclencher le processus. Le Luxembourg ne peut pas être suspecté d’impérialisme ; il est le seul des « petits » États à disposer de moyens budgétaires significatifs et même de capacités militaires comme l’A400M et de satellites de télécommunications.</p>
<p>Comme pour les zones Schengen et Euro, le noyau entraînerait d&rsquo;autres États. Ainsi, l’Europe redeviendrait progressivement ambitieuse, fière, souveraine et respectée.</p>
<p>Nous vous remercions de l&rsquo;attention que vous voudrez bien porter à notre proposition et nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre plus haute considération.</p>
<p>Im Namen des AEPL-Verwaltungsrats,</p>
<p>Claude Rivière, Administrateur</p>
<p>Guy T’hooft, Président</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a>Voir <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2025/01/17/groenland-la-crise-diplomatique-s-intensifie-entre-le-danemark-et-la-future-administration-trump_6503143_3210.html">https://www.lemonde.fr/international/article/2025/01/17/groenland-la-crise-diplomatique-s-intensifie-entre-le-danemark-et-la-future-administration-trump_6503143_3210.html</a>.</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a>Voir <a href="https://gouvernement.lu/en/actualites/toutes_actualites/communiques/2024/11-novembre/04-frieden-discours-college-europe.html">https://gouvernement.lu/en/actualites/toutes_actualites/communiques/2024/11-novembre/04-frieden-discours-college-europe.html</a>.</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/de/die-europaische-verteidigung-die-vereinigten-staaten-von-europa-aufruf-an-den-luxemburgischen-premierminister/">La défense européenne &#8211; Les États Unis d&rsquo;Europe &#8211; Appel au Premier Ministre Luxembourgeois</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Eine neue Stelle als Koordinator für "antichristlichen Hass" bei der Europäischen Kommission?</title>
		<link>https://aepl.eu/de/eine-neue-stelle-als-koordinator-fur-antichristlichen-hass-bei-der-europaischen-kommission/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Thu, 02 Jan 2025 09:18:10 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#8211; PRISE DE POSITION DE L’ASSOCIATION EUROPEENNE DE LA PENSEE LIBRE &#8211; L’AEPL a pris connaissance, avec intérêt, de la récente déclaration de la COMECE appelant à la création d’une fonction de coordinateur pour la prévention de la haine antichrétienne...</p>
<p>The post <a href="https://aepl.eu/de/eine-neue-stelle-als-koordinator-fur-antichristlichen-hass-bei-der-europaischen-kommission/">Un nouveau poste de coordinateur « haine antichrétienne » à la Commission Européenne ?</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>&#8211; PRISE DE POSITION DE L’ASSOCIATION EUROPEENNE DE LA PENSEE LIBRE &#8211;</h3>
<p>L’AEPL a pris connaissance, avec intérêt, de la récente déclaration de la COMECE appelant à la création d’une fonction de coordinateur pour la prévention de la haine antichrétienne en Europe<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>.</p>
<p>Cette demande, telle qu’elle est rapportée par les communiqués de presse de la COMECE et de l’OIDAC, suscite plusieurs interrogations au sein de notre association non confessionnelle que nous nous permettons de vous communiquer.</p>
<p>a) La <strong><em>première interrogation</em></strong> concerne la pertinence de l’existence même de ces fonctions au sein des institutions européennes et du lien qu’elles ont avec les libertés garanties par l’article 9 de la CEDH. L’intitulé du poste occupé par Mme von Schnurbein<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>, vise bien à combattre l’antisémitisme au sens large et <strong>non à défendre la religion juive sensu stricto</strong>. Ceci nous semble parfaitement normal puisque cet antisémitisme ne fait guère de différences entre croyants et incroyants lorsqu’il s’exprime.</p>
<p>Quant à la haine des musulmans, l’usage abusif du concept d’islamophobie, entretient une confusion malheureuse <strong>entre racisme et droit à la critique des convictions</strong>. Comme le faisait si justement remarquer CHARB, peu avant son assassinat dans les locaux Charlie Hebdo, Pierre ou Marie, convertis à l’Islam, risquent moins la discrimination à l’emploi ou au logement que Fatima ou Karim devenus athées.</p>
<p>b) Une <strong><em>deuxième interrogation</em></strong> vient de certains arguments employés lors de l’European Prayer Breakfast du 4 décembre 2024.</p>
<p>Die <u>premier argument</u> concerne les actes de vandalisme et les déprédations qui ciblent des cimetières ou des édifices religieux. Ces actes sont incontestablement répréhensibles. Il n’est pas certain toutefois qu’ils soient tous motivés par une haine antichrétienne. Nombre d’entre eux s’expliquent plutôt par des motivations plus banales. L’appât du gain ou le malsain plaisir de détruire sont aussi des ressorts puissants. Si nous les condamnons sans réserve, <strong>ils ne nous semblent pas justifier la création de cette nouvelle fonction</strong>.</p>
<p>Die <u>second argument</u> nous pose encore davantage problème. Mme Kruger semble vouloir contester le contenu de certains enseignements et invoque un droit à l’objection de conscience pour de futurs médecins lors de leur formation. <strong>Ceci est tout simplement inacceptable</strong>. Certaines interruptions de grossesse sont motivées, non par le libre choix de la femme, mais par des <strong>raisons médicales impératives</strong>. Peut-on imaginer que des patientes soient confrontées à des médecins incapables de les aider parce qu’ils auraient eu des scrupules de conscience pendant leurs études ? Si on suit Mme KRUGER, rien ne s’opposerait davantage à ce que des étudiants rejettent la théorie de l’évolution ou l’égalité entre les hommes et les femmes.</p>
<p>c) Enfin, <strong>l’AEPL s’interroge</strong> sur l’impact concret que ce nouveau coordinateur pourra avoir. Chacun sait qu’il y a un équilibre à trouver entre préservation de la liberté d’expression et la lutte contre les discours de haine. En segmentant, à force de créer des fonctions affectées à des communautés différentes, la notion de liberté de pensée, de religion et de conscience, il n’est pas certain que les institutions européennes choisissent la meilleure stratégie. S’il convient d’ajouter, aux coordinateurs existants, un nouveau fonctionnaire pour protéger les chrétiens, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Les Hindous, les bouddhistes et même les non-croyants – très souvent victimes d’intolérance eux aussi – ne mériteraient-ils pas, à leur tour, une protection adéquate ? Nous ne saurions non plus accepter que <strong>la lutte contre les discours de haine remplace progressivement la répression du blasphème</strong> que la sécularisation a fait peu à peu disparaître.</p>
<p>L’AEPL est, comme partenaire du Dialogue dans le cadre de l’article 17, totalement favorable à la lutte contre l’intolérance et la haine motivée par les animosités raciales, religieuses ou idéologiques. Nous ne pensons pas, en revanche, que cet objectif puisse être atteint par un fonctionnement en silos. Le rôle de l’UE est de garantir, conformément aux traités, les libertés fondamentales partout et pour tous. Parmi celles-ci, la liberté d’avoir une religion et de la pratiquer, mais aussi celle de ne pas en avoir et de ne pas être discriminé pour ce motif, occupe une place importante.</p>
<p>Convaincus que le dialogue instauré par l’article 17 doit être inclusif et refléter la diversité religieuse et philosophique qui existe en Europe, <strong>nous ne pensons pas que la proposition de la COMECE soit la meilleure voie pour y arriver</strong>.</p>
<p>Par contre, nous recommandons vivement d’appliquer les lignes directrices<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a> adoptées le 24 juin 2013 par le Conseil des Affaires Etrangères, qui attribuaient il y a plus de dix ans déjà, cette responsabilité aux <strong>Ambassades</strong><a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a><strong> des 27 pays membres de l’UE</strong>, dans un texte détaillé relatif à la promotion et la protection de la liberté de religion ou de conviction.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour le Conseil d’Administration,</p>
<p>Claude Wachtelear                                   Guy T’hooft</p>
<p>Past Président de l’AEPL                        Président de l’AEPL</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> <a href="https://www.comece.eu/comece-at-the-european-parliament-calls-for-the-establishment-of-an-eu-coordinator-on-combating-anti-christian-hatred/">La COMECE au Parlement européen : « Le temps est venu de nommer un coordinateur de l’UE pour la lutte contre la haine antichrétienne » &#8211; L&rsquo;Église catholique dans l&rsquo;Union européenne</a></p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> <a href="https://commission.europa.eu/katharina-von-schnurbein_en"><em>EU Coordinator on combating antisemitism and fostering Jewish life</em></a>,</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> <a href="https://www.eeas.europa.eu/sites/default/files/137585.pdf">https://www.eeas.europa.eu/sites/default/files/137585.pdf</a></p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Voir entre autres, page 11, paragraphe 47</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/de/eine-neue-stelle-als-koordinator-fur-antichristlichen-hass-bei-der-europaischen-kommission/">Un nouveau poste de coordinateur « haine antichrétienne » à la Commission Européenne ?</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ein emanzipatorischer Dialog zwischen den Generationen</title>
		<link>https://aepl.eu/de/brief-der-belgischen-gynakologen-an-den-primat-von-belgien-2/</link>
					<comments>https://aepl.eu/de/brief-der-belgischen-gynakologen-an-den-primat-von-belgien-2/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Fri, 20 Dec 2024 09:00:04 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Correspondance officielle]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=953</guid>

					<description><![CDATA[<p>Communication le 10 décembre 2024 de notre Past President au Parlement Européen, qui avait invité 8 conférenciers d&#8217;organisations participant au dialogue article 17 du TFUE. On peut regretter, une fois de plus, que seulement 2 organisations étaient philosophiques et non...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2>Communication le 10 décembre 2024 de notre Past President au Parlement Européen, qui avait invité 8 conférenciers d&rsquo;organisations participant au dialogue article 17 du TFUE. On peut regretter, une fois de plus, que seulement 2 organisations étaient philosophiques et non confessionnelles et que, par contre, 6 représentaient les religieux de toutes sortes.</h2>
<p>La contribution de l&rsquo;AEPL, présentée par Claude WACHTELAER est à lire ci-après ou à voir en <a href="https://multimedia.europarl.europa.eu/fr/webstreaming/Article-17-TFEU-Dialogue----The-importance-of-intergenerational-dialogue-in-addressing-Europe's-future-challenges_20241210-1500-SPECIAL-OTHER?lang=fr&amp;audio=fr&amp;analytics=true&amp;start=241210170949&amp;end=241210171830" target="_blank" rel="noopener">streaming</a>.</p>
<p>Mesdames et Messieurs, permettez-moi tout d&rsquo;abord d&rsquo;exprimer mes remerciements à Mme la Vice-présidente, pour son invitation qui nous donne l&rsquo;occasion de participer à ce séminaire.</p>
<p>Ayant passé toute ma carrière professionnelle dans le domaine de l&rsquo;éducation, j&rsquo;ai, à de nombreuses occasions pu constater l&rsquo;importance des contacts entre les jeunes et leurs aînés</p>
<p>Je sais que l&rsquo;évocation du passé suscite souvent un grand intérêt lorsque des enfants ou des adolescents rencontrent des personnes qui ont vécu des expériences intéressantes et parfois dramatiques.</p>
<p>Nous approuvons donc le principe de cette initiative et soutenons l&rsquo;idée générale.</p>
<p>Néanmoins, nous estimons nécessaire d’exprimer quelques mises en garde quant à sa mise en œuvre et aux objectifs qu&rsquo;elle entend servir.</p>
<p>Si nous voulons apprendre du passé pour éviter les erreurs futures, nous devons prendre quelques précautions.</p>
<p>L’illusion du <em>« c’était mieux avant »</em> pousse parfois les gens à se référer à un passé mythique. Le présent est critiqué sans toujours disposer d&rsquo;informations fiables sur le passé auquel on le compare. On pense que les informations sur lesquelles on s’appuie sont correctes, mais on ne s’efforce pas de vérifier si ce que l’on croit est vrai. Il serait donc souhaitable que le dialogue intergénérationnel se mette au service d’une lecture la plus objective possible du passé.</p>
<p>Apprendre du passé est souvent lié à la tradition, aux racines et à l&rsquo;identité. Autant de choses qui relient, mais qui parfois aveuglent. La race humaine s’est développée à partir de communautés qui se sont progressivement agrandies. Cette caractéristique évolutive était et est encore, d&rsquo;une certaine manière, nécessaire à notre survie car elle crée une solidarité propre au groupe. Mais cette cohésion de groupe peut nous aveugler. Ce phénomène tend à se renforcer à mesure que les grandes traditions religieuses ainsi que les grandes idéologies séculières s’affaiblissent et qu’elles sont souvent remplacées par des petits groupes plus radicaux. Les valeurs et les identités d’un groupe s&rsquo;opposent alors à celle d’un autre et cela crée des conflits. Avec Amin Maalouf, souvenons-nous toujours que nos identités peuvent devenir meurtrières.</p>
<p>En Europe, un nombre croissant de citoyens semble vouloir trouver du réconfort dans le passé glorieux de leur pays ou dans leurs croyances et modes de vie traditionnels. Une réaction à des menaces — réelles ou supposées — qui viendraient d’évolutions comme l’immigration ou la sécularisation de la société. Nous devons être conscients de l’erreur que représente une relecture populiste de l&rsquo;histoire politique ou culturelle. Nous ne nions pas la réalité des défis que représentent certaines de ces évolutions, mais la réponse ne se trouve pas dans un repli sur des identités frileuses. Si un  danger existe, nous devons le prévenir par la promotion d&rsquo;un dialogue transversal entre les différentes traditions afin de créer du consensus. Le dialogue intergénérationnel devrait servir cet objectif.</p>
<p>Dans une période de changement rapide et d&rsquo;incertitude croissante, on voit émerger des comportements parfois contradictoires qui font craindre l’élargissement d’un fossé entre les générations. Certains chercheurs vont même jusqu’à évoquer un clash des générations. Mettre les jeunes et les anciens en dialogue pourrait donc ; paradoxalement, figer ces catégories et renforcer les stéréotypes. À partir de quand est on vieux, jusqu’à quel âge est on un adolescent ? On évoque le jeunisme, on critique les vieux qui s’accrochent à leur positions professionnelles ou sociales. . On pourrait plutôt envisager une approche plus souple qui n’enferme pas les gens dans des cases et qui tient davantage compte des compétences individuelles. Est-il, par exemple,  raisonnable d’allonger de plus en plus la durée de scolarisation des jeunes, mais de ne pas faciliter le retour des quinquas aux études ? On pourrait ouvrir ainsi la voie à une société post générationnelle dans laquelle jeunes et vieux ne seraient pas face à face, mais côte à côte.</p>
<p>La tradition à laquelle nous nous référons à l&rsquo;AEPL a ses propres caractéristiques. Tout d&rsquo;abord, la conviction que nos identités, aussi importantes soient-elles, doivent passer après notre humanité commune. La seconde est la méthode que nous utilisons, le libre examen.  Comme l&rsquo;a défini Maxime GLANSDORFF, professeur de l&rsquo;Université de Bruxelles, <em>« le libre examen ne prétend pas à des vérités définitives ; il se préoccupe du renouvellement méthodique des idées et répugne à leur conservation obligatoire ».</em> Il s’agit donc de soumettre chaque question importante à une évaluation critique et lucide qui tienne aussi bien compte des enseignements du passé  de ce que le futur attend de nous.</p>
<p>Tels sont les fondements sur lesquels nous entendons bâtir notre contribution à cette initiative, avec la ferme volonté de la rendre émancipatrice et progressiste. Nous ne pouvons pas affronter l&rsquo;avenir — aussi incertain soit-il — en regardant uniquement dans le rétroviseur.</p>
<p>Claude Wachtelear, Past President</p><p>The post <a href="https://aepl.eu/de/brief-der-belgischen-gynakologen-an-den-primat-von-belgien-2/">Un dialogue intergénérationnel émancipateur</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Brief der belgischen Gynäkologen an den Primat von Belgien</title>
		<link>https://aepl.eu/de/brief-der-belgischen-gynekologen-an-den-primat-von-belgien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Wed, 30 Oct 2024 16:04:49 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Correspondance officielle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Wir leiten einen offenen Brief von Gynäkologen an die katholische Hierarchie in Belgien weiter.   Jette, den 24. Oktober 2024, Offener Brief an Bischof Luc...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>Wir leiten einen offenen Brief von Gynäkologen an die katholische Hierarchie in Belgien weiter.</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Jette, den 24. Oktober 2024</p>
<p style="text-align: left;">                            Offener Brief an Bischof Luc TERLINDEN.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: left;">                             Erzbischof von Mechelen - Brüssel</p>
<p style="font-weight: 400;">Le 8 octobre dernier, indigné par les propos inacceptables de votre hiérarchie, un collectif de 150 gynécologues belges s&rsquo;est réuni en moins de quatre jours autour de ma lettre, validée par les conseils d&rsquo;administration des deux groupements professionnels de gynécologues obstétriciens de notre royaume. Nous vous avons demandé instamment de réagir et de vous positionner face à ces paroles offensantes. Vous avez bien reçu ce courrier, comme en témoigne notre preuve de réception… mais l&rsquo;avez-vous même lu ?</p>
<p style="font-weight: 400;">Entre-temps, d&rsquo;autres voix se sont heureusement élevées: nombreuses demandes de débaptisations de catholiques déçus, articles dans la presse relayant le choc provoqué par ces propos dans notre noble profession et au sein de la population, réaction de l’Ordre des Médecins, interpellation du gouvernement par le biais du Premier ministre, communiqué officiel des obédiences maçonniques, réaction éclairée de M. Ringlet (prêtre et ancien vice-recteur de l’Université Catholique de Louvain), entre autres.</p>
<p style="font-weight: 400;">Inakzeptable Handlungen zu verschweigen und zum Schweigen zu bringen ist manchmal genauso verwerflich wie sie selbst zu begehen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Non, Monseigneur, vous n’avez pas le droit de laisser se propager des propos blessants, d’un autre temps, scientifiquement et moralement erronés, qui couvrent de honte ceux qui les prononcent plutôt que ceux auxquels ils s&rsquo;adressent. Propos qui, je vous le rappelle, sont même des insultes à notre législation.</p>
<p style="font-weight: 400;">Was als Brief an Sie persönlich gedacht war, ist nun ein offener Brief, der in sozialen Netzwerken und in der Presse verbreitet wird. So überlasse ich es jedem, über Ihr Schweigen zu urteilen.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong><em>Errare humanum est, perseverare diabolicum</em></strong> !</p>
<p style="font-weight: 400;">Bitte nehmen Sie, Monsignore, meine höflichen Grüße entgegen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Prof. Dr. Gilles Faron</p>
<p style="font-weight: 400;">Gynäkologe und Geburtshelfer.</p>
<p style="font-weight: 400;">Als PJ am Ende des Briefes: der Originalbrief vom 8-10 mitunterzeichnet.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: right;">Jette, den 8. Oktober 2024</p>
<p style="font-weight: 400;">                                                            Zu Händen von Bischof Luc TERLINDEN</p>
<p style="font-weight: 400;">                                                            Erzbischof von Mechelen - Brüssel</p>
<p style="font-weight: 400;">                                                            Erzdiözese Mechelen-Brüssel</p>
<p style="font-weight: 400;">                                                            Wollemarkt, 15</p>
<p style="font-weight: 400;">                                                            2800 Machelen</p>
<p style="font-weight: 400;">Mylord,</p>
<p style="font-weight: 400;">hiermit möchten wir Sie auf die Äußerungen von Herrn Jorge Mario Bergoglio, allgemein bekannt als "Papst Franziskus", während seines Besuchs in Belgien zwischen dem 26. und 29. September ansprechen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Mehrere seiner Stellungnahmen, so wie sie formuliert wurden, haben uns zutiefst schockiert und verletzt.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ainsi, réitérant des déclarations qu&rsquo;il avait déjà tenues en 2018, il a qualifié les médecins pratiquant des interruptions de grossesse de, nous le citons, “meurtriers” et même de “tueurs à gages”. Il a également qualifié la loi belge, autorisant l’avortement médical sous certaines conditions, de “loi meurtrière”.</p>
<p style="font-weight: 400;">Wir respektieren voll und ganz das Recht jedes Einzelnen, moralische Überzeugungen zu haben, die gegen eine Abtreibung sprechen. Wenn der Gesetzgeber jedoch demokratisch beschlossen hat, diese Praxis durch ein Gesetz zu regeln, dann deshalb, weil es für die gesamte Gesellschaft, die es verabschiedet hat, akzeptabel ist. Solche beleidigenden Äußerungen, die von einem ausländischen Staatsoberhaupt kommen, sind daher nicht nur unbegründet, sondern stellen auch ein politisches Fehlverhalten dar.</p>
<p style="font-weight: 400;">Diese von Hass geprägten Worte sind sowohl unangemessen als auch inakzeptabel und eines Staatsoberhauptes, das eingeladen und geehrt wurde, wie er es war, unwürdig.</p>
<p style="font-weight: 400;">Dieser Herr tut so, als wüsste er nicht, dass die Praxis der Abtreibung in Belgien legal ist, dass sie überwacht wird und dass sie, wenn sie unter hervorragenden medizinischen Bedingungen durchgeführt wird, den Frauen, den Familien und der Gesellschaft zugute kommt. Sie trägt dazu bei, die Morbidität und Mortalität von Müttern zu senken, wie alle wissenschaftlichen Studien zu diesem Thema belegen.</p>
<p style="font-weight: 400;">Wir befinden uns in Belgien in einer Gesellschaft, in der das Recht, die Demokratie und der Pluralismus der Ideen herrschen. Die Religion ist, anders als im Vatikanstaat, nicht das Gesetz. Die Ausübung von Religionen ist hier frei erlaubt, Ideen können diskutiert und verteidigt werden, aber ein Recht, das wir niemandem zugestehen, ist es, unsere Gesetzgebung und eine Reihe von gewissenhaften Fachleuten zu beleidigen, die sich um ihre Mitmenschen sorgen und ihren Beruf mutig und einfühlsam ausüben. Und zwar gegenüber allen Patienten, aus allen Lebensbereichen, einschließlich und vor allem gegenüber den schwächsten Personen in unserer Gesellschaft.</p>
<p style="font-weight: 400;">Diese schweren Anschuldigungen von einer Person, die sich einer moralischen Autorität göttlichen Wesens rühmt, sind besonders schockierend. Sie sind geeignet, böswillige Personen zu ermutigen, sie beim Wort zu nehmen und sie zu kriminellen Handlungen gegen das Pflegepersonal zu verleiten.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ist das die Art und Weise, wie die katholische Moral Wohlwollen und Respekt propagiert?</p>
<p style="font-weight: 400;">Monsieur Bergoglio a également profité de l’attention médiatique pour rabaisser les femmes en réitérant des propos misogynes sur leur place dans la société. Là-dessus aussi, nous considérons qu’il se trompe de cible et qu’au contraire les femmes sont des piliers indéfectibles de notre société, à qui nous devons à chaque instant rendre hommage pour leur capacité de résilience. En tant que responsable de l’église catholique belge, nous vous demandons donc instamment de publier un communiqué dénonçant sans ambiguïté ces paroles papales et affirmant que l&rsquo;Église belge se désolidarise de ces convictions extrémistes et anachroniques.</p>
<p style="font-weight: 400;">Wenn Sie nicht positiv auf unsere Anfrage reagieren, betrachten wir dies als stillschweigende Zustimmung zu diesen Beleidigungen. Eine solche Stellungnahme könnte als Verleumdung aufgefasst werden, die unsere Ehre und unseren Ruf schädigt und mögliche rechtliche Konsequenzen nach sich ziehen könnte.</p>
<p style="font-weight: 400;">Wir hoffen daher, dass Sie die Tiefe unserer Botschaft und unsere Verwirrung hören und verstehen und dass Sie sich für einen konstruktiven Ansatz entscheiden, um den entstandenen Schaden abzumildern. Dieser Brief wurde von einem Kollektiv belgischer Gynäkologen aus allen Teilen des Landes und aller Glaubensrichtungen freiwillig bestätigt und mitunterzeichnet.</p>
<p style="font-weight: 400;">In seiner Eigenschaft als Vorsitzender des Königlichen Kollegiums der französischsprachigen Gynäkologen Belgiens (CRGOLFB) und im Namen des Vorstands seiner Vereinigung hat Prof. Dr. Maxime FASTREZ sie ebenfalls mitunterzeichnet.</p>
<p style="font-weight: 400;">Wir bitten Sie, Monsignore, den Ausdruck unserer respektvollsten Gefühle zu akzeptieren.</p>
<p style="font-weight: 400;">Prof. Dr. Gilles Faron</p>
<p style="font-weight: 400;">Gynäkologe und Geburtshelfer.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong><u>Liste der belgischen Gynäkologen, die den Brief vom 8-10 mitunterzeichnet haben (in alphabetischer Reihenfolge)</u></strong><strong>:  </strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Amber STAS</strong>gynaecoloog (ASO), UZ Brussel, VUB, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>An VERCOUTERE</strong>gynaecoloog, HUB Erasme, 1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Anastasia SLAUS</strong>gynaecoloog (ASO), UZ Brussel en Petrus Ascanusstraat 47, 1730 Asse.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Andrew CARLIN</strong>Gynäkologe, Klinikchef, CHU Brugmann, 1020 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Anne CARTON</strong>, Gynäkologe, 21 Rue des Martinets, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Anne DELBAERE</strong>, Gynäkologin, Professorin, Leiterin der Abteilung für Gynäkologie und Geburtshilfe HUB Erasme, 1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Anne HOLOYE</strong>, Gynäkologin, Leiterin der Klinik für Ultraschall und Fetalmedizin, HUB Erasme, 1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Anne LOCCUFIER</strong>, gynaecoloog, Noorweegse Kaai 36, 8000 Brugge.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Anne VEROUGSTRAETE</strong>gynaecoloog, VUB-Dilemma, Constant Bauneweg</p>
<p style="font-weight: 400;">13, 1650 Beersel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Anne-Charlotte VERDUYN</strong>gynaecoloog, CHIREC Delta, boulevard du triomphe 201, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Anniek VORSSELMANS</strong>gynaecoloog, UZ Brussel (prenatale echografie), Pastinakenstraat 36, 1730 Asse.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Aude COUPÉ</strong>Gynäkologe, CHR Namur (Standort Meuse) und Rue de Jausse 209, 5100 Wierde.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Aurélie JACQUET</strong>Gynäkologe, Abteilungsleiter der Klinik St. Josef, 4780 Sankt Vith.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Babette JAIME MOENS</strong>gynaecoloog, UZ Brussel, Laarbeeklaan 101, 1090</p>
<p style="font-weight: 400;">Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Camille OLIVIER</strong>Gynäkologe, Leiter der Klinik für Mutter- und Fetalmedizin, CHU Brugmann, 1020 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Carine CORBISIER</strong>Gynäkologe, CHU Brugmann und Blv Edmond Machtens 174/66, 1080 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Caroline DE CONINCK</strong>Gynäkologe, Abteilung für Gynäkologie und Geburtshilfe HUB Erasme, 1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Catherine DATH</strong>, Gynäkologe, CHIREC Ste-Anne-St-Rémi, 1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Catherine RIERA</strong>, Gynäkologe, CHU Humani Charleroi und 46 rue Scrawelle, 7180 Seneffe.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Catherine VAN PACHTERBEKE</strong>Gynäkologe, MD, PhD, Leiter der Klinik für Gynäkologie und Geburtshilfe CHU Brugmann, 1020 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Charles GÉRARD</strong>Gynäkologe, avenue du vieux frêne 49, 6280 Loverval.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Charlotte VERMOESEN</strong>gynaecoloog, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Charlotte MAGGEN</strong>gynaecoloog, PhD, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Christian MOULART</strong>Gynäkologe, Abteilung für Gynäkologie und Geburtshilfe, Europakliniken, Standort Uccle, Mitglied des belgischen Beratungsausschusses für Bioethik; Avenue de Fré 206, 1180 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Christian NØRGAARD</strong>Gynäkologe, CHIREC; 111 rue des Combattants, 1310 La Hulpe.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Christophe BLOCKEEL</strong>, gynaecoloog, Professor, UZ Brussel, Laarbeeklaan 101, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Clotilde LAMY</strong>, Gynäkologin, Leiterin der Klinik für Geburtshilfe, HUB Erasme, 1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Comfort ACHUO</strong>gynaecoloog (ASO VUB), UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Constance CARELS</strong>gynaecoloog (ASO VUB), 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Danah VAN OSSEL</strong>gynaecoloog, nieuwelaan 39/2, 1853 Strombeek-Bever.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Danièle NOTERMAN</strong>, Gynäkologe, CHIREC Delta und Tenbroeckstraat 25a, 1640 Rhode.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Delphine HIROUX</strong>Gynäkologe, CHIREC Braine l'Alleud, 1420 Braine l'Alleud.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Didier OBERWEIS</strong>Gynäkologe, Leiter der Abteilung für Gynäkologie und Geburtshilfe, Privatunterzeichner :19 avenue buisseret, 6530 Thuin.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Dina HERTENS</strong>, Gynäkologe, CHU Saint-Pierre 1000 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Dorin ONOFREI</strong>Gynäkologe, CHIREC Delta, Boulevard du Triomphe 201, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Eddy VAN EECKHOUT</strong>gynaecoloog, Algoetstraat 64, 1750 Lennik.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Edouard DHOOGE</strong>gynaecoloog (ASO VUB), UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Elisa DONÉ</strong>gynaecoloog, Prenatale Geneeskunde UZ Brussel en H.</p>
<p style="font-weight: 400;">Rosseelslaan 5, 1731 Zellik.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Ellen ORINX</strong>gynaecoloog (ASO VUB), Engels plein 29, 3000 Leuven.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Elodie ELSEN</strong>gynaecoloog, Zijp 25 1780 Wemmel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Emilia FRANÇOIS</strong>gynaecoloog (ASO VUB), UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Erika RUSSO</strong>, Gynäkologe, City Clinic, 1050 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Eve VAN DEN MOOTER</strong>gynaecoloog, Dienst Obstetrie, UZ Brussel, 1090</p>
<p style="font-weight: 400;">Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Eveline MARKOWICZ</strong>, Gynäkologe, CHIREC Delta und Rue Dodonée 83, 1180 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Evy GILLET</strong>gynaecoloog, Staflid Gynaecologie UVC Brugmann, 1020</p>
<p style="font-weight: 400;">Brussel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Fabienne DEVREKER</strong>Gynäkologin, Professorin, PhD, Fertilitätsklinik, HUB Erasme ULB, 1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Fabienne MICHEL</strong>, <em>Hebamme</em>CHIREC Delta, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Fleur GEERAERD</strong>Gynäkologe (PG ULB), 2 ancien dieweg, 1180 Uccle.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Florence ABRAMOWICZ</strong>Gynäkologe, 29 chemin du moulin, 1380 Lasne.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Françoise EXSTEYL</strong>Gynäkologe, 101 rue de Nivelles, 1440 Braine Le Château.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Françoise KRUYEN</strong>, Gynäkologin, Gründerin des "Collectif Contraception" in La Louvière, CHU Tivoli und 2, Place G. Warocqué, 7140 Morlanwelz.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Frauke VANDEN MEERSCHAUT</strong>gynaecoloog, Staflid Reproductieve Geneeskunde, Vrouwenkliniek, UZ Gent, C. Heymanslaan 10, 9000 Gent.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Frédéric BLAVIER</strong>Gynäkologe, 9 rue des Serpolets, 34790 Grabels, Frankreich</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Frédéric GOFFIN</strong>, Gynäkologe, CHU de Liège und Hôpital de la Citadelle, Professor für Gynäkologie, Universität Lüttich, 4000 Lüttich.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Frédéric RODESCH</strong>Gynäkologe, MD, PhD, Ehrenabteilungsleiter (ERASME-Krankenhaus), Ehrenvorsitzender der Königlich-Belgischen Gesellschaft für Gynäkologie und Geburtshilfe, <em>Ehrenmitglied der Belgian Society for Reproductive Medicine (Belgische Gesellschaft für Reproduktionsmedizin)</em>1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Géraldine DEBRUYNE</strong>Gynäkologe, CHIREC Delta, Boulevard du Triomphe 201, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Gilles CEYSENS</strong>Gynäkologe, CHU Helora Site Kennedy Mons und avenue des sapins 21, 7020 Nimy.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Hannah BUSSELEN</strong>gynaecoloog (ASO, VUB), Lutselusstraat 78, 3590 Diepenbeek.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Helena KOLB</strong>gynaecoloog (ASO VUB), Kapelstraat 23, 300 Genk.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Hélène BALASSE</strong>Gynäkologin, CHIREC Delta und Rue Darwin 56, 1050</p>
<p style="font-weight: 400;">Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Herman TOURNAYE</strong>, gynaecoloog, Professor, <em>Clinical and Scientific Director Brussels IVF, the Centre for Reproductive Medicine of UZ Brussel, Head of Department Gynecology-Fertility, Full Professor</em> Vrije Universiteit Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Isabelle DEHAENE</strong>gynaecoloog, Vrouwenkliniek UZ Gent, 9000 Gent.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Isabelle DELANDE</strong>Gynäkologe, CHIREC Delta und chaussée de Louvain 151, 1410 Waterloo.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Isabelle DUPOND</strong>, Gynäkologe, ULB, CHIREC Delta, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Isabelle JEANJOT</strong>Gynäkologe, CHIREC Braine l'Alleud, 1420 Braine l'Alleud.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Isabelle GOVAERTS</strong>Gynäkologe, CHIREC Delta, Boulevard du Triomphe 201, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Jan DEPREST</strong>gynaecoloog, MD, PhD, FRCOG, Professor in Obstetrics and Gynecology, KUL, Dienst Gynaecologie en Verloskunde, UZ Leuven, campus Gasthuisberg, Herestraat 49, 3000 Leuven.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Jean-François LIMBOSCH</strong>, Gynäkologe, CHIREC Delta und Rue François Ruylinx 9, 1170 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Jean-Jacques AMY</strong>gynaecoloog, Emeritus hoogleraar Vrije Universiteit Brussel. Prijs Vrijzinnig Humanisme 2021; Florencestraat 62, 1052 Elsene.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Johan DESCHACHT</strong>gynaecoloog, abortusarts Luna, 8400 Oostende.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Johan GOIRIS</strong>gynaecoloog, UZA, abortusarts Luna, Diksmuidelei 25B, 2930 Brasschaat.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Johan VANWIEMEERSCH</strong>gynaecoloog, gewezen voorzitter VVOG, gewezen voorzitter belgische beroepsvereniging gynaecologen, gewezen vicevoorziiter <em>European Board and College of Gynaecology</em>; listdreef 34, 2900 Schoten.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Johanna VAN ACHTER</strong>Gynäkologe, CHIREC Braine l'Alleud, 1420 Braine l'Alleud.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Johannie SIFFAIN</strong>gynaecoloog, plaasstraat 120, 1860 Meise.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Justine JEHOTTE</strong>, Gynäkologe, St-Jean's Clinic, 1000 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Katrien GLORIEUS</strong>gynaecoloog, Halle-Beersel en UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Kawakeb EL MOURABI</strong>Gynäkologe, CHU Brugmann, 1020 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Kim VAN BERKEL</strong>gynaecoloog, Dienst Genetica, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Koen TRAEN</strong>Die meisten Menschen, die sich in der Schweiz aufhalten, sind in der Schweiz geboren.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Kristien ROELENS</strong>gynaecoloog, Proffesor, Kliniekhoofd Vrouwenkliniek, UZ Gent, 9000 Gent.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Laura CATTANI</strong>gynaecoloog, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Laura TECCO</strong>, Gynäkologe, Rue Veydt 61, 1050 Ixelles.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Laetitia VAN KEYMEULEN</strong>Gynäkologe, Rue de la brique 3, 1400 Nivelles.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Laurence MENTROP</strong>Gynäkologe, Dries 23, 1170 Watermael-Boisfort.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Laurence MOONS</strong>, <em>Psychologin</em> (Gespräche vor der Abtreibung), Hôpital Marie-Curie, 6042 Charleroi.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Leonardo GUCCIARDO</strong>, gynaecoloog, Professor, Diensthoofd Obstetrie en Prenatale Geneeskunde, UZ Brussel, 101 Laarbeeklaan 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Linda AMERYCKX</strong>gynaecoloog, UZA Antwerpen, 2650 Edegem.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Lisa BALEPA</strong>, Gynäkologe, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Luc BAEYENS</strong>gynaecoloog, Gewezen Departementshoofd GynaecologieObstetrie, UVC Brugmann, 1020 Brussel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Luc DE CATTE</strong>gynaecoloog, Professor, PhD, <em>Feto-Maternal Medicine Dprt Obstetrics and Gynecology</em> UZ Leuven Gasthuisberg, 3000 Leuven.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Ludovica IMPERIALE</strong>Gynäkologe, Abteilung für Gynäkologie und Geburtshilfe HUB Erasmus und Rue des Fabriques 73, 1000 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Marc L'HERMITE</strong>Gynäkologe, PhD, DSc, emeritierter Professor für Gynäkologie und Geburtshilfe (ULB), ehrenamtlicher Leiter der Abteilung für Gynäkologie und Geburtshilfe am CHU Brugmann; square Edmond Machtens 19/2, 1080 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Maria BREUGELMANS</strong>gynaecoloog, staflid dienst obstetrie UZ Brussel, Notelaaarstraat, 11, 1730 Asse.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Maria CIURCIUMEL</strong>Gynäkologe, CHIREC Braine l'Alleud, 1420 Braine l'Alleud.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Marie BAEYENS</strong>Gynäkologe, CHIREC Braine l'Alleud und Rue Félicien Tubiemont 27, 1472 Vieux Genappe.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Marie KROLL</strong>Gynäkologin, Dozentin an der Hebammenschule, Avenue du Cor de Chasse 125, 1170 Watermael-Boisfort.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Marie-Dominique DELEUSE</strong>, Gynäkologe, CHIREC Delta, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Marit ILIAENS</strong>gynaecoloog (ASO VUB), Dieperstraat 55, 2230 Herselt.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Marja HIDÉN</strong>Gynäkologe, CHIREC (Standort Krankenhaus Braine l'Alleud und Delta), Boulevard du Triomphe 201, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Mark VANDERVORST</strong>gynaecoloog, F. Campionlei 22, 1800 Vilvoorde.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Maxime FASTREZ</strong>, Gynäkologe, Professor HUB Erasme, Vorsitzender des CRGOLFB, 1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michael DE BRUCKER</strong>, gynaecoloog, PhD, CHU Tivoli, Halle en UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michel BOSSENS</strong>Gynäkologe, PhD, ehemaliger Leiter der Abteilung für Gynäkologie und Geburtshilfe der Krankenhäuser Iris Sud, Avenue du Maréchal 21, 1180 Uccle.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michel BOULVAIN</strong>Gynäkologe, Professor, UZ-VUB, ULB; 4, avenue des verchères, 1226 Thonex, Schweiz (CH).</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michel DEGUELDRE</strong>gynaecoloog, 21 Avenue de la Floride, 1180 Uccle.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michel DEVOS</strong>gynaecoloog, PhD, <em>Senior Medical Director Brussels IVF</em>, <em>Klinischer Professor</em> Vrije Universiteit Brussel, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michele LEUNEN</strong>gynaecoloog, UZ Brussel Dienst Gynaecologie, laarbeeklaan 101, 1090 Brussel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michèle NOSBUSCH</strong>Gynäkologe, CHIREC, Delta, Boulevard du Triomphe 201, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michèle ZUCKER</strong>Gynäkologe, CHIREC Delta, Boulevard du Triomphe 201, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Michelle SOARES</strong>, Gynäkologe, UZ Brussel und UCL Saint-Luc, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Mina LEYDER</strong>gynaecoloog, 1730 Asse.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Monika LAUBACH</strong>gynaecoloog, Kliniekhoofd Verloskunde UZ Brussel; Prins Van Luiklaan 19, 1070 Brussel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Muriel ROZENBERG</strong>, <em>Psychologin</em> in Perinatalmedizin, Familienplanung und CHIREC Delta, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Nadia VONECHE</strong>, Gynäkologe, Grand Hôpital de Charleroi, 6000 Charleroi.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Nathalie PETIT</strong>gynaecoloog, AZ Sint-Maria Halle en Arthur Puesstraat 446, 1502 Lembeek.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Nelson RABBACHIN</strong>Gynaecoloog, staflid obstetrie en prenatale geneeskunde, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Nico BOLLEN</strong>, gynaecoloog, blauwenberg 23, 1860 Meise.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Oranit GOLDRAT</strong>, Gynäkologe, HUB Erasme, 1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Pamela GIRONI</strong>, Gynäkologe, CHIREC Braine l'Alleud und Rue du Dragon 38, 1640 Rhode-Saint-Genèse.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Pascale GRANDJEAN</strong>, Gynäkologin, Leiterin der Abteilung CHU Helora (Standort Konstantinopel), 7000 Mons.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Patricia BARLOW</strong>Gynäkologe, ehemaliger Chefarzt der Klinik für Geburtshilfe am CHU Saint-Pierre, 1000 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Patrick DE BRUCKER</strong>gynaecoloog, Bergensesteenweg 70, 1500 Halle.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Patrick DEVOS</strong>, Gynäkologe, Vorsitzender der ASBL der Gynäkologen des CHIREC und Vorsitzender des VR des CHIREC , 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Patrick EMONTS</strong>, Gynäkologe, Professor ULG, 4000 Lüttich.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Paul ADRIAENSEN</strong>gynaecoloog, Dienst Gynaecologie, UZ Brussel, 101 Laarbeeklaan, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Paul NEIRYNCK</strong>Vrouwenarts, Jande Trochstraat 41, 1703 Schepdaal.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Pierre LEBLICQ</strong>Gynäkologe, ehrenamtlicher Leiter der Abteilung des CHU Ambroise Paré; Chaussée Saint-Job 144, 1180 Uccle.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Philippe SIMON</strong>Gynäkologe, Professor ULB, Moeremanslaan 48, 1700 Dilbeek.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Regine VAN SNICK</strong>Gynäkologe, Rue Bâtonnier Braffort 58, 1200 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Rudi GEVERS</strong>gynaecoloog, VUB, CHIREC Delta en Zwaluwenlaan, 33, 1650 Beersel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Sara ENGELS</strong>gynaecoloog, Clinique de Pelvi-Périnéologie - Gynécologie du sport, CHU Brugmann, 1020 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Sarah SWIMBERGHE</strong>Gynäkologe, Avenue Alfred Solvay 13, 1170</p>
<p style="font-weight: 400;">Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Serge ROZENBERG</strong>gynaecoloog, Professor VUB-ULB, Sint-Pieter</p>
<p style="font-weight: 400;">Ziekenhuis, 1000 Brussel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Séverine DONEUX</strong>, Gynäkologe, CHRSM Namur und Rue Arthur Patiny 14C, 5150 Floreffe.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Shari MACKENS</strong>, gynaecoloog, Professor, <em>Senior Medical Director Brussels IVF</em>UZ Brussel; Varent 65, 1730 Asse.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Siham ZAYTOUNI</strong>Gynäkologin, Vorsitzende des Verwaltungsrats der Planung "Aimer à l'ULB" und Abteilung für Gynäkologie und Geburtshilfe HUB Erasme, 1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Silke VASSEUR</strong>gynaecoloog, UMC Sint-Pieter, 1000 Brussel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Sophie ALEXANDER-KARLIN</strong>Gynäkologe, PhD, MPH, PERU, CR2, ESP ULB, Route de Lennik 808, 1070 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Sophie BEN YOUSSEF</strong>Gynäkologe, rue du vieux pavé d'asquempont 22, 1460</p>
<p style="font-weight: 400;">Ittre.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Sophie TSEPELIDIS</strong>Gynäkologe, CHIREC Braine l'Alleud, 1420 Braine l'Alleud.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Stefan COSYNS</strong>gynaecoloog, 1730 Asse.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Stéphane SCHURMANS</strong>, Gynäkologe, Universität Lüttich, rue Jan Baptist Dekeyzer 145, 1970 Wezembeek Oppem.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Stephanie ROMNÉE</strong>Gynäkologe, Senior PHU in Fetal Medicine and Obstetrics, HUB ERasme und Bergstraat 30, 3078 Meerbeek.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Sylvie HOUBEN</strong>Gynäkologe, Leiter der Abteilung für Mutterschaft CHIREC Delta, 1160 Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Valerie UVIN</strong>gynaecoloog, UZ Brussel, 1090 Jette.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Vinciane BIERNAUX</strong>Gynäkologe, UCL und ULB, CHIREC, 1420 Braine l'Alleud.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Véronique FONTAINE</strong>Gynäkologe, avenue des coccinnelles 16, 1170</p>
<p style="font-weight: 400;">Brüssel.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Véronique ZIEREISEN</strong>Gynäkologe, 51 avenue Théo Vanpé, 1160 Auderghem.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Virginie CONTI</strong>Gynäkologe, CHR Namur (Standort Meuse) und Rue du Coquelet 135, 5004 Bouge.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Walter FOULON</strong>, gynaecoloog, Professor UZ Brussel, Tulpenlaan 28, 1702 Groot Bijgaarden.</p>
<p style="font-weight: 400;"><p>The post <a href="https://aepl.eu/de/brief-der-belgischen-gynekologen-an-den-primat-von-belgien/">Lettre des gynécologues belges au primat de Belgique</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Nouveau paysage européen &#8211; Partie II</title>
		<link>https://aepl.eu/de/nouveau-paysage-europeen-partie-ii/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Fri, 25 Oct 2024 07:12:03 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Info Lettres]]></category>
		<guid ispermalink="false">https://aepl.eu/?p=951</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quelle Europe pour le prochain quinquennat 2024-2029 ? Partie II La Commission européenne. C’est naturellement dans le cadre de ce programme stratégique, que se sont inscrites les orientations politiques pour la prochaine Commission européenne 2024–2029,  dans le discours intitulé «...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quelle Europe pour le prochain quinquennat 2024-2029 ? Partie II</strong></p>
<p><strong>La Commission européenne.</strong></p>
<p>C’est naturellement dans le cadre de ce programme stratégique, que se sont inscrites les orientations politiques pour la prochaine Commission européenne 2024–2029,  dans le discours intitulé « le choix de l’Europe » avec lequel Ursula von der Leyen s’est présentée au suffrage des députés européens à Strasbourg le 18 juillet dernier. Avec 401 voix pour sur 720, soit 40 de plus que la majorité absolue, elle a été élue plus confortablement qu’en 2019, où elle n’avait eu qu’une marge de 9 petites voix. Bien que le vote fut secret, on peut supputer qu’ont voté contre elle : les Patriotes de Jordan Bardella, l’Europe des nations souveraines (Orban),les 33 non- inscrits (l’extrême extrême droite) et la droite radicale des conservateurs et réformateurs (ECR de Mme Meloni) auxquels s’ajoutent l’extrême gauche The Left de Manon Aubry. On en déduit, que quelques députés de la majorité actuelle n’ont pas voté pour elle donc parmi les groupes :sociaux- démocrates (S&amp;D), centristes de Renaissance, et PPE, son groupe politique, rejoints par la plupart des députés Verts.</p>
<p>Les concurrents d’Ursula von der Leyen, qui étaient nettement plus à droite (premiers ministres croate ou grec), elle apparait comme la plus centriste dans un contexte où le PE s’est nettement droitisé, voire plus.</p>
<p>Elle s’est engagée à appliquer le paquet « Asile et migration » récemment adopté (mais déjà remis en cause par plusieurs pays) , et n’a pas renoncé au « Green deal »,  et a fait un geste en faveur de l’industrie automobile allemande (carburant synthétique non polluant après 2035 pour les moteurs thermiques).</p>
<p>Les députés ont ainsi voulu éviter que par le rejet de la présidente sortante un élément d’instabilité supplémentaire ne s’ajoute au contexte géopolitique international et économique actuel qui risque encore de s’aggraver avec les élections américaines et les guerres en cours.</p>
<p>Les grands chapitres de ses orientations sont les suivants :</p>
<ol>
<li>Un nouveau plan pour une prospérité et une compétitivité durable pour l’Europe (faciliter l’activité des entreprises ; impact pour une industrie propre ; améliorer la particularité et la résilience de notre économie ; stimuler la productivité par la diffusion des technologies numériques ; placer la recherche et l’innovation au cœur de notre économie ; décupler les investissements ; remédier aux pénuries de compétences et main-d’œuvre)</li>
<li>Une nouvelle ère pour la défense et la sécurité européenne (faire de l’union européenne de la défense réalité ; une stratégie de l’union pour la préparation aux crises ; une Europe plus sûre et mieux sécurisée ; des frontières communes renforcée ; agir de manière équitable et ferme en matière de migration</li>
<li>Soutenir les personnes et renforcer nos sociétés et notre modèle social (l’équité sociale dans une économie moderne ; restaurer l’unité de notre société, soutenir nos jeunes ; une union de l’égalité</li>
<li>Préserver notre qualité de vie  (sécurité alimentaire, eau et nature, adaptation et préparation au changement climatique et solidarité dans ce domaine)</li>
<li>Protéger notre démocratie, défendre nos valeurs (renforcer l’État de droit ; placer les citoyens au cœur de notre démocratie</li>
<li>L’Europe dans le monde : user de notre puissance et de nos partenariats ; l’élargissement comme impératif géopolitique ; une approche plus stratégique à l’égard de nos pays voisins ; une nouvelle politique économique étrangère ; refaçonner le multilatéralisme pour le monde d’aujourd’hui)</li>
<li>Atteindre les objectifs ensemble et préparer notre Union pour l’avenir (un nouveau budget à la hauteur de nos ambitions ; un programme ambitieux de réforme pour l’Europe ; agir en coopération avec le Parlement européen).</li>
</ol>
<p>La composition de son collège de commissaires a été plus laborieuse que la dernière fois : en effet Mme von der Leyen avait à nouveau recherché l’équilibre entre les hommes et les femmes et avait donc demandé aux États membres de présenter deux candidatures – lorsque le commissaire actuel n’était pas reconduit. Hélas, peu d’États membres se sont plié à cette demande pourtant insistante. Le collège qui en est ressorti, qui reste évidemment à approuver candidat par candidat et ensuite le collège tout entier, par les Commissions pertinentes du Parlement européen, se compose donc de 11 femmes dont la présidente et quatre vice-présidentes, et 16 hommes dont deux vice-présidents, soit 40 % de femmes, contre les 22 % proposés par les États membres. Seuls 6 étaient déjà membres de la commission , 21 sont donc nouveaux candidats.</p>
<p>Il faut pointer  aussi un déséquilibre politique entre le poids des groupes politiques issus des élections et le nombre candidats commissaires appartenant à chacun: 12  candidats commissaires sont chrétiens-démocrates, comme la Présidente. Certes le PPE arrive en tête des élections, mais il n’y a que 4 S&amp;D qui arrive pourtant en second, 5 libéraux de Renew, pourtant désormais cinquième dans l’hémicycle, 4 indépendants et même le candidat italien du groupe CRE  de Mme Meloni, extrême-droite « modérée » qui hériterait du portefeuille cohésion et réformes , c’est-à-dire des fonds structurels européens. Le cordon sanitaire a sauté ! Comme au PE pour ce groupe.</p>
<p><strong>Au total, on assiste à une forte droitisation de la Commission</strong>.</p>
<p>Mais ce sont évidemment le contenu des portefeuilles qui leur sont attribués qui sont les plus significatifs.</p>
<p>Concernant les vice-présidences :</p>
<p>En première vice-présidente , l’estonienne  Kaja Kallas proposée par le Conseil européen pour occuper le poste de Haute représentante de l’U.E  pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.</p>
<p>Le deuxième VP Stéphane Séjourné, éphémère ministre de l’Europe et des affaires étrangères français dans le gouvernement Attal, est le remplaçant in extremis de Thierry Breton dont Mme von der Leyen ne voulait plus.  La France, qui a obtempéré,  a obtenu une VP contre l’abandon de son commissaire sortant Thierry Breton. Il est désigné pour le portefeuille de la Prospérité et la Stratégie industrielle.</p>
<p>L’Espagne obtient une VP attribuée à Mme Teresa Ribera, jusqu’à présent n°2  dans le gouvernement espagnol, qui sera chargé de la transition propre juste et compétitive.</p>
<p>La Finlande aura une vice-présidente s’occupant de la souveraineté technologique, la sécurité et la démocratie.</p>
<p>La Roumaine s’occupera des personnes, des compétences et de l’État de préparation</p>
<p>Le 6<sup>ème</sup> VP est l’italien R. Fitto (qui faisait partie du gouvernement italien) sera chargé du très riche portefeuille de la cohésion  et des réformes, deuxième plus grosse dotation du budget européen.</p>
<p>Concernant les commissaires, il convient de noter en premier lieu  le commissaire <strong>lithuanien A. Kubilius</strong> qui sera chargé du très important dossier de la <strong>défense et de l’espace.</strong> Il devra se coordonner avec la VP estonienne  Kaja Kallas.</p>
<p>Quant à l’Autriche, son candidat Magnus Brunner devra se concentrer sur la mise en œuvre du <strong>pacte sur  <u>l’asile et la migration</u></strong>, ce qui sera compliqué vu le résultat des dernières élections autrichiennes fortement marquée par l’extrême droite hostile à ce pacte.</p>
<p>La commissaire croate sera la première à se charger du <u>nouveau portefeuille pour la <strong>Méditerranée</strong></u>. Le danois sera le premier commissaire au <strong><u>logement, nouveau portefeuille</u></strong><u> et de l’énergie</u>. Le commissaire hongrois s’occupera de la <u>santé et du bien-être animal</u>. Proche d’Orban il n’est pas membre de son parti.</p>
<p>L’irlandais s’occupera de la démocratie de la justice et de l’État de droit portefeuille qui revenait avant au commissaire belge Reynders. La représentante belge est  Mme <u>Hadja Lahbib chargée de l’aide humanitaire et des crises</u>. Le Letton, V.Dombrowski obtient pour son troisième mandat <strong>l’économie et à la productivité</strong>.</p>
<p>Le luxembourgeois C.Hansen sera chargé de <strong>l’agriculture et de l’alimentation </strong>; le maltais s’occupera de la culture de la jeunesse et du sport ainsi que de l’équité intergénérationnelles ; le néerlandais sera changé du climat, de la neutralité carbone et de la croissance propre ; le très important portefeuille <strong>von <u>budget, </u>de la lutte anti fraude et l’administration</strong> revient au <u>polonais, Piotr Serafin</u> : il devra notamment préparer <strong>le budget à long terme</strong>, le cadre financier pluriannuel de 7 ans ; la portugaise Mme Albuquerque s’occupera du très important portefeuille des <strong>services financiers de l’épargne et de l’investissement</strong> ; le Tchèque des partenariats internationaux ; le Slovaque Marco Sefkovic, à son quatrième mandat, s’occupera cette fois-ci du <strong>commerce et de la sécurité économique</strong> ;  le slovène de l’élargissement et du voisinage oriental et enfin la suédoise de <strong>l’environnement</strong> ,de la résilience en matière d’eau et d‘une économie circulaire compétitive.</p>
<p>On le voit les  « petits » pays notamment baltes reçoivent des portefeuilles extrêmement importants pour faire face à la Russie par le soutien à l’Ukraine. Les grands pays, France, Espagne et Pologne sont bien servis aussi. Il y a une sorte de rééquilibrage nord-sud et surtout ouest-est.</p>
<p>Les auditions des commissaires auront lieu durant le mois novembre. Il est prévu que lors de la session parlementaire du 16 au 19 décembre l’ensemble du collège sera soumis aux votes du Parlement européen, et la nouvelle Commission pourrait entrer en fonction le 1<sup>er</sup> janvier de l’année prochaine. Les expériences précédentes montrent que le Parlement n’hésite pas à rejeter l’une ou l’autre candidature. Cela peut être le cas également cette année avec la candidature italienne de M. Fitto provenant de l’extrême droite de Mme Meloni.</p>
<p>Conclusions provisoires</p>
<p>Il faut hélas ! constater la montée de l’extrême droite dans toutes les institutions. Cela est  certes conforme à l’évolution des opinions publiques de la plupart des États membres mais Il faut continuer à lutter contre ces extrêmes avant qu’il ne soit trop tard. Car le but de ces extrêmes  est de remplacer la recherche d’une souveraineté européenne par le rétablissement de  multiples souverainetés nationales, en fermant nos frontières et désignant les migrants, et parfois tout simplement « l’autre » comme boucs émissaires. Notre maison commune risque alors de s’effondrer et il sera trop tard pour constater, comme le fait douloureusement le Royaume Uni, que séparément les États européens ne pèsent plus grand-chose sur la scène mondiale, et que ce n’est qu’unis que nous pourrons préserver notre mode de vie européen et les valeurs de la démocratie et de l’état de droit.</p>
<p><strong>Eric PARADIS</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Lettre de l&#8217;AEPL « Mussolini toujours Docteur Honoris Causa aujourd&#8217;hui »</title>
		<link>https://aepl.eu/de/brief-aus-der-eepl-mussolini-trifft-immer-auf-doktor-honoris-kausa-heute/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Guy T hooft]]></dc:creator>
		<pubdate>Thu, 10 Oct 2024 09:59:43 +000000</pubdate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Correspondance officielle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Brüssel, den 8. Oktober 2024 Offener Brief der AEPL an den Rektor der Universität Lausanne Sehr geehrter Herr Frédéric Herman, sehr geehrter Rektor der UNIL, 1) Einleitung Die Europäische Vereinigung Freien Denkens, die AEPL (https://aepl.eu), wurde 2007 mit dem Ziel gegründet,...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: right;">Brüssel, den 8. Oktober 2024</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Offener Brief der AEPL an den Rektor der Universität Lausanne</strong></h2>
<p style="font-weight: 400;">Sehr geehrter Herr Frédéric Herman, sehr geehrter Rektor der UNIL,</p>
<h3><strong><u>1) Einleitung</u></strong></h3>
<p style="font-weight: 400;">Die Europäische Vereinigung für Freies Denken, AEPL (<a href="https://aepl.eu/de/">https://aepl.eu</a>), wurde 2007 mit dem Ziel gegründet, das europäische Projekt zu unterstützen und die aus der Aufklärung hervorgegangenen Grundsätze, insbesondere die Freiheit́ des Denkens, des Gewissens und der Meinung, zu fördern und zu verteidigen. Damit steht die AEPL im Einklang mit der Europäischen Charta der Grundrechte, die jeder Mitgliedstaat zu achten hat.</p>
<p style="font-weight: 400;">Die AEPL, die in 23 EU-Ländern vertreten ist, vereint Bürger aller Art und Nationalitäten, Herkunft, Glaubensrichtungen oder Nicht-Glaubensrichtungen, die konkret den Aufbau Europas und das "Zusammenleben" innerhalb der Union unterstützen wollen. Kurzum, dass dort ein Gefühl der Zugehörigkeit und der Bürgerschaft́ entsteht, das es ihren Staatsangehörigen ermöglicht, eine friedliche Zukunft zu teilen.</p>
<p style="font-weight: 400;">In diesem Sinne befürwortet die AEPL als konfessionslose Organisation den Laizismuś, d. h. die Nichteinmischung der Religionen in die Politik. Ein Laizismuś bedeutet keineswegs die Ablehnung von Religionen, wohl aber die Ablehnung ihrer Instrumentalisierung zu politischen Zwecken. In diesem Sinne wendet sich die AEPL, die sich der Realitäten des 21. Jahrhunderts bewusst ist, auch gegen die Zunahme jeder Form von Fundamentalismus und Extremismus.</p>
<h3><strong><u>2) Gegenstand der Anfrage</u></strong></h3>
<p style="font-weight: 400;">En 1937, l&rsquo;Université de Lausanne (UNIL) a décerné un doctorat honoris causa à Benito Mussolini, une décision qui a suscité des controverses dès le début et continue de le faire aujourd&rsquo;hui. Compte tenu des actions et des idéologies fascistes de Mussolini, il est impératif que l&rsquo;UNIL retire ce titre pour des raisons éthiques, historiques et morales. Cette lettre ouverte argumente en faveur de cette action en examinant les implications de l&rsquo;honneur accordé, les valeurs universitaires, et les précédents historiques.</p>
<h3><u>Argument 1: Mussolinis Aktionen und Ideologien</u></h3>
<p style="font-weight: 400;">Benito Mussolini war als Führer des faschistischen Regimes in Italien für zahlreiche Gräueltaten und Menschenrechtsverletzungen verantwortlich. Sein Regime führte eine rassistische Politik ein, insbesondere gegen Juden, und führte brutale Militärkampagnen in Afrika durch, die großes Leid und den Verlust von Menschenleben verursachten.<a href="applewebdata://4572137F-1523-43F0-9FCB-795DA596A73E#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. En honorant Mussolini, l&rsquo;UNIL semble ignorer ou minimiser ces actions, ce qui est inacceptable pour une institution académique qui doit promouvoir les valeurs de justice et de respect des droits humains.</p>
<h3><u>Argument 2: Universitäre Werte</u></h3>
<p style="font-weight: 400;">Les universités sont des bastions de la connaissance, de l&rsquo;éthique et de la vérité. Elles ont la responsabilité de défendre des valeurs morales élevées et de servir de modèles pour la société. En maintenant le titre honorifique de Mussolini, l&rsquo;UNIL envoie un message contradictoire sur ses valeurs et son engagement envers les droits humains et la justice sociale<a href="applewebdata://4572137F-1523-43F0-9FCB-795DA596A73E#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>. Retirer ce titre serait un acte symbolique fort, réaffirmant l&rsquo;engagement de l&rsquo;université envers ces principes fondamentaux.</p>
<h3><u>Argument 3: Die Pflicht zur Erinnerung</u></h3>
<p style="font-weight: 400;">Le devoir de mémoire est crucial pour éviter la répétition des erreurs du passé. En retirant le titre de doctorat honoris causa à Mussolini, l&rsquo;UNIL reconnaîtrait officiellement les erreurs commises par le passé et montrerait son engagement à ne pas les répéter<a href="applewebdata://4572137F-1523-43F0-9FCB-795DA596A73E#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>. Cela servirait également d&rsquo;avertissement aux générations futures sur les dangers des idéologies totalitaires et des violations des droits humains.</p>
<h3><u>Argument 4: Historische Präzedenzfälle</u></h3>
<p style="font-weight: 400;">Il existe des précédents où des institutions ont retiré des honneurs accordés à des figures controversées. Par exemple, plusieurs universités ont retiré le titre de DHC décerné à Rudy Giuliani, Harvey Weinstein, Robert Mugabe, dont les actions ou les idéologies étaient en contradiction avec les valeurs de l&rsquo;institution<a href="applewebdata://4572137F-1523-43F0-9FCB-795DA596A73E#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>. Ces actions montrent qu&rsquo;il est possible et nécessaire de corriger les erreurs du passé pour maintenir l&rsquo;intégrité et la crédibilité des institutions académiques.</p>
<h3><strong>3)    </strong><strong><u>Schlussfolgerung</u></strong></h3>
<p style="font-weight: 400;">En conclusion, l’AEPL demande à l&rsquo;Université de Lausanne de retirer le titre de Docteur Honoris Causa décerné à Benito Mussolini en 1937. Cette action est nécessaire pour aligner l&rsquo;université avec ses valeurs éthiques, pour honorer le devoir de mémoire, et pour suivre les précédents historiques de correction des erreurs passées. En prenant cette décision, l&rsquo;UNIL enverrait un message clair sur son engagement envers la justice, les droits humains et l&rsquo;intégrité académique.</p>
<p style="font-weight: 400;">Mit freundlichen Grüßen, lieber Herr Frédéric Herman, lieber Rektor der Universität Lausanne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="font-weight: 400;">                                                         Im Namen des AEPL-Verwaltungsrats,</p>
<p style="font-weight: 400;">                                                         (unterzeichnet)</p>
<p style="font-weight: 400;">                                                         Guy T'hooft, Vorsitzender von AEPL</p>
<p style="font-weight: 400;"><u>Verteilerliste</u></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong><em>Empfänger :</em></strong></p>
<p>Herr Frédéric Herman, Rektor der UNIL</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong><em>Kopien an </em></strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Frau Annemie Schaus, Rektorin der ULB, Dhr. Jan Danckaert, Rector van VUB, Frau Anne-Sophie Nyssen, Rektorin der ULg, Dhr. Rik Van de Walle, Rector van Ugent, Frau Françoise Smet, Rektorin der UCL</p>
<p><u>Referenzen</u></p>
<p><a href="applewebdata://4572137F-1523-43F0-9FCB-795DA596A73E#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> <a href="https://www.unil.ch/central/fr/home/menuinst/unil-en-bref/hier-et-aujourdhui/lunil-au-20e-siecle/dhc-b-mussolini.html" class="broken_link">UNIL - Ehrendoktorat Benito Mussolini</a></p>
<p><a href="applewebdata://4572137F-1523-43F0-9FCB-795DA596A73E#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> <a href="https://www.unil.ch/cire/fr/home/menuinst/mandats/dhc-benito-mussolini/doctorat-hc-a-b-mussolini.html">CIRE UNIL - Bericht Ehrendoktorat Benito Mussolini</a></p>
<p><a href="applewebdata://4572137F-1523-43F0-9FCB-795DA596A73E#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> <a href="https://www.rts.ch/info/regions/vaud/12870198-doctorat-honoris-causa-a-mussolini-luniversite-de-lausanne-a-failli.html">RTS &#8211; Doctorat honoris causa à Mussolini: l&rsquo;Université de Lausanne « a failli »</a></p>
<p><a href="applewebdata://4572137F-1523-43F0-9FCB-795DA596A73E#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> <a href="https://www.rts.ch/info/regions/vaud/13197746-lunil-reconnait-une-faute-grave-mais-ne-retire-pas-le-doctorat-honorifique-a-mussolini.html">RTS &#8211; L&rsquo;UNIL reconnaît une faute grave mais ne retire pas le doctorat</a></p><p>The post <a href="https://aepl.eu/de/brief-aus-der-eepl-mussolini-trifft-immer-auf-doktor-honoris-kausa-heute/">Lettre de l&rsquo;AEPL « Mussolini toujours Docteur Honoris Causa aujourd&rsquo;hui »</a> appeared first on <a href="https://aepl.eu/de">Association Européenne de la Pensée Libre</a>.</p>
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